Politique

Enrôlement électoral : une Ceni plus attentive que défensive

29/12/2014 Elyse Ngabire 17

Accusée d’une arrogance à outrance par l’opposition, à l’ « évaluation »de l’opération d’enrôlement des électeurs, la Ceni baisse le ton. Elle décide d’elle-même la réouverture partielle de cette activité et l’annulation du vote par procuration pour limiter les cas de fraude.

Au vu des participants à cette première évaluation de la première activité du processus électoral, ce moment était attendu ©Iwacu
Au vu des participants à cette première évaluation de la première activité du processus électoral, ce moment était attendu ©Iwacu

Dix jours se sont passés de la fin de l’enrôlement des électeurs et la colère ne faisait que monter chez la plupart des leaders de l’opposition. Ils ne cessaient de décrier les irrégularités qui ont émaillé le processus de constitution du fichier électoral. Ils étaient même allés plus loin en réclamant la démission de toute la Ceni ainsi que de ses démembrements, les Cepi et Ceci.

Ce 22 décembre 2014, était donc un moment très attendu. Du côté du parti Cndd-Fdd et de sa mouvance, l’occasion de dénoncer les manquements de l’opposition venait de se présenter : « Le mensonge des spéculateurs à la transition n’a fait que trop durer. »

En plus de la classe politique, des représentants de la société civile divisée presque : une partie défendant la Ceni, le parti au pouvoir et le ministère de l’Intérieur et une autre tentant d’être indépendante avec une lecture proche de celle de l’opposition.

Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, anciens chefs d’Etat, essayaient de jouer la neutralité malgré leur appartenance politique. D’autres observateurs neutres : des représentants du corps diplomatique et consulaire dont l’Union Européenne (UE), l’Union Africaine (UA), les Etats -Unis, les Pays Bas, la France, etc.

La Ceni satisfaite des résultats de l’enrôlement

Pierre Claver Ndayicariye : « L’organisation des élections reste une tâche complexe à laquelle la Ceni ne saurait venir seule au bout. » ©Iwacu
Pierre Claver Ndayicariye : « L’organisation des élections reste une tâche complexe à laquelle la Ceni ne saurait venir seule au bout. » ©Iwacu

A l’ordre du jour, Pierre Claver Ndayicariye, président de la Ceni, annonce quatre points : la projection de la population électrice en 2015, la constitution du fichier électoral, l’observation du fichier d’enrôlement et la garantie de la fiabilité de ce fichier.

Au 12 décembre, à la clôture de l’enrôlement, M. Ndayicariye fait savoir que l’effectif des inscrits est de 3 694 944 sur 4 200 000 personnes attendues, selon les projections de la Ceni par rapport à 2010. Cependant, le président de la Ceni précise que ce chiffre n’intègre pas encore les résultats de certaines ambassades et consulats.
Pour M. Ndayicariye, les résultats provisoires montrent que les chiffres atteints en 2014 sont de loin supérieurs à ceux de 2010, soit 87,7% de la population s’est faite inscrire : « Ce résultat est satisfaisant. »

Tout n’est pas rose. Néanmoins, durant ce processus, Pierre Claver Ndayicariye ne cachera pas les 1920 cas d’irrégularités observées dans tout le pays. Des irrégularités selon lui, en rapport avec le port de plus d’une carte nationale d’identité (cni), des doubles inscriptions, des tentatives d’inscription des mineurs, des cni falsifiées, sans numéro ou sans cachet, etc.

De plus, il signale que les rapports de l’observation de la société civile montrent l’absence des administratifs à la base pour servir de témoins là où c’était nécessaire. Il y a aussi cette distribution sélective de la cni et dans les lieux inadéquats.

Pierre Claver Ndayicariye remarque que son institution a enregistré des cas des administratifs à la base qui ont voulu retirer les récépissés aux personnes non membres du parti au pouvoir.
Il dénonce également des directeurs des écoles secondaires qui ont empêché les élèves d’aller se faire inscrire sur leurs collines d’origine. Pour le président de la Ceni, tous les cas signalés ont été traités et traduits devant les juridictions.

Au nom de la restauration de la confiance

Pierre Claver Ndayicariye reste convaincu que l’inscription des électeurs constitue une étape cruciale dans l’organisation des élections. Les enjeux en présence, constate-t-il, justifient le niveau de la fièvre électorale. Pour lui, les défis liés à la performance des services de l’état civil sont réels. Il reconnaît que l’organisation des élections reste une tâche complexe à laquelle la Ceni ne saurait venir au bout sans le concours de différentes parties prenantes. Et d’inviter tout un chacun à s’y investir car l’enjeu en vaut la peine.

La rencontre, conclut-il, se veut un moment d’évaluation en profondeur de l’opération d’enrôlement, de recherche participative de solution à la sécurisation du fichier électoral. Cependant, il regrette que la classe politique n’ait pas soumis ses rapports et de l’appeler à partager ses observations avec son institution.
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« Une évaluation ou un rapport de la Ceni ? »

Au moment où les opposants remarquent que la séance n’était pas une évaluation mais une simple communication ou un rapport de la Ceni, le pouvoir estime que le processus s’est bien déroulé.

Intervention d'Agathon Rwasa ©Iwacu
Intervention d’Agathon Rwasa ©Iwacu

La plupart des intervenants à la première série de questions n’ont pas caché leur colère. Agathon Rwasa, se réclamant président du Fnl indépendant, salue la mesure de la Ceni d’annuler le vote par procuration. Il propose que si réouverture il y a, il faut qu’elle soit totale et non partielle telle que souhaitée par la Ceni. Et M. Rwasa de proposer qu’on aille aux élections de 2015 avec la carte nationale biométrique. Sinon, constate-t-il, l’affichage des noms des personnes inscrites ne résout en rien la tricherie.

Charles Nditije : « C’est une autre évaluation que vous venez de faire du travail de la Ceni et de ses démembrements dont on connaît la position. » D’après M. Nditije, toutes les irrégularités relevées par la Ceni ont été mentionnées de façon superficielle parce que soutenues par ses démembrements sans oublier l’appareil administratif et politique du Cndd-Fdd.

« Comment la Ceni veut-elle qu’on la croie ? », lance-t-il. Il avertit qu’il ne peut pas accepter ce genre d’évaluation. Il propose qu’il y ait un atelier sous la supervision des personnes indépendantes : « C’est sur cette base que les parties prenantes pourront décider si oui ou non il faut reprendre les inscriptions ou disqualifier totalement la Ceni. »

Léonce Ngendakumana, président du parti Sahwanya Frodebu et de la coalition Ikibiri, est critique : « Qui dit évaluation dit confrontation des rapports. » Or, observe-t-il, cela n’a pas encore lieu. Pour lui, le gouvernement a planifié un vol qualifié en procédant à la distribution anarchique de la carte nationale d’identité : « Le gouvernement a failli à sa mission. »

Même son de cloche chez le Dr Jean Minani, président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri: « Il n’y a pas eu d’évaluation mais une transmission du rapport de la Ceni par la Ceni elle-même. » Pour conduire à bon port le processus électoral, il appelle la Ceni à l’humilité et à la sagesse.

Chauvineau Mugwengezo, se réclamant président de l’Upd, demande à la Ceni d’avoir le courage de démissionner. Rétorquant au président de la Ceni qui venait de lancer que les partis n’ont pas formulé leurs plaintes en ce qui est des irrégularités observées, M. Mugwengezo s’est emporté et n’a pas eu le temps de terminer sa phrase : « Le comportement de la Ceni relève… »

« Jusque-là, quels sont les gens qui ont été sanctionnés pour fraude ? », demande Domitien Ndayizeye à la Ceni. Il faut, insiste-t-il, prendre le taureau par les cornes. Il concède à la Ceni de ne pas marcher dans la droite ligne du ministre de l’Intérieur qui parfois, passe à côté pour l’intérêt de son parti.

Pas question de reprendre l’inscription au rôle électoral

Pascal Nyabenda, président du parti Cndd-Fdd, est sans ambages : « Mon parti est contre la réouverture du processus d’enrôlement. Qu’est-ce qui garantit qu’il n’y aura pas d’autres commentaires pour protester ?»
Jean de Dieu, président du parti Radebu et de la coalition Copa, conseille à la Ceni de veiller et de mesurer les implications financières de la réouverture partielle.

Augustin Nzojibwami, président du parti Sangwe Padder, minimise : « Même s’il y a eu beaucoup d’irrégularités, elles ne sont pas de nature à fausser tout le processus. »

Pour le ministre de l’Intérieur, ceux qui veulent la carte nationale biométrique pour aller aux élections doivent se désillusionner : « Il faut attendre 2020. »

Willy Nyamitwe, conseiller principal à la présidence chargé de l’Information, de la Communication et des relations avec les médias, cheminera dans le même sens : « Ce n’est pas la biométrie qui fait les élections libres, apaisées, inclusives et transparentes. » Suite aux questions d’ordre technique et pratique, M. Nyamitwe déclare qu’il faut au moins 16 mois pour que tout Burundais soit doté de la pièce d’identité biométrique.

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« Le dialogue doit se poursuivre »

La Communauté internationale a assisté avec intérêt du début à la fin de la rencontre sur l’évaluation. Elle constate qu’un pas a été franchi et encourage les discussions entre la Ceni et les parties prenantes.

La Communauté internationale unanime pour la poursuite du processus électoral dans le strict respect de la mise en place de nouvelles institutions ©Iwacu
La Communauté internationale unanime pour la poursuite du processus électoral dans le strict respect de la mise en place de nouvelles institutions ©Iwacu

L’ambassadeur de l’Union Européenne (UE) salue la participation massive, l’inclusivité et la volonté affichée par la Ceni d’aller au-delà du cadre légal afin de trouver des solutions innovatrices. Selon lui, l’UE soutient que le calendrier légal institutionnel soit respecté et que les institutions puissent être mises en place dans les délais. Pour l’UE, revoir le processus depuis le début mettrait en péril le calendrier constitutionnel : « Quelles que soient les erreurs commises des solutions doivent être trouvées. Et tout le monde doit jouer le jeu en collaborant.»
Le dialogue, la concertation, raconte-t-il, doivent transformer ces axes en solutions : « Cela permettra de reconstruire et renouer la confiance. »

En signant la deuxième tranche de notre contribution, lâche l’ambassadeur des Pays Bas, c’était un signal de l’importance que nous accordons au processus électoral burundais. Le gouvernement et la Ceni, insiste-t-il, doivent faire tout leur possible pour regagner la confiance : « Il ne faut pas mettre de côté les irrégularités que les partenaires burundais avancent. »

L’opposition, poursuit-il, doit adopter une attitude constructive et ne pas demander à la Ceni l’impossible : « La réunion de ce 22 décembre vient de tracer les axes à suivre. » Son souhait le plus ardent : voir la Ceni dresser une liste électorale acceptable par tous afin de garantir les élections transparentes et inclusives.

L’Union Africaine, quant à elle, apprécie beaucoup le climat de discussion. D’après son ambassadeur, l’UA suit avec beaucoup d’attention le processus électoral : « Il s’agira en 2015 de doter le Burundi des institutions légitimes. » Il renchérit que ce genre de colloque doit continuer entre les partis politiques, les candidats indépendants et la Ceni pour que l’UA ait l’assurance que les élections à venir seront transparentes, inclusives et démocratiques. Il indique qu’il souhaite que le président de la Ceni définisse la décision de la réouverture partielle, l’annulation du vote par procuration, etc. : « Il est important que ces propositions qui ont baissé la tension soient suivies de manière à renforcer l’adhésion de toutes les parties. »

L’ambassadeur des Etats-Unis au Burundi ne fait que se réjouir : « Grâce au dialogue, des voies de solution peuvent être trouvées ensemble. » Elle indique que la rencontre du 22 décembre constitue une première étape, un pas franchi. Les Etats -Unis, insiste-t-elle, soutiennent des élections transparentes, inclusives et surtout crédibles. A chaque défi, encourage-t-elle, sa solution.
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Certains intervenants

Forum des lecteurs d'Iwacu

17 réactions
  1. Vuvuzela

    Mais, qu’est-ce qui se passe chez nous? Il paraitrait que les vaches sont aussi des refugies! Qu’est-ce qui nous prend?

  2. didier

    Ubusuma bwamatora ntiburi muma CNI ahubwo rabira muri saisie au niveau de la CENI: Par exemple umva ivyo NYAMITWE yavuze:« Ce n’est pas la biométrie qui fait les élections libres, apaisées, inclusives et transparentes. » pour signifier que même naho mwozana Biométrique ntikibuzako twiba amatora.

    A l’attention des partis de l’opposition (tous)

    Communiqué de l’OBServatoire ELectronique des Elections au BUrund

    En cette fin d’année, nous clôturons notre travail d’observateur par ce premier communiqué depuis que notre organe a été mis en place.
    Comme notre nom l’indique, nous sommes un organe mis en place pour traquer les fraudes et les tricheries dans le processus électoral en cours qui nous conduira aux élections général de 2015.

    Chaque jour, nous scrutons le travail de la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) dans leurs faits et gestes au niveau du travail électronique. Nous avons mis en place un système de surveillance qui nous permet d’avoir une entrée dans le système d’exploitation des données de la CENI et ainsi nous pouvons partager nos résultats avec les burundais et les étrangers qui le désirent.

    Premier chiffre

    La CENI vient de sortir un chiffre: 3.558.736. Ce chiffre équivaut au nombre de personnes enregistrées lors de la période d’enrôlement des électeurs pour les élections de 2015.

    Comment la CENI est arrivée à ce chiffre ?

    En réalité, les données que nous avons eu via nos “mouchards” démontrent que les personnes physiques enregistrées réellement sont au nombre de 1.635.714.

    Pour atteindre les 3.558.736, la CENI a rajouté la différence avec des fichiers confectionnés par des ordinateurs qui appartiennent à des tiers. L’identification des IP des ordinateurs connexes prouvent que ces données ont été fournies par des ordinateurs appartenant aux permanences du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, à l’intérieur du pays comme dans la capitale.

    Conclusion

    La CENI est entrain de gonfler le chiffre des personnes enrôlées. Le chiffre ajouté équivaut à plus de 50 % du total enregistré. Si le Burundi va aux élections, tous les partis politiques se partageront uniquement les 1.635.714 électeurs y compris le pouvoir et ses satellites. La partie rajoutée reviendra au CNDD-FDD.

    Si rien n’est fait pour corriger cette fraude, le CNDD-FDD a déjà, selon nos données, plus de 50 % des voies.

  3. UMURUNDI

    Mbega nibasubira gutorwa uzoca uja he? Jewe mbona wokworosha umutwe kuko bashobora gusubira kugitwara iyindi myaka 5.

  4. pepe

    oui ils sont toujours habitue aux accords d’Arusha et de Kajaga. Murabesha, ibintu vyarahindutse il faut apprendre a collaborer. Ndadaye yapfuye avuze ngo «uwudashaka ko inkukura y,uruzi ko imutwara yoga aja iyo iyo nkukura itembera». Menyera principe ya democratie.

  5. pepe

    Muracatwarwa murabesha….guhika…

  6. Vuvuzela

    Je crains que cette CENI cause des degats dans le pays. Esperons qu’elle va se resaisir avant que ce soit tard.

  7. Nwari

    Aba dd muranyica muribaza ko 2015mwosubira kutwara uburundi ?naho hoba amatora meza ?ninde yokwemera ko ingihugu kiguma aricanyuma?kubera ubugugu bwanyu ,ikibaza ncanyu kirahari apana gutwara igihugu uburundi bugona burimaso

  8. nivyo

    @RUGAMBA RUTAGANZWA

    Pourquoi venir se plaindre de la carte nationale d’identité à 5 mois des élections ?

    Si, comme vous le demandez, on re enregistre la population, cela ne résous pas le problème, car le problème ce pose sur la carte nationale d’identité qui peut Etre fabriquée à Buyenzi. Alors quelles solutions proposez-vous ?

    La carte biométrique ?

    Sérieusement , vous savez combien de temps cela prend pour “biometriser” une population de 4.2 Millions ?

    A moins qu’on ne la fasse à l’extérieur, et la vous allez dire qu’il y a eu tricherie comme la fois passée ou l’on avait demande une commande express , approuvée par le PNUD, de fabrication de cartes des partis politiques manquants.

    Un des ténors du Frodebu a lui même demande d’arrêter la distribution de la carte biométrique il y a plusieurs mois. Maintenant vous venez demander la carte biométrique ?

    @Bakari “Il faut ajouter qu’il y a des gens qui sont incapables de se payer une carte de 500 balles. Quid de la carte biométrique qui coûte au moins 5 fois plus cher? Les problèmes sont ailleurs!!! ”

    En 2010, juste avant les élections 1.5 millions de cartes nationales d’identités on été distribuées avec l’aide du PNUD. Personne n’a crié ( bon la RPA a dénonce qu même si le papier utilisé en ce temps était vraiment de mauvaise qualité , voici un des rapports : on y dénombre des irrégularités . Mais cela n’a pas stopee le processus.

    Et d’ailleur : comme le dit @kAGANJI “je me questionne aussi sur la distribution de carte d’identité tjrs à la veille des élections? C’est pourquoi j’abonde de ceux qui pensent que ces cartes d’identités cachent les magouilles. Comment ils pourront y avoir beaucoup des personnes sans identité?? pourquoi ils veulent en avoir juste avant les élections?? Est- ce qu’ils sont pas obligés d’avoir une identité tout le temps?? Raison pour laquelle je plaide pôur une identité biométrique et permanent pour endiguer ce tricherie.”

    les européens l’ont bien dit :” Selon lui, l’UE soutient que le calendrier légal institutionnel soit respecté et que les institutions puissent être mises en place dans les délais. Pour l’UE, revoir le processus depuis le début mettrait en péril le calendrier constitutionnel : « Quelles que soient les erreurs commises des solutions doivent être trouvées. Et tout le monde doit jouer le jeu en collaborant.» ”

    L’opposition, poursuit-il, doit adopter une attitude constructive et ne pas demander à la Ceni l’impossible : « La réunion de ce 22 décembre vient de tracer les axes à suivre. » Son souhait le plus ardent : voir la Ceni dresser une liste électorale acceptable par tous afin de garantir les élections transparentes et inclusives.

    Vous n’êtes pas si différents des DD

  9. nzitonda

    Geza aho, abatama turabakeneye , ni bakorere inyungu z igihugu gusa, biyumvire ko bosiga abana babo n abuzukuru mu gihugu gitemba mwo amata n ubuki, igihugu bose bashingiranira, kizira amacakubiri, umuntu agasubira gusaba indaro aho bumwiriye ko nka kera.

  10. Ndayiragije

    Ewe terimbere we, ngo abatama ni batuvireho? Amase ya kera ahoùma urutaro sha. raba aba DD birukanye abatama bakazana aba jeunes aho bagejeje igihugu. igihugu s’icana ntupfa gusimbirako. Abo batama bakihari ibintu ntivyari bwayangare kugeza aha, canke pour toi ntibarayangara;

  11. MOI

    Abatanga uburyo aribo bazungu bavuze ko bitazosubigwamwo nuko rero bizogenda et point.

  12. RUGAMBA RUTAGANZWA

    @NIVYO et MINANI
    Qui vous a parlé de transition? On vous parle de tricheries dans l’enrôlement des électeurs et les partenaires et tout le monde y compris la CENI est d’accord qu’il y a eu des irrégularités dans ce processus conduit par une CENI qui n’est indépendante que de non. Cessez de rêver et surtout de raconter des fariboles. Vous cherchez des échappatoires au débat pour ne pas aborder en face le sujet brûlant du jour qui est l’enrôlement irrégulier des électeurs et une campagne pour pré-tricher les élections en falsifiant la base de données électorales, c’est tout. Personne n’est en train de négocier une transition, personne alors. C’est dans vos têtes que cela se trouve, chers Messieurs/Dames.

  13. Nzobandora

    La transition se trouve seulement dans tes rêves mon ami. Seulement tes amis DD souhaitent (d’ailleurs un petit groupe d’eux) a juré de passer par tous les plus ignobles et honteuses tricheries pour garder la main dans la caisse de l’Etat ainsi que sur les biens qu’ils ont (ironiquement) dignement acquis et qu’il pleuve ou qu’il neige.
    Malgré la loyauté de votre CENI envers vos objectifs, vous risquez d’être étonnés par les résultats et c’est d’ailleurs pour cela que vous voulez tous sauf des élections libres et transparentes.
    Et finalement qui a réellement peur des élections ???
    Hahahaha

  14. Terimbere N.

    Abo batama bose nibamwe,harageze ko batuviraho bose…..

  15. MINANI

    Ceux qui veulent l’annulation de l’enrôlement en vue de saboter le processus pour qu’il y ait la transition afin qu’ils obtiennent des places politiques doivent attendre encore plus longtemps

  16. Mireille Kabihiga

    haha!! Enfin la CENI fait profile bas. Le cndd-fdd doit comprendre qu’il n’est plus populaire comme en 2005. C’est un parti qui s’est discrédité par ses erreurs sociales et politico- économiques depuis sa prise de pouvoir. Ils doivent accepter que ivyari imagera vyageruye.
    A bon entendeur…

  17. nivyo

    Des 2010, je me souviens de Leonce disant sur les ondes de la RPA que “tôt ou tard le gouvernement va négocier ” . C’était dans la période ou l’on entendait des rebellions naissantes ici et la, l’opposition exultant de joie. Il nie ses relations avec les « bandits armés », mais il parvient à convaincre ses partenaires de la nécessite de négocier avec son organisation pour arrêter l’insécurité causée par ces derniers (bandits armés) .

    5 ans plus tard , l’opposition veut toujours conduire le pays vers une transition et négocier des places!

    Je crois qu’ils ne sont pas du tout différents des DD.

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