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À propos de ...

Guerre ou paix ?

17-07-2015

La crise burundaise va s’aggravant faute d’une intelligence du cœur de la part du pouvoir. La médiation, quant à elle, est en perpétuel changement de personnages et surtout d’agenda. Une résistance armée a vu le jour et ce n’est ni le déni, ni la manipulation qui l’empêcheront d’exister.

L’insensibilité du pouvoir

Dans toute société, sous tous les cieux et de tout temps les crises ont existé. Le génie des humains a chaque fois consisté à sortir des difficultés enrichi, fortifié, pacifié. Si au lieu d’une amélioration la réalité s’envenime, c’est l’échec du leadership. Cela signifie que les premiers responsables n’ont pas su gérer, anticiper, dialoguer, donner à la partie adverse pour qu’une solution soit envisageable ou mieux, trouvée.

Le président Pierre Nkurunziza a souhaité rempiler. Mais il a oublié de préparer les esprits : c’est la signification profonde de la note de son chef des renseignements de l’époque. Il a échoué à se conformer à la loi : c’est le rejet de la proposition d’amendement de la constitution par le parlement. Son adoubement par le CNDD-FDD pour les présidentielles de cette année 2015 fut une victoire à la Pyrrhus : la direction du parti s’est disloquée au point de se demander aujourd’hui qui de lui ou du groupe appelé « Frondeur » incarne réellement le CNDD-FDD…
Faute d’un plébiscite populaire, le candidat-président opte pour la manière forte : au niveau du parti, un congrès est organisé sous bonne garde et lui accorde un blanc-seing à la stalinienne. Les mécontents du sérail iront voir ailleurs… Les institutions clés devant régir de près ou de loin le processus électoral sont mises au pas. Seuls, quelques « Justes » au sein de la CNI et de la Cour Constitutionnelle refusent la trahison de leur noble fonction et s’exilent. Mais avant eux, le peuple est descendu dans la rue. Et la mort les guettait : une centaine est déjà tombée sur le champ des martyrs. Un nombre inconnu d’autres sont enlevés et torturés selon des témoignages de rescapés. D’autres croupissent dans des prisons-mouroirs. Tous les conseils d’amis proches et éloignés, toutes les condamnations du monde semblent glisser sur une conscience politique caparaçonnée d’une cuirasse à l’épreuve de toute compassion, de toute empathie, de toute réflexion nuancée.

Les louvoiements de la médiation

Heureux qui peut suivre les méandres de la médiation burundaise. L’Union Africaine, au même diapason que les Nations Unies, les Etats-Unis et l’Union Européenne, avait condamné sans ambages les tentatives de briguer un troisième mandat de la part du président sortant et toute idée d’élections sans un contexte de paix rétablie, de libertés publiques recouvrées pour tous. Cela n’a pas empêché la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est de reconnaître les dernières élections législatives et même implicitement admettre le troisième mandat tant décrié. Ce sont ces louvoiements qui déroutent la classe politique et l’amènent à se rebiffer. S’ils ne sont pas soupçonnés de complicité avec le pouvoir, les médiateurs sont suspectés d’accointances avec l’opposition.

Alea jacta est !

Face à un pouvoir hermétique à toute ouverture en faveur de l’opposition et de la société civile, confrontée à une médiation erratique la population burundaise a résisté d’abord pacifiquement. Mais la patience a ses limites, le peuple a opté en désespoir de cause pour une résistance armée jusqu’au jour où la raison prévaudra dans le chef et dans l’âme de nos dirigeants.

  27   Vos commentaires
  1. Kandagaye

    @Salatori:«de toutes les façons le camps Nkuruzinza a invité toutes parties depuis le début aux élections»
    Salatori, d’emblée ce n’est pas le camp Nkurunziza ni Nkurunziza qui doiventt inviter les autres partis politiques et la Population aux élections, le processus électoral a des lois et règlements qui le régissent tel que la Constitution nationale le stipule. Malheureusement, Nkurunziza ne s’y est pas conformé. Il a enfreint la loi constitutionnelle en imposant sa candidature au sein de sa formation politique pour pouvoir s’assurer d’un 3è mandat illégitime à la tête du Pays n’est-ce pas? Pourquoi veux-tu alors que l’Opposition contestataire de cet acte honteux, se rallie aveuglément à ce manquement flagrant de Nkurunziza ??? La Constitution nationale exige de tenir des élections libres, justes et transparentes pour tous, et non des élections pour un seul parti politique, ici Cndd-Fdd, appuyé par ses partis satellites dits «corrompus» ou «nyakurisés» dans notre jargon!… On ne veut plus de votre loi de la jungle au Burundi Mr Salatori. Et si vous voulez sérieusement décourager ou éradiquer tout ce qui est sentiment ou intention malhonnête au Burundi, commencez par vous départir de Nkurunziza et sa clique, pionniers et champions en la matière. None ntimubona ko ako kagaragazo kabo gashobora gukururira Uburundi n’abarundi pire que ça ?!? …

  2. Gitega

    Collectif SGVH, j’ose penser que vous collez une opinion personnelle a l’opinion de groupe! Ca serait une grande honte pour le collectif! Mais qu’a cela ne compte, j’aimerais donner une proposition, que ce collectif revisite l’histoire et ait la bravoure de reconnaitre qu’il ait une autre version de l’histoire autre que la leur et la Vrai! Mr vous pouvez affirmer que depuis la nuit des temps il y a eu seulement un plan d’exterminer les Hutu! Donc tu peux dire que les Tutsi ne sont pas morts en 72, en 65,en 93! Mais disons que les Hutu sont morts donc un Nkurunziza qui est meme orphelin de 72 n’aurait pas droit donner la dignite et ses conferes en honnorant les victimes comme il le faut! Un president n’est pas Ely pour simple vengeance, pour repression, pour regler des compte! Les Hutu ont besoin d’un president qui les ecoute, qui les comprend, qui tolere, qui compatit,! J’evite de parler les Tutsi parce que tu es allergique aux Tutsi a t’entendre mais eux aussi ont besoin que la lumiere soit faite pour oublier une fois toute!Le probleme avec vous, vous defendez un president qui n’a ni honore ni developer les Hutu,! Les Hutu sont nombreux a etre aimables, serviables, humain!!! Le Président que vous defendez avec tant de nervosite n’a presque rien a ces Hutu! Il est accuse d’en tuer plusieurs Paradoxalement en periode de « paix »! J’evite toujours de parler les Tutsi qui pour toi n’ont pas ete inquietes! Oh tout ca s’appelle extremisme et radicalisme qui aboutit au terrorisme! Monsieur Essayons d’etre modere et cherchons la paix pour Tous!! Hutu et Tutsi nous sommes tous paisibles, pecheurs! Ceux dont tu parles meritent mieux apres 2mandants d’hesitation de Nkurunziza, et les Tutsi pourraient en profiter…. Une paix des Hutu qui profite aux Tutsi est honnorable….

  3. Gitega

    Collectif SGVH, j’ose penser que vous collez une opinion personnelle a l’opinion de groupe! Ca serait une grande honte pour le collectif! Mais qu’a cela ne compte, j’aimerais donner une proposition, que ce collectif revisite l’histoire et ait la bravoure de reconnaitre qu’il ait une autre version de l’histoire autre que la leur et la Vrai! Mr vous pouvez affirmer que depuis la nuit des temps il y a eu seulement un plan d’exterminer les Hutu! Donc tu peux dire que les Tutsi ne sont pas morts en 72, en 65,en 93! Mais disons que les Hutu sont morts donc un Nkurunziza qui est meme orphelin de 72 n’aurait pas droit donner la dignite et ses conferes en honnorant les victimes comme il le faut! Un president n’est pas Ely pour simple vengeance, pour repression, pour regler des compte! Les Hutu ont besoin d’un president qui les ecoute, qui les comprend, qui tolere, qui compatit,! J’evite de parler les Tutsi parce que tu es allergique aux Tutsi a t’entendre mais eux aussi ont besoin que la lumiere soit faite pour oublier une fois toute!Le probleme avec vous, vous defendez un president qui n’a ni honore ni developer les Hutu,! Les Hutu sont nombreux a etre aimables, serviables, humain!!! Le Président que vous defendez avec tant de nervosite n’a presque rien a ces Hutu! Il est accuse d’en tuer plusieurs Paradoxalement en periode de « paix »! J’evite toujours de parler les Tutsi qui pour toi n’ont pas ete inquiete

  4. Tubayabande

    Vous parlez de lutte armée. Uwarushe ntaruhuka. Iyo ngwano izomara igihe kingana gute ? Abarundi bazoba bageze he? `Twizer’iki ko numva ngo aba généraux bamwe bamwe bavugira cette rébellion, bakorana na SNR kandi ni yo yabafashije guhunga Uburundi, ni yo ibahemba ikabaha instructions z’ ingene bavuga kugira bacafuze/basambure nya rébellion.

  5.  »Le peuple est descendu dans la rue… »quand il parle du peuple ,a qui pense l auteur de l article?aux manifestants a la solde(ou insurges a voir leurs actes violents)?qui en plus ne representent meme pas 0,1 % de la population(4 communes sur plus d une centaine)?ou classe-t-il les milliers d autres qui ont rejete la voie de la violence pour aller exprimer leur ressenti(ikiri ku mutima) a travers les urnes?une resistance armee?qui resiste contre qui?a mon avis c est la grande frange de la population aspirant a la paix qui devrait resister contre ces egares qui croient pouvoir confisquer la pouvoir installe par le peuple sous l instigation des neocolonialistes qui leur font miroiter un avenir radieux (comme ils en ont offert aux Libyens).Ils evitent les urnes croyant pouvoir y parvenir par les armes ,mais meme avec l aide des grands « democrates » de l outre-Kanyaru,ils perdront lamentablement car leur cause n est pas juste.Ils veulent appliquer ce qu ils ont appris a l ecole de la democratie de Kigali,mais ils n ont pas bien analyse la capacite de ceux qu ils pensent pouvoir balayer en un tourne-main.

    • Stan Siyomana

      1. Dans UN BURUNDI IDEAL:
      – ou il y a la liberte totale d’expression ou par exemple, la societe civile (si elle le veut) pourrait, SANS RISQUE D’ETRE ACCUSEE D’INSURRECTION, aller eduquer la population sur leurs devoirs et sur leurs droits (comme le droit d’avoir des services de base comme une ecole ou un centre de sante, et que par consequent tout president (vraiment patriote et soucieux de leur developpement durable et inclusif) peut bien leur donner ces services sans s’eterniser au pouvoir pendant 3 longs mandats presidentiels).
      – ou les partis politiques de l’opposition sont tout a fait libres d’aller aupres de la population pour propager leur message, projet de societe (au lieu d’etre destabilises par le pouvoir en place a travers la fameuse « nyakurisation » ou creation de partis parallels, et au lieu de voir ses membres assassins par les organs memes de l’Etat burundais, comme tous ces membres des Forces Nationales de Liberation (FNL) don’t les corps sont retrouves dans les differentes rivieres du pays),
      la alors je serais tout a fait d’accord avec vous: l’on pourrait dire que les citoyens vont aller librement « exprimer leur ressenti (ikiri ku mutima) a travers les urnes (SANS MOINDRE MENACE DE SE VOIR REFUSER TEL OU TEL SERVICE TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’IL N’ONT PAS VOTE (POUR LE PARTI AU POUVOIR?).
      2. En dehors de ca, le pouvoir actuel de Bujumbura ne fait que recourir au populisme et a la demagogie quand il dit que le peuple burundais ne peut plus attendre pour aller aux elections. Aussi longtemps que certaines dispositions constitutionnelles sont prises, je ne vois pas trop ce que le brave citoyen de Cendajuru (ou autre coin retire du pays) va perdre si les elections sont reportees de quelques semaines.
      3. En chimie, une petite quantite de produit peut servir de catalyseur dans une reaction chimique, les marxistes-leninistes avait leur classe ouvriere et/ou l’intelligentia pour servir d’avant-garde dans les revolutions sociales du 20 e siècle, une banque russe a montrer qu’aujourd’hui a travers le monde, c’est l’action de la classe moyenne qui pousse les gouvernement a faire des reformes sociales pour plus de democratie, AU BURUNDI, CE 1% DE LA POPULATION, CES QUELQUES QUARTIERS DE LA CAPITALE, CES FRONDEURS DU CNDD-FDD ont deja montre au plus ignorant/illettre des citoyens burundais qu’il a droit a oser rever/esperer une vie meilleure que l’extreme misere dans laquelle il croupit actuellement.

    • Umurundi

      @ Nduwayo Jean de Dieu et tous ceux qui s’acharnent contre l’auteur de l’article

      Un analyst a dit ceci « UWUTAZI UBWENGE ASHIMA UBWIWE  » Ca qui explique vos convictions et attitudes comme celles de Nkurunziza. Vous etes convaincus et vous voulez convaincre que les manifestants ne representent que 0,1% (4 communes) et que ce pourcentage n’a aucun droit, aucune cause a defendre et sont meme a tuer ou a chaser de leur pays. Vos yeux sont les seuls temoins des miliers de burundais qui ont participe dans les elections inclusives, transparentes et libres et tout le monde doit l’accepter comme tel parce que vous etes les seuls qui voient loin plus que le monde entier. Comment ce 0,1% de la polulation (4 quartiers) a qui vous n’avez aucun respect et consideration peut attirer l’attention du monde jusqu’a mobiliser les chefs d’Etat dans les sommets et negociations. Comment le monde entier peut parler un meme language par rapport a la crise au Burundi et au mascarade des recentes elections en vous rappellant qu’il ny’a pas moyen d’avancer seuls jusqu’a couper les appuis financiers ? Vous croiyant plus malins, intelligents et surtout guides par l’egoisme, vous perseverez dans vos convictions et vos manieres terribles de gerer la crise. La situation se deteriore du jour au lendemain alors qu’hier vous criiez victoire sur les manifestants. La terreur, l’intimidation, les manifestants tues injustement aujourd’hui comme hier n’ont pas empeche la naissance d’une rebellion et ne l’empecheront d’exister comme l’auteur le dit. « UWUTAZI UBWENGE ASHIMA UBWIWE gusa » .

    • Bwenge

      @Nduwayo Jean de Dieu : «Le peuple est descendu dans la rue… »quand il parle du peuple ,a qui pense l auteur de l article?aux manifestants…»

      Désolé, Jean de Dieu, vous parlez comme un parfait tenant du pouvoir Cndd-Fdd mais pas comme un véritable patriote burundais malheureusement! Votre acharnement à défendre les égarements de Nkurunziza justifie ton obsession du pouvoir, et cela est un gros défaut et pas une qualité mon cher! Il faut reconnaître que le Burundi ne compte pas uniquement sur Nkurunziza pour le diriger. Ako gakengero ni kabi cane dans un Pays comme le notre, où la compétition ou course à la présidence est féroce. Mwimbe rero mwigera. Il est vrai que Nkurunziza que vous mettez en avant a conquis les cœurs de certains burundais, y compris toi Nduwayo, mais que cela ne soit un obstacle pour d’autres compatriotes qui aspirent avoir un autre président qu’ils agréent ou voudraient aussi aimer, et ce n’est pas pour rien que la Constitution nationale a tout prévu. Cette dernière est toujours rédigée ou amendée en fonction de la réalité et logique des faits. Ico kintu abakuru b’Igihugu cacu et leurs fervents surtout, kirabagora gutahura et je n’y comprends rien!… Ibwirizwa shingiro niyubahirizwe telle qu’entérinée, et si elle doit être amendée ou bonifiée, habe kwumvikana kuri bose. Et toi, Nduwayo, si tu étais le prochain président du Burundi, ferais-tu 2 mandats au pouvoir tel que la Constitution le stipule ou tu serais tenté d’imposer des élections au suffrage indirect qui t’assurerait un 3è mandat illégitime ???…

  6. hamuli

    Moi je n’aime pas ces analyses qui ne tiennent pas compte de tout le contexte. Vous accusez une seule partie comme si les autres sont des anges. En 2010, les partis dits d’opposition se sont retirés des élections et ont voulu provoqué une crise. Or, ils venaient d’enregistrer un score pas honorable aux élections et comptaient sur la communauté internationale pour annuler les élections et imposer un gouvernement de transition. C’est après qu’ils se sont rendus compte que c’était une erreur. En mars 2014, les jeunes du MSD ont pris en otage et torturé deux policiers à leur permanence. Est-ce que c’était une affaire de mandats? Je crois que les hommes politiques du Burundi devraient avoir un plan B de survie lorsque la voie politique n’aboutit pas vite. Pour le moment, ceux qui ne prospèrent pas en politique ont recours à la violence pour y arriver. Ce fut le cas dans les années 60;70;90. Je constate que c’est encore le cas aujourd’hui. Je ne dis pas que le parti au pouvoir ne commet pas des erreurs. Personne n’est saint sur cette terre. Mais est-ce qu’à chaque erreur des dirigeants on ira en guerre? Il y a de ces guerres qui ne sont pas juste. Celle que vous annoncez M. Ngendahayo est totalement injuste.

    • Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Hamuli,
      La question n’est pas de savoir si la guerre que j’annonce est « juste » ou non. Il s’agit de savoir si elle est évitable ou non. Et je pense, humblement, que la réponse est dans les mainsdes responsables de ce pays. C’est eux qui ont le devoir, non pas l’option ou le caprice de le faire. Et si les conditions de gestions d’un pays minimales continuent à être ignorées comme le respect de la vie, la separation des trois pouvoirs, la préservation des libertés fondamentales de tout citoyen l’option d’une guerre n’est pas une possibilité, c’est une certitude.

      Fraternellement

      • RUGAMBA RUTAGANZWA

        Cher Mr J.M.NGENDAHAYO,
        Merci pour votre magnifique réflexion …! Ne perdez pas votre temps à essayer de répondre à certains internautes qui n’ont pas de vision, ni suffisamment de courage pour voir les problèmes en face qui, en réalité, et comme vous l’exprimez si bien dans votre article, sont en rapport avec un leadership politique calamiteux depuis quelques années déjà. Rappelez-vous de l’histoire du Falcon 50 avec la réponse d’un certain KARENGA RAMAZANI… ! Je me demande vraiment si les gens autour du Président projettent le Burundi au sein des nations ou alors pour eux le Burundi s’arrête à Ngozi, Gitega, Cendajuru, un point un trait. Malheureusement pour eux toute vérité, tout mensonge, toute opinion est vite vérifié et la réponse, les preuves de la véracité ou non des faits fait le tour du monde presque en temps réel. Ces gens, quand ils lancent des phrases pour impressionner ceux qui les écoutent, sans les convaincre, ne se souviennent jamais que nous travaillons et communiquons dans un monde connecté interconnecté grâce aux technologies de l’information et de la communication…. !
        Tenez pas plus tard que ces dernières 48 heures, notre brave Ministre de l’Intérieur affirmait haut et fort que les refugiés sont entrain de rentrer massivement au pays. Je me suis dit il exprime ses souhaits peut-être car ce que je vois sur le terrain n’est pas vraiment cela… ! La réponse du HCR, l’agence des NU en charge des réfugiés n’a pas tardé, cinglante! Non seulement les réfugiés ne rentrent pas au Burundi, mais le flot des départs s’intensifie.
        Les différents porte-paroles de la police ont beau nous expliquer que la police n’a jamais tué intentionnellement des manifestants, que ces derniers sont morts fauchés par les balles perdues puisque la police ne faisait que tirer en l’air, mais les images, les vidéos en direct que beaucoup de gens ont reçu ou vu dans plusieurs médias tant nationaux qu’internationaux sont accablantes pour notre police qui n’a en réalité, rien de professionnel… !
        En fait, quand vous regardez de près, j’ai vraiment l’impression que c’est un pouvoir qui fait une fuite en avant depuis quelques temps déjà pour que NKURUNZIZA ait absolument son 3è mandat. Le mensonge, les tricheries de toutes sortes et la violation massive des droits de l’homme sont mises en avant dans cette entreprise vraiment trop audacieuse… ! …Rappelez-vous de l’histoire des entrainements des Imbonerakure à l’est de la RDC, rappelez-vous du coup de la CENI avec le décret signé le 30 mai alors que 2 membres avaient fui le 31 mai, rappelez-vous de l’échec de faire changer la constitution en mars 2014 qui a été interprétée de façon rusée mais pas moins mensongère, à mon avis par le pouvoir en niant complètement que ce n’était pas l’article qui limite les mandats du Chef de l’Etat qui était visé etc… ! Après cet échec terrible, le Président et son entourage ont continué à marteler que si le parti présente Mr NKURUNZIZA ce dernier ira aux élections. Or un parti politique, fût-ce au pouvoir, n’est pas une institution républicaine et ne saurait être au-dessus de la loi fondamentale et des Accords de Paix d’Arusha.

  7. Mutima

    «…d’une cuirasse à l’épreuve de toute compassion, de toute empathie, de toute réflexion nuance».
    Je suis chrétien, et je pleure quand je vois ce que ce prétendu Président né de nouveau et sa femme Pasteur font subir aux burundais. Pourquoi Seigneur Jésus ? Écoute nos prières STP !

  8. MANIRATUNGA

    Salatori a raison : que notre nouveau roi NKURUNZIZA règne encore et encore !

  9. Et Vous,vous Choisissez Quoi Entre Les Deux?Vous Tantez De Creer Une Rebellion Mais Vov Finirez Par Perir Vous Meme.

    • Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Evariste,
      En me disant que je « périrai » vous ne faites que me rappeler le destin de tout être humain depuis qu’il existe sur cette planète. Je n’ai pas peur de l’inéluctable, mais je tiens à mourir satisfait d’avoir contibuer à render cette terre meilleure pour mes contemporains et surtout pour les générations que nous engendrons.

      Maintenant pour le choix que vous me demandez, je n’ai pas à choisir lorsque j’écris. Dans mon texte, je partage le fruit de mes réflexions et tente d’entrevoir l’issue ou les issues bonnes ou mauvaises qui peuvent résulter d’une gouvernance infernale comme celle que nous vivons aujourd’hui. Je suis un analyste, non plus un politicien.

      Maintenant, si vous désir savoir mon souhait le plus cher, c’est de voir un cndd-fdd se reformer et redevenir révolutionnaire et démocratique en se débarrassant des mauvais éléments en son sein et en dialoguant avec le reste de la classe politique pour ramener la paix pour tous, la liberté pour tous, des elections libres et justes pour que vive un Burundi où il fait bon vivre pour tous. Comme tu peux le voir, je ne demande pas « l’os du vent » comme dirait le célèbre auteur Rwandais François-Xavier Nayigiziki.

      Fraternellement

      Fraternellement

      Fraternellement

  10. PCE

    Eh Oui il n y a pas d’autres choix . Mais srtout je souhaiterais souligner une chose Mr Nkurunziza a la memoire courte ou alors il amnésique. Lorsqu’il a pris les armes , il avait certainement une raison: le dialogue avec le pouvoir était impossible .Aujourd’hui nous sommes dans le même cas d’espèce , Nlurunziza le regrettera longtemps . Avec Micombero , il est certainement le plus mauvais chef d’Etat que le Burundi ait connu de l’antiquité à nos jours . Je suis même presque sur qu’il n y aura pas pire

  11. salatori

    Il y’a un moment ou il faudra que les journalistes comprennent que des articles comme ceux-ci qui essayent de toujours diaboliser el régime Nkuruzinza et cacher les intentions malhonnêtes des opposant n’aideront pas à la crise ,de toutes les façons le camps Nkuruzinza a invité toutes parties depuis le début aux élections mais on sait tous que depuis l’indépendances le chaos et le manque d’élection a toujours profiter à certains mais le Burundi est un pays indépendant et démocratiques , les élections auront lieu on sait tous qui les remportera et ceux qui voudront encore utiliser la force subiront une cuisante défaite comme à Kayanza et Cibitoke

    • Yves

      Nul n’est besoin de diaboliser ou de décrédibiliser Nkurunziza et ce qu’il reste du CNDD : ils l’ont fait tout seuls, sans l’aide de personne. La résistance armée qui s’organise n’est que la conséquence logique de la volonté d’un président incompétent – ses deux mandats précédents se sont soldés par un bilan calamiteux – prêt à tout sacrifier pour se maintenir au pouvoir… Le Burundi va perdre des dizaines d’années de développement à cause de la folie d’un groupe de gens avides d’argent et de pouvoir. Mais la Justice, dans ce bas monde ou ailleurs, finira par les rattraper. L’on échappe pas à son destin…

    • collectif SVGH

      Les faits : À partir du 30 avril 1972, le régime militaire de l’époque au Burundi, dirigé par le colonel Michel MICOMBERO a organisé les arrestations, l’exécution et la disparition des hommes et des femmes de tous âges, dont l’unique crime était d’être nés de l’ethnie hutu. Des centaines de milliers d’innocents, dont la mémoire est savamment occultée, reposent encore dans des fosses communes. Pour faire disparaître les preuves du forfait, certaines de ces fosses communes ont été utilisées pour ériger des infrastructures publiques comme ce fut le cas de l’aéroport international de Bujumbura, la capitale, et de l’Institut de Recherche Agronomique et Zootechnique (IRAZ) de Gitega, au centre du pays.

      1972 : Il s’agit bien d’un génocide Hutu : Tous les témoignages de survivants concordent. Il y a eu Génocide Hutu en 1972. Pour le juriste rwandais Jean-Marie Ndagijimana, présent sur le terrain en 1972, la qualification ne fait pas de doute. Après avoir présenté la définition du génocide aux termes de l’article II de la Convention pour la répression et la prévention du crime de génocide, le juriste écrit : Lorsque des représentants d’un gouvernement ou d’un groupe armé quelconque, -qu’ils soient ministres, hauts fonctionnaires de l’administration, de l’armée ou de la police, des groupes armés organisés et que sais-je encore – lorsqu’ils dressent des listes de personnes appartenant à un groupe ethnique devant être arrêtées et lorsque le passage à l’acte entraîne la mort de centaines de milliers d’êtres humains comme au Burundi en 1972, il n’est pas permis de jouer avec les mots. Il s’agit bel et bien d’un génocide.

      Plan de génocide par Simabanaiye Arthemon, un Ministre du Gouvernement Micombero : recruter des rebelles Mai-Mulele du Congo pour attaquer des familles Tutsies du sud afin de les coller aux Hutu : Céline Cossette, du Journal Le Devoir, mardi 3 octobre 1972, ecrit : »Selon nos sources, la tuérie aurait fait 200.000 morts et constituerait l’horrible aboutissement d’un plan conçu par un ministre du colonel Micombero, M. Artémon Simbananiye, que l’on retrouve à chaque étape de la répression contre les Hutus. Un « plan diabolique », échafaudé en juillet 1967, visant à amener les deux ethnies (Tutsis 15% et Hutus 85%) à égalité

      Un témoin Tutsi raconte comment, en date du 20 Avril 1972, M. Simbananiye Arthemon, le Major Albert Shibura ainsi que le patron de la documentation de l’époque, ont réuni son père et d’autres pour leur confier la mission d’aller recruter quelques Mai-Mai du Congo avec lesquels eux et les agents du service national de renseignement burundais ont attaqué , tué et sacrifié certaines familles tutsi du sud du pays pour justifier l’intervention de l’armée et permettre la justice de l’époque à réprimer les ”faux” auteurs (”faux auteurs” parce que les massacres ont été commis par les tutsi contre les autres tutsi mais accolés aux hutu) . Un communiqué de presse est alors passé à la radio faisant état des attaques commises par la rébellion hutu, appuyé par les Mai-Mulele et commandé par le roi Charles NDIZEYE (qui avait été rapatrié de l’Uganda en cachette et emprisonné au camp commando de Gitega) ;

      • Sindumuja

        @Collectif SVGH :«Les faits : À partir du 30 avril 1972, …»
        Et quel rapport il y a entre ces faits entourant 1972 et la crise politique en cours au Burundi ???

      • PAS.N

        En quoi cette longue histoire de 72 vient contribuer ici ? Malgre qu’on a creee une CVR pour ces histoires tristes de 72, d’avant et d’apres , il y en a qui veulent continuer a se faire des juges. Pourquoi a chaque probleme les gens qui veulent que les burundais se dechirent toutes leurs vies ramenent ces histoires ? En attendant la justice, aider les burundais a sortir de cette crise et aller de l’avant. Il y a de belles choses dans la vie, aidez-les a les decouvrir enjoy them plutot que de les rappeler tous les jours les annees tristes qui les enfoncent dans le stress et la depression. Sinon, il y a beaucoup d’histoires d’autres annees tristes que l’on peut ajouter, mais elles ne nous aident en rien dans cette situation grave que nous vivons.

    • l'histoire est en marche

      Ikibabaje s’uko wewe wiyumvira uko, n’uko n’abatwara igihugu biyumvira uko alors que leur responsabilité première ari uguha amahoro n’umutekano abakibamwo. Le pouvoir actuel est en guerre ouverte contre le peuple, il exerce un terrorisme d’état contre la population. Il impose la guerre en pensant qu’à force de terreur les gens vont lâcher prise. Il a sous-estimé leur volonté irresistible de libertés et d ‘état de droit, ils résisteront par tous les moyens et ils vaincront.

    • fadjos

      Jean-marie Ngendahayo n’est pas & n’a jamais ete un journaliste. Il est ce qu’on appelle ajourd’hui un blogueur. Il exprime une opinion. La bonne maniere de lui repondre serait de ne s’en tenir qu’a son billet. Merci

      • Patt

        @fadjos:«Jean-marie Ngendahayo n’est pas & n’a jamais ete un journaliste»
        Fadjos, none ko numva unyarutsa mu ma titres professionnels ya Ngendahayo, haraho yoba yanditse avuga ko ari un journaliste ou un blogueur? Pourquoi demandes-tu à ses lecteurs de ne s’en tenir qu’à son billet? Au fait, je ne comprends pas ce que tu as voulu passer comme message…

    • PS

      Il n’y a pas de diabolisation dans cet article. Ce n’est que la realite. Et puis , la diabolisation ne tue pas, sinon, aucun opposant, ou membre de la societe civile ne serait pas en vie. Ne cherchez pas a leur coller d’autres intentions, ils sont contre le 3eme mandat, c’est tout. Quant a l’invitation aux elections, comment un candidat illegal et illegitime peut inviter les autres aller aux elections. Elles auront lieu sans les opposants puisque vos oreilles sont bouchees, mais ne seront pas acceptees ni par les burundais democrates ni par la communaute internationale. Vous savez celui qui les remportera parce que votre CENI malhonette est a votre service et veuille a ce que Nkurunziza les emporte coute que coute. Vous allez continuer a attaquer les citoyens des quartiers contestataires. Le chaos va s’installer et vous allez rassembler d’autres centaines des imbonerakures pour montrer au monde que vous avez capture les rebelles. Apres, ce serait le bricolage par force d’ un gouvernement et autres choses sur des mensonges et manyanga qui ne tarderont pas a s’effondrer. On ne sait pas la suite qui de toute les facons n’augure rien de bon.

    • PS

      @Salatori

      Il n’y a pas de diabolisation dans cet article. Ce n’est que la realite. Et puis , la diabolisation ne tue pas, sinon, aucun opposant, ou membre de la societe civile ne serait pas en vie. Ne cherchez pas a leur coller d’autres intentions, ils sont contre le 3eme mandat, c’est tout. Quant a l’invitation aux elections, comment un candidat illegal et illegitime peut inviter les autres aller aux elections. Elles auront lieu sans les opposants puisque vos oreilles sont bouchees, mais ne seront pas acceptees ni par les burundais democrates ni par la communaute internationale. Vous savez celui qui les remportera parce que votre CENI malhonette est a votre service et veuille a ce que Nkurunziza les emporte coute que coute. Vous allez continuer a attaquer les citoyens des quartiers contestataires. Le chaos va s’installer et vous allez rassembler d’autres centaines des imbonerakures pour montrer au monde que vous avez capture les rebelles. Apres, ce serait le bricolage par force d’ un gouvernement et autres choses sur des mensonges et manyanga qui ne tarderont pas a s’effondrer. On ne sait pas la suite qui de toute les facons n’augure rien de bon.

    • Matayo

      @Salatori. Soutenir inconditionnellement Nkurunziza aujourd’hui comme tu le fait signifie accompagner le soleil qui se couche: guherekeza ubwira. Courage kuko uri incuti idahemuka ya Nkurunziza. Uzobihemberwa nimwarokoka mu ntambara mwadukwegeye kuko iyo inkuba irabije ntitwara abansi gusa n’ abakunzi irajaniranya.

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