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Sécurité

Fauché dans la fleur de l’âge

11-06-2015

Issa Shabani Mwamba, 25 ans a été tué, ce mercredi 10 juin en commune urbaine de Buyenzi par un agent de la police dénommé Mwarabu. La famille de la victime demande que justice soit faite.

Le corps sans vie d'Issa Shabani Mwamba

Le corps sans vie d’Issa Shabani Mwamba

Buyenzi, 15ème avenue n°1 dans la matinée de ce mercredi. Issa Shabani Mwamba se repose dans sa chambre. Vers 11h30, deux jeunes Lodi et Papy, accompagnés d’un policier communément appelé Mwarabu se pointent devant la maison familiale de Shabani Mwamba. « Ils nous ont demandé s’il était à l’intérieur et nous leur avons demandé pourquoi ils le cherchaient mais ils n’ont rien répondu », révèle une connaissance de la victime sous anonymat.

Tout d’un coup, se souvient notre source, les deux jeunes et le policier se sont introduits dans la parcelle sur ordre de Lodi. Issa venait de sortir de sa chambre et discutait avec son Marius, son oncle: « Il était torse nu et Lodi l’a désigné du doigt pour que le policier l’arrête. »

Un policier tire sur Issa

Notre source indique que le policier a voulu menotter la victime par force alors que celle-ci lui demandait pourquoi il l’arrêtait et où il voulait l’emmener. S’en est suivi une vive discussion et le jeune Issa a tenté d’escalader le mur pour aller se cacher dans une maison voisine et le policier a immédiatement tiré sur lui. « Les balles l’ont atteint au niveau de l’abdomen et la victime est tombée sur le toit de la maison », indique un membre de sa famille, les larmes aux yeux.

Les proches et voisins sont accourus et ont transporté la victime à l’hôpital Prince Régent Charles aux urgences. « Il est mort sur place », lâche sa sœur dans un sanglot. Ils ont décidé alors de descendre vers Buyenzi avec le corps de la victime mais la police ne l’entendait pas de cette oreille. Pendant ce temps, la population de Buyenzi, en colère, a commencé à brûler des pneus sur l’axe goudronné : « Les policiers nous ont exigé de le mettre dans un cercueil mais nous avons refusé parce que nous sommes des musulmans. Ils nous ont lancé des grenades lacrymogènes. »
Arrivés vers la 15ème avenue, la famille ainsi que des proches ont voulu aller directement à l’enterrement. Mais là aussi, il y avait un problème car la police voulait que le cortège funéraire passe par la Brasserie alors que la famille du défunt voulait passer par l’avenue du peuple Murundi.

Finalement, l’enterrement aura lieu non sans difficultés : « La police nous a tiré dessus, a lancé des lacrymogènes. Certains ont couru, abandonnant le corps mais d’autres ont tenu bon. »

Pour les proches de la victime, il est clair qu’Issa Shabani Mwamba a été tué sur ordre de Lodi et Papy, des Imbonerakure habitant la 25 ème avenue n°9. « Ce sont eux qui ont emmené le policier pour tuer notre frère en l’accusant d’avoir participé aux manifestations anti 3ème mandat à Musaga », lâche avec colère la tante de la victime sous anonymat.

Elle demande que justice soit faite et que les coupables payent pour leur crime : « Issa était calme, obéissant, proche de sa famille et avait un bel avenir devant lui. C’était lui l’aîné et la famille comptait beaucoup sur lui. » La même source ajoute qu’il avait abandonné ses études. Célibataire, il était soudeur.

Iwacu a contacté les deux Imbonerakure cités sans succès.

  10   Vos commentaires
  1. Kazivyi

    Mbe uwo muntu n’ikuki yanse kwuvyira police? hari ico yiyagiriza. iyo yemera iyo meneto ubu aba agihumeka. mbe niyo aza kuba yivye nkuko bivugwa ni kuki atumviye ico bamusaba gukora? kandi turaba iwacu ko boza baradukorera itohoza kuvyabaye vyose mbere yo kwandika n’importe quoi babariwe n’importe qui? Kandi turasavye ko abanyamakuru y’iwacu baze barakoresha le professsionnisme kuko birakenewe ou bien muze murarungika un journaliste enquêteur abe ariwe akora ku ma dossier nkayo.

    • Okoca

      @kazivyi
      « Mbe uwo muntu n’ikuki yanse kwuvyira police? hari ico yiyagiriza. iyo yemera iyo meneto ubu aba agihumeka ».
      Kazivyi, reka gutamba kumuvyima ababuze. Mbega hoho iyo aba yakoze ikosa akwiye kwicwa? Burya witegereje uburemere bwayo majambo yawe na impact bigira kumuvyei n’abavukanyi babuze. Aba polisi ntibamenyerwa mugabo, ntubite incuti. Suppoza ko bigushikiye mwenewanyu bakamwica murubwo buryo! Uwakosheje ameritwa irusasu? Vibuzimu uje ibuntu. Ntutwenge canke ngo uhimbarwe n’amakuba uwundi arimwo, kuko uyu musi ni jewe, ejo ni wewe. Mbega nibangahe bambitswe minotes ntibagaruke? Reka sha reka, ruriye abandi rutakwibagiye, uriburundi. Uzobabona abo ba polisi umusi urizina ntibazibuka ko haraho bakuzi. Vibuzimu uje ibuntu.

      • Kazivyi

        Mon cher Okoca, je t’informe que mon père est parti travaillé et il n’est jamais revenu. Il travaille aux cadastre de Bujumbura. kandi en cette période de 1972, n’est pas la même chose qu’aujourd’hui mon cher?!!! niyumvira ko umuntu afatwa haba hari mandat yo kumuhagarika? sinon, simbona ingorane yagize, yatumwe atagerageza kumva ivyo bamusaba. Ngaha nje we iyo nakuriye, turumvira police, hoba no mu Burundi twagovye kugira akarorero keza ko kumvira abadutegeka, tukava muri iyo logique turimwo yo kugarariza, gushika naho tutakibona ukuri??ufise inkoho twiyumvira ko afise igiti??? C’est malheureux.

    • Mthukuzi

      @ Kazivyi.
      Aho wewe uravye ivyo igipolisi c’Uburundi gikora, ntubona icotuma umuntu yanka ko kimutwara? Aho naho usaba Iwacu ko ikora amatohoza, nta bantu turiha imisoro yacu kugira babikore? Ahubwo nyabuna nimba koko izo Mbonerakure zarakoze ico caha, abanya Buyenzi nibarabe ico bokora.

  2. claude nahayo

    Abasirikare ba EAC bataje gutabara les manifestants et les acteurs politiques mu Burundi, hakiri kare, ibara rizorwa. Sur 45 mille inscrits mu Kamenge, seulement 11 mille ont retire leur cartes d’électeurs, hanyuma mu Ngagara, sur 18 mille inscrits, seulement 2 mille ont retiré leur cartes d’électeurs. Si la CENI n’est pas bien reconstituée, et les élections consensuelles organisées, ce sera un « saut dans l’inconnu » dictatorial. Dommage pour notre pays.

  3. MINAGO

    iwacu ndabobonye ntimbunye bubaye ubugira akatari gake mwanka ko ngira ico mvuze mubiba mugihugu sawa mureregwa abo bavuga ayamuhe muriko murareka sinzi ko aribo bonyene bazokiza iki gihugu NDAHOJEJE CAAAANE uwo muryango wabuze bigumye imana irazi ico yaremeye umwe muri twese kandi niyo izi ningene tuzosezera iyi si .

  4. Tchima

    La menace des imbonerakure est réelle.Ceux qui voudraient les défendre peuvent les défendre mais comme dirait l’autre,…les faits sont têtus. Seulement, nous avons beaucoup de chances nous Burundais,…parce que si il y a un groupe de gens qui veut te tuer, il y a dans ce même groupe 1 ou 2 personnes qui auront pitié pour toi et une d’elle viendra t’avertir et c’est à toi de le prendre au sérieux ou pas.
    Tenez,
    A) en 1993, au lendemain de l’assassinat de son excellence le Président Merchior Ndadaye, il s’en est suivi ce qui est suivi. Et ma famille comme beaucoup d’autres en a souffert.Ceux qui ont été épargnés l’ont été car certains voisins les ont alertés. Les hommes ayant été volontairement séparés des femmes et la plupart de ces hommes n’ont pas survécu. Alors était venu le tour des femmes. Ma mère, têtue qu’elle était, n’entendait pas abandonner notre maison et tout ce qui allait avec.Un homme(ami d’enfance de mes frères et sœurs),…à l’époque dans la trentaine et habitant au mois 2 km de chez nous, est venu par les sentiers de brousses pour dire à ma mère de partir,…car c’était son tour et le tour des autres femmes qui restaient. Ma mère a refusé car l’homme était en même un un grand voleur connu de tous dans mon village,….donc ma mère pensait qu’il voulait voler après son départ.L’homme est reparti en courant par les sentiers de brousses qui l’avaient amené. Une trentaine de minutes après, l’homme est revenu en courant et quand il a vu que ma mère refusait toujours de partir, l’homme a commencé à pleurer et quand ma mère a vu cela,….elle a compris que ce n’était plus une blague, et elle est partie se cacher dans la brousse pas très loin de notre maison. 15mn après,…..igitero cari kigeze iwacu. Ivyakurikiye, vous pouvez vous en imaginer si vous êtes burundais. A ce moment, moi j’étais à l’école quelque part à Ngozi et quand je suis retourné sur ma colline natale en 1997, j’étais incapable de reconnaitre chez moi,….mais les maisons de nos voisins et nos voisins étaient toujours là.

    B)En 2008,….mon beau-frère a était attaqué à la grenade 2fois. Étant un ancien militaire démobilisé, et ayant perdu sa première femme et ses enfants dans les événement de 1993,….il ne voulait pas céder à la terreur des apprentis lanceurs de grenades,….surtout que arumurokore kandi Yesu ariwe chauffeur et qu’il venait de finir de se construire une maison après celle détruite en 1993.
    Mais des messagers sont venu lui dire que si il ne partait pas, il était mort dans 1 semaine. Depuis, ubu bariko barangara quelque part dans la région avec une famille de 7 personnes.

    C) Mon neveu, qui en quelque sorte était le pilier de sa famille a été récemment promis la mort dans ce désordre du 3è mandat. Il est accusé d’être arrogant. Il a pris cela pour une blague,….jusqu’à ce que l’une des personne qui devait le tuer est venu lui dire de partir si il ne voulait pas mourir.Ubu ariko arangara quelque part dans la région.
    LE PAUVRE ISSA NTIYARONSE UWUMUBURIRA. QU’IL REPOSE EN PAIX.

  5. MINAGO

    Non!!!!!!!!!!!!!!! il est temps si ce n’est pas trop tard de se lever comme un seul homme pour dire non aux tueries en cours dans notre pays. None ko mbona abataribake bahanganye na police bashaka kwiyamiriza ivy’ukwitoza ubwagatatu kandi kuja mwibarabara ari uburenganzira naho tuzi ko hamwe bosaba uruhusha edware atorubaha ariho batoye kujayo Kandi naho ataruhusha ndazi ko atanumuntu numwe bashaka kurya urwara. uruhusha narwo ntarwo babaha kuko UMUSI ABO BAPOLISI BOREKURA ABANTU BADASHIGIKIYE ICO CIYUMVIRO CA nkuru mworaba ingene vyoba ubwonyene nawe nyene yoca yiyomora.ARIKO RERO jewe ikintu giteye isoni kandi kiriko kigaragaza ububisha bwabarundi nukuntu hariho abantu womenga ni basindabibazwa ubu kuribo umenga ubuzima bubandanya uko vyamye. Bamwe ngo batinya gupfa canke kwakwa ivyo bahawe nukuri jewe ndabarahiye arugupfa mwapfuye keeeeeera. mugihe abantu bari outour de vous bariko barapfa namwe murorera kandi muzi ico bariko barazira. namwe mwarapfuye ivyo babahendesha navyo murazi ko bizohera canke ejo babibarihishe.

    • That’s what we call « New Burundi » under cndd-fdd power. Tous les crimes( vol de régime de bananes, d’un panier de patate douce, d’une chèvre, d’une poule ou même d’un poussin,…) sont punis par la peine capitale, excepté les gros détournements, la corruption, les assassinats, qui sont récompensés d’une promotion de poste…

  6. Peace

    Ce policier qui n’aviat pas de mandat d’arret, et qui decide de tirer sur une personne comme ca?? Du sang verse comme ca!

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