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Opinion

I Opinion I Un congrès de dernière chance et une fenêtre de sortie pour sauver la face

23-04-2015

Même si le parti au pouvoir peut compter sur son congrès de dernière chance et un avis de la cour constitutionnelle pour sauver la face, il lui faudrait encore liquider le très sérieux contentieux d’un processus électoral où la CENI est accusée de fraudes à son profit. Toutes les voies de sortie n’ont pas été explorées car il n’y pas de volonté politique nécessaire et suffisante ni de canal de communication fiable entre l’opposition et la société civile à juste titre intransigeantes face à un pouvoir assiégé, victime de ses propres bilans et incapable de contempler des démarches de bons offices en vue d’obtenir, paradoxalement auprès de ses adversaires, des gages d’une fenêtre de sortie pour sauver la face.

Seules les grandes et moyennes puissances de ce monde estiment à sa juste valeur, la position géostratégique de ce pays qui a le potentiel de constituer un important carrefour d’échanges économiques et socioculturels au cœur d’un continent qui n’a jamais pu rationaliser le capital de ses immenses ressources naturelles et humaines. Dans la même logique, elles semblent également les seules à pouvoir infléchir de manière décisive les positions tranchées des uns et des autres vers une solution concertée et consensuelle en dehors des positions cristallisées autour des réflexes plus émotionnels que rationnels.

Depuis l’indépendance au Burundi, les explosions cycliques de violence ont toujours été le résultat de contradictions profondes auxquelles la classe politique n’a pas répondu de manière proactive rationnelle. Comme d’autres pays, après des décennies de régimes issus de coups d’états, le Burundi s’est remis à l’école de la démocratie quelques années seulement après la fin de la guerre froide : la confrontation entre les détenteurs du pouvoir et les citoyens assoiffés de libertés démocratiques n’a pas tardé à se manifester.

La crise aigüe que traverse actuellement le pays a exposé les séquelles résiduelles d’un conflit qui a duré deux fois plus que les deux guerres mondiales. Il fallut plus de 12 ans de guerre pour fatiguer suffisamment les belligérants avant de les contraindre dans des négociations et finalement des accords de paix d’Arusha et d’autres protocoles que certains semblent aujourd’hui avoir signé à contrecœur, pendant que d’autres n’hésitent pas à les remettre ouvertement en cause, à défaut de pouvoir s’en dissocier.

Les récents évènements, ont aussi révélé une détermination et des moyens de répression policière sophistiquée et subtilement brutale avec lesquels toute velléité de revendication doit désormais compter avec la seule différence que cette fois-ci les médias locaux et internationaux peuvent jouer un rôle salutaire de démystification, de modération et de dissuasion d’un pouvoir qui jadis pouvait frapper sans jamais être inquiété. Aujourd’hui, alors que les ingrédients d’une répression violente sont apparemment réunies, toutes les voies de sortie n’ont pas été explorées car il n’y a pas de volonté politique nécessaire et suffisante ni de canal de communication fiable entre une opposition et une société civile à juste titre intransigeantes face à un pouvoir assiégé et victime de ses propres bilans.

Dans leur ensemble, les Burundais sont devenus appréhensifs envers les gouvernements de transition et les négociations interminables de triste mémoire car ils considèrent qu’ils profitent le plus souvent aux opportunistes ventriotes de tous bords aux dépens de l’affermissement d’une classe de politiciens profondément nationalistes.

Paradoxalement, le pouvoir peut avoir besoin de l’opposition et de la société civile pour sauver la face …

En marge d’un faux débat académique et politique sans modérateur ni verdict autour d’un troisième mandat qui n’aurait jamais dû avoir lieu et semble perdu pour le parti au pouvoir, celui-ci peut encore compter sur son congrès de dernière chance et même un avis de la cour constitutionnelle pour sauver la face. Cependant, il lui faudrait encore liquider le contentieux d’un processus électoral où la CENI est accusée de fraudes à son profit.

Dans le contexte actuel d’un calme trompeur avant un ouragan où les récentes manifestations risquent d’être comme des secousses mineures précédant un séisme de plus grande envergure, l’apaisement susceptible d’être interprété comme une sorte d’impunité n’est pas une option ; la logique de la confrontation doit en définitive céder la place à d’autres alternatives de sortie de cette crise notamment des démarches de bons offices. En effet, toutes les voies possibles de sortie n’ont pas été explorées car il n’y a pas de volonté politique nécessaire et suffisante ni de canal de communication fiable entre une opposition et une société civile à juste titre intransigeantes face à un pouvoir assiégé, victime de ses propres bilans.

A moins que cela ne soit fait dans les coulisses, les sorties médiatiques et les propos belliqueux de certains hauts responsables du parti au pouvoir ne rassurent pas. Ils engendrent une perception d’un pouvoir inflexible et incapable de contempler des démarches de bons offices en vue d’obtenir, y compris paradoxalement auprès de ses adversaires, des gages d’une fenêtre de sortie pour sauver la face mais sans aucune garantie d’impunité étant donné le caractère grave et imprescriptible de certains crimes déjà commis ou (selon les allégations des uns et des autres) en cours de planification en vue de récolter des dividendes politiques éventuels de l’utilisation (ou des menaces) de la violence.
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A propos de l’auteur

Gervais CishahayoGervais Marcel Cishahayo est un membre de la diaspora burundaise depuis les années 1970s et établi à Malte, UE. Professeur, consultant sur les questions relatives à l’éducation, la géophysique, les NTICs, la diplomatie et les relations internationales, il est l’auteur d’articles d’analyses et de contributions diverses dans les médias sur l’immigration, la sécurité et l’intégration régionale. Avocat de la bonne gouvernance démocratique bien connu des milieux politiques et académiques et n’ayant jamais adhéré officiellement à aucun parti politique depuis les années 1980s, il est l’auteur d’une thèse d’analyse de la dimension de la sécurité de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) présentée à l’Académie Méditerranéenne d’Etudes Diplomatiques de l’Université de Malte.

  36   Vos commentaires
  1. Nizigiyimana V.

    C’est sûr et certain que vous ne me croirez pas, mais sachez que si la candidature de Nkurunziza est acceptée au sein du Cndd-Fdd, elle devrait aussi passer sans faute devant sa Cour constitutionnelle et sa CENI. Et comme personne d’autre ne poura s’y opposer, Mr le Grand finira par se rasseoir sur son siège ata nkomanzi. Il faut savoir que la Communauté internationale ne peut pas s’ingérer dans les affaires internes d’un État souverain ata muriro uriko uraka. Si Nkurunziza les a rassuré que quoi qu’il advienne, il n’y aura pas de génocide pendant les élections, ivyo birakwiye. Ni naco gituma tuguma twumva basemerera ngo « amatora azogenda neza caaaane » parce que c’est la condition exigée et parole donnée pour être soutenu financièrement, murumva ko ikiringo ca gatatu kitarimwo namba. Voilà, ntabindi! Opposition, Société civile/abanyagihugu canke Igisoda badashoboye ubwabo kugwanya ico kiringo ca gatatu, ce n’est pas la Communauté internationale qui fera la job, oubliez ça! None, entre nous, mwombarira ari bande mubona mu Gihugu c’u Burundi qui sont à la hauteur d’affronter l’Armée et la police pro-Nkurunziza ainsi que ses imbonerakure pour les emêcher à briguer les élections en vue, ko umenga bari décidés et engagés d’en finir avec tout opposant du 3è mandat de leur idole? Attendons voir…

  2. Mr Gervais Cishahayo, on vous reconnait la volonté (ces derniers temps) de vouloir participer au débat citoyen et nous vous en sommes très gré. Notre beau pays est a un tournant et toutes les contributions sont les bienvenues.

    Mais de grâce, écrivez simple. Que c’est pénible de vous lire. Comme l’a dit quelqu’un avant moi, un sujet+ un verbe+ un complément dégagent amplement une idée.

    Comment peut on écrire et commencer l’argumentaire par une telle phrase (si longue) qui comprend trois idées: « Seules les grandes et moyennes puissances de ce monde estiment à sa juste valeur, la position géostratégique de ce pays (1 ère idée, potentiel ignoré) qui a le potentiel de constituer un important carrefour d’échanges économiques et socioculturels (2 ème idée, description du potentiel) au cœur d’un continent qui n’a jamais pu rationaliser le capital de ses immenses ressources naturelles et humaines (3è idée, les atouts négligés). »

    Mais un paragraphe = une idée, mais la trois idées en une seule phrase pour débuter.

    • Gervais Cishahayo

      Malgré mon style qui ne semble te convenir, je suis content que tu aies pu déchiffrer correctement mon message. En attendant de lire tes opininons dans le style que tu préconises, je te remercie pour ton conseil et je ferai un effort pour en tenir compte dans mes éventuelles futures contributions.

  3. Pesa

    Gaciyubwenge (izina si ryo muntu) vient de dévoiler subitement être des pro-pita?! Et Pie? Mamon est fort, chers amis! Plus fort que nos consciences.

  4. Bararuhiga

    Nkurunziza devrait réfléchir longuement et profondément sur son maudit 3è mandat, kuko baca umugani ngo « Imbwa ija gupfa iziba amazuru» kandi ngo «Agapfa kaburiwe ni Impongo»!

  5. Tumwanya

    Je suis de l’avis de Jereve. A quoi bon un congrès où on ne va que pour applaudir un dédaigneux tsar déjà désigné?
    Il aurait été simple d’envoyer un communiqué à la « radio’ et utiliser les fonds alloués à cette messe inutile à autre chose.
    Bon vent, cher otiste.

  6. MOI

    Yemwe , Murazi ahari ikibazo? muri mwebwe haruwutarumva umuntu avuga ngo « Mbe abo bagabo ko bifata nkabatsinze intamara »? igihe cose umuntu abivuze asa nuwushaka kubakora kwitama nama mbona ko ari agasomborotso kuko ubu barashobora kwibaza ko bafise uburyo 10 fois ubwo bari bafise kugira basure kugwana mbere behave banatsinda , jewe rero mbona ko umuti Atari negicition ubu kuko simbona icoba negocié si no kugumuka bon kwiyerekana kuko birashobora kuvyura intambara, nibaza ko twese tuzi icarico umunyapolitiki iyo abonye akanzo nagatoyi yama agira ukwashoboye kugira arabe ko atorengana na petero nuko ,kuko tutabeshanye constitution na arusha ntihabuzembwo agatosi uwushatse icitwazo ngwaronke ahaherab yoharonka; nuko nyene opposition na societé civile bamaze gusamara cni ikaguma insonga mbere , jewe mbona ko hakwinjira mwishamba tutazi twokwitegurira gucungera amatora hama hakaba assemblé ikomeye naho yotwara ato passisha amategeko nk’ amazi muri pasoire si non Ntaho turiko turaja kweli…

  7. MOI

    Murazi ahari ikibazo? muri mwebwe haruwutarumva umuntu avuga ngo « Mbe abo bagabo ko bifata nkabatsinze intamara »? igihe cose umuntu abivuze asa nuwushaka kubakora kwitama nama mbona ko ari agasomborotso kuko ubu barashobora kwibaza ko bafise uburyo 10 fois ubwo bari bafise kugira basure kugwana mbere behave banatsinda , jewe rero mbona ko umuti Atari negicition ubu kuko simbona icoba negocié si no kugumuka bon kwiyerekana kuko birashobora kuvyura intambara, nibaza ko twese tuzi icarico umunyapolitiki iyo abonye akanzo nagatoyi yama agira ukwashoboye kugira arabe ko atorengana na petero nuko ,kuko tutabeshanye constitution na arusha ntihabuzembwo agatosi uwushatse icitwazo ngwaronke ahaherab yoharonka; nuko nyene opposition na societé civile bamaze gusamara cni ikaguma insonga mbere , jewe mbona ko hakwinjira mwishamba tutazi twokwitegurira gucungera amatora hama hakaba assemblé ikomeye naho yotwara ato passisha amategeko nk’ amazi muri pasoire si non Ntaho turiko turaja…

  8. MOI

    Murazi ahari ikibazo? muri mwebwe haruwutarumva umuntu avuga ngo « Mbe abo bgabo ko bifata nkabatsinze intamara? igihe cose umuntu abivuze asa nuwushaka kubakora kwitama nama mbona ko ari agasomborotso kuko ubu barashobora kwibaza ko bafise uburyo 10 fois ubwo bari bafise kugira basure kugwana mbere behave banatsinda , jewe rero mbonako umuti Atari negicition ubu kuko simbona icoba negocié si no kugumuka bon kwiyerekana kuko birashobora kuvyurintambara, nibaza ko twese tuzi icarico umunya politiki iyo abonte akanzo nagatayi yama agira ukwashoboye kugira arabeko atorengana na petero nuko kuko tutabeshanye constitution na arusha ntihabuzembwo agatosi uwushatse icitwazo ngwaronke ahahera; nuko nyene opposition na societé civile bamaze gusamara cni ikaguma insonga mbere , jewe mbona ko hakwinjira mwishamba tutazi twokwitegurira gucungera amatora hama hakaba assemnlé ikomeye naho yotwara ato passisha amategeko nk’ amazi muri pasoire si non Ntaho turiko turaja…

  9. Jambo

    Le president sortant sortira de sa réserve juste après le congres du cndd-fdd qui le désignera de force faute de démocratie au sein du même parti.
    Celui-ci regorge de candidats certes intelligents mais aucune personnalite patriote parmi eux ,n’a osé pointer du doigt les crimes de sang,les crimes economiques ,la pauperisation de la population….sous le regne du meme parti au pouvoir.Les frondeurs auraient plus de credibilite s’ils l’avaient faits depuis longtemps bien avant la periode pre electorale.Il n y a aucun doute que seul le candidat Nkurunziza detient la cle de son investiture. La justice a sa botte confirmera sa candidature sans oublier les forces armees et les fameux imbonerakure qui le protegent . L’opposition est affaiblie par ce meme pouvoir,elle est quasiment a plat.Tous les elements sont donc reunis pour le reconduire dans un 3ieme mandat.Cette force sera t-elle suffisante pour l’amener au succes?Cette force et arrogance affichees ces jours ci peuvent etre trompeuses en me referant aux forces et pouvoirs du pharaon bien avant le depart des esclaves juifs vers la terre promise par DIEU.Moi je dis donc que seul DIEU detient la cle du prochain president du Burundi quelles que soient les circonstances ou les forces en vue.Que sa volonte soit faite au nom de JESUS.

  10. Karikurubu

    Sérieusement parlant, est-ce que les Observateurs électoraux de l’Union européenne attendus au Burundi et d’autres évidemment, oseront soutenir des élections présidentielles impliquant une candidature d’un imposteur antidémocrate ??? Oseront-ils vraiment lui donner un feu vert au même titre que de véritables et authentiques présidentiables ??? Vyoba ari akamaraza k’u Burundi n’Abarundi kweri! En tout cas, que Nkuruniza accepte ou soit refusé à cette candidature ou au poste présidentiel, icitwa Cndd-Fdd kidusigiye umugani vyukuri! Kubona umugambwe w’abashingantahe isinzi ubura un seul présidentiable pour remplacer Nkurunziza ntivyumvikana. None nk’ubu Nkurunziza apfuye vyogenda gute? Baca bafuta Cndd-Fdd sur la carte électorale canke? Abagumyabanga barimaramaje kabisa! Ivyo vyerekana ko hazoguma hatwara que les Gros poissons du parti Cndd-Fdd, et que plus jamais la démocratie, essence même de leur formation politique, n’aura plus de place chez les bagumyabanga, lol !… Ivyo ntaho bitandukaniye na ya ma coups d’État twama twumva ku ntwaro za Uprona. Ni kweri abarundi tuzoguma turi abaja des présidents dictateurs biyambika urushato rw’intama… Hanyuma uwuzoza mu nyuma za Nkurunziza, nawe azosubira yiyongeza ubugira 3, yitwaza ko ataratorwa n’abashingamateka, vyumvikana ko imyiyerekano mu mabarabara itarahera, tugire amahoro!…

  11. Mutima

    Les écrits de ce supposé « partisan de la paix » sont dangereux et à classer parmi d’autres tentatives de manipulation induisant les esprits émotives par une amalgame de présuppositions autant tendancieuses qu’inductives à une population supposément prête à suivre toute suggestion promettant mers et mondes aux plus démunis et oubliés des régimes actuels et passés faute de pouvoit leur offrir une alternative viable et aussi acceptable que des promesses vide d’une alternance longtemps promise mais difficilement pas facile à mettre en réalisation par une opposition et une société civile à injuste titre critiquées par le parti au pouvoir acquis à la majorité à juste titre traité d’ignorante par ceux-là même qui devraient la courtiser pour changer les choses imposdibles à changer même en étant désigné par les réalités divines…

    ZZZZZzzzzzxxx… Je n’y comprends rien décidément!

    • Stan Siyomana

      @Mutima
      Le professeur Gervais Marcel Cishahayo n’a pas exprime son opinion dans une buvette, A L’ANCIEN MARCHE CENTRAL DE BUJUMBURA, ou sur les ondes d’une radio quelconque ou il peut etre entendu par le citoyen lambda/UMUNYAGIHUGU NYARUCARI de Cendajuru (ou autre coin du BEAU PAYS DE MWEZI GISABO).
      Donc, je ne crois pas qu’en publiant son opinion sur le site Iwacu-burundi.org, le professeur vise « UNE POPULATION SUPPOSEMENT PRETE A SUIVRE TOUTE SUGGESTION… ».
      Merci.

      • Mutima

        @Stan Siyomana
        Qui a dit que c’était la population du profond Burundi? Vous seriez surpris de savoir que je me suis amusé à soumettre un de ses textes à différents tests de lisibilités.

        Le plus clément des tests, a déterminé que seul un étudiant ayant complété 14 années de scolarité pouvait prétendre lire et comprendre le texte en question. Mais là non plus, c’était un test de lisibilité qui est utilisê normalement pour les rédactions techniques. C’est-à-dire que le test analyse les termes techniques comme facilement compréhensibles aux initiés du domaine d’application.

        Tous les autres tests, sans exception, ont déterminé que son article n’était déchiffrable que par des diplômés d’université. Il y’en a même eu un qui a classé son article comme « impossible à comprendre », parce qu’il fallait que quelqu’un ait eu une formation de la « 1ere année à la 29e année »!!!

        Le probleme avec des textes aussi vagues produisent « un effet d’entonnoir » ou de pompe. Ce qui veut dire qu’on essaie de forcer le débit du Nil dans la Ruvubu : les débordements et les éclaboussures sont inévitables… Même si c’était le contraire qu’on recherchait, ce dont je doute après avoir lu la série d’articles de ce Monsieur Cishahayo.

        Chacun prend ce qu’il a compris (ou ce qu’il lui a semblé compris) et génère le comportement guidé par son interprétation. Et c’est comme cela que les dégats se produisent.

  12. Lead

    Allons a l’essentiel:
    1. La question qui est sur toutes les levres aujourd,hui est: va-t-il foncer?
    La reponse est desormais claire: OUI.
    2. La preuve? Cette Note de derniere minute du Ministere burundais des relations exterieures qui nous “explique” (a) la Suprematie de la Constitution sur l’Accord d’Arusha et (b) la primaute de l’Accord de cessez-le-feu sur certains articles de l’Accord d’Arusha. C’est la position officielle du gouvernement Nkurunziza. Limpide! No comments!

    • Vuvuzela

      Le titre de l’article me fait croire que l’avenir de notre nation dependant de la conclusion du fameux congres. Ne croyons pas a la chance dans ce genre de trucs.

      A mon avis, que le congres elise Peter ou un autre mugumyabanga, notre avenir est, et reste entre nos mains. Ce n’est pas les dd ou outres politiciens qui ne nous servent pas qui devraient decider de notre sort. Naturellement, si on les laisse faire, ils vont nous « lessiver », dd ou pas dd.

  13. Bizimana G.

    Si je comprends bien, le message principal de cette opinion est que tout compte fait, la candidature tant décriée de Nkurunziza passerait comme une lettre à la poste parce qu’il n’y a pas de résistance évidente pour lui barrer le chemin. Soit! Nous avons encore deux ou trois mois voire même 4 mois pour en témoigner les faits et conséquences!!!

  14. Felicitations a M.Cishahayo pour son verbe facile(meme s il est est difficile de dechiffrer sa pensee).Il est habile a la plume,et est brillant sans aucune conteste.Mais qu il cesse de nous server sa literature de militant de je ne sais quel parti et nous faire croire a une analyse objectived’un penseur libre et neuter.Lorsqu il s apitoie sur les chances maigres du candidat Nkurunziza et de sa formation,on dirait qu il leur souhaite le meilleur,mais il lui est difficile de cacher sa deception quant au caractere ineluctable de la victoire.Seule chose qui lui a echappe,il reconnait implicitement qui rien de peut l ‘arreter vers la reconduction.cqfd.Il me rappelle en passant un autre personnage,bon professeur aussi,servant a l’opinion a tour de bras des analyses que nos braves journalistes presentment comme ceux emanant d un politilogue(ce qui n est pas faux),mais qui ont du mal de se defaire du cachet de sa formation politique.Le lecteur avise pensera a Julien Nimubona

  15. aats

    @mr Gervais Marcel Cishahayo… C’est bon de vouloir ecrire et donner son idee! mais il serait mieux d’abord d’avoir l’idee avant d’ecrire et non le contraire. J’ai lit votre texte dans lequel un paragraphe a ete repete 3 fois (peut etre par erreur ou bien augmenter la quantite du texte) franchemement (avec tout le respect que je vous dois) j’ai rien compris. (peut etre que c’est ma betise). SOit!
    En outre quelle est la voie non exploitee que vous proposez? oui je crois qu’il y en a mais aidez les a la trouvez en fin de compte tu es aussi un citoyen!
    https://www.facebook.com/acide.atomos.cite/posts/1433337800313356

    • Bimbabampisha

      Moi je crois avoir compris que la voie qui n’a pas été explorée est celle de négocier (paradoxalement avec l’opposition et la société civile) une fenêtre de sortie pour (sauver la face: cad sans humiliation) le parti au pouvoir…

      • aats

        bimpabampisha .. la si vous parlez de negocier vous voulez faire entendre d’autres accord? maintenat ca sear accord d’ou? de kigali/ kinshasa /kampala ou arusha encore? il y a deja disconcordance entre accords d’arusha et constitution! je ne veu pas meme penser ce qui sera entre accords d’arusha 1, accord d’arusha 2 et constitution/ vous ne voyez pas que c’est le retour en arriere?

  16. kibwa

    Ce Gervais est très zélé ces derrniers temps. Mais comme je l’ai dit dans le commentaire de son premier papier, il a un style trop lourd et par conséquent ses idées sont indéchiffrables.
    Mon cher Gervais, retiens ceci
    Un sujet+ un verbe+ un complément dégagent amplement une idée. Comme la toutrnure n’est pas visiblement votre tasse de thé, fais des phrases simples et simplement.
    En attendant merci de votre contribution
    Kibwa

  17. Jereve

    Le congrès n’est plus d’aucune utilité, puisqu’il a été vidé de ses éléments modérateurs raisonnables. Le Président tient maintenant la télécommande, il décidera comme il veut, selon ses propres arguments et fantasmes. Plus le temps passe, plus les marges de manœuvre pour sauver sa face s’amenuisent : la confrontation finale devient de plus en plus inévitable.

  18. KAISER

    Mushingantahe, uratuma wandika mu kirundi, kuko uruzitane rw’amajambo ukoresha, rutuma umusomyi yize igifaransa adategera neza ico ushaka kuvuga.

    • KABADUGARITSE

      Kaiser a raison. Des tournures de mots et longues phrases qui aspirent l’essentiel de ce qu’il souhaiterait nous faire comprendre. Malheur à ceux qui le suivent dans ses exposés dans certains auditoires!

      Autre chose, ce monsieur nous annonçait être apolitique! Pourtant ses textes sentent le souffre qui ferait griller le pouvoir DD.-

  19. PCE

    Lorsqu’Hitler a envahi la Pologne il croyait que les Alliés ( France, GB …) n’iraient pas aussi loin pour s’opposer à ses visées guerrières . Il est aussi vrai que les Européens ne souhaitaient vraiment plus d’autre guerre , eux qui venaient de sortir de la 1ere GM complétement exsangues . Mais les Européens avaient tellement fait de concessions qu’ils ne pouvaient plus se permettre laisser faire Hitler sans agir. On en est là au Burundi . Mr Nkurunziza et certains de ses ouailles au sein et en dehors de son parti politique( L’Uprona de Concilie Nibigira par exemple) se trompent lourdement lorsqu’ils se convainquent que le peuple cédera au 3eme mandat . Non il serait criminel de céder sur les accords d’Arusha qui sont -je l’espère – le fondement de coexistence politique et pacifique entre Burundais.
    IL faut rappeler une chose fondamentale : Le parti de Nkurunziza entretient une milice les Imbonerakure , c’est la première fois qu’un président en exercice fait ce choix incroyable et inimaginable. Mais en réalité il se piège lui même , les Imbonerakure se retourneront contre ceux leurs propres idéologues , l’Histoire le montre partout .
    Le pouvoir de Nkurunziza est parvenu au sein même de l’Etat ,à installer une corruption systèmique , et le peuple suit . Les Burundais sont proches de l’asphyxie , ils n’en peuvent plus.
    Je fait un appel vibrant aux membres du CNDD-FDD, n’avez vous trouvé personne dans votre parti pour comprendre l’abime dans laquellle Mr Nkurunziza veut nous entrainer . Si je pense , vous avez encore des  » Bagabo » chez vous , sortez des buissons et dites ce que vous pensez .Je ne vous dis pas de devenir des martyrs mais osez défendre la démocratie et la vie du peuple burundais, un jour l’histoire vous le remerciera.

    • KAISER

      @PEC
      Baca umugani mu kirundi ngo uwambaye ikirezi ntamenya ko cera, uwundi uti « uwuhetswe neza asohora ukuboko ». Ukwidegemvya dufise i Burundi, amasooko menshi y’amakuru, nta henshi biri muri Afrika. Simba uje i Kigali, ugire ic’icumi (10%) c’ivyo mugira i Burundi… uzoba umbarira, niwaba uzoba ugihobora kuvuga.

      • @ Kaizer; Mais c’est marrant. Pourqoui on a tendance sur ce site de se referrer toujours au Rwanda? Ce pays a fait son choix de gouvernance, le Burundi a fait aussi le sien. Occupez vous de vos affaires et comme on dit, les vaches seront bien gardees.

        • aats

          @jean ngabo si vous parlez de cette maniere vous vous trompez …pourquoi parce que normalement si on parle de communaute internationale (qu’on a tendance a citer dans la societe civile) n’est ce pas que l’on parle de tout les pays (sauf l notre)? ou bien il y a une chose que je ne comprends pas? Donc si on a besoin de prendre d’exemple ne prenez pas seulement ceux, dont les evenements vous inspirent (genre burkina fasso cote d’ivoire) …mais aussi d’autres! qu’est ce vs en penser? n’est ce pas ca la justice

      • hat

        Kaiser, la liberté soit disant de s exprimer alors que personne n écoute,cela n est en rien une avancée pour un pays. Sur ces sites on se masturbe l esprit. Je pense que tous on est sûr que nos idées ne seront pris en compte. Quand au Rwanda ,lui il est développé économiquement et ça personne ne peut le nier. Nous on n’a ni les libertés primaire ni ledvlpt économique. Vive le Burundi.

        • KAISER

          Développé ? C’est un mythe. Ils ont costruit quelques belles maisons à Kigali (butin des nombreuses guerres) mais je ne crois pas que dans l’ensemble le rwandais moyen soit plus instruit, ou plus heureux que le murundi moyen. Qu’est-ce que les rwandais ont inventé qui leur fait faire un saut de qualité: un moteur? une fusée ? Une révolution verte? Ils continuent à venir raffler les produits agricoles burundais.

    • Gakwikwi

      Mr/Mme PCE
      Comme vous vous faites des soucis de ce parti la adherer n’est chose difficile. On est encore jeudi. D’ici samedi tu poura devenir leur candidat. Snon comme vous voyez juste ce qu’il faut a notre patrie pourquoi ne pas se presenter soi meme aux elections et vaincre celui la qui a faux?

      • PCE

        Cher Monsieur ou Madame Gakwikwi
        Je vous remercie de la confiance que vous placez en moi mais mon age et mon expérience m’apprennent que quelqu’un de mon espèce ne pourra plus diriger le Burundi , quelque soit son parti politique .Voyez vous ce que je veux dire ? Et puis je vous rassure ce n’est pas vraiment que j’aime le CNDD-FDD ,non, pas du tout c’est que , là au moins il y a eu , pour la 1ere fois dans l’histoire de notre pauvre pays -au sens propre comme au figuré- des gens qui ont osé « l’ouvrir » et constesté la parole du « chef » . C’est quand même exceptionnel , non ! Si on avait eu , dans l’Histoire du Burundi , des gens comme ceux qui ont osé contesté le 3 eme mandat au CNDD-FDD, on en serait pas là cher Monsieur ou Madame. J’ai quelques exemples qui vont pouvoir éclairer notre lanterne.
        Sous Micombero en 1972 si on avait eu des Tutsi qui auraient osé dire non à la politique génocidaire du régime , on n’ aurait pas eu ni Ntega/Marangara ni le coup d’Etat de 1993 et les massacres y relatifs ,encore moins Arusha . On n’aurait pas eu certainement un certain Nkurunziza ou Adolf ( Nshimirimana vous l’aurez compris). Loin de moi l’idée de justifier un crime par un autre crime , car je crois au principe de la loi et du droit , mais le crime appelle le crime , c’est un principe universel dans l’histoire humaine. Pour revenir à mon propos je soutiens donc qu’il ya ,en ce moment au sein du CNDD-FDD , des gens responsables , on vient de le voir et ces gens se retrouvent notamment dans le groupe de ceux qui réfutent le 3eme mandat . Ce n’est jamais facile pour ce type de personnalités . Elles avaient le pain et le pouvoir , elles viennent de tout perdre , au moins pour un petit instant . En effet ceux au sein du parti au pouvoir , ayant eu l’audace de dire non à Nkurunziza , naviguent dans le sens de l’Histoire .Par contre ceux qui le soutiennent dans son projet suicidaire , sombreront avec leur bateau qui tangue . L’évolution des Etats ne peut se construire constamment sur le mensonge et le crime . Micombero et Nkurunziza sont de la même ethnie , celle des irresponsables et des criminels. C’est pour cela que j’ai choisi – sans faire de la politique- de soutenir ceux qui ont osé mettre en danger leur vie en disant la vérité. Je vous disais donc au début que les gens de mon espèce ne peuvent plus accéder au pouvoir , j’ai aussi une raison. Tant que les burundais restent ce qu’ils sont – peu ou pas de niveau d’instruction respectable- tant que les simples électeurs se feront manipulés par les gens de leur ethnie ou moyennant finances , la vraie démocratie du choix n’aura jamais lieu. Un choix responsable est un choix d’un candidat ayant un programme de gouvernement digne de son nom. En voyez vous un au Burundi ? Rien du tout en ce qui me concerne. Pour le moment contentons nous de changer les hommes . On aura ainsi évité de voir les mêmes « gueules » qui nous abreuvent des mêmes salades et beuveries pendant au moins 10 ans . On aura également donné aux autres visages l’occasion de gouter au « pain quotidien » qu’offre le pouvoir et ce n’est pas rien.

        • Baobab

          @PCE
          « Pour le moment contentons nous de changer les hommes . On aura ainsi évité de voir les mêmes « gueules » qui nous abreuvent des mêmes salades et beuveries pendant au moins 10 ans . »
          J’ai peur que vous prêchez dans le désert, car je crois que ce souhait devient une exception et non la règle dans notre Communauté d’Afrique de l’Est! Faites un peu le compte et vous m’en direz des nouvelles! Ne dit-on pas: « dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es »?

    • Oui, les « Bagabo », au CNDD-FDD, il y en a plein. Mais ausssi, les « bugabo » sont également nombreux et ce sont malheureusement ces derniers qui sont plus visibles et ternissement ainsi l’image de notre cher parti, le CNDD-FDD. Je suis convaincu que tôt ou tard les « bagabo » finiront par triompher et redorer l’image du Parti envers l’opinion. La lumière a toujours triomphé sur les ténèbres; ce n’est qu’une question de temps.

      Ndi LOLOLO, Umugumyabanga atari Umugumyabondo.

      • Bakari

        @LOLOLO
         »  »
        Imana ikwumvire!

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