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Politique

Grand débat – Les années Bagaza/ Réflexion critique sur un homme et son oeuvre

Dans la série « Médias-Mémoire-Histoire », Iwacu a analysé les 10 ans de pouvoir de cet homme politique qui vient de nous quitter. L’occasion de revenir sur les réalisations et les échecs de son passage à la tête du pays.

Grand débat, une rubrique coordonnée par Antoine KABURAHE


L’ingénierie économique et juridique au service de son pays

Du colonel Jean-Baptiste Bagaza, président de la deuxième République, la population garde à l’esprit le développement économique à travers la construction d’infrastructures routières et la révolution industrielle. Il se dit également fier d’avoir consacré 80% de son temps à la réforme du droit.

Le jeune président entouré de hauts gradés de son armée

Le jeune président entouré de hauts gradés de son armée

On ne se lève pas un bon matin pour s’autoproclamer président de la République. « Ma prise de pouvoir n’est pas un hasard, elle a été longtemps préparée», déclare Jean-Baptiste Bagaza. Une année avant, raconte-t-il, il intensifie ses contacts au pays et à l’étranger.

1er novembre 1976. L’armée et le parti Uprona portent Jean-Baptiste Bagaza à la tête de l’Etat. Le jeune colonel n’a que 30 ans à l’époque. Il vient de faire quatre ans au pays après ses études universitaires à l’Ecole royale militaire de Bruxelles (Belgique).

Officier d’état-major à Bujumbura, il entretient de bonnes relations avec le président Micombero, son camarade du village natal Rutovu (Bururi) : « Nous avions de très bons rapports et il m’a beaucoup aidé à titre personnel. » Cependant, Jean-Baptiste Bagaza juge déplorable sa gestion du pouvoir.

Depuis l’hécatombe de 1972 qui a coûté la vie à des dizaines de milliers de Burundais majoritairement hutu, les cassures ethnique, clanique, régionale, etc. s’accentuent.

La situation est indicible, constate M. Bagaza, le pays ingouvernable à cause de l’inexpérience de la classe politique, le président Micombero et son gouvernement sont incapables de trouver des solutions aux problèmes qui se posent. Ainsi, le colonel Jean-Baptiste Bagaza décide de prendre le pouvoir.

La crise de 1972 : un cocktail événementiel

« Il y avait des signes avant-coureurs. La crise de 1972 est une convergence des crises internes et externes au Burundi », analyse l’ancien président de la République. La guerre froide, la prédominance et l’influence de l’Eglise catholique, l’abolition de la monarchie rwandaise en 1959 et la révolution Lumumbiste, la mauvaise gestion sous régionale des indépendances, etc.

De l’avis de M. Bagaza, ce sont les principaux facteurs qui ont fait le lit des événements sanglants de 1972. Il insiste surtout sur le vague des réfugiés rwandais et congolais au pays : « Les Burundais n’étaient pas expérimentés dans la gestion politique du pouvoir. Ils étaient facilement manipulables. »

Il hérite le chaos

Président Bagaza dépose Michel Micombero (chemise blanche), un ancien compagnon de lutte et un ami

Président Bagaza dépose Michel Micombero (chemise blanche), un ancien compagnon de lutte et un ami

Le sénateur à vie explique que sous Micombero, l’absence de la loi fondamentale handicape:« Nul ne sait les termes du mandat du président de la République. »

Depuis l’indépendance jusqu’à la fin du régime Micombero, rien n’était clair. Il hérite donc une situation politico-sécuritaire chaotique. Il faut faire vite pour tranquilliser les esprits des Burundais. Des descentes à l’intérieur du pays sont effectuées. En très peu de temps, dit-il, il parcourt tout le pays pour ramener la paix et surtout convaincre les uns et les autres qu’il est possible de vivre ensemble.

Alors qu’il se trouve à Ngozi, se souvient-il, la population vient en masse à sa rencontre Stanislas Kaburungu, évêque de Ngozi, lui siffle : « Monsieur le président, vous pouvez lire dans les yeux de toutes ces populations, femmes, enfants et vieillards qui sont venus vous accueillir, l’espoir. Ne les décevez pas !» Mgr Kaburungu, affirme l’ancien président, connaissait la région mieux que lui.

Contrairement à une opinion qui persiste et signe que la crise de 1972 ne visait que les Hutus, le président Bagaza estime qu’elle est politique :
«Des tutsis ont été également éliminés. »

Le secret du développement

Sous son régime, l’opinion largement répandue retient du président Bagaza, un très grand artisan de l’ingénierie sociale et économique. Des avancées sont remarquables sur le plan du développement économique avec la construction d’infrastructures diverses, l’industrialisation du pays, etc.
« C’est l’Allemagne qui m’a servi de modèle », révèle Jean-Baptiste Bagaza.

Ainsi, il négocie auprès d’elle une équipe de planificateurs. Il l’affecte à la présidence de la République avec à sa tête Donatien Bihute, ministre des Finances : « Nous avons fait un programme ensemble parce que nous nous demandions par où il fallait commencer. »

La priorité, se rappelle-t-il, est accordée d’abord à la construction des infrastructures routières pour permettre l’écoulement des marchandises.

Ensuite, suivra la construction de neuf barrages pour que la population ait accès à l’eau et à l’électricité : « Ces deux aspects sont incontournables dans la promotion du développement. »

Dans la conception, la construction, la réalisation et la gestion, Jean-Baptiste Bagaza indique qu’en plus des Allemands, son gouvernement a approché les Chinois et les Français : « Ce sont eux qui nous ont aidés
à travers la Banque mondiale et la coopération bilatérale. »

Dans le domaine de la santé, l’ancien président salue la collaboration des grandes organisations internationales. Elles ont été très sensibilisées :
« Beaucoup d’hôpitaux ont été construits. » Cependant, il s’est posé le problème des médecins et le pays a fait recours à l’étranger.
Pour promouvoir le développement, insiste t- il, lui et son gouvernement ont travaillé dur : « J’avais des ministres compétents parce que comme moi, ils avaient été formés dans les universités européennes et américaines. Ils avaient acquis l’expérience d’ailleurs.»

Pour réussir, témoigne Jean-Baptiste Bagaza, ils ont mis de côté la politique et privilégié l’économie.

Selon M. Bagaza, son ‘modèle’ n’était proche ni du communisme ni du socialisme : « J’ai approché tout le monde mais cela a failli me créer des ennuis avec les Belges. »

Une politique agricole réussie

« Les Burundais sont de grands travailleurs, ils sont capables de faire des miracles surtout quand ils ont confiance en leurs dirigeants », rassure l’ex-président.

A sa prise de pouvoir, raconte-t-il, il met en place une politique agricole en implantant des Sociétés régionales de développement dites SRD. Elles existent toujours d’ailleurs. La production industrielle s’accroît, des retombées économiques s’ensuivent.

Quant aux cultures d’exportation, alors que le café bénéficie de cours mondiaux élevés, un vaste programme de replantation des caféiers, redynamise le secteur. La production passe de 11 à 40 mille tonnes et génère des recettes qui sont affectées, d’après M. Bagaza, dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Pour le développement social, l’ex-président impose l’épargne obligatoire. Il a l’impression que son peuple dépense inutilement et procède à la suppression de plusieurs fêtes sociales en milieu de semaine : «Il fallait secouer le cocotier. Ce n’est pas de leur faute, la population burundaise avait hérité de nos ancêtres qui avaient évolué dans une société traditionnaliste. »

Il voulait ainsi stimuler l’investissement pour améliorer, par exemple, le logement. Toutefois, la population ne répond pas favorablement à la politique de villagisation alors que le pays y a consacré des fonds importants.

La réhabilitation des sinistrés

Suite à la crise de 1972, beaucoup de Burundais s’étaient exilés laissant derrière eux leurs biens. Quand ils décident de rentrer, président Bagaza met en place une commission dite Mandi du nom de son président.

Objectif : restituer ces biens à qui de droit. Le président de la République à l’époque avoue qu’il se heurte à des résistances : des propriétés terriennes et des maisons sont bien restituées mais pas les véhicules ainsi que les comptes en banque.

Au niveau des terres, toujours objet de polémiques aujourd’hui au sud du pays, Jean-Baptiste Bagaza tente d’expliquer les origines. Lorsque son gouvernement a demandé aux réfugiés de 1972 de rentrer, certains trouvent leurs terres occupées : «Par exemple, des gens de Kayanza se sont retrouvés à Kirundo et Muyinga. Ils ont prospéré là-bas. »

A l’époque, précise M. Bagaza, Rumonge était presque inhabité lorsque son gouvernement décide de le peupler par des gens venus de la région de Kirimiro : « Contrairement à ce qui se raconte que ce sont des Tutsis qui ont occupé les terres des Hutus, 95% des résidents sont hutus. C’est moi qui les leur ai distribuées. »


Les échecs

Tout n’est pas rose de la gouvernance du colonel Jean-Baptiste Bagaza. Sur le plan militaire et éducatif, une opinion constate que ces deux secteurs sont restés verrouillés. La diplomatie avec son voisin le Rwanda a également souffert de la présence du mouvement Palipehutu.

Le jeune colonel Jean-Baptiste Bagaza n'a que 30 ans à sa prise du pouvoir

Le jeune colonel Jean-Baptiste Bagaza n’a que 30 ans à sa prise du pouvoir

En 1972, beaucoup de militaires hutus sont assassinés. L’armée reste majoritairement tutsi, à 80%. « Nous avons engagé de longues discussions autour de cette problématique. Une opinion estimait que pour la protection de la minorité tutsi, l’armée doit rester comme telle. »
Or, il y avait une autre opinion, raconte M. Bagaza, qui avait une vision à long terme : celle-ci était pour une armée mixte. Que l’armée burundaise reste majoritairement tutsi, ajoute-t-il, c’est parce qu’il y avait une certaine méfiance de la part des parents hutus qui avaient gardé un mauvais souvenir : «Il ne faut pas que des jeunes hutus subissent le sort de leurs aînés. » Cependant, M. Bagaza fait savoir que petit à petit, cette mentalité a évolué : « En 1993, président Melchior Ndadaye a été étonné de voir des éléments hutus dans sa garde. »

D’ailleurs, signale-t-il, même son ministre de la Défense nationale l’était.

Le système ‘i’ et ‘u’, M. Bagaza dit n’en rien savoir

Le système a été baptisé ‘i’ et ‘u’ parce que devant le nom d’un écolier hutu, on marquait la voyelle u et i devant celui d’un tutsi.

Pour les non avisés, ce système permettait de différencier les Hutus des Tutsis. Ainsi, les Hutus ne pouvaient pas accéder à l’école secondaire. Isidore Hakizimana, ministre de l’Education nationale de l’époque, a déjà fait des confessions où il regrette cette pratique. Pourtant, président Bagaza fait semblant d’ignorer cette période.

La tension avec Kigali

Alors qu’il est à Kigali, au Rwanda, dans un sommet France-Afrique, des militants du Palipehutu manifestent contre le président burundais. Ce dernier est obligé de rentrer directement. Par après, il envoie une délégation au président rwandais Juvénal Habyarimana pour le mettre en garde. Ce dernier ne le prend pas au sérieux. Pourtant, la colère du président Bagaza est grande.

« En 1993, président Melchior Ndadaye a été étonné de voir des éléments hutus dans sa garde. »

Une armée forte pour contrer le mouvement Palipehutu ?

Président Jean-Baptiste Bagaza dote l’armée d’une formation appropriée et des moyens adéquats. Pour certains, ce renforcement de l’armée vise entre autres à contrer le Palipehutu dont l’action était assez visible dans la région.

Néanmoins, l’ex-président de la République fustige : « Pour combattre ce mouvement, fallait-il engager des avions ? C’est comme si vous voulez tuer une mouche, vous n’allez pas utiliser un canon.» Le principe de proportionnalité, réalise-t-il, est applicable aussi bien sur le plan économique que militaire.

Et de souligner qu’un mouvement idéologique comme le Palipehutu est combattu par voie politique.


Le conflit Eglise-Etat : la chute

Au cours des deux dernières années du régime Bagaza, le conflit entre lui et l’Eglise catholique éclate. Une série de mesures répressives sont prises: des missionnaires sont expulsés, des prêtres professeurs d’université sont remplacés, des églises sont fermées, etc.

L’Eglise catholique s’était transformée en pouvoir », se défend Jean-Baptiste Bagaza. En effet, il explique que la colonisation qui accorde trop de pouvoirs à l’Eglise catholique : les missionnaires se sont accaparés de tout, ce sont de grands propriétaires terriens, ils ont des économats mais ne paient pas d’impôts alors qu’ils font du commerce et de l’artisanat.

« C’étaient de véritables entreprises au point qu’il était impossible aux autres commerçants de gagner un marché », remarque l’ex-président de la République.

Leur puissance, poursuit- il, se traduit également au niveau de l’enseignement : au primaire, au secondaire et à l’université, ils dominent. Leur position économique et sociale dominante bloque d’autres citoyens, ce qui crée une situation de déséquilibre.

La goutte qui fait déborder le vase

Les rencontres dites Sahwanya, martèle Jean-Baptiste Bagaza, une sorte d’encadrement serré des populations, l’inquiètent.

Elles interviennent au moment de la tension politique entre le Burundi et son voisin, le Rwanda. Des chrétiens organisent n’importe où et n’importe comment leurs prières. Le gouvernement craint pour la sécurité de la population.

Des rapports, ajoute-t-il, lui parviennent que des enseignements politiques y sont dispensés, d’où la naissance du parti Sahwanya Frodebu dans la clandestinité : « Quand je l’ai su, j’ai pris la décision d’arrêter. »

Cependant, le président de la République de l’époque indique que les hommes d’église expulsés n’étaient pas nombreux, juste des marginaux : « Avant de les renvoyer, j’en discutais avec des évêques.»

Concernant la fermeture des Eglises, il ne reconnaît que deux cas : Gitega et Makebuko pour un mois : « Je les ai ouvertes pour faire toute une semonce à Mgr Joachim Ruhuna en lui disant qu’il ne pouvait pas continuer de prêcher n’importe où et n’importe quoi. » Il fallait que l’Eglise se conforme également aux lois et règlements.

« Je n’ai jamais emprisonné ou tué un évêque, un Nonce apostolique, ni de soeurs comme cela a été le cas à côté au Rwanda », se dédouane-t-il.

Interrogé pour savoir s’il ne regrette pas la manière dont il a géré le conflit Eglise-Etat, président Bagaza assume : « J’en suis fier. Je l’ai bien géré beaucoup plus que les autres chefs d’Etats de la région et beaucoup plus que ceux qui m’ont précédé et suivi. »

Et de reconnaître quand même que ce conflit a précipité sa chute. « Quand il y a un malaise dans la société, des gens mal intentionnés peuvent en profiter. »


>>>Analyse

Jean-Baptiste Bagaza : « J’ai dirigé le pays comme cela se faisait alors et comme on attendait que je le fasse»


En novembre 2014, le professeur André Guichaoua a rencontré le président Bagaza. Il avait trouvé un homme « serein et fier de son bilan ». D’après le chercheur, il avait d’emblée tenu à cadrer son témoignage. Les mots avaient été forts et justes : «Aujourd’hui, on ne gouverne plus comme il y a trente ans. J’ai dirigé le pays comme cela se faisait alors et comme on attendait que je le fasse» lui a-t-il dit. Riche de cette rencontre, le professeur Guichoua avait fait dans Iwacu cette analyse.

André Guichaoua Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ©Iwacu

André Guichaoua Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ©Iwacu

La décennie de la 2ème République de Jean-Baptiste Bagaza est sans conteste celle qui a le plus marqué le pays et les populations. Son héritage demeure omniprésent même si l’actuel sénateur à vie se tient depuis longtemps déjà en retrait de la vie politique.

Les raisons en sont nombreuses. En 1976, les espoirs suscités par le nouveau régime sont grands. Il faut rompre avec la sinistre période de ségrégation sociale et politique de la décennie passée et surmonter les traumatismes nés du génocide des élites hutu de 1972. Le dépassement attendu se traduit par la priorité accordée aux populations rurales avec les réformes fiscale et foncière de 1977 et une politique économique ambitieuse fondée sur une augmentation sans précédent des budgets d’investissement.

Très vite, le visage du Burundi est bouleversé. Citons notamment l’extension de la scolarisation primaire (c’est-à-dire la réintégration des Hutu au niveau scolaire et universitaire), le développement des infrastructures (routes asphaltées, centrales électriques…), le désenclavement et la mise en valeur de l’est et du sud-est du pays, la reconstitution du potentiel agricole (grandes opérations de reboisement et de renouvellement des plants de caféiers), l’urbanisation des centres provinciaux, l’équipement des quartiers périphériques de la capitale…

Sur le plan politique ensuite, notons le retour à un régime civil (référendum constitutionnel de 1981, élections législatives de 1982) fondé sur une démocratisation contrôlée dans le cadre du parti unique
Uprona restructuré à partir de 1977 (congrès national de 1979 et congrès communaux de 1979 et 1981).

Pour autant, malgré les proclamations et les ressources mobilisées, le régime se révélera impuissant à faire profiter les petits producteurs de la modernisation agricole, à promouvoir l’accès des jeunes ruraux de toutes origines aux filières urbaines de la fonction publique et du secteur privé, à assurer un équilibre régional des investissements. On relèvera encore l’impossibilité à instaurer une décentralisation effective face à un encadrement bureaucratique autoritaire et omniprésent. Plus encore, les compromissions affairistes des élites au pouvoir et les ponctions discrétionnaires qu’elles exercent sur la sphère économique privée explosent proportionnellement à l’ampleur des investissements étatiques.

Enfin, malgré la montée des critiques et des oppositions, le débat politique reste strictement contrôlé et la liberté d’expression disparaît peu à peu face à la peur qu’inspire aux opposants potentiels ou avérés les pleins pouvoirs que la Sûreté (l’actuel Service National des Renseignements, ndlr) s’est arrogée.

Le conflit avec l’Église autour duquel s’est dénoué le sort du régime n’est que la forme la plus visible de cette dérive policière.
Ces pratiques et l’incapacité à traduire en actes les résolutions affichées ne sont pas en soi originales, mais ce qui a changé au fil des années du règne du président Bagaza tient à la maturité et au niveau d’exigence politique croissants des populations urbaines et rurales qui s’interrogeaient ouvertement sur la corruption, la démocratisation, des alternances sans coup d’État, les procédures électorales et le rôle des assemblées, l’élection des administrateurs communaux.

En 1987, l’ajustement introduit par le groupe d’officiers qui coopte son successeur, Pierre Buyoya, apaise les tensions politiques de court terme, mais ne répond pas aux attentes des jeunes générations dont l’horizon dépasse désormais l’enjeu des recompositions politiques de l’indépendance.

Que ce bilan contrasté ait donné lieu à des échanges approfondis et sans détour avec Jean-Baptiste Bagaza, qu’il en ait profité pour raconter des épisodes méconnus et livrer bien des informations inédites fait de ce long témoignage sur les dix années qui ont transformé le Burundi un moment fort et rare.

André Guichaoua
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

A retrouver

Perspectives historiques de Grands acteurs: une approche de mémoire et de vérité par les anciens chefs d’Etat.
Burundi 2015 > Médias – Mémoire – Histoire

 

  34   Vos commentaires
  1. CESAR

    Si feu Bagaza a industrialisé le Burundi et crée des infrastructures publiques, personne ne les voie au Burundi d’aujourd’hui. Où sont-elles parties? Ont-elles été détruites par Buyoya? Il a régné pendant dix ans sur le Burundi. Qu’a-t-il fait pour éradiquer définitivement la ségrégation flagrante qui frappait massivement les Hutu à tous les égards? Jusqu’à l’arrivée au pouvoir du Président actuel du Burundi, l’armée burundaise était une armée mono-ethnique ( les faits ne sont pas à prouver), qu’a-t-il fait pour la réformer de sorte qu’elle soit une arme nationale et du Peuple Burundais? L’armée burundaise était un Etat dans un Etat. Si Bagaza l’avait réformée, le Burundi ne serait sûrement pas dans sa situation actuelle. Et les présidents Ndadaye et Ntaryamira n’auraient pas été liquidés par les soldats tutsi de l’armée burundaise et Kagame. Il en est de même de l’administration centrale. C’est Bagaza qui a crée des ghettos Tutsi et Hutu à Bujumbura et dans les autres grandes villes du pays. Le monde entier voit aujourd’hui les conséquences de ses actes. C’est Bagaza qui a accordé massivement la nationalité burundaise aux réfugiés Tutsi rwandais dont Général Kazuza Jean-Bosco, ex-officier de l’armée burundaise et actuellement général-major dans l’armée de Kagame afin d’équilibrer les rapports entre Hutu et Tutsi au Burundi. Que celui qui affirme le contraire dise aux lecteurs de Veritas Info, le nombre d’élèves officier Hutu à l’école militaire du Burundi et le nombre d’officiers militaires hutu durant les dix années de règne de Bagaza ainsi que celui des directeurs généraux dans l’administration centrale et à la tête des entreprises publiques que Bagaza a créées. Le Burundi était membre de la CEPGL.C’est Bagaza qui nommait les fonctionnaires auprès de cette organisation internationale. Or, aussi bien sous Bagaza que sous Boyoya, tous les représentants de l’Etat Burundais étaient Tutsi. Ce fait est vérifiable quant à son effectivité. Les Tutsi rwandais devenus Burundais par naturalisation avaient plus de chance d’intégrer l’université nationale du Burundi, l’armée et l’administration centrale que les Hutu burundais, traités comme les étrangers dans leur propre pays. Il en était de même du secteur privé qui était inaccessible aux Hutu car ceux-ci étaient exclus du crédit bancaire, impératif pour créer les activités privées. Globalement, Bagaza a perpétué le régime Micombero à le saupoudrant quelque peu. S’il l’a évincé du pouvoir, il a bien entretenu sa famille comme Buyoya l’a bien pris en charge dans son exil en Ouganda ainsi que sa famille. Le bilan des actions de Bagaza est globalement négatif pour la masse populaire burundaise majoritairement Hutu. S’il a fait du bien ou du mal, il sera ou a été déjà jugé par son créateur. Que la Terre lui soit légère.

    • John

      Cesar, tu mens comme tu respires notamment quand I s’agit de s’attaquer aux rwandais. Le general rwandais Kazungu n’a jamais ete de nationalite burundaise et n’a jamais appartenu a son armee. Bagaza n’a naturalise aucun rwandais a c que je sache, pas un seul Durant tous ses onze de regne. L’information a notre possession demontre plutot qu’il haissait ce people, que c’est sous son gouvernement avec Bimazubute comme Ministre de l’Education que les ecoles ont ete fermees aux rwandais, que ce soit au niveau de l’ecole primaire que secondaire et ce malgre que nombreux d’entre eux avaient le statut de regugies, qui obligent les etats a traiter, dans le domaine social du moins les refugies admis sur leur territoire d’etre traits au meme niveau que les nationaux. Ce que tu avances est ou une meconnaissance de la verite et de l’information exacte ou alors tu es pousse par une haine criminelle contre les rwandais. Ce genre de haine gratuite conduit surement a l’auto suicide.

  2. kitu

    J´ai reconnu si je ne me trompe Col Mbonyingingo à gauche

  3. kissinger

    Ngo même le Mimistre de la Défense nationale de NDADAYE était hutu! Aho Bagaza arabeshe kabisa Colonel NTAKIJE est bel et bien Tutsi !!!

  4. Racso69

    Bonjour

    Est-ce que Iwacu ou un internaute pourrait me rappeler le nom des haut-gradés qui sont assis avec Jean-Baptiste BAGAZA et à quelle occasion c’était?

    Merci

  5. Kimaranyi

    Il faut le reconnaître Bagaza a été un homme d’état qui aimait le travail car je me rappelle comment le gouverneur de Gitega de l’épique Yves Minani a été choisit par Bagaza. Pour rappelle Yves Minani était ingénieur Agronome et chef de projet quand Bagaza a visité son projet il a trouvé Yves Minani dans la marrecage houe à la main en train de montrer à la population comment drainer les marrais . Il a été étonné car il avait habitude de trouver les chefs dans des bureaux portant des cravates même au chantier. Retenez qu’à cette époque les Ir Agronomes étaient rares donc Yves avait de quoi crâner . En résumé Bagaza choisissait des travailleurs comme lui mais comme sa chère épouse l’a bien dit avec le temps les présidents se fatiguent surtout après une décennie au pouvoir . Rappelez vous en 2005 -2006 les réformes que le président actuel proposait( tolérance zéro , gratuité de l’enseignement primaire, gratuité de soins de santé pour les moins de 5ans , les femmes enceintes , traçage de routes, constructions des écoles et hôpitaux ect) c’étaient vraiment des réformes importantes. Faut il conclure qu’actuellement la fatigue est là ou peut être l’ivresse de pouvoir? Une chose est sur dans un verre d’eau propre si tu y met un peu de la boue toute l’eau devient impropre. Bagaza a mis dans son eau une petite mote de terre en attaquant l’Eglise catholique , le système i et U comme l’autre est en train de troubler son eau propre en briguant un 3eme mandat maudit. De toutes les façon il n’est jamais tard de bien faire. Il peut toujours corriger le tir en écoutant pas les gens qui l’induisent en erreur pour leur boulimie. Bagaza était aussi trop fort de son temps on envisagerait pas qu’un jour il tomberait . Dommage que les burundais nous n’apprenons rien de notre histoire .

  6. Claude NAHAYO

    On pardonne beaucoup a un Leader quand l’Economie marche: prenons un point d’actualite, le President Bagaza a construit les deux barrages existant du Burundi, et grace aux barrages/routes, malgre toutes les erreurs commises sous son « regne », son « long pouvoir dictatorial » est aujourd’hui pardonne a cause des « barrages/routes ». En deux ans, 2014/2015, le Rwanda vient de se doter de deux barrages ( 28 MW sur le Nyabarongo et 26 MW sur le Lac Kivu: ce pays a 180 MW maintenant, alors que notre pays garde seulement un total de 26 MW construits sous Bagaza (18 MW: Rwegura et 8 MW: Mugere ). Le « MISMANAGEMENT » a arrete la realisation des « futurs » barrages MPANDA (10 MW), KAJEKE (Irrigation) et KABURANTWA (20MW): depuis 2010, les travaux sont au compte goutte ou abandonnes…, les delais sont largement depasses de plusieurs anneees….pourtant les decaissements sont faits, pas/peu de signes de realisations: en 6 ans, les nouvelles : 30% des travaux sont completes……beaucoup a ete fait sous le « regne » NKURUNZIZA pour l’education/santé pour tous…mais les citadins pleurent le delestage, « mismanagement » des fonds,peinuries,pouvoir d’achat…. »Sabotages » ou faut-t-il faire mieux ? C’est un element declencheur du mecontentement des citadins….

  7. Minani Idris

    Kuri Bwana Kaburahe Antoine,jewe narakoze incuro zitatu concours zo m’uwagatandatu primaire ku gihe ca prezida Bagaza(1984-1985-1986,narerevye aho boba bashize urudome » u » canke » i » imbere y’amazina yanje narahabuze,kuko iyo information nari nayo ngenda gukora concours.Ikindi naco,impapuro twakorerako concours yo m’uwagatandatu primaire,ibintu biranga umunyeshure(amazina,numero matricule nta ndome zarimwo vyari ibihururo gusa,ishure wigako,…),vyarapfukwa bagashirako na papier collant,none umuhutu bamumenya ryari canke umututsi ko vyaba bipfutse?Isidore Hakizimana azobidusobanurire.Abakosora impapuro ntibamenya uwo bariko barakosora uwariwe n’aho ava canke ishuri yavuyeko.Tuze tuvugisha ukuri bavandimwe.Bwana Kaburahe,dutabare udusabire urupapuro rw’akarorero ruriko iyo « u » canke » i  » uyo mu ministre wa education w’igihe ca prezida Bagaza, Isidore Hakizimana,maze urudushirireko ngaha utumare amazinda!Canke mururondere nk’umunyamakuru w’umushakashatsi,Ariko natwe abasomyi turubone,muzoba mukoze bwana Kaburahe na IWACU!Jewe nemera ico niboneye nka Thomas wo muri Bibiliya.Kanatsinda murabona ko Bagaza nawe atavyo yarazi.Ku bwanje ntavyo nigeze mbona nk’umuntu yagiye gukora concours afise ayo makuru ya » i « na « u ».Kuko vyarandeba nari umuhutu kandi ndi n’umuhutu.Ariko mu mutwe sindi umuhutu(m’ubwonko no m’umutima no mu maraso).Ndi Umuntu(UBUNTU)!

    • Bakari

      @Minani Idris
      Ushaka kumenya ivyerekeye i na u urabibaza Nzojibwami Augustin yavyubuye hanyuma bihakwa kumuhitana. Jewe naza nibereye hanze y’igihugu! Nibuka ko yaciye mu mpimba akanya katari gato kubera vyo! Uwundi mu bavyubuye n’uwitwa Côme. Wewe vyaramuhitanye! Ntakibarizwa kuri iyi si! Ico utazi rero n’ukubaza!

  8. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Bagaza c’est le Président bâtisseur par Excellence. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.
    Passons en revue certaines de ses grandes réalisations :
    Les routes nationales
    LES CENTRALES HYDRO-ELECTRIQUES MUGERE-RWEGURA-MURURU-RUSIZI-RUVUBU
    Les quartiers Jabe, Mubone, Mutanga , Kinindo,Q6 Ngagara,socarti,Shatanya Gitega et autres nous rappellent le boom de l`urbanisation de la II ème République
    L’expansion de l’aéroport international de Bujumbura
    L’Hôtel source du Nil,
    L’Hôtel Novotel,
    L’Hotel Club des Vacances
    Le Building des Finances
    SCEP
    Fonds de Garantie
    Fonds de l’Education
    Faculté des Sciences Appliquées, ITS,
    Ecole de Journalisme
    Ecole des Telecoms
    Ecole d’Urbanisme
    Centre de Promotion Industriel (CPI)
    Promotion des exportations
    La Mutuelle de fonction publique
    les centres de santé (partout dans les Provinces et communes)
    Les hôpitaux (Roi Khaled par exemple, CHU
    4x la production du café de 1976 à 1987
    Stations de lavage du café
    Palmeraies/ Huilerie de Rumonge
    1ère Modernisation du Marché Central de Bujumbura
    S.R.D. ex S.R.D.I
    Adductions d’eau
    Camp Mwaro Orgues de Staline, Blindés Russes etc..
    Camp Gakumbu Hélicoptères de Combat
    1ere Unité Navale Camp Rumonge
    Ecoles de la POLICE ENAPO….
    Ecole des Sous-officiers
    Plusieurs Ecoles secondaires
    E.F.I
    Le taux de scolarisation primaire de 19 à 85 % entre 1976 et 1986 (Chiffres de la Banque Mondiale en 1987)
    ONATEL
    Bibliothèque U.B
    Homes Universitaires Pavillons près sortie Mutanga+Tropicana I et II
    IRAZ Gitega
    Station Terrienne de télécoms.
    Verrundi
    SOSUMO
    Minoterie de Muramvya
    COTEBU
    OTRACO
    La TV au Burundi en 1984 avec la RTNB
    Unique grand sommet jusqu’à ce jour Sommet Franco-Africain.
    Orchestre National
    Amabano
    Abattoir Moderne de Kamenge
    La villagisation on cite p.ex la commune de Mwumba qui lui tenait à cœur, Gatete,Karonda à Rumonge……… et beaucoup d’autres encore

    • barumwete Alain Chris

      Bonjour ou bonsoir Mr Rutaganzwa mu Mugamba,

      Je suis vraiment étonné de voir que pendant ces dix ans de régne, tu n’arrives mëme pas à énumerer la moitié d’un format A4. je vais ajouter autre chose trìmportante que tu as oubliée. Il a construit des centres urbains dans toutes les provinces et communes du pays et il y a installé seulement des tutsi en leur fornissant éléctricité et eau potable. À coté de ces centres il y a contruit des brigades de gendarmerie et ou des camps militaires pour les protéger. Les hutu eux, il les a laissé mu rutoke sans eau potable ni éléctricité.

      • Haruna

        Bonjour Sieur Barumwete,
        Si Rugamba a été incapable d’énumérer la moitié d’un format A4, pouvez-vous citer des réalisations valides du criminel de Mwumba, qui couvrent rien qu’un dixième dudit format A4? Des avocats? Soins gratuits et décès gratuits? Déscolarisation et abrutissement universels? WC? Fosses communes? Cadavres en sacs, flottant sur les rivières et lacs? Vente du seul avion présidentiel? Incendies de marchés? Meurtres de soeurs et nourrissons? Mines anti-personnelles, …? Vous devriez avoir honte de vous-même et des personnes de votre espèce. Bagaza est et restera exceptionnel et son passage à la tête du Burundi comme vaillant bâtisseur de nation, restera à jamais gravé dans la mémoire de Burundais et non Burundais honnêtes, pas comme vous évidemment!
        Quand cesserez-vous ces enfantillages et enleverez votre masque d’éternelle victime?

      • Rukoti

        Haaaa ! Amacakubiri n’indwara yo mu mutwe kweri : barumwete Alain Chris uti :  » Il a construit des centres urbains dans toutes les provinces et communes du pays et il y a installé seulement des tutsi en leur fornissant éléctricité et eau potable. À coté de ces centres il y a contruit des brigades de gendarmerie et ou des camps militaires pour les protéger. Les hutu eux, il les a laissé mu rutoke sans eau potable ni éléctricité » Subiramwo kweri urabe iyo message canke un autre Hutu pas comme moi anyunganire. Ndumiwe Ntryo novuga!

      • RUGAMBA RUTAGANZWA

        @BARUMWETE Alain Chris,
        Lisez dans ce lien ci-dessous les réalisations du CNDD-FDD en 10 ans de pouvoir et comparez avec les années BAGAZA. Vous comprendrez que les deux leaderships politiques au sommet du Burundi sont différents comme le jour et la nuit… ! Merci..! http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1164746-pays-pauvres/

  9. Fofo

    Vous avez oublié les étrangers qu’ils a chassé injustement (pourtant avaient contribué d’une façon significative au développement du pays surtout dans le domaine technique et dans l’enseignement) et leurs biens spoliés en faveur de bururiens (c’est le début du népotisme)! Il n’est pas le seul, tous les pays qui ont chassent injustement les étrangers leur économie recule et ne se développent presque jamais! On a quelques exemples dans la région: L’Ouganda quand ils ont chassé les indiens dans le pays l’économie avait totalement chuté! Le Zaire de Mobutu avec sa politique de zaïrianisation qui fait reculé à jamais le pays qui était classé parmi les pays les plus riches du continent! L’autre exemple c’est le Zimbabwe d’aujourd’hui! Mais le Kenya qui a su exploiter les étrangers le développement est visible à cause de l’investissement direct étranger! La Tanzanie aussi reste le pays le plus stable du continent! Ce que les gens ne savent pas, avoir bcp d’investissement étranger dans le pays est une gage de stabilité et de développement!

    • Rukoti

      Fofo ! ( …… et leurs biens spoliés en faveur de bururiens) None wobisigura gute ko ari les Bururiens qui l’ont hai et chasse du pouvoir?

      • Fofo

        @Rukoti, on appelle ça muchezo wa ndani!

      • John

        Rutoki, analysez le cadastre du centre ville, notamment la rue de la mission et vous verrez qui a spolie( Bagaza, Laurent Ndabaneze, le colonel Mandevu en charge de la PAFE a l’epoque qui etait le chef d’orchestre de l’operation…….etc. Je ne sais pas s’ils sont tous bururiens mais ce qui est sur est qu’ils ont spolie les etrangers, surtout les grecs et ont tue tout un secteur de l’economie burundaise, la peche notamment. C’etait vraiment une erreur de sa part. Qu’il faudra peut etre lui excuser. Ailleurs en Ouganda, le president Museveni a ramene les indiens chasses par Idi Amin et ils font maintenant partie ntegrante de l’economie ougandaise, payant Presque 60 pc de ses revenues fiscaux.A quand le Burundi retablira les spolies dans leur droits et cela pour recreer la confiance des investisseurs dans le pays?

  10. Kagabo

    Mes chers amis, je tiens à ma mémoire de cet homme, un homme qui a échoué grandement sur le plan social, Car s’il avait vraiment une volonté dés l’arrivé au pouvoir en 1976 à corriger directement les fautes de son prédécesseur Michel Micomibi, le Burundi aujourd’hui serait en paix, Moi j’aime les Burundais, hypocrites que nous sommes!!! S’il y a une personne qui a fait mal à ce pays c’est ce monsieur selon Moi. Le développement d’un pays n’est pas suffisant pour dire juste du bien à un disparue. Alors, pourquoi sa femme a demandé pardon à sa place? Je pense que sa femme est sincère et témoin de ce que son mari à fait certains de ses citoyens ou qu’il aurait faire mieux pour sauver ce pays. Je ne veux pas entre en détails de ses torts l’histoire ou la CVR nous le dira. C’est dont je suis sur, Bagaza n’était un homme parfait comme on le dit, Non et merci.

  11. Inyishu

    Bwarikindi le journaliste d’ Iwacu = extrémistes Hutu ….Hahahaha et Isidore Hakizimana, ministre de l’Education nationale de l’époque qui a déjà fait des confessions où il regrette cette pratique Hutu aussi… le fait de nier l’ histoire est la raison pour laquelle on ne s’ en sort jamais

  12. RUMURI

    Belle analyse de la part du journal iwacu, il manque juste un ou des témoignages de ces gens qui n’étaient pas d’accord avec sa politique (prêtre, palipehutu,..) pour avoir leur opinion, ils sont quand même à l’origine de sa chute.

  13. Ntahitangiye

    Personnellement je ne trouve pas normal, de débattre sur un homme qui vient de nous quitter. Son épouse, la veuve a dit l’essentiel . Je ne crois pas que votre débat pourra consoler sa famille. Retenons ce qu’il a fait de bon et améliorons-le si nous pouvons.

    Note de la rédaction

    Le Président Bagaza était un homme public. Il était comptable devant le peuple burundais. Nous pouvons donc analyser, commenter son oeuvre, sa gestion. Sauf erreur de ma part, personne n’a parlé de sa vie privée, ce que je ne permettrai jamais

    Antoine Kaburahe, Dir. des Publications, Groupe de Presse Iwacu

    • Note de la rédaction

      Le Président Bagaza était un homme public. Il était comptable devant le peuple burundais. Nous pouvons donc analyser, commenter son oeuvre, sa gestion. Sauf erreur de ma part, personne n’a parlé de sa vie privée, ce que je ne permettrai jamais

      Antoine Kaburahe, Dir. des Publications, Groupe de Presse Iwacu

      • Kabingo Dora

        Mr Kaburahe
        Je suis absolument d’accord avec vous

  14. Bwarikindi Pierre

    S’il vous plait , ne vous laisser pas manipulés, il n’y a jamais eu de u et des i , ce son les fabrications des extremistes Hutu qui veulent se montrer victime et semer la haine contre l’autre Tutsi.

    • Inyishu

      Bwarikindi le journaliste d’ Iwacu = extrémistes Hutu ….Hahahaha et Isidore Hakizimana, ministre de l’Education nationale de l’époque qui a déjà fait des confessions où il regrette cette pratique Hutu aussi… le fait de nier l’ histoire est la raison pour laquelle on ne s’ en sort jamais

    • NGENDAMBIZI

      Monsieur BWARIKINDI Pierre, tu dis qu’il n’ya jamais eu de « u » et de « i » mais que ce sont des fabrications des extrêmistes Hutu qui veulent se montrer victime et semer la haine contre l’autre ethnie Tutsi. Non, BWARIKINDI tu sais toi-même que l’ancien patron du ministère de l’Education nationale Monsieur HAKIZIMANA Isidore a reconnu que cette pratique a existé sous son mandat; donc ce n’est pas une invention.

      Une deuxième preuve, Monsieur NSABIMANA André qui était inspecteur à KIRUNDO dans les années 85, 86 a été emprisonné pour quel motif ? Informe-toi et tu nous diras. Il vit pour le moment à GITEGA Centre.

      Enfin, un ex-directeur d’une école primaire de RUMONGE surnommé GIHONDERI (il fut député du FRODEBU en 1993), a attrapé des listes des écoliers de RUMONGE sur lesquelles était inscrit devant chaque nom « u » quand il était Hutu et « i » quand il était Tutsi dans les années 85, 86 et ça a été publié. Bref, informe-toi avant de nier des pratiques qui ont existé, que même le Ministre HAKIZIMANA Isidore assume, à moins que tu t’accuses de quelque chose. Les archives sont des documents de preuve, Monsieur BWARIKINDI.

    • Bob Mwami

      Les chiffres sont têtus. On dit dans l’opinion qu’au Burundi, Hutus:85%; Tutsi:14%; Twa:1%.
      Comment se fait-il que les chiffres se sont inversés pour les Burundais ayant bénéficié d’une formation ou ayant un emploi rémunéré de l’Etat et autres entreprises? Car dans ce secteur, Hutus: 4%; Tutsis:96%; Twas:0%.
      Réponse: il y avait bel et bien une politique de ségrégation et d’exclusion au niveau de l’éducation et de l’emploi bien planifié et mise en place par le régime Bagaza. Sinon, quelqu’un pourrait-il oser affirmer que les Tutsis sont plus doués que les Hutus? Non.
      CQFD.

      • NGENDAMBIZI

        Effectivement, Bob Mwami comme tu le dis il y avait bel et bien une politique de ségrégation et d’exclusion au niveau de l’éducation et de l’emploi bien planifié et mise en place par Micombero et Bagaza. On peut citer entre autres : 1. « Le plan NSANZE » de l’ex-ministre NSANZE THérence. Ce plan prônait l’exercice solitaire, jaloux et exclusif du pouvoir par les tutsi. 2. « Le plan de génocide intellectuel sélectif de Hutu par l’usage de « u » pour les Hutu et « i » pour les tutsi et le recensement ethnique se faisait pour les écoliers de la 6ème primaire, à la fin du cycle inférieur et à la fin des humanités. Il y a eu aussi suppression des lycées et des écoles normales dans des régions à forte dominance hutu et les écoles normales ont été remplacées par les EFI.

        Il y avait aussi à l’Université des facultés et des sections dites nobles qui étaient réservées à des tutsi dont le Droit, l’Economie, la Douane, la Fiscalité, la Comptabilité, ……et enfin l’ISCAM.

        Vers la fin des années 60 et après, pour entrer à l’armée il se pourrait qu’il fallait avoir une taille d’au moins 1 m 68 cm et rares étaient les Hutu qui pouvaient avoir cette taille.

        • John

          Ngendabanzi, tu dis « rares sont bdes hutus qui atteignent 1,68m? ou trouves tu cette connerie. S’il est vrai que le hutus etaient discrimines dans ce secteur ce n’est pas a cause de cette tail »fatale ».

          • NGENDAMBIZI

            John, avoir la taille d’au moins 1 m 68 cm c’était l’une des multiples astuces utilisées pour empêcher les hutu d’entrer à l’armée burundaise et j’ai tiré cela dans des archives d’une Institution publique.

  15. NGENDAMBIZI

    Vous dites que l’hécatombe de 1972 a coûté la vie à des dizaines de milliers de Burundais majoritairement hutu, mais beaucoup d’historiens avancent des chiffres variant de 100.000 à 300.000 morts.

    Vous dites aussi qu’il y a eu, avec la révolution de palais qui a mis Bagaza à la tête du pays, la réintégration des Hutu au niveau scolaire et universitaire, mais moi je dis non parce que le système d’exclusion avec l’usage de « u » pour les hutu et « i » pour les tutsi a connu son point culminant sous son régime seulement les hutu du sud du pays pouvaient échapper à cette discrimination mais dans une moindre mesure parce que vous vous souviendrez que des listes avec des « u » et des « i » ont été attrapés dans les années 85-86 à RUMONGE et à KIRUNDO.

    Il faut remercier seulement les Recteurs des Séminaires dont l’Abbé KABUTURA Bernard du Petit Séminaire de MUREKE, …(les Prêtres catholiques) qui ont très bien gérés le problème ethnique dans leurs établissements et c’est grâce aux Séminaires que des cadres hutu sont parvenus à émerger sans être inquiétés après les événements de 72.

  16. NGENDAMBIZI

    Vous dites que l’hécatombe de 1972 a coûté la vie à des dizaines de milliers de Burundais majoritairement hutu, mais beaucoup d’historiens avancent des chiffres variant de 100.000 à 300.000 morts.

    Vous dites aussi qu’il y a eu, avec la révolution de palais qui a mis Bagaza à la tête du pays, la réintégration des Hutu au niveau scolaire et universitaire, mais moi je dis non parce que le système d’exclusion avec l’usage de « u » pour les hutu et « i » pour les tutsi a connu son point culminant sous son régime seulement les hutu du sud du pays pouvaient échapper à cette discrimination mais dans une moindre mesure parce que vous vous souviendrez que des listes avec des « u » et des « i » ont été attrapés dans les années 85-86 à RUMONGE et à KIRUNDO.

  17. eric

    africain nous sommes vraiment en exclavage.
    chaque president africain ,avant defaire un coup d’etat ,il doit faire les etudes a l’etranger et faire des contacts..
    bagaza,buyoya,kagame….
    c’est come si on les choisit ,on les prepare mais malheuruesement lorsque ils deviennent intellegent , »arrogant »on les remplace et ca revient .ca sa revient.
    l’europe est en paix parce que il nya personne qui les divise mais l’africa est un laboratoire tout excerice politique,sociale,biologique.
    QUE DIEU NOUS LIBERE

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