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Grand débat/ Burundi. Un scénario politiquement incorrect

Par le professeur Filip Reyntjens

Dans une analyse transmise à Iwacu, le professeur belge conseille de se focaliser sur 2020, plutôt que revenir sur l’exercice électoral contesté et contestable de 2015. Bref, accepter Pierre Nkurunziza et créer les conditions pour que le cycle électoral de 2020 devienne l’occasion d’un nouveau départ. C’est le scénario que propose M. Reyntjens. Le débat est ouvert.

"Le quid pro quo serait le suivant. Le président Nkurunziza reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat actuel. Il ne sera pas candidat en 2020. » F. Reyntjens

« Le quid pro quo serait le suivant. Le président Nkurunziza reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat actuel. Il ne sera pas candidat en 2020. » F. Reyntjens

La crise politique qui frappe le Burundi depuis avril 2015 a été déclenchée par la décision du parti dominant CNDD-FDD d’avaliser la candidature du président sortant Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat jugé inconstitutionnel par de nombreux analystes, mais elle était en gestation depuis bien plus longtemps. A l’issue de la transition en 2005, l’espoir était grand et le Burundi était considéré comme un modèle de sortie de conflit. Néanmoins, dès après les élections de 2005, considérées comme libres et honnêtes par les observateurs, le CNDD-FDD avait progressivement, mais sûrement fermé l’espace politique. La société civile, les médias indépendants et les partis d’opposition ont rencontré de plus en plus d’obstacles à l’exercice libre de leurs activités. Le système CNDD-FDD avait rapidement établi son contrôle sur les services de sécurité, les renseignements en particulier, et sur les moyens d’accumulation économique. Il développa une mentalité d’assiégé, conséquence notamment de ses difficultés à faire sa transition d’un mouvement rebelle à un parti politique en charge de la gestion de l’Etat.

Arguant des fraudes lors des élections communales de 2010, la plupart des partis d’opposition se réunirent au sein de l’ADC-Ikibiri et commirent l’erreur de boycotter la suite du processus électoral, ce qui renforça encore la position dominante du CNDD-FDD.

La violence urbaine qui suivit l’annonce de la candidature de Nkurunziza et, surtout, le putsch manqué du 13 mai fut l’occasion de mettre au pas les voix dissidentes. Outre plusieurs centaines de milliers de gens ordinaires, de nombreux leaders des médias, de la société civile et des partis d’opposition fuirent à l’étranger, surtout dans les pays limitrophes, mais également en Europe. Des centaines de personnes furent tuées dans une terreur aveugle engendrée par le pouvoir et dans une moindre mesure par l’opposition. Le pouvoir pratique le « business as usual » : les élections sont organisées malgré tout et donnent une majorité confortable au CNDD-FDD, la plupart des partis d’opposition étant cette fois-ci empêchés de participer ; les institutions issues des élections (président, gouvernement, parlement, organes communaux) sont mises en place, et elles sont –du moins formellement– conformes à la constitution ; face aux condamnations et sanctions internationales, le régime fait le gros dos et ne transige pas. De son côté, l’opposition tente de s’organiser à l’étranger de façon tant politique (Cnared) que militaire (Forebu ; RED-Tabara). Malgré l’appui du Rwanda, son impact est limité et elle sombre dans les divisions et l’immobilisme. De même, les communautés internationale, africaine et régionale ne parviennent pas à s’accorder sur une approche commune.

Au début de 2016, la situation est complètement bloquée. Le déploiement d’une force internationale se heurte au refus du gouvernement. Les tentatives de mettre en place un cadre de dialogue n’aboutissent pas, surtout parce que le pouvoir ne veut parler qu’à des interlocuteurs de son choix. Les démarches tant politiques que militaires de l’opposition sont peu convaincantes. Les relations avec le Rwanda sont infectes.

L’économie est en chute libre et les indicateurs sociaux virent au rouge. L’atmosphère à Bujumbura, où des assassinats sont perpétrés par les deux parties au conflit, est délétère. Certains milieux au sein du pouvoir tentent d’injecter une dose d’ethnisme dans la crise, heureusement sans beaucoup de succès jusqu’à présent. Dans ces conditions, aucun progrès ne peut être fait sur la voie d’une solution politique. Surtout, de quoi faut-il parler et dans quel contexte ? L’opposition exige le départ de Nkurunziza et le pouvoir refuse tout dialogue avec des « putschistes ». C’est donc le dialogue des sourds.

Face à cette impasse porteuse de tous les dangers, nous proposons ici un cadre « politiquement incorrect ». L’idée de départ est de regarder en avant, vers 2020, plutôt que de revenir sur l’exercice électoral contesté et contestable de 2015. Il faut créer les conditions pour que le cycle électoral de 2020 devienne l’occasion d’un nouveau départ, et non une répétition ou pire de celui de 2015. Le quid pro quo serait le suivant.

Le président Nkurunziza reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat actuel. Il ne sera pas candidat en 2020, un engagement qu’il a d’ailleurs lui-même pris. De même, les institutions en place aujourd’hui complètent leur mandat. En échange, le pouvoir s’engage à permettre la mise en place d’un contexte politique démocratique et paisible permettant à tous les acteurs politiques, la société civile et les médias de fonctionner comme il se doit. Aucune poursuite n’est engagée contre les politiciens de l’opposition, les journalistes et les leaders de la société civile, y compris ceux appelés « putschistes » ; ce type de garantie a jadis permis au CNDD-FDD et aux FNL de rejoindre le processus politique et au premier de prendre le pouvoir. Une fois rentrés au pays, ces acteurs agissent en toute liberté, sans craintes ni menaces. Les services de sécurité et des renseignements agissent dans le seul cadre de la loi, au service de l’Etat et non d’acteurs politiques partisans. La CENI est reconstituée comme un organe indépendant, inclusif et jouissant de la confiance de tous les acteurs politiques. Les jeunesses des partis, et notamment les imbonerakure, s’abstiennent de toute activité milicienne. La CVR ne peut commencer ses travaux aussi longtemps que cette situation d’apaisement n’est pas en place. De leur côté, l’opposition, les médias et la société civile s’engagent à agir de façon responsable et dans les limites du droit. Les sanctions internationales sont suspendues. En somme, on remet les compteurs à zéro et on recommence du bon pied.

Matinée macabre à Nyakabiga

Des centaines de personnes furent tuées dans une terreur aveugle engendrée par le pouvoir et dans une moindre mesure par l’opposition

Puisque, hélas, la bonne foi ne se présume pas, il sera nécessaire de mettre en place des garde-fous. Puisque ceux-ci doivent inspirer confiance, ils devraient être mixtes, avec une composition mélangeant le pouvoir, l’opposition, la société civile (en ce compris les confessions religieuses) et la communauté internationale, réunis au sein d’un comité national de suivi. Les acteurs doivent signer un acte d’engagement dans lequel ils promettent solennellement d’adhérer aux arrangements décrits plus haut et à une feuille de route aussi précise que possible. Un consortium de partenaires internationaux, au niveau des ambassades des principaux bailleurs, devrait se constituer en plateforme d’observation comparable au CIAT qui a prouvé son utilité en RDC dans les années 2000.

Si, de l’avis d’un des acteurs concernés, les arrangements décrits ci-devant n’étaient pas respectés, le comité de suivi pourrait être saisi.

Pour sa part, le consortium international devrait évaluer, par exemple tous les six mois et plus souvent si nécessaire, les progrès faits dans cette marche vers la démocratie et le respect des droits humains. Il pourrait appliquer une politique du bâton et de la carotte, encourageant les progrès par une aide accrue, mais également sanctionnant les déviations de la feuille de route par des mesures de conditionnalité.

Ce qui précède est général et il s’agira évidemment de préciser un grand nombre de choses. Dans quel cadre et à l’initiative de qui ce scénario sera-t-il lancé et mené (rôle de l’ancien président Mkapa et de la région) ? Comment procèdera-t-on et dans quelle séquence ? Quels acteurs nationaux doivent être impliqués et comment éviter que des « dérangeurs » (« spoilers ») viennent perturber le processus ? Quelle place faut-il donner aux victimes de la violence de la dernière année (rôle de la CPI) ? Comment faire coïncider ce processus avec d’autres entamés ou en cours, par exemple la feuille de route de l’UE et la lutte contre l’impunité ? Toutes ces questions n’empêchent qu’il faut commencer quelque part et qu’il faut le faire rapidement. Le scénario proposé est dans l’intérêt de tous : évidemment la population burundaise entière d’abord, mais également sur le long terme la classe politique –majorité et opposition confondues.

Filip Reytjens
Filip Reyntjens
Institut de politique et de gestion
du développement (IOB)
Université d’Anvers

  48   Vos commentaires
  1. KARABONA Simon

    Chers burundais

    Que ce que vous attendiez de ce pseudo professeur? Vous ignorez qu’il est toujours l’éminence grise de tous les génocidaires dans notre région. Quelle est la différence avec jean luc qui disait n’importe quoi la semaine passée à Bujumbura. Nous burundais, c’est nous qui nous délivrerons de cette oligarchie de Bujumbura qui tue, vole, viole, emprisonne. Soyons courageux, patients, on y arrivera un jour et j’en suis sur et certain. La libération est dure, longue mail elle viendra. Le peuple a fait 40 ans pour traverser le désert vers la terre promise, il ne faut pas se décourager. De même, au Rwanda c’est kagame qui est venu libérer le pays alors qu’il a fui à 2 ans. Continuons la lutte avec dévouement, courage. Si la libération n’est pas pour demain, ne perdons pas courage, nos enfants continueront la lutte. La mort de Moise avant de mettre son pied dans la terre promise n’a pas empêché ses compatriotes de savourer la libération, la mort de Rwigema n’a pas empêché kagame de libérer le pays non plus, la mort de Gahutu Rémy n’a pas empêché le peuple hutu de poursuivre sa lutte de libération.

  2. Bantu

    Il n’est pas question qu’on accepte une autre ingérence d’une communauté internationale favorisant un seul côté.

    Autant alors accepter que le pays soit mis sous une tutelle interminable!

    C’est 2020, sans aucune autre forme de condition que la fin de la violence de la part de tous les côtés! Simple!

  3. Micombero

    Le probleme Burundais est ethnique car ceux qui ont contesté le mandat de Nkurunziza étaient une petite minorité d’extremistes tutsi dont la plupart avaient activement massacré les Hutus depuis la crise de 1993 (sans echec). En effet, seules 5 collines sur 3000 collines que conte le Burundi a participé dans l’insurréction violente. Le Rwanda tres hostile au peuple Hutus forme et arme le refugiés tutsi Burundais pour lancer des grenades dans les églises, Bars, marchés, ecoles… pour enfin de compte crier au Genocide imaginaire. Les Pays Africains ont vite compris ce double jeu du colonisateur Belge en quête du Nickel Burundais

    • RUGAMBA RUTAGANZWA

      @MICOMBERO,
      Chaque fois qu’on manque d’arguments on se rabat sur le fonds de commerce, heureusement en faillite, du parti au pouvoir, en l’occurrence le tribalisme qui n’est en aucun le problème du moment. Si le problème burundais était ethnique, alors pourquoi 99% de ceux qui s’opposent officiellement au 3ème mandat sanglant de Mr NKURUNZIZA sont de la même ethnie que ce dernier i.e. Hutu ? En effet, à ce que je sache, Mr Jean MINANI, le Président de la plus grande coalition de l’opposition le CNARED est Hutu de même que la quasi-totalité des frondeurs du CNDD-FDD et j’en passe… ! Ne vous voilez pas la face, vous savez très bien ce que NKURUNZIZA a fait pour qu’on en soit là. Il a triché et manipulé les institutions. Les faits sont là, têtus, comme le nez au milieu de la figure. Rappelez-vous, Mr MICOMBERO, du tripatouillage de la constitution qui échoua lamentablement d’une seule voix en mars 2014, rappelez-vous de comment il a manipulé la Cours constitutionnelle (http://www.iwacu-burundi.org/journal-dun-juge-constitutionnel/) pour l’obliger de force a entériner la légalité de son 3ème mandat que lui interdisait formellement les Accords d’Arusha d’Août 2000 ; rappelez-vous aussi de ce qu’il a fait de la CENI quand deux de ses membres avaient démissionné et fui le pays… ! Vos arguments ne tiennent pas la route et n’enrichissent pas le débat, malheureusement.

      • Abi

        Si vous dites que 99% de ceux qui s’opposent a Nkurunziza sont de la meme ethnie que lui, il faut donc admettre que la crise actuelle n’a rien a voir avec la planification d’un genocide. Avoir le courage d’admettre que cette theorie du genocide a ete une manipulation va nous aider a nous concentrer sur les vrais problemes a resoudre: la corruption, la mauvaise gouvernance, l’absence de politiques coherentes pour sortir le pays de la pauvrete etc.

        Par ailleurs ni le parti au pouvoir ni l’opposition personne n’est en train de proposer de solutions durables…

  4. Ntahitangiye

    Si le dialogue intérieur rassemble tous les Burundais disponibles de l’intérieur du pays donc inclusif, mais le dialogue extérieur ne réunit que quelques Burundais qui ont le privilège d’être invités et avoir les billets d’avions, être logés et nourris et avoir etc.
    Il n’est pas inclusif parce que la majorité des Burundais vivant à l’étranger ne peuvent pas y participer.
    Son Excellence Benjamin Mkapa pourrait aussi écouter les Burundais de l’extérieur qu ne peuvent pas tous aller à Arusha mais qui ont quelque chose à dire, en mettant à leur disposition un site internet (ou utiliser un des sites qui existent avec débat). Il pourrait mettre en place un comité chargé de rassembler les points de vue des Burundais de l’étranger et une adresse électronique permettant à chacun de vérifier si sa proposition est arrivée au comité. C’est faisable et c’est facile.
    Ainsi on aura un dialogue intérieur inclusif et un dialogue extérieur inclusif. Il faudrait une transparence pour éviter Arusha 1 bis.

  5. Salmia Irikungoma

    Abarundi tugeze aho ijambo rifiswe n’abacangero, bo kwisi yose. Iyigeze kure nta wutayigera ihembe !!! Ejo yari Luc Michel, ubu ni Reyntjens, n’abandi, n’abandi. Umugabo si urucumu, ngo professeur !!!!!!!!!!!!! Yasazanye theorie gusa.

  6. Mutama

    Je pense que c’est une analyse faite sur commande. Comment est ce qu’un professeur d’université peut proposer l’impunité comme mode de resolution de conflits. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Pourquoi ce Belge prône l’impunité au Burundi et pas en Begligue. C’est bizarre. Les victimes devront encore manger leurs chapeux avant qu’ils comprennent qu’ils doivent lutter d’eux mêmes.

  7. Meurlsaut

    Si hier c’était un illuminé pseud-panafricaniste qui était accueilli tambour battant dans Bujumbura il faut dire qu’aujourd’hui avec F. Reyntjens c’est le diable qui est entré dans le ciel burundais sous les apparences d’un grand professeur.
    Qu’est-ce qui garantit que Nkurunziza qui n’a pas respecté les termes de la constitution en 2015 les respectera en 2020. Il l’a dit! Pourquoi n’a-t-il pas tenu parole en 2015? Depuis la prise du pouvoir par les dd, Nkurunziza tue,torture et assassine en se servant des services de sécurité et des renseignements reconnaît notre professeur.Son pouvoir n’a pas oublié non plus l’accumulation des biens économiques frauduleux! Et c’est à ce pouvoir que notre professeur dit d’offrir un chéque en blanc.Un petit rappel:savez-vous que c’est ce mr Reyntjens qui a rédigé la constitution qui a cautionné l’apparteid au Rwanda voisin? Ces fables aujourd’hui ne m’étonnent pas.

  8. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Merci Prof pour votre proposition, inacceptable à mon avis. C’est par la ruse, le mensonge et la manipulation des institutions que Nkurunziza a pu avoir de force son 3ème mandat avec son cortège de malheurs pour le peuple burundais dont près de 300.000 habitants ont fui le pays, d’autres pourchassés jusque dans leurs derniers retranchements, torturés, violés ou même exécutés sans aucune autre forme de procès. Le discours ethnisant est revenu au-devant de la scène alors que le problème du moment n’est pas du tout ethnique comme en 1993 par exemple mais purement et simplement politique et en rapport avec un 3ème mandat qu’il ne fallait surtout pas forcer. Malheureusement, de ce 3ème mandat, on ne peut plus maudit, Mr NKURUNZIZA et les siens n’en feront rein comme ils n’ont d’ailleurs rien fait des 2 autres qui, en 10 ans de pouvoir du CNDD-FDD, ont fait du Burundi le pays le plus pauvre du monde (http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1164746-pays-pauvres).
    Ma proposition est la suivante : gouvernement de transition qui entre autre aiderait à mettre sur pied un tribunal indépendant pour juger les crimes graves, conséquences du 3ème mandat de Mr Nkurunziza et organisation des élections libres et indépendantes sous l’égide des Nations Unies comme ceci a été le cas en Côte d’Ivoire après que Gbagbo ait été mis hors d’état de nuire.
    Seule une justice indépendante et des élections libres supervisées par un organe international indépendant comme les NU pourront ramener la paix au Burundi. Comment peut-on en effet, reparler encore d’amnistie après toutes celles qu’on a déjà accordées aux criminels de tous bords depuis 1993 ? C’est insensé et inacceptable surtout… !

    • JAMES SHISHOZA

      Pourquoi à partir de 1993 et non 1962 ?

  9. Fofo

    J’approuve 80% de sa proposition mais on appelle ça mettre quelqu’un devant un « fait accompli ». Je peux imaginer qui est le concepteur de cette proposition! C’est surement l’UE qui a échoué, par tous moyens, à destituer le Président Nkurunziza, qui aurait commanditer ce travail pour essayer de prendre nos esprits en otage comme à l’époque de Arusha I.

    Dans le préambule de cet article, il dit [Ndlr: Néanmoins, dès après les élections de 2005, considérées comme libres et honnêtes par les observateurs, le CNDD-FDD avait progressivement, mais sûrement fermé l’espace politique. La société civile, les médias indépendants et les partis d’opposition ont rencontré de plus en plus d’obstacles à l’exercice libre de leurs activités.], oubliant qu’il avait dit dans autre article publié le 30 décembre 2015 : [Ndlr: Paradoxalement, le Burundi est peut-être victime du fait que dans ce pays, les progrès démocratiques avaient été plus évidents qu’ailleurs : la presse était plus libre, les partis d’opposition existaient, la société civile se montrait active…] Voici le lien : http://agencebujanews.blogspot.be/2016/05/arusha-mkapa-fache-par-les.html Cela n’est pas du tout étonnant du fait qu’on sait d’où est venue la politique de diviser pour régner!

  10. Bob Mwami

    Bonne proposition de sortie de crise car je ne vois même pas l’ordre du jour du fameux dialogue extérieur.
    Seulement, il sera difficile de faire accepter au Gouvernement l’impunité des putschistes et de ceux qui ont brulé les enfants vifs à Nyakabiga, Mutakura et ailleurs.

  11. Minani Idris

    « Le quid pro quo serait le suivant. Le président Nkurunziza reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat actuel. Il ne sera pas candidat en 2020. » F. Reyntjens. Hahaha! Ce Mr F.Reyntjens ne connaît pas les Africains en général et en particulier les burundais! Pour ne pas aller très loin, consultez les archives M. F.Reyntjens des journaux européens comme RFI ou J.Afrique ou le président rwandais Paul Kagame a dit très souvent qu’il ne cherchera pas un troisième mandat, vous vous donnerez la réponse vous même M. Reyntjens.A ne pas oubliez Mr Mugabe de Zimbabwe,Bagbo Laurent et attendez Kabila de la RDC,….!Les Africains ont une culture du mensonge et surtout en matière de rester aux affaires de l’Etat.Demadez aux burundais ce qui signifie :Makanaki ou bacemwo.Ou alors demander aux Rwandais, ce qui signifie: gutekenika.C’est de magouillard, la fomentation pour rester dans le contrôle du pays.On se déguise pour Agnon alors qu’ils sont des Hyènes! Nous africains avons besoins encore plus de100 ans comme l’a dit Trumph l’americain candidat president,pour devenir des personnes honnêtes et intègres.

  12. La méchanceté de Philip Rentjiens atteint le « sommum de l’immoralité », il parle comme s’il venait de Jupiter et comme s’il n’avait jamais vécu sur la planète-terre.  » Le consortium international devrait évaluer, par exemple tous les six mois et plus souvent si nécessaire, les progrès faits dans cette marche vers la démocratie et le respect des droits humains. » O n a vu comment votre consortium évolue. Monsieur Rentjiens, votre cynisme et votre avidité à entretenir la violence au Burundi devrait s’arrêter car je pense que ce qui se passe est le résultat de décennies de votre travail de « Détritus ». Rejoignez Luc Michel au lieu de tergiverser.

  13. Pseudoprofesseur

    C’est une analyse d’un militant de parti politique et pas d’un professeur.
    Légitimer un pouvoir illégal, gommer es graves violations de la loi, des droits humains et les graves crimes aura pour résultat d’adouber et d’encourager la clique de Bujumbura de redoubler d’ardeur dans son jeu favori de répression.

  14. Maria Ngeso

    Et alors ,le Rwanda a seme les troubles au BURUNDI en aidant et en abritant les putchistes,comment resoudre ce problem?

  15. Ayuhu Jean Pierre

    Que peut-on négocier d’autres si ce n’est garantie pour un espace politique qui permettra à chacun de mieux ses idées en vue des élections de 2020? Les opinions du moment ne remettant pas en cause la légitimité du président NKURUNZIZA, je ne peux qu’approuver l’idée que «Le président Nkurunziza reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat actuel. Il ne sera pas candidat en 2020, un engagement qu’il a d’ailleurs lui-même pris. De même, les institutions en place aujourd’hui complètent leur mandat. En échange, le pouvoir s’engage à permettre la mise en place d’un contexte politique démocratique et paisible permettant à tous les acteurs politiques, la société civile et les médias de fonctionner comme il se doit. Aucune poursuite n’est engagée contre les politiciens de l’opposition, les journalistes et les leaders de la société civile, y compris ceux appelés « putschistes » ; ce type de garantie a jadis permis au CNDD-FDD et aux FNL de rejoindre le processus politique et au premier de prendre le pouvoir. Une fois rentrés au pays, ces acteurs agissent en toute liberté, sans craintes ni menaces. Les services de sécurité et des renseignements agissent dans le seul cadre de la loi, au service de l’Etat et non d’acteurs politiques partisans. La CENI est reconstituée comme un organe indépendant, inclusif et jouissant de la confiance de tous les acteurs politiques. Les jeunesses des partis, et notamment les imbonerakure, s’abstiennent de toute activité milicienne. La CVR ne peut commencer ses travaux aussi longtemps que cette situation d’apaisement n’est pas en place. De leur côté, l’opposition, les médias et la société civile s’engagent à agir de façon responsable et dans les limites du droit. Les sanctions internationales sont suspendues. En somme, on remet les compteurs à zéro et on recommence du bon pied. »

  16. Theus Nahaga

    Laissez le violeur continuer à violer sa victime. Voilà ce que conseille ce beau professeur.
    Nkurunziza doit être jugé pour avoir tout fait pour declencher la crise actuelle. Surtout que cet homme et toute sa clique autour savaient bien que de nombreuses personnes n’accepteraient pas son forcing. Nkurunziza et sa clique ne peuvent pas nous raconter des histoires anciennes et la mauvaise gouvernance de Nkurunziza ne peut pas être justifié par la mauvaise gouvernance de se prédécesseurs. Il a choisi de detruire le cadre légal, il doitetre jugé.
    Tiens tant qu’on y est conseillons à Nkurunziza de se constituer prisonnier et tout rentrerait alors dans l’ordre

  17. roger crettol

    Le pouvoir en place a montré quel cas il faisait des conseils et des exigences émis par sa propre opposition ou les instances internationales.

    C’est faire preuve d’un optimisme qui va au-delà de la naïveté que de croire que le régime en place aurait plus de respect pour les avis d’un comité de suivi quelconque – de combien de « divisions » disposerait donc ce comité de suivi ? Au propre, et au figuré …

    Payer une prime à la tricherie et à la duplicité ? Quelle excellente idée !

    JerryCan

    • Ayuhu Jean Pierre

      M. Crettol,
      Vous pouvez avoir une dent contre le pouvoir c’est votre droit. En revanche, il y a des réalités et des évidences qui doivent s’imposer. L’opinion ne remet pas en cause la légitimité de ce président que tu ne supporte pas. Elle ne remet pas non plus en cause les institutions du pays.
      Il reste à aider les fils et filles de notre pays à rentrer dignement dans leur pays, avec un espace qui garantit l’expression des opinions dans le respect mutuel avec une autre éthique.

      M. Crettol, votre expression me dit que vous seriez européen…sur ce, j’allais vous que chez eux au Burundi, noir peut vouloir dire blanc, en bonne santé se dit buke buke, « un peu bien »,  » je t’embrasse pou rmieux te lyncher ». Pour conclure, méfiez-vous des déclarations!

      • roger crettol

        Monsieur Ayuhu,

        Bien sûr que je suis européen – ce n’est pas une indignité ni un titre de noblesse. C’est un fait, rien de plus.

        Je pense que n’importe quel candidat légitime du CNDD-FDD qui se serait présenté à la présidentielle aurait été élu. Je pense que les manipulations et l’arrogance du clan au pouvoir son éminemment blâmables. Je pense que leur perception « militaire » des rapports sociaux ne leur permet pas de gérer décemment une société civile. Non seulement je me hasarde à le penser, mais il se trouve que les attitudes et les actions du gouvernement, depuis 2006, m’ont maintes fois convaincu de la justesse de mes vues.

        Depuis 2006, en tant que membre d’une minuscule association sans but lucratif qui a réalisé plusieurs petits projets au Burundi, j’ai séjourné plusieurs fois « en touriste » au Burundi. J’y ai rencontré une ou deux personnalités proches du pouvoir. Je me suis intéressé à la situation dans le pays, principalement à la veille de mes voyages.

        Cela ne fait pas de moi un expert ou un connaisseur du Burundi, mais cela témoigne d’une certaine expérience. Je ne serais jamais intervenu dans vos discussions sans cette expérience et sans les liens d’amitié que j’ai noués avec des Burundais – chez moi et chez eux.

        Et la plupart de mes amis burundais sont – pour autant que je le sache – Hutu. Certains sont farouchement pro CNDD-FDD. Je ne suis donc pas d’emblée « under influence » – en état d’ivresse – quand je vilipende le régime pour ce qu’il fait.

        Le bilan de la première année de règne de P. Nkurunziza n’incite pas à l’optimisme, et le ver est dans le fruit. Il y était depuis longtemps, Révolution de Couleur ou pas.

  18. Nzoza

    Les vieux démons se réveillent en Rentjens! Ceux qui connaissent ses positions dans les années 1980 se souviennent peut-être de ce qu’il appalait l’angélisme au Nord de la Kanyaru et le diabolisme au Sud, dans les querelles de ce qu’on appelait l' »Ecole historico-historique Franco-Burundaise. » Philip Rentjiens retrouve sa vraie personnalité en ce qui concerne sa position vis-à-vis des Burundais. Je ne suis pas étonné.

  19. eric

    Dear Filip is very good the way you make things the way they should be.
    It left almost 3years and 10moths for new elections.
    Mkapa working with the government should focus on unity government and preparing 2020 elections.
    About the issue of ntahitangiye, that tutsi wish to see a « rusansuma » to know how many are hutu-tutsi-two-mixte is not really necessary or tutsi complain about being a president.
    Dear sir is clear that burundi is done by more than 80% hutu,but the army and all institutions tutsi are by equilibrium majority!
    So if they allow a tutsi in rotation in the president, tutsi will have to loose the 50% they have in keys institutions.
    That why the way it is now is good ,a hutu wish to be as president as he has way big number than tutsi and this is a natural right for a hutu and a tutsi is his vise president .
    Even if by rusansuma a tutsi can not reach 20% .are tutsi will accept to be 20% in the army….. for just to rotate in the presidency?

    Another point, we know that hutu-tutsi we are the same otherwise we could not speak the same language.exact language without any dialect .
    It is true that ethnics are artificially created so we should not worry about presidency or why tutsi are 50% in the army.
    we should use this artifice ethnics to go forward as we are late for development.

    tutsi are our brother and we will never never see any insecurity against them,but some of them should try ,even is hard to understand that hutu being 80%means something.!there are rights of minority protection and rights of majority to freely elect their leaders.We must deal with our mental set
    The hutu should never never think that hutu are from Ethiopia or… .Is a lie .big lie because if tutsi were from somewhere did they come at age of 2months as baby without language and leant from hutu?
    so we might be different but we have exactly the same ancestors

    In conclusion,let nkurunziza reign till 2020 ,he is Burundian like was bagaza,even if you hate him in town ,he is doing well in rural area where he has build 3000 schools without outsider help,we should be proud of him and give him a chance till 2020.he is a burundian not a foreigner.
    The problem is that belgium and rwanda have their own expectations behind dialogue and are using some of the opposition leaders to distroy CNDD-FDD and not necessary nkurunziza as a real target ,that why the government knows and refuse some of them on table
    Otherwise the 2020 and unity government was not a big problem for the government to accept.
    May God bless burundi in Chris Jesus in unity,wisdom and development.

  20. congo

    Mr le professeur,qu auriez vous suggérer en 1944 à la Belgique? La capitulation à jamais devant les nazis ou la résistance? Certes la résistance exige des sacrifices . Vous nous proposez la capitulation ,mais le histoire ne retient que les résistants qui parfois tombent face à une répression féroce. Pour vous le courage consiste à accepter l inacceptable. Je espère que vous êtes en retraite pour ne pas véhiculer ces louanges à ceux qui collaborent avec les systèmes qui les broient . Avez vous chante les collaborateurs au sortir de la 2ème guerre?

  21. Leopold Hakizimana

    Le conseille de Filip Reyntjens, pour moi, mérite une attention: qu’on laisse Nkurunziza finisse son mandat. Ne fut ce que par respect de notre population dont son droit de vote, un homme et une voix, a été toujours contesté, depuis notre indépendance, par ceux-là que Filip Reyntjens semble défendre. C’est un blanc belge, spécialiste historien sur le Burundi mais, je crois comprendre qu’ il nous propose encore la continuité de l’impunité comme solution et du paternalisme de l’occident sur nos institutions . Nous ne sommes pas au bout de nos peines, pauvres burundais.

    • Niyonsaba Caroline

      Nous sommes au bout de nos peines sauf pour ceux qui ne veulent pas de démocratie mais plutôt des gouvernements de transitions , des Arushas II, III , IV,V pour voir si un jour ils peuvent avoir le pouvoir sans passer par les urnes !!!!

  22. kibwa jean

    Filip R n’a jamais roulé pour l’opposition, encore moins pour les tutsi. D’ailleurs son texte est à 100% d’inspiration DD càd qu’il faut laisser Nkurunziza et sa clique aux affaires. Ce qu’il n’a pas dit et sûrement qu’il dira dans sa livraison de demain et que d’ici 2020 la clique aura le temps de changer la constitution pour rester in eternum . A un certain moment il avait pris la sagesse de se taire depuis que son mentor Havyarimana s’est noyé dans ses faux conseils. Le voilà aujourd’hui qui récidive pour proposer qu’un régime illégal et illégitime, qui tue, qui torture, qui a créé 300,000 refugiés qui se meurent dans les camps ……reste sur place encore 4 ans!!!!!!
    Le Burundi avait fait un bon pas avec Arusha 1. Nkurunziza et une petite équipe de leaders hutu ont décidé de gâcher tout. Ils n’en survivront pas ni politiquement ni moralement encore moins physiquement. Je vous le conjure!!! Bujumbura est aujourd’hui une ville fantôme; les familles se désolent toutes les heures des enlèvements
    à la Lambo opérés par des services de renseignement pour enfin tuer les capturés. La petite équipe aux affaires le sait, le cautionne, l’encourage. On crée le vide dans les artères de Bujumbura pour laisser le passage au président qui fuit le peuple qu’il dirige . Et après???? Et après ce saga???? Et après ce show de mauvais goût……?????
    J’ai hâte de rentrer dans leurs cerveaux pour savoir leur plan B puisque le A est déjà en déconfiture.
    Kibwa

  23. mandela

    Donc au Burundi on tuera des dizaines de personnes et on restera tranquille au pouvoir. Cet imminent professeur vien de rater une occasion de se taire! Vraiment!!!!! Finalement les professeurs peuvent penser et parler comme des vulgaires hommes et femmes lamda.

  24. Ntahitangiye

    Les propositions du professeur Filip Reyntjens, est un point de vue d’un observateur extérieur. On ne cesse de dire que la solution des problèmes du Burundi est dans les mains des Burundais eux-mêmes.
    Que pensent les Burundais ?
    1)Ne savent-ils pas que la racine du mal a été la fabrication des ethnies artificielles et leur politisation ?
    2) N’ont-ils pas compris que si nous continuons à nous entre-tuer, cela nous conduira à notre auto- destruction ?
    3) Si nous gardons les ethnies fabriquées et que nous gardons aussi les principes démocratiques définis par l’Occident, les Tutsi et les Twa n’auront jamais un président de la république. Disons-nous la vérité ou la réalité sur la situation. Nous savons que les Tutsi n’acceptent pas cette situation.
    4) Pourra-t-on mettre en place des lois permettant l’alternance au sommet de l’Etat entre Hutu, Tutsi et pourquoi pas Twa sans qu’on puisse faire un recensement des ethnies depuis plus de 100 ans ? On ne sait pas comment elles ont été fabriquées et on a aucun document légal permettant le recensement. Mettre en place des lois sur une base inconnue ?
    5)Voici un cercle vicieux :
    a) Les accords d’Arusha consacre le partage du pouvoir sur la base ethnique et ces accords sont défendus farouchement par certains burundais et même par les Occidentaux
    b) La meilleure solution est la destruction du système ethnique et revenir sur le système clanique amélioré (plus de 200 clans) .Car on trouve des Hutu et des Tutsi dans le même clan. Le système clanique amélioré parce qu’il y aussi des milliers des Burundais qui sont nés d’un mariage d’un burundais et d’un étranger. On doit cesser de raisonner en Hutu ou en Tutsi.
    c) Le cercle vicieux se referme : en prenant la solution b), on détruit les Accords d’Arusha.

    6) Ce qui est vrai, on ne devrait plus dépenser de l’énergie à parler des élections de 2015, on devrait se concentrer sur les élections de 2020. Le dialogue intérieur est d’une importance capitale, elle réconcilie les Burundais depuis les villages et les collines et facilite la tâche à la CVR.

    7)Que ce soit le dialogue intérieur ou le dialogue extérieur, les Burundais doivent aboutir à ce que le choix des burundais se base sur le projet de société de chaque candidat à une élection. Si on en arrive là, on aura trouvé la solution définitive au problème burundais.

    • Leopold Hakizimana

      Merci Nahitangiye. Vos propositions sont discutables et meilleures que celles de notre spécialité. Je ne les avais jamais pensé ainsi. Voir le Burundi en terme de clan! Pourquoi pas! Mais les blancs ne seront pas contents car on aurait faussé leur modèle historique de division des Barundi. Comment le faire? C’est une autre question.
      Quant à Filip Reyntjens, je sens qu’il veut plaire les anciens dignitaires en amadouant les nouveaux, mais il se plante carrément sur le terrain de solutions burundaises. Mais, ses interventions sur notre site Iwacu suscite les émotions et beaucoup de commentaires. C’est peut-être bien pour ses recherches.

    • Fofo

      @Ntahitangiye, je suis de même avis que toi!

    • Peter James

      @ Ntahigiye,
      Il n’y a pas d’alternance dans la democratie.Forget about that.
      That game is over , everything go through elections and people choose the right candidate.

  25. claude nahayo

    J’ajouterais 1) Police Internationale et 2) Justice Independante .
    Bonne proposition !

  26. Niyonsaba Caroline

    Mr Filip Reyntjens , avec tout le respect que je vous dois , votre analyse est correcte mais tant que le Burundi fera des élections et que le proclamé vainqueur serra issue des urnes il n’y aura jamais de paix parce que certaines personnes ne veulent pas du modèle  » un homme une voix » .
    Mais ce que je ne comprends pas dans votre analyse pourquoi  » une évaluation tout les six mos ? » , le Burundi n’est pas sous tutelle ,non plus une colonie !!!!! Merci d’avoir au moins du respect pour ceux qui dirigent nous somme au 21 ème siècle au cas vous l’aurez oublié.

    • Niyonsaba Caroline

      correction  » évaluation tout les six mois ? » ….. nous sommes …

    • Bakari

      @Niyonsaba Caroline
      « le Burundi n’est pas sous tutelle ,non plus une colonie !!!!!  »

      Je ne sais pas ce que vous entendez par tutelle, mais moi je trouve qu’un pays qui est obligé d’avoir recours à des pays étrangers afin de trouver une solution à un problème purement interne subit d’office une sorte de tutelle. Je me rappelle que dans le pays du professeur Reyntjens après une certaine élection, on a passé une année et demi à négocier afin de former le gouvernement à cause justement des questions de politique intérieure. Le pays a passé un an et demi sans gouvernement fédéral Ils n’ont pas eu besoin de demander l’intervention de leurs partenaires de l’Union Européenne!
      Les burundais devront arriver un jour à un niveau où ils se sentiront obligés de trouver des solutions à leurs propres problèmes.

      • John

        Cher Bakari, raison de plus de se mefier des conseils du « Professeur ». Ngo usumvya urukundo nyina w’umwana ……… Nta nama za Reytjens ngaho. Il va comme lui et certains de son groupe avaient proposer, après l’echec de leurs amis au nord de la kanyaru, que ce pays soit divise en « Tutsiland et Hutuland ». Juste pour perpetuer le conflit sur un nouveau terrain, la lute pour le territoire.

  27. Inyishu

    Comment pouvez vous proposer l impunité comme solution à une crise!!!! Aucune poursuite n’est engagée contre les politiciens de l’opposition, les journalistes et les leaders de la société civile, y compris ceux appelés putschistes !!! quelle honte !!!!!

  28. mahoro

    woouh quelles bonnes propositions je crois que ce Belge a bien analyse la situation actuelle du pays et tout cela dans un sens positif. Que les participants au monologue plutot au dialogue a Arusha se servent de ce document. Il a un sens tres profond

  29. Tim

    Une pseudo analyse faite dans le prisme du colonialisme: plutot déplorable pour ce « professeur » apparemment très peu inspiré.

    Pourquoi pousser les gens dans l’incorrect?

  30. KOMEZAMAHORO

    Cette voie de sortie est la meilleure qu’on puisse nous proposer dans le genre « résolution pacifique des conflits ». Mais, faut pas trop compter avec le fait que Pierre Nkurunziza ne briguera pas un autre mandat en 2020. On voit se profiler dans le sillage de 2017 (je peux me tromper pour l’année) avec le rapport de la CNDI une révision de la Constitution qui exclura la délimitation des mandats pour un président « démocratiquement élu ». Et jusqu’à maintenant le pouvoir en place commence ses « pourparlers » en position de force avec cette opposition qui n’en finit pas de se disloquer. Entendra-t-il raison ou continuera-t-il dans cet entêtement?

  31. Pas-neutre

    En peu de mots il s’agit de donner feu vert et de conforter l’auteur de toutes ces dérives à continuer. Impunément et en toute quiétude.

  32. GACIYUBWENGE

    Quelles belles propositions! Je me dis que ce document devrait être transmis au Médiateur Burundais pour qu’il s’en inspire.

    • BARANYIKWA Epipode

      c’est déplorable qu’un Professeur d’université puisse faire une analyse aussi érronée que partisanne! il propose de retourner notre pays à l’époque de la domination coloniale belge par » un comité de suivi internationa »l! au fait je vais lui poser une questin: que gagne les belges quand les Burundais meurent? les éléctions sont terminées et elles reprendrons en 2020; il n’a qu’à conseiller à ses amis de l’opposition de se préparer aux prochains scrutins « one man one vote » au lieu de fuire le verdict des unrnes et chercher des chemins tortueux pour arriver au pouvoir telles sont les manifestations, le coup d’état, les mensonges comme quoi le génocide est imminent au burundi et j’en passe. On parle de mandat!!!!! c’est nous les Burundais qui mandatons! en 2020! la majorité des élécteur allons encore mandater! si tes amis ne viennent pas se présenter; il faudrais leur donner le droit de se présenter ne belgique comme vous les aimez tant! comme ca les pleures vont cesser! comment oser nous forcer à aller discuter avec quelqu’un qui tante de renverser le pouvoir élu! ca c’est belge ou européen à une moindre mésures!
      Vous parlez des sanctions! saviez vous que votre pseudo aide était toujours empochée par vos accolites des ong et société civile en vue de bien préparer la guérre?

      • Mahuragiza Léonard

        Je suis indigné par l’idée même de laisser un criminels continuer à massacrer une partie du peuple bdais! Certes, Filip a donné son point de vue, mais je le trouve dégoutante! Je suis SINDUMUJA

      • Bakari

        @BARANYIKWA Epipode
        « c’est déplorable qu’un Professeur d’université puisse faire une analyse aussi érronée que partisanne! »
        Siwe wamuhaye!
        Siwe wahamushize!

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