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Sécurité

FDLR et FNL toujours unis dans le Sud-Kivu, selon l’ONU

Dans un rapport provisoire de l’ONU sur la RDC, quelques lignes sont consacrées au Burundi. Les Forces Nationales de Libération (FNL) seraient désormais divisées et affaiblies. Ses membres se trouvent toujours dans le Sud-Kivu où ils s’associent notamment avec les FDLR.

Des militaires du FNL juste avant la démobilisation, en 2009 ©J.P.H

Des militaires du FNL juste avant la démobilisation, en 2009 ©J-P.H

« Les Forces nationales de libération opèrent dans les provinces du Sud-Kivu et sont majoritairement constituées de combattants burundais dont le but avoué est de renverser le gouvernement burundais. » Le constat n’est pas nouveau, mais il rappelle que malgré l’absence d’Agathon Rwasa a sa tête, les FNL n’ont pas cessé d’exister.

Ce rapport des Nations Unies précise néanmoins que les résidus des FNL sont considérablement affaiblis. Ainsi « en 2013, les FNL se sont divisées » précise ce rapport révélé par le site Inner City Press. Le limogeage d’Agathon Rwasa, alors président des FNL, et son remplacement par Isidore Nibizi, épaulé par Aloys Nzabampema ont instauré un nouvel ordre dans le paysage des rebellions des Grands Lacs.

Désormais, les troupes emmenées par Nzabampema représentent la plus forte des deux factions issues de la division des FNL. Ce groupe est installé à Mushule, avec des bases-arrières à Magunda et Ruhuha, sur les plateaux d’Uvira (zone frontalière, côté congolais).

L’un des points intéressants de ce rapport est la persistance du lien établi entre les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et les FNL. Une alliance de circonstance qui n’est pas nouvelle, mais qui se poursuit, donc, malgré (ou surtout) à cause de l’affaiblissement des groupes rebelles. Selon un combattant FDLR dont les propos sont confirmés par les services de renseignements burundais, ces deux groupes rebelles ont mené des actions conjointes dans le Sud-Kivu. Ce fut notamment le cas en janvier dernier lors d’une bataille contre un groupe armé local à Masango. Maisons et écoles avaient été brûlées durant ce raid. Il semblerait ainsi que les FLDR donnent également des entraînements à l’utilisation d’armes lourdes aux FNL à Namaramara, une base située près de Itombwe.

Ces derniers mois, les rebelles des FNL ont mené diverses opérations tant en RDC qu’au Burundi pour recruter des jeunes recrues par la force mais aussi pour saisir des vivres. Cela fut encore le cas en février et en mai 2013 à Buringa où du bétail a été saisi. D’anciens combattants des FNL ainsi que des membres des services de sécurité burundais ont révélé au groupe d’experts de l’ONU que l’homme qui a mené ces opérations n’est autre qu’Innocent Ngendakuriyo, alias Nzarabu. Celui-là même qui avait été condamné pour le massacre de Gatumba (2011) mais qui s’était ensuite échappé de prison fin 2012.

Face aux noyaux durs des rebelles, les Forces Armées de RDC (FARDC) et les Forces de Défense Nationale du Burundi (FDN) se sont associées depuis plusieurs mois, attaquant les FNL des deux côtés de la frontière. Suite à une offensive des FNL en octobre 2012 près de Magunda (RDC), les FARDC et les FDN ont riposté, tuant au passage (selon les renseignements congolais) le Colonel Negamiye, membre de la faction de Nzabampema.

→ Lire aussi :  RDC : affrontements entre l’armée et rebelles du M23 près de Goma

  8   Vos commentaires
  1. bornto

    Au Burundi, rien ne justifie une rébellion. Donc tous ceux qui empruntent cette voie sont voués à l’échec. Idem même ailleurs, parce que les portes de négociations et de la démocratie sont ouvertes à tous. Mais quand on ferme ces portes, les rébellions deviennent mouvement de libération ! Avec raison.

  2. kamenge

    ADC societé civile sache que aho inyuma Congo akariyo gahinda,ivyo mwivugisha burya pouvoir en place iyaba itihagarara ko uko biri biba ari bibi

  3. Citoyen

    « L’un des points intéressants de ce rapport est la persistance du lien établi entre les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et les FNL. Une alliance de circonstance qui n’est pas nouvelle (…) »

    Ce n’est aucunement une alliance de circonstance. C’est une alliance IDÉOLOGIQUE ! Le FNL était est toujours Palipehutu. Relisez, SVP, les discours du Palipehutu. Revisitez, SVP, les entrevues de Pasteur Habimana alias Mathusalem !

    (@ anonymous: Le M23 est certainement une force nuisible. Mais il n’est pas idéologique)

  4. anonymous

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Les forces négatives finissent par devenir positives et vice-versa; moyennant….

  5. Ndakurahiye ibi atari ibinyoma gusa!Ni mba naho arivyo,c’est a dire abo ba FNL bavurwa bakomeye mur’izo zibiri rizoba ari ishami rya SNR burundaise kuko uyo Nzarabu nibo bamurekuye.Bisigura ko ari ku gikorwa bamutumyeko.Na canne cane bamye bakorana kuva no kuvya Gatumba.

  6. Federation

    A quand notre belle région des Grands Lacs pourra être en paix. Il faut savoir que la seule chose que les FDLR et les FNL est la haine (et l’idéologie génocidaire) des Tutsi. Sinzi ingene urwo rwanko ruzehera…

    • anonymous

      Où tu classes le M23? Chez les enfants de choeur, peut-être?

      • Rugatu

        La solution est clair il faut negocier avec toutes ses forces que vous appeler negatives,le Burundi,le Rwanda et L,Uganda doivent negocier avec ses rebelles qui se trouvent en RDC,la toute la region aura la paix

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