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IFADEM appui l’écriture d’un plan national de formation continue des enseignants de l’école fondamentale

Du 16 au 19 septembre 2013, le MEBSEMFPA a organisé un atelier d’écriture d’un plan national et opérationnel de formation des enseignants de l’école fondamentale pour la période 2014-2016. Cette expertise est menée par une équipe nationale qui bénéficie d’un appui en expertise /conseil d’un groupe d’experts internationaux mobilisés dans le cadre Ifadem.

Chantal Bajinyura: « Le plan de formation va aider les enseignants » ©Iwacu

Chantal Bajinyura: « Le plan de formation va aider les enseignants » ©Iwacu

Un atelier à point nommé

Le représentant du MEBSEMFPA Monsieur Barbatus Harushingingo, rappelle que ce plan est un outil indispensable pour l’accompagnement de la réforme et une garantie de préserver la qualité des apprentissages. Il remercie les partenaires d’IFADEM, l’AUF et l’OIF ainsi que l’Agence Française de Développement (AFD ) pour leur appui technique et financier.

Des propositions des résultats formulées

L’équipe de rédaction a présenté des orientations pour structurer un plan de formation continue sur trois ans (2014-2016) et un budget de mise en œuvre des actions ciblées pour l’année 2014.
Des propositions stratégiques et des outils pour améliorer des modalités de formations existantes telles que les stages en présentiel, les journées pédagogiques, le dispositif d’auto-formation expérimenté dans le cadre Ifadem … ont été formulées.
Selon Chantal Bajinyura, DGBP, l’objectif est non seulement de mettre en place un plan de formation qui tient compte des besoins des acteurs mais aussi et surtout de coordonner des actions de formations éparpillées dans différents départements du ministère. Elle précise que les enseignants de la 7ème année sont prioritaires pour une adaptation au poste. Progressivement, poursuit-elle, « nous viserons les enseignants de la 8ème, et 9ème, etc »

 

Didier Oillo : « La planification est un travail technique qui tient compte des  besoins exprimés ou identifiés » ©Iwacu

Didier Oillo : « La planification est un travail technique qui tient compte des besoins exprimés ou identifiés » ©Iwacu

L’école fondamentale : une occasion d’adapter les programmes aux réalités nationales

Selon Corinthe Nzohabonayo, Inspectrice Générale de l’enseignement, le but de l’école fondamentale est non seulement de maintenir le plus longtemps possible les enfants à l’école, mais également de les doter de compétences susceptibles de favoriser une insertion professionnelle des jeunes dans leur milieu. En effet, souligne-t-elle, «la plupart des contenus n’étaient pas adaptés à la réalité du moment. Certains contenus étaient superflus et parfois trop fatigants pour les enfants.»
Elle indique que les enfants terminaient le cycle sans capacités physiques et intellectuelles pour s’intégrer activement dans la vie du pays.

Des objectifs ambitieux induits par la réforme de l’école fondamentale

Les autorités du ministère se réjouissent que ce plan prenne en compte prioritairement les besoins des enseignants du cycle fondamental. Elles en appellent à la mobilisation des partenaires car les besoins sont importants. Pour l’année 2014, le budget de mise en œuvre des activités planifiées s’élève à 1,6millions d’euros.
Didier Oillo, coordonnateur d’Ifadem pour l’AUF indique que la planification de la formation continue est un travail technique qui tient compte des priorités nationales et besoins exprimés ou identifiés. Pour lui, dans le plan en construction la priorité sera accordée à la 8ème année parce que les enseignants de la 7ème ont déjà été formés mais des actions pour leur accompagnement ont aussi été prévues dans le plan en construction. Parmi les actions proposées figure aussi la formation du personnel chargé de la supervision pédagogique dans les écoles et des formateurs qui vont prendre en charge les enseignants qui accueillent des publics à problèmes spéciaux».

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