Gouvernance

Faustin Ndikumana : « Parcem reste Parcem, vous nous jugerez »

Après la levée de la mesure de gel des comptes de Parcem, cette ONG locale se dit déterminée à poursuivre sa vigilance citoyenne.

Faustin Ndikumana : « On s’adaptera au contexte.»

Faustin Ndikumana : « On s’adaptera au contexte.»

Le gel des comptes de Parcem avait été motivé, tout comme la plupart des associations de la société civile, par une implication de ce que le pouvoir a qualifié de « mouvement insurrectionnel ». En matière pénale, explique le président de Parcem, comme la responsabilité est individuelle, une requête a été introduite à la justice pour demander notre responsabilité. « J’ai à maintes reprises harcelé la justice pour savoir ce qui était reproché à Parcem. On ne peut pas amalgamer et dire que tout le monde est putschiste. »

Tout ce que je demandais à la justice, confie-t-il, c’était d’établir la responsabilité de Parcem ou d’un agent de cette organisation dans ce « mouvement insurrectionnel ». «Il n’y a eu aucune preuve et c’est pourquoi, une attestation de fin de poursuites nous a été délivrée, ce qui a abouti à l’ouverture de nos comptes gelés pendant plus de 5 mois.»

Selon lui, il n’y a pas eu de pourparlers. «C’était un dossier judiciaire, la requête a été introduite au lendemain de la publication des résultats de l’enquête impliquant Parcem dans le mouvement insurrectionnel.» Même si le dossier est collectif, insiste-t-il, il faut établir la responsabilité individuelle de chacun.

« Nous incarnons la vigilance citoyenne… »

Au moment où une certaine opinion porte un regard critique sur cette reprise des activités de Parcem, Faustin Ndikumana se défend et affirme qu’il n’entend pas rouler pour le pouvoir : « Parcem est là pour servir l’intérêt du citoyen, c’est la voix du citoyen. Nous incarnons la vigilance citoyenne. … bien sûr dans les limites de la loi. Il y a des gens qui sont allés jusqu’à affirmer que certaines conditionnalités ont été exigées à Parcem pour pouvoir ouvrir, mais tout cela est faux. »

Faustin Ndikumana persiste et signe : « Je n’ai jamais eu d’entrevue avec une quelconque autorité pour en arriver là. Parcem reste Parcem, on va nous juger sur nos actes. Le travail ne sera pas facile, on s’adaptera au contexte tout en maximisant les résultats malgré les contraintes. »

  2   Vos commentaires
  1. kubanankera

    Toujours et partout, c’est très important de travailler dans le respect de la LOI sinon on se heurte sur la force de la LOI. Personne ne devrait l’ignorer. Bravo mon gar, longue vie et bon travail.

  2. Marie Claire

    Courage mon ami Faustin, le chemin est long!

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