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Intempéries

Gitaza, le spectre de Gatunguru

30-03-2015

Le bilan provisoire des pluies torrentielles qui se sont abattues, ce dimanche 29 mars, sur la zone de Gitaza, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, fait état notamment de plus de 16 personnes portées disparues.

La rivière Nyaruhongoka a débordée de son lit emportant tout sur son passage ©Iwacu

La rivière Nyaruhongoka a débordée de son lit emportant tout sur son passage ©Iwacu

C’est le deuil à Gitaza, en commune Muhuta dans Bujumbura rural. Parmi les victimes de cette catastrophe, il y a 12 personnes qui étaient en pleine prière dans une église et 4 autres qui étaient dans des ménages. La rivière Nyaruhongoka a débordé de son lit emportant tout sur son passage. Quelques montagnes se sont littéralement affaissées provoquant des éboulements et des inondations. Les chefs de colline tentent de dresser un bilan, en vain. «Plusieurs maisons ont été emportées, il ne reste que des fondations », déplore un de ces chefs de colline. Plusieurs familles sont dans un dénuement total, elles n’ont rien récupéré.

Même l’école fondamentale de Rutunga a été emportée par ces eaux en furie. Des bancs pupitres ont été vus, ce matin, flottant sur le lac Tanganyika. Tous les ponts nouvellement construits entre la localité de Mwambuko à Gitaza, dans la commune Muhuta, jusqu’à la frontière de la commune Bugarama, se sont écroulés.
Et comme conséquence, une vingtaine de véhicules, dont des minibus de transport en commun, se trouvant sur ce tronçon sont restés embourbés. Des engins pour travaux routiers tentaient, ce matin, de dégager cet axe menant vers Rumonge.
Mais entre temps les piroguiers des environs sont en train de faire des affaires. De Magara à Gitaza via Nyaruhongoka, il faut payer une somme comprise entre 2000 et 5000 Fbu pour ce transport lacustre improvisé. Quelques jeunes gens proposent aussi aux passants de nettoyer leurs chaussures pleines de boue moyennant une somme variant entre 200 et 500 Fbu.

Plusieurs autorités, dont le président de la République, le ministre de l’Environnement, celui de l’Energie et des Mines, celle du Commerce ainsi que celle de l’Agriculture et de l’Elevage se sont rendus sur les lieux. La population est dans la désolation.

  11   Vos commentaires
  1. avatar Jereve

    Les forces de la nature peuvent être dangereuses, même quand on prend des précautions adéquates. Peut-être faut-il mettre sur pied un système d’alerte, jusqu’au niveau local, pour informer la population d’un danger imminent (fortes pluies torrentielles, vents violents, glissement de terrains…). Cela ne devait pas être compliqué puisque la majorité des burundais ont un téléphone portable. Un petit sms du genre « muragabe hari imvura nyinshi ku mutumba iwanyu » pourrait sauver des vies.

  2. avatar GAKWAVU

    Murabe , abapatiri, abasenyeri hamwe n’abakristu igituma amabi yose (mu myaka ya vuba)ashika ku musi w’imana.

  3. avatar Butisi

    Birateye agahinda. Turakwiye kuraba ico twofasha.
    Nayo abo ‘batware’ sinzi ico bari bagite gukora yo. Ko ataco bafashije abanyagatunguru? Gushika ubu nta n’ibarabara babafashije guca!!!!!!!!

  4. avatar Abi

    En parlant de ce transport lacustre, il est tout de meme etonnant de voir que le Burundi ne developpe ou n’encourage pas cette forme de transport sur le Tanganyika. Ce serait une belle alternative, surtout dans des moments comme celui-ci
    Le ministere de transport et celui des travaux publics devraient se concerter pour voir comment construire quelques quais pour des bateaux reserves au transport en commun.

    • avatar Baobab

      @Abi
      « En parlant de ce transport lacustre, il est tout de meme etonnant de voir que le Burundi ne developpe ou n’encourage pas cette forme de transport sur le Tanganyika. »
      Peut-être que le bateau coûte un peu plus cher qu’un coaster! Plutôt peut-être qu’un coaster va plus vite qu’un bateau, car ici aussi la notion de temps entrée dans les moers! Ou encore peut-être que c’est à cause des 2 raisons!
      Une chose est sure, si ce business était accessible et intéressant, en investissement et en rentabilité, il y aurait déjà longtemps des dizaines de candidats!

      • avatar Abi

        @Baobab
        Peut etre tu as raison…Mais je pense qu’il ne faut pas oublier d’explorer la faisabilite d’un tel projet. Quant a la notion du temps, le bateau irait plus vite (je ne parle pas de pirogue mais de bateau a moteur), car pas besoin de tournant comme on en connais sur la route Bujumbura-Rumonge.

        Les investissements maquent a cause de la fermeture d’esprit de nos dirigeants. Le transport sur le lac est investissement a long terme….Tu sais que nous autres burundais aimons copier les projets des autres. Il suffit que quelqu’un commence pour que ces dizaines dont tu parles s’y mettent aussi.

        Une autre tare chez nous burundais c’est de toujours parler des problemes – ici je ne fais que proposer une solutions parmi tant d’autres. Il faut en debattre avec lucidite au lieu de dire simplement que cela n’est pas possible. Pourqoui serait-ce impossible alors que partout dans le monde ce type de transport existe?

      • avatar Abi

        J’ai juste une petite question: quelles solutions propose tu, pour ta part? (surtout si on pense que les catastrophes de cet ampleur risquent de se repeter, etant donne la precarite de cette zone touchee)

        • avatar Baobab

          @Abi
          « J’ai juste une petite question: quelles solutions propose tu, pour ta part? »
          Franchement je n’ai pas de solution car je ne me suis jamais posé cette question; et puis, il y en a qui sont payés pour nous trouver des solutions, non? Mais lorsque je me ballade dans cette région que je connais très bien d’ailleurs, ce qui me frappe c’est la façon dont les collines sont devenues dénudées; il est vrai que j’y vais souvent en période sèche! Je n’ai pas de connaissances en agronomie, mais, si on avait un peu plus d’arbres sur ces collines peut-être que les terrains tiendraient un peu mieux lors qu’ils sont gorgés d’eau comme c’était le cas ce jour–là. Cela me rappelle d’ailleurs la célèbre chanson de l’époque chez nos voisins du nord: « Ter’ibiti »(Plantez des arbres!)! Mais ça c’est la parole d’un profane dans le domaine!

      • avatar mandela

        goma et bukavu sont deux villes qui sont reliees par le lac kivu. des bateaux gros et petits transporteurs y font des navettes. ces bateux sont fabriques a bukavu et uvira. aba fise amahera barashobora kuzigura. moi j’ai souvent voyage avec. ils sont tres confortables.

        • avatar Abi

          C’est effectivement de ce type de navires que les congolais fabriquent et dont le know how pourrait aider les burundais. Nous n’avons pas a reinventer la bicyclette…

  5. avatar Abi

    Mes condoleances aux familles eprouvees!!!

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