Editorial

Et si le gouvernement avait coopéré ?

08-09-2017

Une Commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis au Burundi a rendu son rapport lundi 4 septembre.

Léandre Sikuyavuga

Son synopsis fait froid dans le dos: « La Commission a des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité ont été commis depuis avril 2015 au Burundi. »

Mieux : elle affirme qu’elle est en mesure de confirmer la persistance d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations et de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de tortures et traitements cruels, inhumains ou dégradants, et de violences sexuelles depuis avril 2015 au Burundi. Des institutions de la République sont pointées du doigt. « La plupart de ces violations ont été commises par des membres du service national de renseignement, de la police, de l’armée… » Certains hauts responsables du pays sont mis en cause. Ainsi, elle exhorte la Cour pénale internationale à ouvrir dans les plus brefs délais une enquête sur le Burundi.

Des polémiques fusent. Le débat est houleux. Le gouvernement burundais a dénoncé un complot occidental qui « restera sans effet. » Par contre, l’opposition et la société civile en exil saluent les conclusions : «C’est une nouvelle ère d’espoir qui s’ouvre pour mettre fin à l’impunité des crimes commis depuis avril 2015 ». Aussi, réclament-elles l’ouverture de l’enquête sur le Burundi sans délais. « Il faut que le rapport soit suivi d’actions concrètes et que les responsables des crimes soient punis. »

Les accusations sont graves. Surtout que, selon la Commission, ces «crimes contre l’humanité» sont commis avec l’assentiment de «responsables au plus haut sommet de l’État». Certains observateurs estiment que le rapport paraît biaisé car il est muet surtout quant à la responsabilité des groupes armés. Pour le chef de la Commission d’enquête, ils n’ont pas pu avoir accès au territoire burundais. Par ailleurs, il précise qu’ils ont demandé, en vain, au gouvernement burundais de leur fournir des informations sur les atteintes aux droits de l’Homme dont auraient été victimes certains agents de l’Etat.

« Uwuhana umurozi amubitsa umwana », dit un adage burundais. Traduction libre : « Qui veut tenter un sorcier lui confie son enfant. » Question : En serait-on arrivé là si le gouvernement burundais avait coopéré ?

  45   Vos commentaires
  1. GIHUGU

    D’abord je commence à rendre hommage à toutes les victimes sans distinction aucune(anti& pro 3e mandat). Je suis profondément attristé par ces parents qui ont vu les enfants partir (comme à une certaine époque) mais qui n’ont jamais vu leur retour. Moi qui ai assisté à un embarquement des jeunes plus de 3 fois et qui jusqu’ici n’ont jamais été retrouvés. Moi qui ai participé à la collecte d’une Somme de 800mille pour la libération d’un jeune qui était détenu au SNR en octobre 2015, moi qui ai vu de mes propres yeux quelque part à l’interieur un pick up d’un commissaire provincial de police avec 4 hommes ligotés puis conduit dans une forêt un soir et qui ai entendu 6 coups de fusil avec les autres aux environs….Moi qui a vu une personne enlevée par les policiers à 17h à côté de Building Emmaus au mois de mars 2016..et 2 jeunes qui esseyaient de demander au secours en criant alors que les policiers en uniforme API piétinaient leurs tête dans un pick up . Moi qui ai vu un homme qui a été torturé et qui l’a parlé…. Moi qui ai participé à un deuil d’un jeune après 3 mois de son enlevement à Cibitoke après 3 mois , moi qui ai assisté à 2 levées de deuil de 2 personnes à l’ex eucalyptus au mois de Avril ou mars 2016 sans qu’on ait jamais retrouvé le corps de l’enlevé! Je n’ai pas le temps de polémiquer sur le rapport de ces experts…quand j’ai le courage et le temps Je vais visiter les familles merties, pour les parler. Je ne crois pas que les bourreaux puissent être inquiétés….Et même La Haye, c’est un symbole si non ils ont fait tellement de mal et La Haye c’est même un luxe pour eux. Je suis écoeuré, et profondément meurtri par l’insouscience, le manque de compassion de certains Burundais à l’égard des proches des victimes. Je me pose toujours la question si ils avaient assisté au viol collectif de leurs soeurs, je n’ose pas dire…seraient-ils en train de se moquer de ces coeurs brisés? Je n’étais pas né en 1972 mais j’aurais entendu dire que le Régime de l’Epoque a brillé par le négationisme, le déni. Que celui-ci a même crié au complot contre le Burundi quand on parlait de massacres ou de  » génocide »…. Et il se pourrait que certains de ceux qui défendent contre vents et marains  » Le régime sans faute qui pour eux ne peut pas commettre les crimes contre l’humanité » auraient vu leurs proches être embarqués sans retour. Et Cette commission se prononçait de la même façon en 1973….Ces gens seraient-ils sur cette même lancée en niant catégoriquement toute verité? Quand apprendrons-nous à compatir pour tout humain sans autre forme de considération que ça soit! Que tous ceux qui ont connu labeur puissent connaître un petit espoir grâce à une lumière et à une justice juste et véritablement impartiale – si au moins il y en a aura..Je ne parle pas de pro ou de anti….! Merci à tous les coeurs compatissants!

  2. Adamond Christian

    A tous ceux qui sont contre de cette Commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis au Burundi a rendu son rapport lundi 4 septembre.Surtout Willy Nyamitwe,Nzobonariba Filipo,le CNDIH ,les generaux pro Nkurunziza et Nkurunziza,les Ayuhu Jean Pierre,…,je les dedie ce message de Gahutu Remy prezident fondateur du Palipehutu.Ecoutez ici: https://www.youtube.com/watch?v=GitGhKKL_6o

  3. Bob Mwami

    Il n’y a aucun crédibilité à accorder à ce rapport. Et pour la plupart des victimes des tragédies passées, spécialement le génocide de 1972, ces enquêteurs ont tourné le couteau dans la plaie. Pour l’ONU, les tragédies passées sont déjà soldées. Des manifestations insurrectionnelles qui n’avaient rien de pacifiques, suivies d’un Coup d’Etat ont été maîtrisés par un pouvoir. Ce pouvoir devient la bête noire de la Commission des DH de l’ONU puisque les commanditaires de ces événements ont réalisé leur échec.
    Le député européen Louis Michel et consorts ont prédit un génocide au Burundi depuis 2015. Mais Chaque jour qui passe leur apporte d’amères déceptions.

  4. Jean Pierre Luc Ahuyu

    Notre President est le plus populaire en Afrique.

    • Nahayo

      Populaire à l’image de son pays dans le concert des nations. Oui un des signes de la popularité de notre leader bien aimé est qu’il est parvenu à avoir l’unanimité pour son adhésion à la SADEC.

      • Bakari

        @Nahayo
        J’imagine que vous êtes en train d’utiliser le second ou le 3e degré.

        • Gacece

          @Bakari
          Le 180e degré! Il est allé dans la direction complètement opposé!

  5. Jean Habonimana

    Contrairement à ce que croit Bakari, je n’ironise nullement sur l’intelligence supérieure de l’homme du régime chrétien d’origine divine, Willy Nyamitwe. L’homme est un génie. Et il faut prendre au mot lorsqu’il dit que l’accusation de crimes contre l’humanité par les enquêteurs des NU « restera sans aucun effet ». Comme la violation des Accords d’Arusha dont les NU sont les garantes suprêmes. Sans aucun effet sur la responsabilité morales des NU. Les déclarations des NU n’engagent que ceux qui y croient. Demandez aux tutsis rwandais et aux musulmans bosniaques. Sans aucun effet comme le massacre des petites vieilles sœurs italiennes dont on célèbre l’anniversaire du supplice. Et pourtant c’était des Européennes d’une humanité supérieure contrairement aux milliers de jeunes massacrés, mutilés, castrés, violés (les mamans devant leurs enfants et les filles devant leurs pères), embastillés et exilés. Sans aucun effet. La seule arme qu’opposent les NU au régime chrétien d’origine accusé de crimes contre l’humanité est la fameuse formule incantatoire : Nous sommes profondément préoccupés. Laquelle n’a jamais sauvé une seule vie humaine.

  6. Nahayo

    Comme le dit si bien l’édito,si ce gvt n’avait rien a se reprocher pourquoi avoir refuse de collaborer?Uwicura amabinga aba…Il aurait dit ‘ns sommes blanc comme neige, les portes sont ouvertes’ au lieu du ‘passez votre chemin y a rien a voir dans nos goulags’

    • Gacece

      @Nahayo
      On part du principe sur le fait que démarrer une enquête sur des allégations aussi graves est une décision qui doit être pesée et soupesée scrupuleusement. Ces enquêteurs arrivent au Burundi,… dûment autorisés. À votre avis, croyez-vous qu’après autant de rapports et autant de préparation des mentalités, ils vont chercher à se contredire ou à confirmer ce qu’ils ont annoncé avant?

      Nous ne sommes pas aussi naïfs!

      • Yves

        @Gacece : si le gouvernement burundais avait collaboré dès le départ, les experts n’auraient pas eu le temps de se familiariser à quelque « message » que ce soit (si tant est qu’il y en ait jamais eu). Le refus immédiat et sans appel de Bujumbura à la première demande onusienne a conditionné tout le reste. Grave erreur : ouvrir la porte, c’était démontré une volonté de coopération qui aurait mis à mal la position des premiers « lanceurs d’alerte ». Alors qu’au contraire, s’obstiner dans un refus borné et systématique allait fatalement s’avérer contre-productif et enfermer le Burundi dans un rôle de paria.
        Dès lors, votre « théorie » est si robuste qu’elle ne résisterait pas à la moindre bourrasque. On vous a déjà connu plus convaincant… encore que… ^^

        • Gacece

          @Yves
          Je ne cherche pas à vous convaincre… ni vous, ni qui que ce soit d’autre.

          Depuis 2008, les organisations internationales nous avaient habitués à produire des rapports unilatéraux, sans tenir compte des explications du Gouvernement. Pourtant, ils avaient des représentants et une armada d’employés affectés à leur soutien humain, matériel, et logistique. Qu’est-ce que cela aurait changé ce coup-ci?

          Ce rapport n’est donc pas le premier qui va dans le même sens. Et rassurez-vous : on est au courant qu’il n’est pas le dernier non plus.

          Comme je le disais, mon object n’est pas de convaincre qui que ce soit, mais de montrer qu’il peut y avoir une ou des perceptions autres que la seule version qu’on veut imposer à l’opinion.

  7. ls

    Tout a été dit sur cette crise crée de toutes pièces au Burundi.
    Une fausse crise qu’on tente vainement de faire passer pour une crise majeure!
    Ainsi donc, je n’ai presque plus rien à dire parce que cela serait reviendrai à perdre du temps.
    Discuter avec ceux qui savent qu’ils mentent et que moi aussi je sais qu’ils mentent? Pour quoi faire?
    Tenez , quelques uns des faits
    – Quartes quartiers qui se « manifestent » et on parle de toute la nation burundaise
    – Des gens sont empêchés de se rendre à leurs occupations,battus voire tués,des biens brûlés au vu et au su de tout le monde et on parles de manifestations pacifiques
    -Des personnes armées attaquent des camps militaires, des fusils sont volés et lorsque les assaillants sont tués, on nous informes qu’il s’agissait des innocents qui dormaient dans leur sommeil qui ont été tué. Comme quoi les assaillants sont entrés et sorti ni vus ni connus! Même communication lors de l’attaque de Cibitoke une année plus tôt
    -Quelqu’un prononce le mot « travail » et par une gymnastique linguistiques connu des seuls initiés, les gens nous font comprendre que le mot travail signifie génocide
    – On nous a informé que l’armée nationale est au bord de l’implosion, mais nous les voyons toujours défiler le 1er Juillet ensemble.(Mais là lorqu’ils ont commencé la campagne bring back our boys, qui a naturellement échouée, nous avons compris là où ils voulaient en venir)
    -Au moment où j’écris ces lignes, la presse internationale nous informent qu’au Burundi, il n’est pas possible de faire le shopping, d’aller danser dans les boîtes de nuits, que les gens se terrent chez eux et qu’on ne peut pas visiter ses amis librement ou encore moins d’aller et venir sur le territoire burundais. Nous qui y vivons avons beau scruté le pays et les faits pour voir les indices de ce qu’on raconte à l’extérieur , nous n’avons rien trouvé de pareil!

    Donc je ne pense pas que je vais discuter de ce rapport. Si le gouvernement avait coopéré? Cela aurait été une perte de temps comme quand il l’a fait par le passé , lorsque tout le monde croyait encore naivement que les acteurs d’en face de la « communauté internationale » était de bonne foi.
    Mais cette époque est loin maintenant, surtout depuis l’époque où les gens ont commencé à écrire des âneries dans des endroits jusque là jugés très objectifs(pen holder, dynamiques génocidaires, crimes de masse, crimes contre l’humanité…..) et à voir le mal, tout le mal uniquement du côté du gouvernement malgré la coopération, toute la coopération de ce dernier.

    • Arthur

      Je comprends que vous faites partie de la clique à Piet, votre messie autoproclamé de Dieu. Mais pourriez-vous me dire comment se fait-il que la plupart des membres du gouvernement, lorsqu’ils vont faire leurs courses au centre ville bloque la circulation avec leur Hilux surpeuplés d’hommes en bleu armé jusqu’au dent avec même des lances roquettes! « Peut-être qu’ils ont une crainte d’être applaudi et que le peuple vient leur serrer la main en leur disant : allez continuer, vous êtes sur la bonne voie pour que nous puissions manger plus qu’une fois tous les deux jours et que l’économie de notre si beau pays s’écroule encore plus, pour autant que cela peut encore se faire vu sa situation plus que désastreuse! Vous ne risquez pas de mourir de faim ainsi que votre famille et votre entourage.
      Vive le peuple burundais!

      • Gacece

        @Arthur
        Non, ils prennent leurs précautions. Les autres non plus ne sont pas des saints. Vous voudriez qu’ils leur facilitent la tâche peut-être? S’ils le font parce qu’ils le peuvent, il ne sont pas les seuls au monde à le faire.

      • Yves

        Comme le dit si bien Arthur, Is doit faire partie de la rare caste des nantis au Burundi pour arriver à s’enfermer dans un tel « déni » et arriver à manifester si peu d’empathie pour le triste sort réservé à la grande majorité de ses compatriotes

        • Gacece

          @Yves
          Et vous, avec votre empathie si légendaire, que proposez-vous de faire pour faire « faire partie » de cette caste de nantis, la grande majorité de vos compatriotes?

          Auriez-vous des solutions secrètes pour venir à bout de cette rareté de nantis et conjurer ce triste sort à tout jamais?

          Moi je prends!

          • Yves

            @Gacece : je ne suis pas sûr d’avoir compris votre première question mais je vais tenter de répondre à la deuxième (et ce, également, afin de vous récompenser d’avoir écrit sans caractères gras).

            Une société prospère repose essentiellement sur quatre attributs : une caste de gouvernants qui se soucie de l’intérêt général avant son intérêt propre ; un système de redistribution des richesses afin de compenser les inégalités fondées sur les particularités socioéconomiques de chaque individu (selon qu’il est né dans une famille dans le besoin ou une famille aisée) ; des institutions robustes permettant d’assurer cette redistribution ; un contexte politique suffisamment stable que pour attirer les investissements étrangers / les fonds des donateurs (quels qu’ils soient), élément essentiel de la croissance, elle-même nécessaire pour assurer la prospérité de la population (pour autant que les fruits de cette croissance soient équitablement répartis, cf pt 2)

            Force est de constater qu’aucun de ces éléments n’est réuni dans le cas du Burundi. Pas un seul. Que ce soit dans le monde de l’entreprise ou du sport, lorsqu’une équipe engendre de mauvais résultats, on change le coach / la hiérarchie. Malheureusement, les règles de la politique sont différentes. Dans un système électif, le cycle électoral interdit tout changement immédiat. Et le seul instant politique propice à un changement, les élections, peut être trafiqué de mille et une manière afin de maintenir l’équipe incompétente au pouvoir (cf 2015, et très certainement 2020). J’aurais bien voulu pouvoir offrir une solution toute faite mais je ne peux que partager avec vous mon pessimisme quant aux scénarios futurs. Rien de bon ne sort et ne sortira de ce gouvernement, et rien de bon ne sortira des prochaines élections. Reste l’option du changement de régime par la force et la violence, au mépris des institutions. Inutile de préciser que ce genre de scénarios conduit rarement à la prospérité d’un pays…

            Lors d’un prochain épisode, si vous êtes sage et continuez d’écrire sans caractères gras, je vous narrerai l’histoire du système électif et je vous expliquerai pourquoi ce système ne produit que des catastrophes à répétition et est l’antithèse de l’accomplissement de l’intérêt général

            • Gacecr

              @Yves
              Allez-y! Mes yeux sont grand ouverts!… pour le système électif! Mais pour le gras, je ne garantis rien.

        • ls

          j’ai l’impression que Yves n’habite pas au Burundi ! ceux qui y vivent savent que j’ai ecrit vrai

          • Gacece

            @Is
            @Yves habite en Europe depuis belle lurette! Et ça fait longtemps qu’il n’est pas retourné au Burundi.

  8. Gacece

    Vous savez? Nous avons entendu dire qu’il s’est passé des affaires ignobles là-bas, vous devriez aller y jeter beaucoup de coups d’oeil, remonter dans le temps jusqu’en avril 2015.

    Vous allez y trouver beaucoup de squelettes dans des placards communs, vous allez y découvrir des histoires d’horreurs imaginées, bref, c’est l’enfer là-bas!

    On n’aura tout entendu… tout lu! Ce n’est même pas une enqête de la CPI dont ils ont besoin! Ce sont des amateur des romans de Stephen King. Eux, ils vont y aller gratuitement! Mais gare à vous à leur retour! Ils ne vont pas aimer ce qu’ils vont y trouver : des histoires d’horreur sans horreur!

    Décidément, il existe des gens qui aiment tellement le Burundi qu’on ne voudrait le croire!

    Voici cette prédiction : plutôt que de servir la paix au Burundi, cette commission est en train de servir plus à détruire le peud’unité qu’il y avait.

    Mais c’est peut-être cela qu’était l’objectif depuis le début : provoquer, alimenter, entretenir et pérenniser cette scission « artificielle » au sein d’une même nation.

    Tout cela parce qu’on n’aime pas le mec qui est à sa tête!

    • Yves

      @Gacece : « tout cela parce qu’on n’aime pas le mec qui est à sa tête! ». C’est amusant de lire ceci lorsqu’on se souvient que les relations entre la communauté internationale et son Altesse lors des deux premiers mandats étaient fonctionnelles, voire assez cordiales. Du coup, il a bien dû se passer quelque chose pour que soudainement, on l’apprécie moins… voyons voir, de quoi pourrait-il bien s’agir ? 😉

      • Gacece

        @Yves
        Qui vous a dit que je parlais de la communauté internationale? Quelques fois il faut savoir lire entre les lignes! Peut-être que je parlais de vous… impersonnellement bien sûr!

  9. Fofo

    Les africains sont devenus des joujoux que l’Occident fait danser comme le veut. Les enquêtes en Afrique sont toujours menées et les conclusions qui en sortent sont les mêmes. On dirait un copier/coller de ce qui a été produit d’un pays à l’autre! Chaque jour des commissions d’enquête sont constituées, les rapports sont confectionnés et les poursuites ne sont engagées que contre les enfants désobéissants ou mal-aimés!
    Cette Cour que vous certains africains pour un « Sauveur de l’humanité » a mené combien d’enquêtes ? Combien des poursuites? A déjà rendu combien de jugement? Dans combien de temps? Sur les 6 millions de morts et avec des milliers d’enquêtes et des poursuites présumées de cette Cour, Seul Thomas Lubanga est criminel.
    Lutter contre l’Impunité, oui mais espérer le salut de la CPI est un rêve qui ne se réalisera jamais! Je conseille nos frères et soeurs africains de renforcer la Cour Africaine de Justice car aucun salut ne viendra d’ailleurs, sinon le Rwanda, la RDC, la Somalie, le Soudan, le Nigeria, … n’aurait connu les tragédies de l’histoire.

  10. Rurihose

    Ayubu
    Moi, Rurihise, je suis dégoûté à vomir quand je vois une injustice faite à n’importe quel humain, spécialement quand ce sont mes compatriotes burundais.
    Depuis l’indépendance, des innocents ont été tués, massacrés pour l’intérêt d’une petite clique.
    Hier, ils venaient du Sud, maintenant du Nord.
    Qu’avons nous fait au bon Dieu?
    Mwebwe musenga murabibaza mu mashengero yanyu.
    Ayubu, un criminel est un criminel.Point Barre.
    Naho yoba ari umwana wawe.
    Pourquoi ne cites tu un seul mensonge dans les cruautés inventoriées dans le rapport?
    La famille du journaliste décimée, les Fnl flottant dans la Ruvubu, Hafsa Mossi,le journaliste RPA,etc…Sont elles des inventions?

  11. James

    La lâcheté de la communauté Internationale va permettre aux charognards burundais de digérer la chaire humaine. Quelle homte non seulement pour leaders charognards mais aussi pour les exportateurs de la démocratie!

  12. Karabadogomba

    A Rurihose,
    Si Bujumbura avait coopéré, le rapport serait positif. on ferait visiter les membres de la Commission aux belles plages du lac Tanganyika, on leur donnerait le mukeke, on leur emmènerait dans les boîtes de nuit pour rentrer à 6 heures du matin, on leur présenterait de jolies filles… Conclusion: Le Burundi, un pays du lait et du miel!

  13. ntsimbiyabandi

    Rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi : dé-crédibilisation de l’ONU et de la CPI? Le Burundi a souffert de la division entre ses enfants. Il n’y a qu’à égrener quelques dates, parmi tant d’autres, restées gravées dans la mémoire à cause des atrocités commises par des Barundi en connivence avec certains étrangers : 1961, 1965, 1966, 1972, 1988, 1991, 1993-2005, 2015-2017. Naturellement, il y a eu des bourreaux et des victimes. Il n’y a pas d’effet sans cause ! Les bourreaux ont régné sur le Burundi pendant un temps assez long. Parlons de 1966 à 2005. Ils ont eu le temps d’infiltrer tous les rouages de la vie nationale et internationale et de placer leurs rejetons dans les meilleures places universitaires et professionnelles. Quant aux rescapés et descendants des victimes, ils étaient laissés à eux-mêmes sans assistance et vus comme des témoins gênants, donc à éliminer par celui qui les verrait le premier. Qu’a fait l’ONU ? Elle n’a pas encore reconnu officiellement même le génocide de 1972. Elle n’a rien fait de concret pour aider les Barundi à se réconcilier notamment à travers la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) prévue par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. En 2015, un mouvement insurrectionnel se déclencha et fut suivi par un coup d’Etat. Les deux faits sociaux ont rappelé l’occupation de la rue de 1993 par les jeunes et le coup d’Etat sanglant qui a coûté la vie au Président de la République, Melchior Ndadaye, à ses collaborateurs et à des milliers de citoyens innocents. En 2015, l’insurrection et le coup d’Etat ont été maîtrisés mais non sans rappeler aussi l’intervention des puissances étrangères, l’utilisation de la propagande pour incriminer les victimes préalablement identifiées de corruption, de division ethnique, de génocide et autres crimes contre l’humanité en 1972. La raison d’être de 2015 était d’effacer à jamais les preuves gênantes contre les commanditaires et les auteurs des crimes odieux commis durant les périodes citées. Tout le monde se rappelle de la résistance à restituer les terres et autres biens occupées ou possédés illégalement alors que le principe est la restitution intégrale. Le rapport des enquêteurs de l’ONU pose une question : « les autorités burundaises, pour la plupart victimes des atrocités passées pouvaient-elles croiser les bras et attendre qu’elles soient conduites à l’abattoir comme leurs parents, leurs grands-parents, leurs frères et sœurs ? » Il est vrai que leurs ancêtres croyaient encore en humanité et en justice. Aujourd’hui le monde est gouverné par des intérêts : « pas d’intérêt, pas d’action ». En plus, l’homme est devenu un véritable loup. Ce n’est plus l’homme imaginaire de l’état de nature. Il l’est en actes. Il reste à savoir qu’elles se laisseront malmener par l’ONU et par les fossoyeurs de leurs parents. Un prélude est déjà-là : « le rapport de la commission d’enquête n’aura pas d’effet », dit-on à Bujumbura! Tant mieux, il risquait de radicaliser les uns et les autres et de bénir les vrais criminels.

  14. Ayahu Jean Pierre

    Dans mon existence, je n’avais senti un dégout aussi grave que celui que j’ai envers cette commission dite abusivement des droits de l’homme. On me dira ce que l’on voudra me dire, on me critiquera comme l’on voudra mais j’affirme que le contenu de ce rapport n’est ni plus ni moins que de la haine envers le Burundi, son peuple et ses dirigeants.
    Dans mon existence, je n’avais jamais vu des hommes et femmes qui jubilent face aux mensonges telle cette pseudo société civile à la Burundaise qui est plus pyromane que pompier!
    A vous Leandre qui connait le Burundi comme moi et plus que ce trio d’enquêteur, ne pourriez-vous pas, dans votre édito, vous étonnez de la gravité des mensonges véhiculés dans ce pseudo rapport. Comme le disait bien un certain Monsieur, mort empoisonné, la destruction du Burundi est facile à mettre en marche, mais il est difficile de trouver « imisurusuru » pour le raccommoder.
    Portez-vous bien tous cher lecteur et espérons pour notre Burundi que  » warapfunywe ntiwapfuye, warahabishijwe ntiwahababutse »

    • roger crettol

      Cher Jean-Pierre,

      Faut-il que vous aimiez le Burundi – ou du moins l’idée que vous vous en faites – pour être aussi perturbé par ce rapport !

      Comment réagiriez-vous s’il y avait la moindre chance que ces accusations soient justifiées, ou que, sur la base d’une dénonciation calomnieuse, une personne de votre proche entourage se trouve livrée aux soins et à l’arbitraire – présumé, si vous y tenez – du SNR et autres agences de sécurité ?

      De quelles informations de première main disposez-vous pour affirmer avec autant de conviction qu’il s’agit de mensonges – avez-vous accès aux lieux de détention qui sont gérés par les services de sécurité ; avez-vous pu vous entretenir personnellement avec des personnes détenues ?

      Si le gouvernement avait coopéré, il serait beaucoup plus difficile de le soupçonner de vouloir cacher des choses … trop embarrassantes pour qu’on en parle sur la rue. A la transparence et à la vérité, ce gouvernement a préféré la souveraineté cache-honte.

      Crier aux mensonges n’est qu’un effet de manches destiné au le public domestique et captif. Hors de votre petit enclos, qui vous croira ?

      • Gacece

        @roger crettol
        Vous pouvez l’appelez comme vous voulez, mais pour nous, c’est « une souveraineté montre-ta-fièrté » Vous ne pouvez pas le comprendre! C’est quelque chose qui coule dans notre sang.

        Et vous ne pourrez rien y faire! Mais nous vous faisons confiance pour continuer à continuer à continuer à vous en rendre compte par vous même!

        La condescendance est le seul refuge qui vous reste, puisqu’elle est le seul rempart de ceux à qui on refuse l’ascendance – présumée, si vous y tenez! On choisit alors de ridiculiser ceux qui la valeur de ceux qui refusent de reconnaître votre apparence supériorité.

        La souveraineté n’a rien à voir avec la honte, le mensonge, la vérité, etc. Elle a tout à voir avec la liberté de choisir et de ne pas choisir quelle honte, quels mensonges, quelle vérité,… on veut nous imposer!

        Crier aux mensonges n’est qu’un effet de manches destiné au public non-domestique et ignorant la réalité. Hors de tous vos grands et petits enclos, qui vous croira?

        Bon week-end!

        • roger crettol

          @ Gacece

          La souveraineté de dispense pas d’affronter honnêtement des situations difficiles où son propre comportement est critiqué.

          Et l’utilisation du crayon gras n’apporte pas grand’chose à la discussion …
          A vous aussi bon week-end.

          • roger crettol

            Désolé, je voulais dire « la souveraineté ne dispense pas … ». Etre mutama se paie, ma foi …

          • Gacece

            @roger cretton
            Si ce n’était que le comportement qui posait problème, je ne crois pas qu’on aurait invoqué la souveraineté. Pour le « crayon gras », je ne l’utilise que pour insister, ou mettre de l’emphase. Ce n’est pas un péché j’espère!?… Vous devriez essayer! Et j’aime ça!

    • juju

      « La destrucuin du burundi est facile a faire… ». Constatez-vous que le Burundi est en train d’etre detruit d’abord par ses fils et filles qu’il a enfantes, eleves et eduques? Certains parmis eux refusent meme d’admettre ce fait. Comment va-t-on nous en tirer avec une attitude comme ca. Comment pourront-faire faire un front commun contre des predateurs potentials ou existants qui menacent notre chere patrie?
      Il ne suffit pas de toujours chanter: »Burundi bwacu…warapfunywe ntiwapfuye » alors que, en meme temps, nous travaillons tres fort pour le detruire. Les etrangers ne font que nous preter umuhoro ou plus efficace que umuhoro dans la destruction.

    • Meurlsaut

      Ayuhu Jean-Pierre
      Quel intérêt auraient ces agents de droits de l’homme de l’ONU pour s’en prendre au « Burundi,au peuple burundais et à ses dirigeants »? Je pense que quand même on reproduirait la liste de tous les crimes qui ont été faits et refaits il y aurait toujours des personnes sans jugement du genre Ayuhu pour continuer à nier les faits et arguer que c’est un complot des médias et des occidents pour s’attaquer au Burundi!
      C’est l’argument farfelu du pouvoir celeste et de tous les acolytes du pouvoir:avec nous vous êtes dans la vérité mais dire le mal qui nous affecte, vous êtes contre nous,dans le mensonge et la traîtrise! Vous devriez au moins apporter(Cher Ayuhu) des arguments qui contredisent le rapport et non se contenter d’un procès d’intention.

  15. Rurihose

    Si le Burundi avait coopéré, ça aurait été pire.
    On aurait vu les fosses communes, les crimes odieux auraient été mieux documentés.
    Le gouvernement burundais a une suite dans ses idées

    • Bakari

      @Rurihose
      Il y a quelques années, j’appelais le Burundi et le Rwanda « Pays des mille fosses communes »; il semble que je sous-estimais ce nombre lorsqu’on apprend qu’une seule province (Mwaro) en comporte 110 à elle seule.
      http://www.igihe.bi/Ibinogo-rusangi-110-nivyo-umurwi.html
      Pourrons un jour sortir de ce cercle infernal?

  16. Jean Habonimana

    Les dirigeants du régime chrétien d’origine divine viennent d’être accusés de crimes contre l’humanité. Nous le savions. Des milliers de jeunes ont été massacrés, mutilés, torturés, castrés, violés (les mamans devant leurs enfants et les filles devant leurs pères) embastillés et exilés pour avoir une opinion différente d’abord ou pour leur mauvaise ethnie ensuite. Et l’homme fort du régime, Willy Nyamitwe, proclame, avec son éloquence habituelle et son intelligence hors pair : « Ce sera sans aucun effet ». Et ce sera exactement comme cela car la lâcheté de l’EAC, l’insignifiance coupable de l’UA et l’irresponsabilité bureaucratique des NU sont incommensurables.

    • Jambo

      Jean Habonimana,
      De surcroît certains ne cessent de comparer la crise burundaise au combat entre David et Goliath en prétendant que la victoire leur est déjà acquise alors que la bataille n’est qu’à son paroxysme. Pour rappel, le roi Saul a désobéi à Dieu qui jeta son dévolu sur un jeune berger nommé David qui devait combattre le mal que l’on peut qualifier de Goliath le philistin. Chacun est libre de se revendiquer de tel ou tel autre camp mais c’est qui est sûr ,étouffer les cris et les pleurs du peuple, c’est cela qui sera sans effet. Le Créateur est le seul qui peut sonder les coeurs et agir conformément à sa volonté.

    • Bakari

      @Jean Habonimana
       » …avec son éloquence habituelle et son intelligence hors pair … »

      Dois-je prendre ceci comme du progrès ou de l’ironie? Car habituellement vous lui attribuez un niveau d’instruction (qui diffère du niveau d’intelligence svp) de l’école primaire.

      • Lambert

        @Bakari, @Ayuhu
        Je crois que vous connaissez bien Nyamitwe Willy mieux que Jean Habonimana pour l’avoir comme cerveau dans votre cercle des génies de puissance divine, ceci dit, posez-vous cette question au lieu de la poser à Jean Habonimana.

        • Bakari

          @Lambert
          Un cerveau qui n’a que le niveau de l’école primaire. Il fait ce qu’il peut, le pauvre.
          Et s’il avait eu son pater à ses côtés durant son enfance, probablement qu’il aurait fait comme les autres: mieux que l’école primaire. Et en ce qui concerne la puissance divine, tout le monde a son Dieu, vous-même vous avez le vôtre, il semble. Il n’y a pas de place pour la jalousie en ce domaine.

Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, diffamatoires ou injurieux, appelant à des divisions ethniques ou régionalistes, divulguant des informations relatives à la vie privée d’une personne, utilisant des œuvres protégées par les droits d’auteur (textes, photos, vidéos…) sans mentionner la source.
Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire susceptible de contrevenir à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier. Par ailleurs, tout commentaire écrit en lettres capitales sera supprimé d’office.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité