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Santé

Hôpital Cibitoke : cinq enfants se partagent un lit

La salle de pédiatrie est débordée par un nombre impressionnant d’enfants admis à l’hôpital. Le risque d’autres maladies contagieuses est élevé.

Caricature-ACP
De nombreux enfants âgés de 3 mois à 5 ans sont visibles à l’entrée de la pédiatrie de l’hôpital Cibitoke. En moyenne 5 enfants partagent un même lit. Selon un garde- malade certains enfants dorment à même le sol.

Pire, une source médicale rencontrée sur place confirme  la pénurie de médicaments .

D’après elle, il n’est pas aisé de soigner en même temps ces enfants présentant différentes maladies.

Elle fait savoir que le risque de contagion est grand : «Il est fort regrettable qu’un enfant souffrant du paludisme soit mis sur un même lit avec un autre qui présente des symptômes d’une diarrhée aiguée».

Ceux qui ont des moyens préfèrent aller faire soigner leurs enfants dans d’autres établissements sanitaires publics ou privés présentant des normes plus au mois acceptables.

Les autorités administratives et sanitaires projettent de construire une autre salle plus grande qui va accueillir beaucoup d’enfants et dans de meilleures conditions. L’heure est à la recherche des âmes charitables pour soulager la souffrance des enfants admis à l’hôpital de Cibitoke.

« C’est un projet encore sur le papier et nous attendons les bienfaiteurs», explique un administratif sous couvert d’anonymat.

  7   Vos commentaires
  1. Kabonga

    C’est terrible comme ca, honte au ministre de la sante, il faut a tout pris faire quelque chose non? Au fait, c’est quel Cibitoke? De la maire (j’ai peur que la solution ne sera pas aussi rapide) ou de Rugombo? Il ne faut jamais dire que le Burundi est si pauvre qu’on ne peut pas se construire un hopital moyen et l’equiper. 1.Meme les employes de l’etat se construisent des immeubles plus chers qu’un hopital moyen!
    2. Les jeeps de luxe conduits par nos chefs par exemple peuvent construire combien d’hopitaux? Trois jeeps de $130.000 chacun (sans taxe) valent autour de 780.000.000 Fbu, on pourrait construire 2 hopitauxmoyens!

  2. Cela s’appelle « gratuité des soins »! Je pense que l’on doit cesser la politique de l’autruche. Il faut donner aux gens le minimum de sécurité afin qu’ils puissent travailler pour enfin payer ou participer au paiement de leurs soins médicaux. En effet, le gouvernement promet des soins gratuits alors que les caisses sont vides et qu’il compte sur des financements extérieurs. Ce cas de Cibitoke démontre que l’utopie a ses limites. C’est ainsi qu’il serait plus simple si le gouvernement mettait un effort sur la sécurité afin de conduire une politique sociale réaliste et réalisable au lieu de promettre des mirages dans un pays plongé dans les ténèbres. La population vaquerait à ses activités (agriculture, élevage, commerce si petit soit-il, etc.) afin d’avoir un revenu lui permettant au moins de suppléer la carte d’assurance maladie! Ainsi les gens seraient responsables d’eux-mêmes et sauraient à quoi s’en tenir. Maintenant qu’on croit tout avoir, on n’a rien.

  3. Ruzi rwa Mubarazi

    C’est notre devoir “nous”Barundikazi et Barundi de la diaspora de faire en sorte que de tel drames ne soient pas le standard dans notre pays le Burundi.
    S.V.P !
    Organisons-nous pour faire face à ces challenges !

    • Leon

      C’est notre devoir oui, mais si on fait quelque chose, ils vont pas bouffer ca ? j vais dire les autorites, car un pays ou la corruption est autorise moi j’ai peur !!!

    • Arsène

      Je ne pense pas que ce soit le rôle de la diaspora d’intervenir. Rien ne va dans ce pays et le problème n’est pas que le pouvoir – même sous sanctions – ne peut pas le faire. Il faut s’attaquer à la racine du mal: chasser ces individus du pouvoir. Buyoya était un grand dictateur impitoyable, mais il n’a jamais laisser la situation pourrir à ce point alors même que le Burundi était sous embargo (après le coup d’État de 1996). Pensez à la pénurie de sang de l’an dernier, tout récemment l’hôpital de la Maison Shalom, l’état dans lequel se trouve l’hôpital Roi Khaled, etc. Intervenir ne changera rien.

  4. HAVYARIMANA

    Effarant. Merci à Iwacu pour cet appel à une prise de conscience de la misère de notre société : Gouvernement en particulier, pour relayer la plaidoirie et suppléer, les organisations de la société civile, …

    • nduwimana pierreclaver

      SI LA POLITIQUE EST L’ART DE MENTIR, A QUOI BON QUE LE PEUPLE PUISSE SE CHOISIR LEUR DIRIGENTS?CELA N’A PAS DE SENS.ALORS,IL FAUT QUE LES CHOSES CHANGENT.IL NE FAUT PAS MENTIR,IL FAUT FAIRE CE QUE TOI AS PROMIS DE FAIRE PENDANT LA CAMPAGNE DE MENTIR.MERCI

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