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Culture

Gitega : l’American Corner a soufflé sa première bougie

19-12-2014

Logé au Centre Culturel de Gitega, l’American Corner Martin Luther King a célébré son premier anniversaire, ce 15 décembre, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burundi.

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi à Gitega à l’occasion  du premier anniversaire de l’American Corner de Gitega. Mme  Liberi et le Coordinateur du Centre Culturel de Gitega, Antoine Kaburahe, écoutent les hymnes des deux pays  admirablement chantés par la Chorale de l’Institut de Musicologie de Gitega ©Iwacu

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Burundi à Gitega à l’occasion du premier anniversaire de l’American Corner de Gitega. Mme Liberi et le Coordinateur du Centre Culturel de Gitega, Antoine Kaburahe, écoutent les hymnes des deux pays admirablement chantés par la Chorale de l’Institut de Musicologie de Gitega ©Iwacu

Les cérémonies ont débuté par le Star–Spangled Banner (hymne national américain) et Burundi Bwacu merveilleusement interprétés par l’Institut de musicologie de Gitega. La chorale dirigée par Mgr Justin Baransananikiye a impressionné l’assistance par sa virtuosité.

Avant une visite guidée de l’American Corner dédié à Martin Luther King, le Coordonateur du Centre Culturel de Gitega, Antoine Kaburahe, a invité l’ambassadeur Liberi à dévoiler le buste de Martin Luther King. L’ouvre du célèbre militant des droits de l’Homme a été exécuté par Stany Misigaro, un jeune étudiant de l’Ecole d’ Art de Gitega qui compte déjà son actif les bustes du président Ndadaye qui orne la place des « Martyrs de la démocratie » ainsi la statue du Prince Louis Rwagasore de la place de l’Indépendance. L’Ambassadeur américain a félicité l’artiste pour son travail remarquable.

Au cours de la visite guidée du l’American Corner, Madame Liberi a pu se rendre compte de l’importance de cet espace qui draine de centaines de jeunes tous les jours.
Les artistes de Gitega ont profité également de cette journée pour exposer leurs objets d’art dans les jardins du Centre Culturel.

C’est dans l’Espace Canjo que la fête proprement dite va se dérouler : danses, chansons et poèmes en anglais vont rivaliser. Ce sera aussi l’occasion de primer trois poèmes sélectionnés lors du Concours « Martin Luther King Prize poetry 2014 ».

« Un lieu de culture, un lieu de rencontre. »

L’ambassadeur Liberi avec Antoine Kaburahe devant le buste de Martin Luther King ©Iwacu

L’ambassadeur Liberi avec Antoine Kaburahe devant le buste de Martin Luther King ©Iwacu

Pour Antoine Kaburahe, coordinateur du Centre Culturel de Gitega, cette célébration d’une année de travail est le signe éloquent de la réussite de l’American Corner Martin Luther King. D’après lui, « une année ce n’est pas long, mais le plus grand voyage commence par le premier pas. » Il a souligné que cet espace est un « lieu de culture, un lieu dynamique, un lieu de rencontre. » Il en profitera pour présenter un dessin de l’artiste Clovis Ngoy qui a représenté sur le mur du Centre Culturel le vieux Antime Baranshakaje. Antoine Kaburahe a indiqué qu’il a voulu « honorer de son vivant », le gardien des tambours de Gishora.

A la jeunesse de Gitega M. Kaburahe a rappelé que « le développement passe par la découverte de l’autre culture, la lecture. Notre American Corner donne aux jeunes l’occasion de s’ouvrir, de découvrir le monde à travers les livres, de voyager par la lecture grâce aux nouvelles technologies de l’information avec l’internet gratuit », a insisté le journaliste-écrivain.

Le centre le plus dynamique selon l’ambassadeur

L’ambassadeur Liberi pour sa part a félicité l’American Corner de Gitega qui, selon elle, est le plus dynamique de leur réseau des quatre espaces américains : le Centre de ressources d’informations de leur ambassade, l’American Corner Rosa Park au campus de l’université de Kamenge et American corner de Kinindo.

« Grace à ces espaces nous sommes chanceux d’être capables d’interagir avec des milliers de Burundais chaque mois. Ces centres sont un symbole actif de notre engagement pour le développement pour les jeunes du Burundi en particulier afin de les aider à créer de nouvelles possibilités », a déclaré Dawn Liberi.

Pour madame l’ambassadeur, l’internet offre des opportunités presque illimitées d’instruction et de connaissances. Elle a indiqué que grâce à ces centres, son gouvernement s’efforce d’offrir les mêmes chances d’accéder aux connaissances disponibles aux jeunes, indépendamment de l’endroit où ils vivent.
« Grâce à l’internet, un jeune d’ici a le même accès à l’information qu’un étudiant résidant dans l’Etat de l’Arizona, ou de ma ville natale de New York City », a encore souligné Madame l’Ambassadeur.

Les jeunes invités à diffuser les valeurs de Luther King

Sur un mur du Centre Culturel ,  Clovis Ngoy, un jeune artiste  peint  Antime, le gardien de la mémoire des tambours de Gishora. "J'ai voulu rendre hommage au vieux Mutimbo de son vivant » explique Antoine Kaburahe ©Iwacu

Sur un mur du Centre Culturel , Clovis Ngoy, un jeune artiste peint Antime, le gardien de la mémoire des tambours de Gishora. « J’ai voulu rendre hommage au vieux Mutimbo de son vivant » explique Antoine Kaburahe ©Iwacu

Le porte-parole du ministère de la Jeunesse, Sport et de la Culture n’a pas manqué de féliciter les responsables de l’American Corner Martin Luther King pour leur travail et le pas déjà franchi. Elle a invité les jeunes qui fréquentent ces espaces à diffuser les valeurs de paix et de cohésion sociale chères à Martin Luther King.
Le centre American Corner Martin Luther King est très actif. Dans une année, il a déjà accueilli plus de 18 000 visiteurs et parrainé plus de 130 programmes. Les visiteurs ont accès aux livres et magazines en anglais, l’internet gratuit, une bibliothèque numérique et des milliers de bases de données américaines.

A l’American Corner, les jeunes peuvent regarder des films, participer à des tables de discussion pour pratiquer leur anglais. Ils assistent également entre autres à des webinaires avec les professeurs d’’anglais de Washington, reçoivent des informations sur les universités américaines…

Gitega capitale de la culture

Le ministre de la Culture avec Antoine Kaburahe lors de la soirée ©Iwacu

Le ministre de la Culture avec Antoine Kaburahe lors de la soirée ©Iwacu

Samedi dernier, Gitega a vécu un week-end culturel très chargé. Dans l’espace Canjo, plus de 600 personnes ont assisté à la veillée culturelle animée par le Club Intatana, le groupe Abararwakaranga, l’orchestre Shigayoni,etc. Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Rukenkanya qui a rehaussé de sa présence cette veillée culturelle a salué le travail remarquable du Centre Culturel de Gitega. Il a aussi rendu un hommage appuyé au Coordinateur de cet espace, Antoine Kaburahe, pour son engagement dans la promotion de la culture. La veillée culturelle avec ses différents chants et danses était un mélange de la tradition et de la modernité. Les spectateurs ont eu le plaisir d’admirer également les tableaux qui ornent l’espace Canjo. Ce sont des œuvres de Clovis Ngoy un jeune artiste très talentueux.

  6   Vos commentaires
  1. Bosco Nahimana

    Toutes mes félicitations au grand Antoine Kaburahe et à tous ses collaborateurs. Un exemple à suivre!

  2. duciryaninukuri

    Burya Antoine n’umurimiro? Turanyaye ejo niyegera politique twomugira perezida bahu!!!
    Mugabo muri nord batatwinuvye.

  3. Ignace NIYONZIMA

    Toutes mes félicitations cher Antoine, c’est vraiment un travail très remarquable, je demande à ta rédaction de te mettre dans les 50 personnalités qui font avancer le pays pour la prochaine publication

  4. murimiro

    Mon frère Antoine, ndakwemera jewe Murimiro! Ego basi!

    • Biso na biso

      @murimiro
      Nanje nkemerana n’uwo wundi murimiro w’i Makebuko Dorufu Rukenkanya!!!!

      • Kazi

        Dorufu namwemera na jewe, co kimwe na Jean Jacques, uwundi murimiro w’iwacu. Ariko bagiye mu mugambwe w’abagabo utagira umushingantahe n’umwe. Nabo baca bacika abagabo. Ni agahombo ku barimiro.

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