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Santé

Hépatites B et C: une menace toujours réelle

23-09-2017

Les nouveaux cas de maladies sont en constante régression. La pathologie n’est pas pour autant vaincue. L’hépato gastro-entérologue Evariste Ndabaneze éclaire sur les bons comportements à adopter.

Pr Evariste Ndabaneze: « Le dépistage reste le moyen sur pour vaincre la maladie. »

Inflammation du foie causée par des substances toxiques et dans la plupart des cas, par un virus. L’hépatite reste à côté du VIH/SIDA et la tuberculose, une des maladies les plus mortelles au monde. Parmi ses symptômes avant-coureurs : le jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse ou ictère), urines foncées, selles décolorées, fatigue extrême, nausées, vomissements et douleurs abdominales. La personne souffrante doit immédiatement se faire consulter, sur le champ se faire dépister.

« Un comportement dont semblent s’être déjà imprégnés les Burundais et qui contribue largement à la réduction de nouvelles infections », témoigne le praticien. Depuis que le vaccin hépatique fait partie intégrante du Programme de Vaccination Elargi(PEV) et le dépistage des mères enceintes avant l’accouchement est une obligation, le taux d’infections a chuté de la moitié.

«Toutefois, des avancées qui ne doivent pas leurrer les gens et les inciter à baisser la garde », prévient le Pr Ndabaneze. Pour lui, autant désormais, le dépistage est une obligation pour les femmes enceintes. Il doit l’être pour toute personne avec les symptômes ou non. « Car, nombreuses personnes sont de porteurs chroniques sains à leur insu ».

Ainsi, poursuit-il, chacun connaissant son état sérologique, cela permettrait de de vaincre la maladie. Pour ce faire, il interdit formellement d’utiliser des objets tranchants : «Les piercings, les tatouages au moyen des aiguilles, les dentistes traditionnels, les seringues, etc. L’on doit s’en préserver au risque de contaminer l’hépatite C. D’où le besoin pour les hôpitaux de stériliser leur matériel avant l’utilisation.» Quant à l’hépatite B, il recommande à quiconque, dont l’examen s’avère négatif après dépistage, de vite se faire vacciner.

L’alcool, le surpoids… strictement déconseillés

Facteur souvent à l’origine de la dégénérescence de l’hépatite en cirrhose de foie (cancer du foie), le Pr Ndabaneze déconseille formellement la consommation de l’alcool : «Les gens, certes, se disent qu’en prenant deux ou trois bouteilles de Primus ne présente aucun risque. Qu’ils sachent à ce moment, ils ingurgitent 30grammes d’alcool alors que la moyenne est de 80 grammes.» Et d’enchaîner : «Vous comprenez la suite quand on en prend trois durant toute une année.» Objectivement, il explique qu’au bout de 30 ans, la personne en question est susceptible de développer une cirrhose de foie.

Aussitôt de mettre en garde les consommateurs d’alcool sur l’urgence de se faire dépister : « Sinon, souvent, ils développent une chronicité pouvant conduire à une hépatite fulminante (mortelle). »

La surdose médicamenteuse est également à éviter. Il explique que l’auto-médicamentation au paracétamol, Efferalgan, etc, comporte certains risques. « Au-delà de 10 g, si la personne a une hépatite, elle peut la foudroyer.» Avant de conseiller la surveillance du poids, pour éviter l’obésité. « La masse graisseuse s’accole au foie déjà malade. Et cela à la longue entraîne une complication de la maladie.»

Ce spécialiste note que le traitement de l’hépatite C connaît une avancée notoire. « Cependant, le gouvernement doit consentir plus d’efforts pour permettre à la population d’accéder facilement à ces médicaments ». A son avis, la quote-part de 10% que la Mutuelle paie pour les médicaments contre l’hépatite C ne suffit pas : «Il a intérêt à la majorer pour vaincre complétement la maladie.» Et de souligner qu’il doit être de même pour l’hépatite B.

Il insiste sur la formation du personnel médical, notamment les sages-femmes, infirmiers, etc, afin qu’ils aient toujours à cœur le respect de la stérilisation du matériel.

  3   Vos commentaires
  1. alimas

    nous voulons entrer en contact avec l hepato gastro-enterologue Evariste Ndabaneze. son numero de telephone ou whatsapp

    • emmanuel kawa

      Merci Professeur pour ces precisions.

      Dr Emmanuel Kawa

    • Gloria

      Vous pouvez toujours aller le chercher a l’Hopital Bumerec

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