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Économie

Gitega : suspendu pour avoir parlé à Iwacu

Le torchon continue de brûler entre la direction de l’usine Budeca s.a et les 25 travailleurs transférés dans cette usine après la privatisation de l’ex-Sodeco (Société de déparchage et conditionnement du café). Le représentant de ces travailleurs vient d’écoper d’une suspension indéterminée pour avoir donné des informations au journal Iwacu.

Ancienne SODECO Songa aujourd'hui BUDECA ©Iwacu

Ancienne SODECO Songa aujourd’hui BUDECA ©Iwacu

Depuis ce mercredi 24 septembre 2014, Venant Nimubona, représentant du personnel de l’Usine Budeca (Burundi Déparchage Café) dans le conseil d’entreprise est suspendu de ses fonctions. La cause étant les informations qu’il a données, le 14 septembre dernier, au Groupe de presse Iwacu. Il expliquait le climat malsain qui règne dans cette usine depuis la privatisation de l’ex-Sodeco.

Dans sa lettre de suspension du lundi 22 septembre, la direction générale de Budeca s.a estime que Venant Nimubona a commis une faute lourde et que les informations qu’il a données portent préjudice à l’entreprise. Elle lui a alors donné deux jours pour s’expliquer. «Le fait que vous soyez représentant du personnel au Conseil d’entreprise ne vous donne pas le droit de diffuser ce genre d’information dans la presse. Loin de là», écrit la direction à Venant Nimubona.

Ce dernier trouve cette décision illégale. D’après lui, on ne peut pas parler dans une même lettre de demande d’explication et de suspension. De surcroît, indique-t-il, la liberté d’expression est consacrée par la Constitution du Burundi. De plus, il indique qu’il a parlé au nom de tous les travailleurs et non pas en son nom propre. Les propos que confirment ses collègues. «C’est nous qui l’avons mandaté. S’il fallait écrire des lettres, il fallait le faire pour nous tous.» Finalement, il a décidé de s’expliquer de peur que ses autres collègues n’aient des ennuis. «Ma suspension est liée au 5% du capital de la société que nous avons acheté au gouvernement.»

Un climat malsain qui dure depuis deux ans

Comme l’indiquent ces travailleurs, le conflit est né quand les 25 employés qui étaient restés après la privatisation de la Sodeco ont décidé de racheter à 100 mille dollars américains les 5% que possédait le gouvernement burundais dans cette société. «Cela n’a jamais plu à notre directrice vu les correspondances qu’elle envoyait au ministère de la Bonne Gouvernance.» D’après eux, la directrice Claudine Masozera a commencé à les insulter avec des mots dénigrants. «Elle nous disait que nous sommes des orphelins de l’Etat, des fainéants, etc.» Et d’ajouter que Claudine Masozera a même refusé d’effectuer le virement permanent à la banque qui leur a fait crédit.

Comme ils l’ont toujours clamé, ils demandent de rencontrer l’actionnaire principal et le ministre de la Bonne Gouvernance pour trouver une solution. «La directrice n’a jamais voulu faire ça. Après tout, nous sommes nous aussi des actionnaires.» Iwacu a voulu joindre la directrice mais son téléphone portable ne passe pas.

  18   Vos commentaires
  1. minago

    reka naje ngire ico mvuze kuko mbona beshi bari biyamamuye ariko nuko beshi bapfa kuvuga batazi nivyariyo la société budeca siyurya mugore canke y’abanyarwnda niy’abazungu b’abanyaburaya uwo mudamu n’umukozi yahawe akazi n’amasociét akomeye yahoze agura ikawa muburndi muyuma aho reta igurishirije iyo SODECO barayigua ariko uravye igiciro bayiguzeko abahinga sinzi ico babivuzeko cankebobivugako kuko jewe ndayizi kuko narahagiye nkiciga mubijanye nivyigwa twarimwo yari USINE DE STANDARD INTERNATIONAL uravye son equipement . uwo mudamu nawe rero ubwambere yahora akora muri société yitwa BUCAFE nahonyene yari directrice kandi niyo Bucafe siy’abarundi ariko jewe sindiko ndanka amasociété étrangère kuko akora vyiza uravye n’abarundi bahaye ubuzi muri bucafe ntibari bake kandi bucafe niyo bizaniye bonyene ico niciza. Urumva muvuga canke mureka birazwi ko hari abarundi bafise compétence z’ugutwara naneza wanashaka iyo BUDECA ariko si ses patrons ariwe bashimye ntimushobora kumenya ico bamushimye ariko jewe ico ndamuziko nuko ashobora kuba afise ubushobozi bubayabaye uravye inyifto yiwe y’ukugaya abakozi batobato kandi ari ses colégues wenyene ntaco yakwishoboza kandi uku mutamuronka kwiterefone niko yimereye ntakunda kuvugana nabantu vyerekana ko afise ico anyegeza mubijanye ubushobozi bwiwe.

  2. Peter

    « Iwacu a voulu joindre la directrice mais son téléphone portable ne passe pas». Là vous exagérez quand même. Pourriez-vous envoyer un journaliste à son bureau à Gitega ?? Si elle refuse de vous recevoir, là on dira que vous n’avez pas de parti pris. Un téléphone peut refuser de passer pour différentes raisons, indépendantes de sa volonté.

  3. Burundi

    Iyigeze kure ntakitayikora munda.

    • Kogoma

      We sha Burundi, reka kwonona ikirundi. Si uko bawuca: bavuga bati « Iyigeze kure ntayitayigera ihembe ».
      Iyo inka yabaye ibuguma n’izahora ziyitinya zica ziyubahuka zigatangura kuyitera amahembe. Ni umugani ukomeye cane

  4. Kuki

    Il faut renvoyer cette rwandaise chez elle dans une periode ne depassant pas 24 heures sinon ca serait la colonisation du burundi par une petite rwandaise qui se considere comme une reine!

  5. Jamahaar

    C’ette brave dame, juste a cause de son pognon, se croit en pays conquis.C’est de l’intimidation pour leur faire peur.La legislation burundaise et les conventions collectives du BIT en matiere de protection des droits des travailleurs et des salalies sont claires et sans embiguite.Si elle ne sursoit pas cette mesure illegal, il leur conseiller de prendre un avocat et saisir le tribunal du Travail.Le droit est de leur cote.

  6. kimeneke

    sifise icomvuga mwahejeje vyose nimwinwere izo nzoga nyene ivyo igihugu heba carapfuye hasigaye kugihamba

  7. Nivyo

    Revoltant! Cette rwandaise !

  8. antiDDisme

    Ivyo vyose ni ukubera ba nsumirinda,ndikunda. Uwo munyarwanda akora ivyo ashaka kuko ariha menshi muri présidence de la REPUBLIQUE et du cndd fdd.

  9. Gihugu

    Ils vont vous envoyer des cadavres ces braves !Usine nkiyo statégique ihabwa umunyarwnda gute? Ariko nta kundi none ko Abarundi atakindi tuzi atari akarimi, kunigana no kunwa za biyeri.
    Nimba yatanze ibihumbi vy’igiturire kandi nta nkeka, mureke abajegeze.
    Intwaro mbi ni ishano mu gihugu.

  10. KABADUGARITSE

    Une pétition pour demander que cette rwandaise rentre chez elle. Avec son mari s’il le faut.-

    • CARAZIWE

      @KABADUGARITSE,

      Nous sommes membre de la East African Community, espèce de xénophobe…! Si tu as les compétences qu’il faut, j’en doute, tu peux aussi aller bosser au Rwanda, Kenya, Uganda et Tanzanie…et ainsi tu laisseras de côté la xénophobie…!

  11. Sick

    Vice de forme!!!

  12. Sick

    UNE SUSPENSION INDETERMINEE EST UN LICENCIEMENT: ELLE NE PEUT JAMAIS INTERVENIR SANS EXPLICATION PREALABLE!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Je conseillerai au journaliste qui a contacté Venant NIMUBONA de lui dire de saisir l’Inspection générale du travail ou directement le Tribunal du Travail car en vertu de l’OM No 110/59 du 30 Avril 1971(Page 140 du Code du Travail) specialement dans son Article premier, il est exigé a tout employeur qui veut licencier un représentant du personnel au conseil d’Entreprise de requérir d’abord l’autorisation de l’Inspection générale du travail …

  13. RUKUNDO DEO

    C’est indignant…Le trvailleur n’a plus aucun droit dans cette entreprise…..!!!! Quel pays…?

    • KABADUGARITSE

      C’est pas grave. On va renvoyer la brave rwandaise chez Kagame son parrain.

  14. Patriot

    N’est ce pas revoltant? Une etrangere qui fait ca a un citoyen burundais? Ivyo nivyo bitera ingorane ata numwe ategura!

    • Mututsi

      Urugo rutagira umugabo ntakitarukengera.
      Abarundi ni mwigumye, kuko ruritaha kandi nimwe mwungururiye uwariwe wese mukwitorera ababatwara.
      Desole, iyo uyo munyarwandakazi abaso…… mumaso

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