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Politique

Feu sur l’Eglise catholique du Burundi !

29-03-2016

Après le communiqué des évêques catholiques du 4 mars dernier, demandant notamment au gouvernement de dialoguer avec son opposition, le pouvoir a tiré à boulets rouges sur certaines Eglises qu’il accuse de s’être dévoyées.

Pascal Barandagiye : « Certains ont dévié de leur rôle d'encadrement spirituel des fidèles en proférant des communiqués effroyables. »

Pascal Barandagiye : « Certains ont dévié de leur rôle d’encadrement spirituel des fidèles en proférant des communiqués effroyables. »

« Certains parmi ces responsables (religieux ndlr) ont dévié de leur rôle d’encadrement spirituel des fidèles en proférant des communiqués effroyables qui sèment la zizanie et la désolation au sein de la population et qui prêtent main forte aux fauteurs de trouble et au terrorisme. » Ceci figure dans un communiqué du 17 mars 2016 du ministère de l’Intérieur qui condamne les agissements des responsables de certaines Eglises. Pascal Barandagiye, ministre de l’Intérieur, qui a lu ce communiqué, les appelle à rompre avec les mauvais comportements dont ils ont fait preuve, ces derniers jours, et que certains continuent à afficher. « D’autres ont répandu de fausses prophéties, poussant ainsi certaines personnes à l’exil. Nous demandons à ceux-là d’arrêter sans tarder. » Le ministre Barandagiye a fait un clin d’oeil à ceux qui ont tenté de saboter la Céni et la CVR, en vain. « Notre pays, avec l’aide de la Grâce du Tout Puissant, en est sorti vainqueur. »

Trois jours avant ledit communiqué, Jacques Bigirimana, président du FNL, a lu un autre communiqué dans lequel il dénonce « la neutralité complice qui caractérise les leaders religieux en général et ceux de l’Eglise catholique en particulier. » Le parti FNL est scandalisé, poursuit ce communiqué, par le silence complice de l’Eglise catholique face à la manipulation de la jeunesse ayant entraîné les récentes manifestations violentes orchestrées par l’opposition radicale. Mais aussi une complicité face à la tentative de déstabilisation des institutions démocratiquement élues et face aux actes de terrorisme aveugle ayant emporté la vie de populations innocentes et sans défense.

Une Eglise coupable…

Jacques Bigirimana lance, lui aussi, un clin d’oeil à la conférence des Eglises catholiques du Burundi (sic) en lui demandant de jouer davantage son rôle de conseiller spirituel que celui de conseiller politique. Le président du FNL conseille aux évêques catholiques de tout faire pour « se garder de toute intervention partisane susceptible de semer le trouble au sein de leurs fidèles. »

Le 21 mars dernier, les organisations de la société civile PISC Burundi et CAPES + ont condamné ces évêques en lançant des accusations qui remontent à la colonisation jusqu’aujourd’hui. Pour ces organisations, l’Eglise catholique du Burundi, proche des colonisateurs, est trempée dans l’assassinat du prince Louis Rwagasore, et dans le génocide des Hutu de 1972 car des prélats de cette Eglise étaient proches du pouvoir.

D’après ces organisations, en 1993, Mgr Bududira était avec les putschistes qui ont assassiné le président Melchior Ndadaye. Elles rappellent que, à la libération de Bob Rugurika, Mgr Ngoyagoye, ravi, a parlé de l’apparition de Dieu au Burundi. Pire encore, condamnent ces organisations, c’est Mgr Simon Ntamwana qui a commencé le mouvement Sindumuja en demandant aux chrétiens de refuser un autre mandat de Pierre Nkurunziza. « Ce mouvement est devenu celui des insurgés. Que ces évêques soient prêts à endosser les méfaits de ce mouvement de Satan dont ils sont précurseurs ou commanditaires. » Pour PISC Burundi et CAPES +, le dernier communiqué de la conférence des évêques, alors que la situation se normalise, prouve qu’il y a d’autres méfaits qui sont prévus. Ces organisations se demandent si l’Eglise catholique du Burundi n’a pas influencé la décision de l’UE, à majorité catholique, de suspendre son aide au gouvernement du Burundi.


Un étrange communiqué

Ce communiqué condamne le Rwanda et son président Paul Kagame.

Ce communiqué condamne le Rwanda et son président Paul Kagame.

Le récent communiqué du ministre de l’Intérieur et de la formation patriotique, Pascal Barandangiye, s’en est également pris au Rwanda et aux journalistes internationaux qui veulent déstabiliser le Burundi et ternir son image.

« Nous tous Burundais protestons contre le Rwanda et son président Paul Kagame pour les actes ignobles commis depuis le mois de mai 2015 (…) avec pour objectif d’éliminer les leaders et destituer les institutions mis en place par la population », condamne ce communiqué. Selon le ministre Barandagiye, il est évident que le Rwanda et son président poursuivent leur projet machiavélique, il affirme en détenir les signes et les preuves. « Nous demandons qu’une plainte soit déposée contre Paul Kagame dans les tribunaux internationaux habilités afin qu’il s’explique sur ces agissements contre le Burundi. »

D’après ce communiqué, « c’est une chose inimaginable au monde que le gouvernement du Burundi s’asseye autour d’une même table avec ceux qui ont voulu le renverser », et il s’insurge contre toute personne qui s’acharne dans ce sens. Il dénonce aussi certains medias internationaux qui diabolisent et calomnient le Burundi et ses forces de l’ordre, notamment par des montages grotesques sur les droits de l’homme. Le ministre a d’ailleurs annoncé que des manifestations populaires contre les « ennemis de la nation » allaient se poursuivre sans arrêt, tous les samedis.

Il faut souligner que ce communiqué commence par remercier chaleureusement la communauté internationale, notamment, l’UA, la CEA, l’Onu, pour avoir dépêché, ces derniers temps, des délégations pour se rendre compte de la paix qui règne au Burundi. Aux Nations unies, le ministre de l’Intérieur demande des sanctions contre les pays qui alimentent la guerre au Burundi. Et aux pays qui ont pris des sanctions contre certains Burundais de les lever.


Analyse

Un communiqué lu au nom du gouvernement du Burundi et qui commence à plusieurs reprises par « Nous tous, peuple burundais » ou « Nous tous Burundais », pour conclure par « le Gouvernement du Burundi » est plutôt étonnant. Quant aux griefs contre l’Eglise catholique, ils sont de bonne guerre tant qu’elle est ressentie comme une force hostile avec une grande capacité de nuisance de par l’encadrement spirituel de ses fidèles. Mais, comme le conseille le président de la CVR, les deux parties devraient s’asseoir ensemble pour prévenir tout dérapage de la situation. A propos du Rwanda, d’après The Guardian, le président Benjamin Mkapa, co-facilitateur dans la crise burundaise, a aussi conseillé au président Pierre Nkurunziza de ne pas accuser le Rwanda sans preuve.

Le ministre de l’Intérieur, au nom du gouvernement, ou de tout le peuple burundais, rejette tout dialogue avec ceux qui ont voulu renverser les institutions par la force. Il importe de lui rappeler qu’une partie prenante à une crise ne choisit pas qui s’assoit à la table des négociations. En prenant les armes, le Cndd-Fdd ne voulait rien d’autre que de renverser les institutions. Enfin, en s’exprimant au nom de tous les Burundais, le ministre de l’Intérieur aurait logiquement dû demander la levée des sanctions contre le pays, et non contre certains Burundais.

  24   Vos commentaires
  1. Fofo

    [Ndlr: a aussi conseillé au président Pierre Nkurunziza de ne pas accuser le Rwanda sans preuve.]. Quelles preuves parle-t-il? Comme si l’IR, les experts de l’ONU, les USA accusent sans avoir investigué ou comme n’ont pas les moyens pour investiguer! Défendre le Rwanda est une erreur monumentale car quand on rattrape un voleur en flagrant délit une fois, s’il ne se repend pas de cet acte, chaque fois qu’il y aura une perte …. La malignité de Kagame est connu de tous à moins que tu parviens à démontre que tout ce que l’on dit dans Rwanda’s Untold Sostoy est totalement faux! N’abo abo ba padiri bo birazwi ko ari abanyepolitike bibereye aho. Uwubazi ni Bagaza!

    • moi

      Bien dit

  2. Burundais

    Ati « Nous tous Burundais protestons contre le Rwanda et son président Paul Kagame pour les actes ignobles commis depuis le mois de mai 2015.
    Iki n’ikinyoma cambaye ubusa. N’abacangero ba Nkurunziza, nta nous tous ngaho. Ntimusubire kuduteranya n’ababanyi. Vous avez peur de Kagame tandis que nous les sindumuja sommes terrorises par vous Mr le Ministre. Nous ne pouvons pas nous laisser distraire. Kagame et l’eglise catholique sibo baturaje ishinga. c’est le 3eme mandat illegal et ses consequences. Intwaro zirahera, eglise catholique ntizovaho, kuyihangara nuguta umwanya, ntayo muzoshobora.

  3. Ntazizana

    Ces gens qui font du bruit n’ont pas de leçon à donner aux êveques car ils ont l’âge et l’éducation pour savoir ce qu’ils sont appelés à faire. Peut être qu’ils auraient même éduqué ceux qui veulent maintenant leur donner des leçons. Igitugu kirakura ntigisumba izosi.

  4. raba

    Personnellement je pense que la question sur laquelle il nous faut échanger des avis réside entre le Pouvoir et les Évêques Catholiques du Burundi, non pas l’Église Catholique du Burundi ou le Vatican. C’est un groupe social ( Conférence des Évêques) qui sort des Communiqués sans consulter les Chrétiens et peut être pas aussi le Vatican. Le Gouvernement à son tour devrait s’adresser à ce même groupe (Bergers) et pas à l’Église . L’Église appartient à Dieu qui l’a confié aux Bergers.

    • Callixte

      Ton langage est plus « born again Christian ». L’Eglise catho est différente, le Conseil des Eveques consulte le Nonce avant de sortir tout communiqué, et si le Représentant du Pape dit oui, le Pape est « infaillible » chère brébis.

  5. Karundi

    Je suis de ceux qui doutent que le pouvoir de Buja aura le dernier mot sur le Vatican. J’aimerais me tromper sur ce point

  6. dibango

    Muhima Mweru les politiciens du cndd-fdd ne rassurent pas ni ceux des partis de l’opposition. Tous veulent garder ou arriver au pouvoir par du mensonges et des montages. Le troisième mandat ne peut et ne pourra jamais justifier le sang des innocents qui est versé tous les jours. Et je me rejoints aux autres pour dire que l’eglise catholique devrait reconaitre ces responsabiltés dans les differentes crises qui ont secoué notre pays. Ces evêques sont de vrais politiciens sous la soutane. . .

  7. ruzoviyo

    un chien qui a de la rage iguma iyebayeba ..itazi iyo ija c le sauve qui peut …ces accusations sont un non evenement yaco muba muzitebako ari Eglise catholique ari Kagame ntawugita umwanya mu mvugo za nyabenda,gelase et consort …kantano a fait mieux au Rwanda avec la RTLM hasigaye ko bamwigana bavuga ko abapadiri bafise amahembe canke kagame agendera kurutaro mpaka muri etat major haha..le pays de mwezi gisabo va vraiment trop mal …

  8. Salmia Irikungoma

    Abo ba DD, kuva ikiza kiguye ku Burundi, baje bahiritse inkota gushika n’uyu munsi, ese bosubiza inkota mu rwubati, bakicara, bagatuza, hanyuma bakaganira n’abandi barundi. Mu Burundi ni benshi cane twemera Kristu, twari tuzi yuko na Petero Nkurunziza yoba yemera Kristu !!! Imana idusaba urukundo rudasobanura, uwo wita umwansi wawe uramuha ijambo, mukavugana, aho mudahuza ivyiyumviro, Imana yaturemye umwe wese afise ingabirano nziza ziwe, hari abarundi benshi bakuze, bazi ingorane z’Uburundi, bicaye hamwe, bosobanura, bakabona inzira nziza twosohokeramwo twese abarundi tudasobanuye. Uburundi ni ubw’abarundi bose, si ubwa gouvernement ihari, si ubwa UPRONA, Eglise Englicane, Catholique, Evangelique, FNL, Bururi, Ngozi, Cankuzo, militaire, Parlement, Femmes,Jeunes, CNDD……..Ni ubwa twese abarundi, ntihagire uwiyumvira yuko arusha abandi kuba umurundi. Ingorane zirarenzeko kugirango abarundi babe bataricara ngo barabire hamwe icokorwa. Ubu nta murundi numwe yizeye uyundi. Igihugu cuzuye amaraso, inzara, abangara, abanyarwa utwabo, abarenganywa, abicwa; abatotezwe bakagirwa ibimuga, None ninde yiyita ko yoba afise icubahiro ku barundi bamerewe gutryo ? Subiza ubwenge ku gihe kuko benshi twaravyaye, kazoza k’ibibondo vyacu ntakakiriho.

  9. Jereve

    Barandagiye, Bigirimana et Nyabenda sont des gros fusils qui tirent de travers.

  10. Jamahaar

    Ce que fait le parti CNDD-FDD et son gouvernement de coalition est une fuite en avant voire un suicide qui ne les menera nulle part.D’autres regimes et organisations politiques ont essaye avant eux de se mettre a dos l’Eglise catholique, mais ils ont lementablement echoue en mordant la poussiere apres un changement venu remettre les choses en ordre.Ce comportement et ces agissements epidermiques sont des signes avant couleurs d’un regime agonisant, mais comme tout corps mourant, ils peuvent encore gesticuler; une sorte de gestes de derniere volonte, mais a la fin on sait comment ca va se terminer.Entre temps le Burundi se meurt a petit feu et le peuple languit dans une misère indiscriptible a cause de la boulimie du pouvoir d’un petit groupe qui ne veut pas entendre raison et les conseils de sages qui se bousculent chaque mois pour les dissuader a entamer un dialogue avec les autres acteurs politiques du pays envue de sortir de la crise consecutive au hold up institutionnel du President Pierre Nkurunziza pour se maintenir au pouvoir en violation des lois et conventions nationales et internationals.

  11. MAYUGI

    Le peuple burundais!!!!dites plutôt nous DDs et vos marionnettes. Vous avez énormément perdu le rationalisme quand on vous entend en train de soutenir cette république bananière.

  12. Jean-Pierre Ayuhu

    Bonjour à tous,

    Je peux juste rappeler que le slogan qui fait fureur ( SINDUMUJA) et qui a contribué à faire couler le sang des innocents est une création de Monseigneur Ntamwana. Cela n’est du tout nouveau car notre Eglise s’est toujours comporté de manière bizarre..Durant l’hécatombe de 1972, nous n’avons pas entendu où l’Eglise aurait protégé ses fidèles. Rappel, une trentaine d epretres et religieuses ont péri durant la crise..et pourtant, DANS LA LETTRE PASTORALE DE 1973 DES EVOQUES DU BURUNDI, le solgan était « La justice est possible, la paix aussi » après 300000 morts! Est-ce du cynisme de la part des évêques ou étaient-ils conscientes du message? Oui la paix avec les morts est possible. La justice peut être pas!
    1986, rebelote avec « Vivre ensemble » de Feu Monseigneur de Bururi. Deux ans plus tard, l’histoire retiendra l’hécatombe de Ntega et Marangara!
    Pour ne rappeler que ces quelques faits. Il y en a d’autres!
    A l’Eglise de faire un examen de conscience. Il y a beaucoup à balayer devant leur porte!

    • Erreur d’appreciation, les eveques catholiques pensaient qu’ils peuvent influencer leurs fideles et ils ont essuye une lourde defaite. Une autre erreur d’appreciation le Rwanda en envahi le Burundi en le comparant a la RDC et la reponse a ete autre. Vive le Burundi, vive l’armee Burundaise, vives les elus du Peuple Burundais.

  13. roger crettol

    Héhé – comment le pouvoir irait-il s’asseoir à la même table qu’une opposition détestée ? Une opposition qui va lui rappeler fermement que les incantations sur un pouvoir « issu d’élections démocratiques » ou « issu de la volonté populaire » ne feront pas oublier les circonstances qui ont vu la légitimation de la candidature à un troisième mandat.

    Précieuse candidature, précieux mandat : quelques milliers de prisonniers, quelque quatre ou cinq cent personnes tuées dans les violences depuis bientôt une année : voilà le prix payé par la population pour un mandat de l’ombre. Sans compter les quelque 250’000 réfugiés confiés à la charité des pays voisins et des organisations internationales.

    Qui a voulu « renverser les institutions » ? Qui par la force, et qui par la tricherie ? Ne pas s’asseoir à la table du dialogue, c’est une démonstration de force – apparente – et de culpabilité inavouée mais réelle. Alors, comme à la cour de l’école, on se cherche d’autres « coupables » sur lesquels reporter l’attention générale …

    « Nous sommes de ceux qui disons non à l’ombre. » Aimé Césaire.

    • Jean-Pierre Ayuhu

      Cher Monsieur Crétol,
      A moins de mettre, vous n’êtes pas Burundais et là, ce n’est pas du racisme dont il est question!
      Simplement vous dire qu’il vous faut du temps, de la patience et que sais-je encore pour comprendre le Burundi, apprendre à décoder leurs langages et que derrière l’apparence, se cache beaucoup de choses! Je ne sais pas si vous avez lu ce fameux accord d’Arusha…moi j’ai fait cette exercice. Personne n’y croyais. A chaque chapitre correspond une reserve, et celle-ci fait partie intégrante de l’accord. Voyez-vous? Et là, je peux vous assurer que je n’ai pas de sympathie pour le président. La gouvernance n’a pas été terrible durant les 10 dernières années. En revanche, il n y a rien à dire quant à la légalité de son mandat actuel.. Il est le résultat de l’arnaque du siècle contre le peuple burundais: l’accord d’Arusha que tout le monde a signé sans y croire, ni y adhérer sauf les points qui arrangent!
      Cher Monsieur, l’Accord prévoyait le partage du pouvoir entre les différentes composantes ( sic on ne te dira jamais entre Hutu et Tutsi!). Or, l’histoire a démontré que ces accords étaient piégeux…Ce fut un Château construit sur du sable mouvant…il suffit d’un rien pour que l’édifice tombe. Regardez Monsieur, un des vice président de la cour constitutionnel quitte le navire.., l’institution est vite paralysé…Deux, ont quitté la CNI, l’institution est paralysé….Et vous dire que ce monde, faisait partie de la minorité de ces composantes sociales ( pour ne pas dire ethniques) ! Et au lendemain de leur démission, conférence de presse à Louvain-La-Neuve, pour vous dire que tout était bien calculé !
      Allez-y comprendre quelque chose dans ce beau pays, allez-y identifier qui tue et qui ne tue pas, l’innocent et le criminel, le gentil et le méchant etc…
      Je vous invite à lire le livre de M. Kavakure: Démocratie à l’epreuve…

      • roger crettol

        Oui, les codes de communication des Burundais sont parfois déroutants. J’ai cru à l’occasion que les longues périodes de violence qui ont suivi l’indépendance y étaient pour quelque chose, mais j’ai pu me tromper. Vivre avec ses ennemis et les côtoyer quotidiennement, cela impose de la retenue et d’autres contraintes. Le langage direct n’est pas de mise.

        « La démocratie à l’épreuve » … hmmm ! Si j’arrive à mettre la main dessus, je lirai avec beaucoup d’intérêt le livre de monsieur Kavakure – ancien ambassadeur et ministre des relations extérieures, si je ne m’abuse.

  14. Uwakera

    C’est pas l’Église Catholique du Burundi qui est visé par ce communiqué Monsieur le Journaliste. Je suis Catholique pratiquant et de naissance mais je ne me sens pas du tout visé. Seuls et seuls les évêques sont concernés et uniquement pour leur manque de clairvoyance dans les divers communiqués qu’ils ne cessent de sortir ces derniers temps. Heureusement qu’on ne pose pas de question pendant les homélies!!! Sinon….

    Ce qui m’étonne c’est voir leur entêtement dans l’erreur. Ntamwana nous demandé lors d’une homélie à Murayi de ne pas voter Nkurunziza (un peu comme si la maison de Dieu était devenue un lieu de meeting), le résultat est connu de tous. Les mêmes catholiques ont massivement voté pour leur candidat (qui n’est pas catholique). Vous comprenez que les fidèles comprennent mieux œcuménisme mieux que leurs Pasteurs.

    • Bamika Melchiade

      Ngo les memes catholiques ont voté leur candidat… hahaha!!! Depuis quand tu connais les croyances religieuses de ceux qui auraient voté Nkurunziza puisque le vote est anonyme?
      Et bien alors, y’a-t-il eu vraiment vote?

    • Muhima Mweru

      Uwakera, tu n’est pas honnête, acceptons que tu es Catholique, tu es de mauvaise foi. Je vous prie de faire une introspection, qui d’entre les politiciens Burundais et les évêques tu peux croire? Ces Évêques sont des hommes d’une grande moralité, soucieux de l’avenir du Burundi et de son peuple qui malheureusement est aux mains des hommes(politiciens) sans scrupule. Que tu l’accepte ou pas, les politiciens du CNDD FDD ne rassurent personne. Ces hommes de Dieu sont au service du peuple est sachez qu’ils sont burundais avant même d’être prêtre de Dieu. Ils sont éduqués et intellectuels, ils incarne la sagesse, ils sont le témoin du Christ et de sa parole. Que tu l’accepte ou pas,ils ont la lourde tache de défendre le peuple contre les politiciens qui ne font que s’enrichir au dos du peuple qui croupisse dans la misère. Pensez vous que Nkurunziza et sa bande des marionnettes se souci du malheur et la misère des burundais mieux que les Évêques ? Je suis catégorique, les évêques sont des bons berges pas comme vos loups de politiciens( Abo ba politiciens ushyigikira( uvugira) n’ibirura ni ba ntampuhwe! Uzabyibonera umusi bagukuyeho amaboko, ushobora kuba actuellement uri un bon militant wa CNDD FDD, mais il y a eu d’autres bon militants qui sont aujourd’hui pourchassés et tués. A bon entendeur, salut !

      • Mariya Budangwa

        @ Muhima Mweru

        C’est plutôt toi qui n’es pas honnête avoue tout simplement que tu es contre le pouvoir et c’est ton droit le plus absolu. Dire que tous ces Évêques sont des hommes d’une grande moralité, soucieux de l’avenir du Burundi et de son peuple komeza wihenda ureke guhend’abandi kuko ukuri kuribonekeza murabo basenyeri harimwo ibirura nkuko no mu bategetsi birimwo, abo bihay’Imana bose iyo baba bakorer’Imana vyukuri amabi yagiye aba mu gihugu aba yaraheze. Biramaze kwibonekeza mw’isi hose ko muri Église Catholique huzuyemwo intambwe kireka nimba utazi imanza ziriko zibera muri Occident ahubwo dusabire Église yacu ivyo birura bitazoyisenyura.

    • NDABIRABE

      Tu n’es pas catholique, car le catholicisme est contre la tricherie. Soutenir le mensonge d’un mandat de trop te places du côté des adeptes de satan. Le mensonge et les tueries n’ont pas de place dans l’église. Uragenda wirege kuko gukurikira igisuma ca mandat vyagukuye mu ruhongore rw’aba Kristu hama ugaruke mukuri. Mugabo urashobora kuja ahandi basenga bongera bashigikira ico kinyoma n’ubwicanyi kandi haruzuye.

      • Mariya Budangwa

        @ Ndabirabe

        Ntaco umurushije kuko umwagirije gushigikir’ikinyoma nawe reka guc’imanza iyo mandat de trop uvuga c’est selon toi, twese tumenye ko turi abanyakabi kuko turacumura mu nvugo no muvy’iyunviro no mungiro selon le Catholicisme.

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