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Politique

Filip Reyntjens : «On sent une tentative d’injection de l’ethnicité dans le discours politique au Burundi»

Invité sur RFI, Filip Reyntjens, constitutionnaliste et politologue belge, président du Centre d’études de la région des Grands Lacs à l’Université d’Anvers, répond aux questions de François Mazet sur les demandes pressantes de la reconnaissance du « génocide hutu » en 1972.

Pouvez-vous nous rappeler ce qui s’est passé en avril 1972 au Burundi ?

Filip ReytjensIl y a eu une attaque d’envergure assez limitée des rebelles Hutu qui venaient essentiellement du Congo et plusieurs milliers des Tutsi essentiellement des fonctionnaires de l’administration locale et du Parquet ont été tués à cette occasion. Ensuite l’armée burundaise et la jeunesse du parti unique, Uprona, ont réagi par une répression féroce qui a fait entre 100 et 300 mille victimes et quasiment toute l’élite Hutu a été décimée fin avril 1972. C’est un moment extrêmement important dans l’histoire du Burundi et d’ailleurs ces événements on les appelle « Ikiza », le fléau.

Ces nouvelles demandes de reconnaissance d’un génocide des Hutu dans le contexte actuel, ce n’est pas fortuit ?
Ce n’est pas tout à fait fortuit dans ce sens qu’on sent une tentative d’injection de l’ethnicité dans le discours politique au Burundi aujourd’hui. Seulement il faut le dire, ces tentatives ne semblent pas marcher. Je veux dire par là que les Burundais ne semblent pas accueillir favorablement ce type de discours. Ils ne marchent pas sur cette voie-là. C’est le fruit d’une ingénierie institutionnelle qui a été extrêmement performante depuis l’Accord d’Arusha en août 2000.

Vous voulez dire que la transition et les nouvelles institutions ont permis peut-être de faire cicatriser la plaie ouverte en 1972 ?

Je ne sais pas si la plaie est cicatrisée. Je ne le pense pas mais il faut dire que le Burundi a su gérer un contentieux ethnique dont l’exploitation, qui avait coûté des centaines et des centaines des milliers de morts, avait été jugulé de façon efficace grâce à cette ingénierie constitutionnelle qui a fait, on le voit, depuis le début de la crise, il y a un an, que le conflit au Burundi est un conflit politique et non pas un conflit ethnique. Ceux qui se sont opposés au troisième mandat de Nkurunziza sont des Hutu et des Tutsi et ceux qui l’ont soutenu sont des Hutu et des Tutsi.

Pour vous les tentatives d’instrumentaliser qui sont faites des évènements de 1972 dans le cadre actuel ne fonctionnent pas ?
Elles ne fonctionnent pas encore. Il faut être prudent tout comme on a pu juguler le fait ethnique, on peut également le ressusciter. C’est un processus qui est toujours en cours et c’est une pacification qui reste somme toute assez fragile.

Est-ce que, selon vous, avec ces commémorations, les autorités ne cherchent pas à dénoncer ce qui est, selon elles, un deux poids deux mesures de la Communauté internationale vis-à-vis du Burundi et du Rwanda, les Burundais estimant qu’on est très magnanime avec les Rwandais ?

Tout à fait, je pense que c’est un sentiment très compréhensible, le régime rwandais est autoritaire, dictatorial, prétend évidemment que l’ethnicité n’existe pas, donc pratique une politique d’amnésie ethnique. Mais en réalité il s’agit d’une petite élite tutsi qui est au pouvoir au Rwanda.

Et donc il est vrai que la communauté internationale tolère beaucoup plus l’autoritarisme au Rwanda qu’au Burundi. Ça c’est incontestable. C’est dû notamment au crédit génocide dont bénéficie le régime rwandais, le sentiment de culpabilité de la communauté internationale pour n’avoir rien fait en 1994 au moment du génocide mais également la participation du Rwanda dans des opérations onusiennes et de l’Union africaine de maintien de la paix, une économie qui fonctionne assez bien… Donc tout cela explique pourquoi la tolérance par rapport au Rwanda est plus grande qu’au Burundi. Ce sentiment qui correspond à une réalité de deux poids deux mesures est tout à fait réel.

Une Commission Vérité et Réconciliation chargée de qualifier tous les crimes commis au Burundi depuis l’indépendance a finalement été mise en place cette année. Elle est présidée par un ecclésiastique. Est-ce qu’elle a les moyens de remplir sa mission dans le contexte actuel ?

Je ne le crois pas. Je pense qu’il faut, par exemple, au minimum une certaine liberté de parole au Burundi aujourd’hui. Il y avait une société civile très active, une presse diversifiée….Mais tout cela a été remis en cause, surtout depuis la tentative du coup d’Etat de mai 2015. Tout cet espace de liberté a été malheureusement fermé et refermé. Il me paraît extrêmement difficile de faire un véritable travail de vérité sachant en plus que tout le monde a du sang sur les mains.

Parmi ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, il y en a qui si l’on dit la vérité, devront être reconnus coupables de certains crimes notamment des crimes contre l’humanité et peut être des crimes de guerre. Mais il y en a également au sein de l’opposition qui devraient craindre la vérité qui pourrait sortir de cette Commission Vérité et Réconciliation.

  54   Vos commentaires
  1. Concorde

    Je peux dire que personne n’a compris ce que les militaires zaïrois étaient venus faire, si ce n’est que Moboutou voulais rendre la politesse à Micombero qui lui avait envoyé des troupes pour l’aider à chasser les rebelles du katanga.
    Dans tous les cas Micombero n’a jamais sollicité d’aide, puisqu’il n’y a jamais eu de vrai combats. Juste quelques petits accrochages comme celui qui s’est passé à Makamba sur la route qui va à Bururi entre les hommes du capitaine Mbunde et une meute de rebelles qui arrivaient de Mabanda où ils avaient passé la nuit à incendier les maisons.
    Les zaïrois eux, à Bujumbura n’ont fait que boire la bière et coucher avec les prostitués. Ils ne sont intervenu nul part.

    • Fofo

      Concorde, il ne faut pas mentir les gens! C’est comme ça que vous ensorceliez les jeunes par une histoire erronée!
      La première intervention des forces zaïroises sont intervenues au Burundi le 04 mai 1972 avec comme la protection de l’aéroport et du palais présidentiel! Elles sont reparties le 12 mai 1972. Oui ou non?
      La deuxième intervention fut le 30 mai 1972 quand Kinshasa a envoyé une compagnie de forces armées zaïroises au Burundi à la demande du Président Micombero. Tout ça pour tromper la communauté internationale de ce qui s’est passé réellement sur terrain! En tout cela Mobutu en était complice pour ne pas dire coplanificateur!

  2. Leopold Hakizimana

    C’est vraiment une honte pour certains propos de ce professeur,Belge Filip Reyntjens. La rébellion hutue de 1972 est née de la stratégie du pouvoir Micombero définie par trois étape; PROVOCATION, RÉACTION ET REPRESSION. Comme disait l’autre professeur. un être humain provoqué finit par réagir ou par se rebeller La rébellion hutue était organisée en Tanzanie, pas au Congo, mais téléguidée par Bujumbura de Micombero. Cette rebellion n’avait d’armes sauf quelques gourdins et machettes face une armée nationale bien équipée. Elle comptait sur les fétiches pour se prémunir des barres. Le Mot MULELE et le CONGO ont été inventé par le pouvoir Micombero afin de solliciter l’aide du Congo de Mobutu. Ce que Micombero a réussi d’ailleurs. Ceux qui avaient mon âge, rappelez-vous de ces avions congolais dans les airs du Burundi à la recherche en vain des Mai Mulele? Souvenez-vous de ce papier collé par les bourreaux sur les cadavres de hutu? Je suis désolé pour ce Filip Reyntjens, supposément être un chercheur, mais qui se contente, par paresse ou par ignorance de reproduire l les versions du gouvernement de l’époque. Cette rébellion était composée par les natifs du Sud, prochent de la Tanzanie. Sa préparation était connue par les gens du sud. Selon certaines langues, elle était même financée par le pouvoir afin d’appliquer la solution finale: le Génocide des Hutus. Oui les tutsi sont morts. La plupart ont été sacrififée pour la bonne cause de Micombero: exterminer l’élite hutue.

    • Theus Nahaga

      @Leopold Hakizimana
      On a connu 1972. Que le régime Micombero a commis de graves crimes en massacrant des Hutus qui n’avaient rien à voir avec les massacres des Tutsi dans le sud et le long du Tanganyika, cela est une evidence que personne ne peut renier. Mais de là à dire le régime Micombero ait téleguidé les Massacres des Tutsis relève de la pure propagande inadmissible.
      Vous dites que le régime Micombero travailler dans la provocation des Hutus ma question est la suivante: en quoi cette provocation du régime Micombero justifie les massacre des gens qui n’avaient rien à voir avec Micombero? Vous ne pouvez pas croire que parce que ces gens étaient des Tutsi, ils devaient alors répondre de la mauvaise gouvernance de Micombero.

      N.B Cette rébellion (que je ne qualifierai jamais rébellion hutue quoiqu’elle se prétendait ainsi), cette rébellion avec ses machettes et ses gourdins comme vous le dites a tué beaucoup de gens et proclamma sa république de Martyazo avec son drapeau que l’on sait. Il fallait l’arrêter et la détruire. Ce n’était pas une rébellion hutue, c’était un ramassi d’illuminés anti-tutsis et qui n’avaient rien à voir avec les Hutus.

  3. dester

    La meilleure solution pour regler le problème hutu/tutsi serait de faire déplacer tout les hutus au Burundi et les tutsis en Rwanda. Je vous assure qu’en fesant celà le Burundi va connaitre un développement sans précédent. Nous pourrions devenir Botswana 2. Nul n’ignore qu’économiquement parlant, sur le plan des infrastructures, de l’urbanisation, de la paix et de l’IDH, les pays bantous sont les meilleurs sur le continent. De dar es salaam à Maputo en passant par Harare, Windhoek,Gaborone , Lusaka ou Blanthyre,Kinshasa, Brazzaville ou Libreville, sans oublié Douala, Nairobi ou Luanda, l’emirat de guinée equatoriale avec ces grandes villes de Malabo, Oyala et Bata, les bantous ne decouvrent pas la modernité mais ils y sont depuis des lustres. N’est t’il pas la raison pour laquel 80 % des personnes non africain vivant en afrique sub sahelienne preferent vivre dans ces pays reconnus comme ilots de paix. Nous savons tous que le Rwanda a connu un développement sans précédent mais le Rwanda reste un poucet en matière de développement devant les pays bantous, c’est un nourisson qui se cherche et devrait se calmer et aprendre a respecter ces ainés

  4. ndc

    Je demande à IWACU de reposter l’article où ce même Philip Reyntens affirmait que Pierre NKURUNZIZA est en droit de se représenter pour le 3ème mandat. C’est étonnant de voir que ce sont ces mêmes Belges qui racontent du n’importe quoi après avoir mesuré les nez et semé la haine ethnique dans notre pays.

  5. Unite

    L’ Afrique a été le milieu d’étude depuis longtemps. En Anthropologie on distingue deux choses: « Eux » pour signifier les gens qui semblent defferents de ceux qui font l’étude, qui vivent dans les milieux reculés et de culture différente, donc les natives. et « Nous » pour signifier les anthropologistes qui font les recherches sur les natives. En lisant le titre de ce professeur, »président du centre des études de la région de grand lacs a l’université d’ Anvers », je vois que l’Afrique en général et la région de grand lacs en particulier continuent d’être les laboratoires des universités occidentales. En tant que président de ce département ou faculté ce professeur doit montrer son employeur (université) qu’il assume bien ses fonctions. Donc il doit donner ses propos sur la situation politique de la région des grand lacs pour maintenir son département. Kuberiki hatari amafacultes nkayo muri za kaminuza zo muri afrique ziga agace kamwe gusa kumugabane w’iburaya? Ubushakashatsi nyabaki bakigira muri kano karere batazi? Ni bareke kutugira ama laboratoires yabo kuko twese turabantu nkabo.

  6. Ntahitangiye

    « Il me paraît extrêmement difficile de faire un véritable travail de vérité sachant en plus que tout le monde a du sang sur les mains. »
    Chers Belges et journalistes d’Iwacu,
    Faisons quand même quelque chose pour construire et non pour détruire ou distraire.
    1) Si je prends le cas de 1972, tous les Burundais qui ont 50 ans (6 ans au moment des faits) n’ont pas le sang sur leurs mains. Arrêtez votre globalisation.
    2) Les Burundais ne vont pas se dire la vérité sur les radios, la presse, l’internet ,à Arusha, etc. La blessure est dans les villages, dans les collines , dans les communes, dans les provinces c-à-dire dans tout le pays. Les Burundais vont se dire la vérité et se pardonner mutuellement depuis les villages et les collines. Vous dites qu’il n’y pas de liberté de la parole. Venez entendre comment les Burundais se parlent pendant les séances de dialogue intérieur.

  7. Micombero

    Iwacu commence à montrer qu’il n’est pas du tout neutre. Vous allez chercher la vérité en Belgique (Premier ennemi du peuple hutu). On se souviendra que la Belgique a toujours ecarté de ladmnistration et assassiné les hutus. En conclusion voilà le role du prix qui a été donné à Mr Kaburahe pour qu’il puisse difuser de fausses informations du Genocide préparé par des Tutsis contre Hutus de 1972

  8. Umurundi fils du royaume d'urundi

    « UN PEUPLE QUI NE CONNAIT PAS SON HISTOIRE EST VOUE A DISPARAITRE » Anton parks.

    Pour les jeunes qui veulent savoir la vérité sur l’origine des mots « hutu » et tutsi » qui sont le fond de commerce de politiciens burundais.

    Le royaume d’Urundi et l’Abolition du système clanique, par les allemands. par Augustin Nsengimana
    http://www.souffle-et-chemins.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=47&Itemid=2

    A méditer et bonne lecture.

  9. Kegis

    A mon avis les discours divisionnistes sont lancés et par les hutus et part les tutsi qui chantent toujours le génocide imaginaire. Il faut condamner les deux parties

  10. Kagabo

    Oh!! quelle honte à mon professeur dans son analyse grobale. Est ce qu’il peut nous donner des noms réelles des administrateurs et fonctionnaires Tutsi tués par ces rebels Hutu venant du Congo?? Juste, on lui demande de donner au moins dix noms??? Voilà comment les soi-disant spécialistes Berges ont fausses notre histoire.Quand il parles des milliers fonctionnaires et administrateurs tutsi, Est ce réellement en cette période le Burundi avait plus milles fonctionnaires et administrateurs??? un pire mensonges qui doit camoufler quelque chose qu’on ne connait pas. Une grande Honte!!!!

    • weka weka

      @kagabo
      spécialistes berges nukuri !!!

    • Concorde

      Si la cvr arrive à mettre à jour ce qui s’est vraiment passé, vous les jeunes vous serez étonnés j’en suis sûr. Il faut absolument que les témoins disent la vérité. Moi j’étais au sud, j’étais encore à l’école primaire, et je me rappelle de l’effervescence qui régnait à Makamba durant les quatre mois qui ont précédé ce maudit 29 avril. On entendait durant toutes les nuits des cris d’appel au secours, des tamtams partout, tout ceci pour que les gens s’y habituent et n’y fassent plus attention. Des noms? Zidona Isidore était commissaire d’arrondissement de Makamba, découpé à la machette, Dr Simbiyara chirurgien à l’hôpital de Bururi, on lui a ouvert le ventre avec un couteau…
      Le capitaine Misigaro, un hutu commandant du camp Nyanza-Lac, après avoir massacré tous ses hommes tutsi, a chassé et tué tout ce qui ressemblait à un tutsi à Nyanza -lac. Il a réussi à s’échapper on l’a revu en Tanzanie. Le commandant de Rumonge, tutsi, a été tué à la machette etc…
      Alors je demande à ceux qui y étaient comme moi, surtout aux hutu, de dire la vérité à la nouvelle génération, pour qu’elle ne continue pas à penser que les tutsi se sont levé un jour pour aller massacrer les hutu. Certes la répression a été féroce et dépassé les limites de l’insupportable, et des règlements de compte s’en sont mêlé, mais de grâce, ne le fêtes pas payer à une génération qui ne sait même pas ce qui s’est passé.

      • Bakari

        @Concorde
        « Zidona Isidore était commissaire d’arrondissement de Makamba, découpé à la machette, Dr Simbiyara chirurgien à l’hôpital de Bururi, on lui a ouvert le ventre avec un couteau… »

        Pour avoir de tels détails, vous devez avoir été un témoin oculaire ou acteur de ces faits! Surtout que vous ne donnez pas d’autres sources de ces infos! Pour quelqu’un qui était à l’école primaire à ce moment vous devriez avoir été traumatisé par ce que vous avez vu! Apparemment ce n’est pas le cas! Donc il y a des chances que vous soyez un dur à cuir!
        Par ailleurs je n’ai pas encore trouvé quelqu’un qui me cite 10 noms de personnes tutsis tuées lors de ces événements! Moi-même qui était ado à cette époque, je n’ai entendu parler que d’un directeur de l’école primaire catholique de Rumonge, d’un médecin de l’hôpital de Bururi, et du chauffeur ou garde corps du chef de l’Etat; un certain Kinyomvyi!
        Le reste des informations a toujours circulé sous-forme d’information vague ressemblant plus à des rumeurs qu’à des faits avérés! Par contre tout le temps que je me trouvais avec 2 ou 3 hutus, il y avait toujours quelqu’un qui avait perdu un membre de sa famille ou une connaissance!

        • Concorde

          Je pourrais t’en citer beaucoup d’autres noms, mais ici je n’ai donné qu’un exemple sur des personnes plus ou moins connus, je ne pense pas que ça t’intéresse de connaître les noms de mes oncles et leurs enfants fauchés à Nyanza-Lac…..attendons les résultats de la Cvr, et je peux t’assurer que les noms sortiront et qu’on ne sera pas loin des 50000 ou plus. Et puis j’aimerais entendre un témoignage d’un hutu qui était adulte, 20, 30 ans à l’époque, au lieu d’entendre tout le temps des histoires racontées par des jeunes qui n’étaient même pas nés ou trop petits pour s’en rappeller.

          • Fofo

            @Concorde, vous qui sont témoins oculaires, pourriez-vous nous dire comment a été l’intervention des militaires congolais! Mes parents nous disent qu’ils sont venus traquer les mulelistes mais arrivés sur terrain ils ont trouvé les militaires burundais entrain de massacrer les populations civiles (hutu). Eux comme ils ne savaient pas distinguer les hutus et tutsi ils ont massacré tout le monde sans distinction mais quand les tutsi ont appris qu’ils ont massacré les leurs, le Président Micobero les a rapatriés!

      • John

        Je peux temoigner que le commandant Misigaro, chef de la gendarmerie a Rumonge a l’epoque, a fait assassiner beaucoup de personnes, y compris parmi ses propres gendarmes.C’etait un symbole de l’extremisme.

      • Theus Nahaga

        @Concorde
        Vous avez tout à fait raison quand vous signalez les Tutsi qui ont été massacrés en 1972 parce qu’ils étaient tutsis. Vous avez aussi raison quand vous signalez que des gens comme le capitaine Misigaro qui furent les instigateurs de ces crimes et qui y participèrent. Tout cela est véridique nous l’avons vécu.
        Là où j’ai un problème c’ est quand vous vous laissez aller à la propagande qui veut que puisque le capitaine Misigaro était un Hutu, les crimes dont ils se rendit coupable sont imputable aux autres Hutus. C’est sous cette propagande que se cacha Micombero et son régime pour tuer des Hutus qui n’avaient rien à voir avec ces massacres des Tutsi que vous rappelez à juste titre. Cela est un amalgame et une propagande inacceptable. De même ceux qui nous parle de Tutsi ou Hima qui auraient organisé un génocide de Hutu. Vous ne pouvez pas vouloir excuser les massacres de Hutu de 1972 par des phrases genre « la repression fut féroce » comme personne ne peut vouloir porter les massacres des Tutsi de 1972 ou de 1993 par des banalité genre « la petite colère du peuples hutu ». Ces massacres furent des crimes auxquelles nous devons faire face sans faux-fuyants. Certains des criminelle de ces différentes époques sont connus d’autre sont identifiable. Ceux qui sont encore vivant devraient être jugés. Pour ceux qui sont morts, on devra le remettre à leur place de criminels dans l’histoire nationale et la mémoire collective.
        Au Burundi comme ailleurs, il y a eu des victimes qui le sont devenus par ce qu’ils étaient (Tutsi ou Hutu) mais comme partout au monde, les criminels n’appartiennent à aucun clan. les criminels le sont par choix qu’ils formulent parfois en une idéologie à la quelle ils adhère individuellement par choix, par cupidité, par manque de discernement, par paresse intellectuelle ou par la banale méchanceté..

  11. Fofo

    Cher Filip Reyntjens, j’approuve souvent vos analyses mais sur la question des soi-disant « rebelles Hutu qui venaient essentiellement du Congo » je désapprouve votre affirmation! Nul ne peut nier qu’il n’y a eu d’attaque des soi-disant rebelles hutus venu du Congo dans la quelle un certain nombre des tutsi ont été tués mais et cela nous appelle à nous poser des questions!! D’abord ces soi-disant rebelles hutu s’appellaient « Mulele » or Muleleles étaient des congolais et non des burundais! Une attaque qui intervient 8ans après la défaite de rébellion « Mai Mulele »? Mobutu les avait totalement matés et les congolais disent qu’il n’y avait plus de muleliste au Congo! Comment ils se sont-ils regroupés pour attaquer et massacrer la population d’un pays voisin??? Pour quelle raison et/ou quel but! Les hutu massacrés avaient-ils des liens avec ces soi-disant mulelistes? Je pense que le travail de la CVR ne sera pas facile pour en connaitre la VERITE! Quoi qu’il en soit, il faut que la vérité soit connue sinon nous risquons de transmettre les douleurs des tragedies que les burundais ont connues de génération en génération! Avec une nouvelle génération plus méchante que la précédence, ainsi de suite!

    • Meurlsaut

      @ Fofo! Pour ce Mr Fofo, les tutsi  »lessivés » en 1972 l’ont été par le fait des rebelles mulelistes venus du congo voisin! Comment alors expliques-tu que des rebelles étrangers ne connaissant rien des ethnies au Burundi ont su distinguer les tutsi des hutus pour massacrer les tutsi? Mr Fofo vos mensonges finiront par vous rattraper! ce n,est pas en mettant les crimes hutu sur les dos des rebelles mulelistes congolais que les hutus seront innocentés et justifiés dans leur barbarie.La vérité finira par apparaître.La répression excessive de 1972 à l’égard des hutus est la conséquence de la barbarie hutu burundais qui voulait rééditer la prétendue révolution hutu du Rwanda voisin en 1959.

      • Fofo

        @Meurlsaut, cher ami ne crois que je sois un hutu qui veux défendre son ethnie! Si l’on veut connaitre la vérité, il faut mettre nos sentiments à côte! En réalité, cette question relève de la géopolitique de notre région des grands lacs! Ce qui s’est passé en 1965 et 1972 est une suite logique de ce qui s’est passé au Congo depuis la mort de Patrice Lumumba jusqu’à la défaite de la Rébellion « des jeunes mulelistes ». Le congo a été victime de la guerre froide (guerre idéologique entre le communisme et le capitalisme) et le burundi est victime de la guerre de la rébellion « Mai Mulele » (qui était soutenue par la Russie et la Chine) contre l’armée congolaise ( qui était soutenue par les militaires belges et américains).

        • Meurlsaut

          @Fofo!  »ce qui s’est passé en 1965 et 1972…le Burundi est victime de la guerre de la rébellion  »Mai Mulele »Ce sont là tes propres mots!Fofo si tu affirmes que ce qui s’est passé au Burundi en 1965 et en 1972 est l’oeuvre de la rébellion muleliste venue du congo voisin alors aucun burundais(hutu ou tutsi) n’est coupable.Pathétique!

          • Fofo

            @Meurlsaut, Mon père qui fut militaire de l’armée belge connaissait bien l’histoire malheureusement la CVR vient au moment où il est déjà parti! En réalité, il n’y a jamais eu des vrais mulelistes qui ont attaqué le Burundi moins encore les tutsi! Par ailleurs comment les congolais pourraient-ils facilement distinguer les hutus et tutsis? C’est qui est connu et qui a été affirmé par un témoin (tutsi) dans une émission à la BBC, il y a 3ans, Micombero aurait recruter des mercenaires à partir de Bukavu pour venir tuer les tutsis afin d’avoir un pretexte pour exterminer les hutus qui étaient accusés d’avoir une idéologie rwagasoriste (communuste).

  12. Salmia Irikungoma

    dester, Mais ce sont les SATANS burundais qui executent ces tueries et qui sont de vraies divisionnistes en oeuvre !!!!!!!!!!!!!! depuis 1965-2016 !!!!!!!!!! aucun Belge n’a jamais tue un burundais, ni torture un burundais, par machette, par fusil, par gourdin etc…. ni emprisonne des innocents(femmes, hommes et enfants, memes des etrangers). ET logiquement, les genocidaires massacrent AU VU ET AU SU DU MONDE ENTIER. C’est ca la realite. Le role de l’ONU, l,UA, l’EAC, l’EU et les USA ne font que regarder comme si c’etait un spectacle, encore une fois comme au Rwanda en 1994(realise pendant trois mois plus ou moins 1.700.000 mille morts). Au Burundi seul 2015-2016, il faut compter regulierement 20 a 30 personnes par jours par an, des fois memes 50 morts par jours,au mois de decembre 2015, c’etait des centaines de morts les 11 et 12 decembre 2015. Combien de morts fera-t il pour qu’il y ait l’intervention ?

  13. eric

    Les africans nous sommes vraiment ignorant meme si on fait des doctorats.
    Imaginez vous les belges viennent avec de l’aide entretemps ils etudent comment nous diviser.
    il montrent la democratie avant comme reality mais dans les buraux ils perlent de leur profits economics .Rien que cela.
    Rien que cela .La democratie est exoteric et leur profits est isoteric.
    Exoteric .c’est a dire ce que le peuple doit savoir et isoteric ,ce que les elites doivent savoir.
    L’afrique est dans un piege que doit se liberer elle meme a commencer de finacer elle meme leur budgets et creer une democratie sans influence exterieur.

  14. Manu

    Que Reyntjens parle en son nom et surtout pas au nom des belges! On connaît l’énergumène…

  15. Theus Nahaga

    Oui Nkurunziza est sa clique ont le sentiment de deux poids deux mésures par rapport à Kagame et croient que tout s’expliquer par leur appartenance ethnique.
    Les Burundais leur ont refusé le troisième Mandat. Cela commenca avec le refus du parlement de changer la constitution puis les manifestations contre le troisième mandat.
    Dans tout cela s’exprime d’abord une chose dont Nkurunziza aurait pu être fier à titre personel. Le Burundi depuis 2000 était devenu un pays dont les citoyens osaient prendre la parole et défier le pouvoir. Ces citoyens faconnaient leur Etat de droit qui est l’un de garant d’un développement socio-économique harmonieux. Cela auraient pu être la fierté de Nkurunziza de dire et redire qu’il n’avait pas bailloné son peuple. Il a raté sa sortie le plat ne repassera plus.
    A côté de cet idéal, il y avait aussi le constant que les dix années de Nkurunziza avaient été des années perdues sur le plan de l’économie et de la gouvernance. La corruption a atteint des proportions jusque-là inconnues au Burundi. Depuis Nkurunziza, on se croirait au Zaire de Mobutu. Le décollage économique, n’en parlons pas. Et ici la comparaison d’avec le Rwanda s’impose.
    Quiconque va au Rwanda trouve une administration qui fonctionne, la corruption est impensable et le pays décolle. Peut-etre que la minorité Tutsie dont parle le Professeur et qui serait entre de s’enrichir existe bel et bien, mais derrière, le Muhut anonyme voit son sort s’amélioré chaque année. Surtout il voit la horde de pauvres hères qui viennent chaque jour de l’autre côté de la Kanyaru pour guca ingero au Rwanda.
    Alors, alors les Burundais ne veulent pas de Nkurunziza parce que les accords d’Arusha ne lui permettent que deux mandats, mais aussi ils ne veulent pas de lui parce que son régime a été une regression sur tous les plans

    • Sherif

      Theus Nahaga, si tu te sens pas content de vivre au Burundi, you have to move in Rwanda, that´s all!!

      • Theus Nahaga

        @Sherif
        cela n’est pas une réponse, accepter la critique, la nuancer c’est cela la réponse. Demander que les gens s’exilent est le niveau zéro de la réfléxion

      • Yves

        @Sherif : vous venez d’atteindre le degré 0 de l’argumentation. Toutes mes félicitations.

    • Bakari

      @Theus Nahaga
      « Peut-etre que la minorité Tutsie dont parle le Professeur et qui serait entre de s’enrichir existe bel et bien, mais derrière, le Muhut anonyme voit son sort s’amélioré chaque année.  »

      Là vous admettez pour une fois à demi-mot que le Rwanda comporte des citoyens de 1ère et de seconde zone: bravo!
      En termes crus cela s’appelle « gestion mono-éthnique » du pays! C’est une bombe à retardement! Chez nous quelqu’un a essayé et la bombe a explosé dans ses mains

      • Sherif

        Bakari, bien dis, c´est une bombe à retardement, qu´est ce vous êtes marrant!! ils ont essayé chez nous et ca n´a pas marché et en plus ca ne marchera jamais.

        • Bakari

          @Sherif
          L’amnésie volontaire vous fait oublier qu’une armée monoéthnique a existé à une certaine époque dans ce pays?

  16. Theus Nahaga

    @Dester
    Le Professeur qui parle est belge mais ne représente pas les Belges. Sa parole n’engage que lui les Belges n’ont rien à voir dans cela. Il donne une analyse avec laquelle on peut être ou pas être d’accord.

    • John

      Theus n’oubliez pas d’ajouter que le fameux professeur est l’architecte qui a consacre le MRND comme parti unique don’t tout rwandais present ou a venir etait automatiquement member, quil e veuille ou non. Voila Rejtens qui n’a jamais mis ses savattes dans la region depuis deux decenies qui se croit toujours specialiste et peut labeliser les gens qui sont au pouvoir ici et la dans la region. Je pense que son analyse est biaise et ne nous apporte absolument rien.

    • dester

      Ils n’ont rien a voir parce qu’actuellement ils se sont rangés du côté des tutsis mais en 94 ils vous ont abandonné a votre sort!!! hahahahah, tu dirait la même chose

  17. Jean-Pierre Ayuhu

    Cher professeur,
    J’admire votre lucidité dans vos analyses qui contrastent un peu avec le discours politique de certains politiciens belges. Vous agissez comme scientifique et on me dira que c’est normal.
    En revanche, la thèse souvent avancée selon laquelle « Il y a eu une attaque d’envergure assez limitée des rebelles Hutu qui venaient essentiellement du Congo et plusieurs milliers des Tutsi essentiellement des fonctionnaires de l’administration locale et du Parquet ont été tués à cette occasion » est à prendre avec des pincettes.
    Dans la construction des drames que sont les génocides, on diabolise et on déshumanise l’autre à abattre. Effectivement, on parle d’attaque des rebelles hutu qui a emporté des vies des tutsi. Les faits sont là. Mais quand on regarde le contexte, cela questionne. Ces fameux rebelles sont dits Mulele. Dans un pays où le réseau téléphonique couvrait à peine la capitale, il est difficile d’expliquer comment du Nord au Sud, d’Est à l’Ouest, on élimene tout l’élite Hutu avec en amont, une forme de déshumanisation de ce hutu en l’appelant de Mulele car effet, les tutsi faisait la chasse à ces Mulele qui n’étaient autre que les hutu. Pour dire qu’il y a eu un plan bien construit et bien appliqué.
    Pour revenir à ce que vous dites, la revendication de cette reconnaissance ne date pas d’aujourd’hui, loin de là. La revendication a pris l’ampleur depuis 2005, simplement avec l’avènement du régime actuel à majorité hutu et la plus part étant des orphelins de ce génocide dont le président actuel par exemple. Dans les années 1991/1992 par exemple, les jeunes de Cibitoke se rasaient les têtes en signe de deuil autour de la date du 29 avril..Des refugiés burundais en Belgique, au Canada, en Suisse et ailleurs ont souvent organisé des cérémonies autour de cette date! etc..
    J’ai des doutes comme vous quant à la capacité de de cette CVR a dire et à nommer les choses puisque les burundais ont l’art de se tromper mutuellement, sciemment et sans état d’Âme. Il suffit de voir l’escroquerie du siècle qu’est l’accord d’Arusha! Des hommes et des femmes qui jusque là vivaient à couteau tiré ont enterré effectivement leurs couteaux pour mieux les sortir quand le besoin s’est fait sentir avec les débuts de la contestation en 2015…..
    Meilleures salutations.

    • Sherif

      Trés bien dit Jean-Pierre Ayubu, et en plus de ca, ce qui est triste au lieu de sauver la génération future en disant la vérité sur ce qui s´est en 1972, ces Hima qui ont commis ce génocide de 1972, ils ont préfèré de se taire en emportant le secret dans leur tombeau.

      • Theus Nahaga

        @Sherif
        les Hima n’ont commis aucun génocide.

        • Sherif

          Theus Nahaga, va te documenter d´abord et connaitre qui est Hima? au lieu de rouspecter.

  18. dester

    Avant la colonnisation hutu et tutsi vivaient en paix, après la colonnisation la haine a debuté. Lorsque Dieu a créé la terre, Adam et Eve vivaient en paix dans le jardin d’eden mais avec l’intrusion de satan, l’humanité entière est tombé. Mefié vous des belges, de fois ils sont avec les tutsis de fois avec les hutus, qui peut etre comme ça a part le diable et les démons

    • Bakari

      @dester
      Avant la colonisation hutus et tutsis vivaient en paix! Pas si sûr!
      Ensuite, après avoir remarqué qu’ils ont été manipulés, ne pouvaient-ils pas se dire qu’il fallait que cette haine cesse?
      50 ans après le départ des colons, impossible de recoller les morceaux! Est-ce normal? Hutus et Tutsis devraient enfin commencer à prendre leusr responsabilités et commencer à s’en prendre à eux-mêmes!

  19. dester

    les divisionnistes belges sont responsables de tout ce ui se passe au Burundi, maintenant ils veulent porte l’habit du bon berger qui veut sauver un pays en detresse, cette façon de faire n’est pas différent du satanisme

    • Kabingo Dora

      @Dester
      C’est trop facile d’accuser les colonisateurs des dérives ethniques et ethnicistes qu’a connues le Burundi . Qu’avons nous fait pour nous guérir de ce cancer ? Qu’ont fait les présidents qui se sont succédés au Burundi ? Sauf un . Je n’ai pas d’affinités particulières avec Buyoya mais lui au moins a fait quelque chose : amorcer la détente entre les ethnies qui ne pouvaient que conduire à la catastrophe. Même feu Bagaza n’a rien fait dans ce domaine. Et oublions certainement Nkurunziza qui ne fait que l’exacerber . Nous sommes tous coupables.

      • Sherif

        Kabingo Dora, de toute facon, le future nous le dira, l´aire Hima est terminé, finito!!! plus jamais ca!!! Hallelua!!!

        • Meurlsaut

          @Sherif.Oui, l’espace hima est terminé et bienvenu à la hutucratie avec le Burundi dernier de la planète et des villas insolents de l,argent mal acquis.A sémer l’ethnisme vous récolterez la tempête.Wait and see!

          • Sherif

            Meurisaut, le Burundi a besoin tout à d´abord de la paix pour se developper après 40 ans de turbulence en tout cas l´avenir s´annonce bien. Qu´est ce que tu veux dire de Wait and see?

            • Meurlsaut

              @Sherif. Je souhaite bien cette paix au Burundi mais elle ne viendra pas d’une arrongance ethnique hutu qui croit que tout leur est permis pour piétiner les droits des autres parce qu’ils ont le pouvoir. Le Hima que tu traites en sous-homme est un burundais comme toi qui a droit à la parole et à la gestion du pays et non vivre en exclu ou étranger dans son propre pays.L’avenir du Burundi ne s’annonce pas bien tant qu’il y aura des gens comme toi qui penseront qu’ils peuvent traiter une partie de la population en paria et se permettre n’importe quoi.

        • Lambert

          Sherif,
          Tu te trompes fort si tu penses que tous ces massacres vont etre oubliés et abandonnés.
          Un jour viendra ou les patriotes burundais vont se lever comme un seul homme pour combattre votre négationnisme. Tout hutu malhonnete va dire qu`il y a pas eu d`attaques hutues et qu`il y a pas eu de tutsis tués et vice versa; quand Est-ce que les burundais vont-ils arriver a dépasser le stade de sauvages et avoir un cœur humain compatissant pour son prochain?
          C`est regrettable de voir un peuple s`accuser mutuellement sans en fermant les yeux sur la réalité simplement par cupidité et vengeance. Finalement le Burundi mérite le sort de Sodoma na Gomora pour, au moins, que les générations futures soient préservées de fléau.
          Pire encore vous vous attaquez a tour de role a ce que Filip dit parce que c`est la vérité.

          • Bakari

            @Meurlsaut
            « L’avenir du Burundi ne s’annonce pas bien tant qu’il y aura des gens comme toi qui penseront qu’ils peuvent traiter une partie de la population en paria… »

            Dénonçons tous ceux qui traitent une partie de leur population en paria sans exception pour rester crédibles. Même chez nos voisins s’il le faut. Car il semble que nous dénonçons souvent surtout ce qui ne nous arrange pas! La ségrégation est à coup sûr une maladie contagieuse.

            • Meurlsaut

              @Bakari.Tu ne contredis en rien mon affirmation! Mon souhait c’est un pays de droit avec égalité de chance pour tous.Je refuse par contre que des prétendus opprimés et exclus d’hier pensent qu’ils ont droit d’opprimer et d’exclure les autres aujourd’hui.En quoi un gouvernement ou des individus peuvent-ils prétendre être les meilleurs quand ils ressuscitent les mêmes oppressions et le même ethnisme que dans le passé.

      • dester

        Va dire aux juifs et aux palestiniens de cesser la guerre!!!!!! Tu croit que c’est facile, lorsque le diable frappe, il le fait bien.

      • John

        Dora, je n’estime pas que ce soit Buyoya d’etre cite comme modele de reconciliation. Rappelles toi que c’est sous son regime que Ntega et Marangara ont brule et qu’une guerre fratricide de plus de dix ans a eu lieu emportant selon des estimations plus de 300,000 burundais don’t des vieillards, des femmes et surtout des enfants. Pourquoi le citer alors qu’aucune de ses strategies n’a amene le Burundi en paix et les Barundi reconcilies entre eux?. Ce n’etait que du discours mais aucune strategie reelle. Meme l’accord de paix d’Arusha dont il a ete un des architectes( après dix ans!!!!!!!!!) vient de voler en éclat, dix ans seulement après la signature, ce qui denote de sa fragilite congenitale.

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