Editorial

En attendant les élections de 2020…

11-08-2017

Le coup d’envoi est donné. La famille du président Nkurunziza vient de verser cinq millions de Fbu pour contribuer au financement des élections de 2020. Prêchant par l’exemple, le président s’est lui-même rendu à la Banque centrale ce 7 août.

Il met ainsi en action l’appel qu’il avait lancé aux Burundais à la veille de la célébration du 55ème anniversaire de l’indépendance. « Un pays sans institutions est voué à tous les chaos », a dit le chef de l’Etat. Le geste est différemment interprété.

Pour le porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’acte posé est louable. Selon lui, c’est le peuple burundais qui a sollicité, à travers différentes consultations, l’ouverture de ce compte. Notamment à travers la Commission nationale du dialogue inter-burundais. D’ailleurs, pour faciliter la tâche à la population, des comptes seront ouverts dans différentes institutions financières du pays. Le geste est aussi salué par le parti au pouvoir.

Pour l’opposition, c’est une stimulation des partisans du chef de l’Etat. Un moyen de convaincre les siens qui hésitent encore à donner de l’argent. Tous ceux qui se sentent redevables au président seront obligés de contribuer. Par ailleurs, ils estiment que l’appel lancé par Pierre Nkurunziza se veut une obligation « Turabararitse muterere ». Pour d’autres, c’est un message à la communauté internationale qu’il pourrait briguer d’autres mandats.

La levée de fonds pour participer au financement des élections est en soi une initiative citoyenne à encourager. C’est un devoir patriotique. Cependant, pour qu’elle soit un succès, il y a des préalables.

L’article 87 de la Constitution stipule que les élections sont libres, transparentes et régulières. Question : les conditions sont-elles réunies ? Sans se voiler la face ou faire l’autruche, il y a nécessité d’assainir l’espace politique dans notre pays. Par ailleurs, certains administratifs ou militants des partis risquent d’en ôter le caractère volontaire alors que la préoccupation de la plupart des Burundais est plutôt aujourd’hui quoi mettre sous la dent. Enfin, ceci soulève une antinomie : demande de l’appui budgétaire et être capable d’organiser soi-même les élections sans recourir à l’extérieur…

  47   Vos commentaires
  1. John

    Faux débat . On ne peux que financer des vrais élections . En 2020 comme c était le cas en 2015, il n y aura pas d élections . Nkurunziza va faire un simulacre de processus électoral pour s éterniser au pouvoir « légalement ». On sait qu il va rester au pouvoir que les burunfdais le veulent ou pas , pour alors aller piger dans les poches des pauvres alors les résultats sont déjà connus?

    @Pierre Nkurunziza , gardes ton pouvoir et laisses l argent des pauvres .

  2. Mireil

    Même s’il y a pas de containte clairement annoncé, , je vois très mal comment je ne montrerai pas à mon chef et à mon entourage immédiat mon recepissé de contribution. Et les mécanismes de contrainte et de contrôle sont légion.
    Arsène a totalement raison.

    • Gacece

      @Mireil
      Et moi je suis à l’extérieur du Burundi et j’ai l’intention de contribuer. Je n’attends rien comme récompense et personne ne me force à donner. En fait, je pourrais même décider de reste totalement anonyme!

      La réalité est que, que vous y croyiez ou pas, toute personne qui va contribuer et toute personne qui ne va pas contribuer ont chacun leur(s) motifs personnel(s) de le faire et de ne pas le faire.

      « À chacun sa raison et son choix! »

      Alors, il convient de dire qu’il y a au moins autant de motifs qu’il y a de Burundais, et aussi d’entreprises!

      • Jereve

        Ceux qui vont contribuer seront connus par simple vérification dans les listes; quiconque ne contribuera pas n’aura rien sous le 4ème mandat (pas de boulot, pas d’affaires, pas d’avantages…). Vu que les ressources s’amenuisent, les gros contributeurs recevront en remerciements des postes juteux, des facilités dans les affaires et privilèges de toute sorte.

  3. nayisi

    Contribuer aux élections de 2020 pour que Nkurunziza soit réélu? Non pas ç mon Dieu!
    Vaut mieux financer une rébellion capable de d’enlever « ces cancers » placés sur la tête du peuple burundais!

  4. Gacece

    Moi je veux bien contribuer et j’aurais besoin du code IBAN ou Swift, le nom sous lequel le compte a été ouvert et l’adresse de l’agence de la BRB où il se trouve.

    Je crois et j’espère qu’il n’est pas interdit que les membres des diasporas burundaises contribuent s’ils le veulent.

    Sinon, pourquoi pas?

    • Roi Muhanza Premier

      Message bien recu Monsieur Gacece. Les services concernes vont publier l’information sous peu et vous contacteront personnellement a ce sujet. Vous etes un patriote exemplaire Cher Monsieur.

      • Gacece

        Même si je sens un brin de sarcasme dans votre commentaire, c’est exactement ce que je veux! Qui sait? Je ne suis peut-être pas le seul à vouloir cette info.

  5. Ramazani

    Ils n’auront pas un seul sou de moi car je Donne le peu de sous que j’ai à ma famille qui meurt de faim. Et pour dire vrai je ne peux pas trouver 5 millions . Hormis cela meme si j’en avais je ne donnerais rien si la constitution supprime la limitation des mandats et surtout si nkurunziza se présente aux élections . La politique a besoin d’un renouvellement. Nkurunziza ne mérite pas une reconduite au pouvoir.

    • Hicintuka .Ô. H.H

      Si ta famille meurt de faim :c’est toi le responsable de la psychose ; pas Nurunziza

      • Stan Siyomana

        @Hicintuka
        Ce n’est pas quand meme pour rien que le president Petero Nkurunziza est appele SEBARUNDI/PERE DE LA NATION.
        Je ne vois pas comment Ramazani qui est peut-etre a des milliers de kilometres du Burundi pourrait etre la cause de la famine au pays. Lui au moins il aide en envoyant de l’argent pour nourrir sa famille.

    • Hicintuka .Ô. H.H

      Vuga Vuga: ufisuburenganzira ! !!!! ko utaryogoye Kuri Micombero ; Bagaza ; Buyoya !!!!!!

  6. Carlos

    L’appel présidentiel aux dons ne peut que susciter la perplexité de celui qui crève le trompe-l’œil doctrinal. Bien sûr, de tout temps, de l’argent est sorti des poches citoyennes pour financer l’État. Mais peut-on assimiler à l’impôt une contribution définie comme volontaire ? Qu’adviendra-t-il si l’objectif de la collecte n’est pas atteint ? Une prétendue radinerie populaire deviendra-t-elle la justification d’un report de scrutin ? Pour peu que le budget soit bouclé, quelles conséquences aura la réponse à la question « Qui a payé » ? Lire la suite sur http://www.jeuneafrique.com/465200/politique/elections-au-burundi-sonnantes-et-trebuchantes/

    • DUCK

      @CARLOS
      Nyakwubawa Carlos, tu es sur la bonne piste. NTASANO OSCAR…….
      Le message de Katja Lasseur yerekana ko ibiganiro vya bose bizoba accelere, kikabanguka. Akabigira kabizi burya koko karya imboga karitse umutsima. A quel prix la Constitution du Burundi sera-t-elle revisee? A quel prix les Accord d’ Arusha seront rejetes?
      Uyu mwaka 2017 ntuzohera resolution ya UN idashyizwe mungiro.

    • Hicintuka .Ô. H.H

      Uwubuze izaragira yamama intamba :akina amayuda nkazo ! !!!!

  7. Karabadogomba

    C’est une fuite en avant. Ni moins ni plus.

  8. Fofo

    [Ndlr: la préoccupation de la plupart des Burundais est plutôt aujourd’hui quoi mettre sous la dent.], pendant l’époque de l' »Effort de guerre », les burundais étaient-ils plus riches qu’aujourd’hui? Portant le pays était en guerre et bcp de burundais avaient été chassés de leurs biens mais cela n’a pas empêché l’Etat de nous faire pays la contribution de force et personne n’osait pas dire même un mot. Demandez les rwandais quel a été l’impact de « One Dollar Campain »?

    Si on veut des élections libres et transparentes, nous devons apprendre à les financer par nous même et à la hauteur de nos propres moyens. Sinon, les pays donateurs auront tjrs une main-mise sur nos affaires.

    • Hicintuka .Ô. H.H

      Reka Ayo ma fyiroko bafyendere : bo bahimbagwa nukwama batezamashi nkibimuga kwibarabara ! !!!

    • KABADUGARITSE

      Donc pour toi, nous devrions rester dans un perpétuel recommencement! Personnellement je trouve que c’est un double emploi, contribuer pour le fonds électoral et aussi payer les impôts!

      • Fofo

        @KABADUGARITSE,
        Faut pas confondre une contribution « surtout volontaire » et un impôt. L’impôt a un caractère contraignant, ce qu’une contribution n’a pas. Vous contribuez parce que vous le voulez et à la hauteur de vos moyens.

    • Stan Siyomana

      @Fofo
      Pour cette campagne de contribuer pour financer les elections, peut-etre que le president Petero Nkurunziza va avancer l’idee de maintien de souverainete nationale, MAIS PAS L’IDEE DES ELECTIONS LIBRES ET TRANSPARENTES.

    • Stan Siyomana

      @Fofo: « Sinon les pays donateurs auront tjrs une main-mise sur nos affaires »
      1. Recemment j’etais quand meme surpris d’entendre (dans une emission de Radio Isanganiro) le ministre burundais de l’interieur ainsi que Monsieur Freddy Mbonimpa? (= maire de la capitale Bujumbura) REMMERCIER CHALEUREUSEMENT L’UNION EUROPEENNE QUI A FINANCE LA CONSTRUCTION DE PLUSIEURS MARCHES DANS LA VILLE DE BUJUMBURA.
      2. ET POURTANT PENDANT LA CONSTRUCTION DE CES MARCHES, FREDDY MBONIMPA ETAIT PARMI LES POLITICIENS BURUNDAIS QUI MENAIENT DES MARCHES CONTRE LA BELGIQUE ET CETTE UNION EUROPEENNE.

      • Fofo

        @Stan Siyomana,
        1. Financer les élections pour se [maintenir au pouvoir] c’est un point de vue comme tant d’autres mais il faudra qu’on y arrive pour confirmer ou infirmer votre thèse mais moi je n’ai pas de réponse à vous apporter.
        2. [MAIS PAS L’IDEE DES ELECTIONS LIBRES ET TRANSPARENTES.], Est-ce la liberté et la transparence des élections dépendent du bailleur des fonds? Si oui, vous confirmez qu’il n’y a jamais eu des élections libres et transparentes en Afrique parce qu’elles sont malheureusement financées par les pays ou les bailleurs de fonds qui cachent pas des préférences sur tel ou tel candidat.
        2. Si l’UE finance des marchés pour certains, c’est un acte de bienveillance mais pour les autres cela est plutôt une coopération dans une affaire gagnant-gagnant. 80% des produits vendus sur le marché burundais est importé de l’étranger (En 2015 le Burundi a importé $170M de l’EU, 33% pour la Belgique-Luxambourg seulement) ce qui veut dire que financer la construction des marchés c’est faciliter l’écoulement des produits de ses industries sur ces marché.

        • Stan Siyomana

          @Fofo
          Je ferais mieux de ne plus repondre a vos betises (meme si vous avez toujours votre liberte d’expression sur Iwacu-burundi.org).
          En politique, economie, tout domaine qui soit, VOTRE RAISONNEMENT EST TOUT SIMPLEMENT TORDU.

          • Fofo

            @Stan Siyomana,
            Merci et au revoir!

          • Fofo

            Cher Stan Siyomana,
            [e ferais mieux de ne plus repondre a vos « betises »], (meme si vous avez toujours votre liberté d’expression sur Iwacu-burundi.org). A cause de cette même liberté « d’expression », certains contributeurs ont droit emploient des mots « déplacés » parfois mêlés des injures.
            Étant une personne de nature pacifique, pour ne plus continuer à offenser les gens ce site, je promets que, je ferai de tout mon mieux pour commenter rarement, si possible ne plus commenter les articles de ce site ».

  9. Jereve

    Un grave conflit d’intérêts se dessine déjà à l’horizon : qu’adviendra-t-il si, au bout du compte, le peuple découvre que le président Nkurunziza a mis en place une caisse pour financer sa propre campagne en vue de son élection ? Du coup, il deviendrait initiateur du projet et actionnaire de référence, premier contributeur et premier bénéficiaire. Un des préalables serait de clarifier ce point dès le départ.

  10. Arsène

    Votre analyse rejoint un commentaire que j’ai fait lorsque Monsieur Nkurunziza a afficher la photo avec cette phrase: « Turabararitse muterere ». Je disais que cette phrase est un oxymore. « Kurarika » est une sommation alors que « guterera » se fait sur base volontaire, quoique le statut de celui qui invite joue énormément. C’est une contrainte consciemment construite visant à « forcer en douceur » les Burundais à faire des sacrifices.
    Cela n’étonnerait personne que bientôt soient opérées des retenue sur le salaire des fonctionnaires et bien évidemment les membres du parti qui se verront contraints pour pas se retrouver marginalisés.

    • Mafero

      Je crois qu’il faut plutôt demander à son Excellence de songer un seul jour (le 1er Mai ou Juillet par exemple) aux petits fonctionnaires (enseignants, infirmiers…) qui croupissent dans une misère sans nom en augmentant leurs modiques salaires. Ils ont attendu ce geste depuis qu’il est au pouvoir ça fait plus 10 ans. Sinon ils ne croiront jamais qu’il aime le bas peuple. Dans l’entretemps, les riches continuent à s’enrichir davantage.

      • Hicintuka .Ô. H.H

        Comme toi ! !!!!

    • Gacece

      Kurârika = sommation? Non!
      Kurarika équivaut à « lancer un communiqué », et votre commentaire perd toute sa substance.

      • Arsène

        @Gacece
        « Kurarika équivaut à « lancer un communiqué », et votre commentaire perd toute sa substance. »

        Je m’inscris en faux. Kurarika ne signifie nullement « Lancer un communiqué ». En kirundi, si on se réfère aux communiqués diffusés à la radio nationale, on parle de « itangazo », dérivé du mot swahili « Tangazo » qui signifie « communiqué ».
        « Communiqué », à l’église, se réfère à « Ibimenyeshejwe ».
        Durant la période monarchique, « Communiquer » correspondait à « Guhamagara » (par les messagers, appelés « Abahamagazi »).
        « Kurarika » est une injonction:
        Au cours de la période coloniale, « kurarika » était utilisé par l’administration notamment lors des campagne de collecte de l’impôt de capitation, lors des campagnes de désinsectisation des caféiers, lors des corvées de traçage des routes, etc.
        Durant les régimes de Micombero et Bagaza (et un peu moins celui de Buyoya), « Kurarika » était utilisé pour sommer les paysans (essentiellement) à participer aux travaux communautaires, à faire de l’épargne obligatoire (Bagaza), à aller écouter les discours des administrateurs/gouverneurs (par exemple le jour du marché ou le dimanche après la messe).
        Je n’ai pas entendu une seule fois le terme « Kurarika » quand l’on annonçait une bonne nouvelle, sauf probablement quand il s’agissait d’une campagne de vaccination, ou d’inscription des enfants à l’école. Là aussi, c’était parce que sans contrainte, il y avait de fortes chances que les parents ne fassent pas vacciner leurs enfants ou ne fassent scolariser leurs enfants.
        Pourriez-vous m’indiquer un autre usage?

        • Gacece

          Larousse :
          Injonction : Ordre formel d’obéir sur-le-champ sous menace de sanction… L’emphase sur les caractères (en gras), c’est de moi.

          Aucun besoin d’explications ou justifications supplémentaires. Et même si je ne suis pas dans sa tête, je ne crois pas que le président ait fait « votre injonction » dans ce sens. Le reste n’appartient qu’à vous.

          Alors… juste pour ajouter un peu de compréhension de ce qui est formel et de ce qui ne l’est pas (si vous voulez), voici un lien :

          https://www.avocat.qc.ca/public/iiinjonction.htm

          Cela ne devrait pas être différent d’un pays à un autre. Bonne lecture!

          • Arsène

            @Gacece
            Merci de m’avoir renvoyé au dictionnaire mais je crois que vous n’avez pas suffisamment appréhendé mon propos. Je n’ignore pas le sens du mot « injonction ». Seulement, bien que l’on doive parfois se rendre compte que la traduction peut requérir beaucoup de délicatesse (traduttore, traditore, disent les Italiens), il me semble que vous éludez votre connaissance de la subtilité de la langue nationale. Un exemple: Quand le président de parti dit: « Domisiyano tuzomukorera ko », j’imagine que la définition de « gukora » (dont la traduction serait « travailler ») dans le Larousse ne donnerait pas le sens exact voulu par ledit président.

            Je vous invite à lire deux ouvrages, non seulement utile à la compréhension de mon propos, mais plus généralement utile à votre connaissance générale. Votre commentaire aurait été différent si vous les aviez lus. Le premier est de Pierre Bourdieu et s’intitule: « Ce que parler veut dire » (paru chez Fayard en 1982) et l’autre est un ouvrage collectif paru sous la direction de Gilbert Rist, intitulé: « Les mots du pouvoir » paru aux Presses Universitaires de France. La contribution de Gilbert Rist dans cet ouvrage suffira (« Le prix des mots » et « le texte pris aux mots »).
            Si vous permettez, je vais me référer à ces deux auteurs pour étayer mon propos.
            Selon Rist, « Si les mots ont un pouvoir, c’est parce l’on reconnaît à ceux qui les prononcent le pouvoir de les énoncer. »  » Celui qui détient l’autorité et qui veut la conserver doit y mettre les formes, à la fois pour faire admettre qu’il est digne de sa fonction et pour exercer sont ascendant sur les autres. » Le langage formalisé fonctionne comme un piège qui oblige l’interlocuteur à accepter ce qui est dit et rend toute remise en question impossible, poursuit-il. Les mots du pouvoir exercent ainsi un contrôle social, obligeant le destinataire du discours à acquiescer sans possibilité de remise en question.

            Dans « Ce que parler veut dire » Bourdieu illustre différentes façons de donner des ordres. Je vais m’y référer aussi. Il cite le cas d’une situation où employé de maison (celui qu’au Burundi on appelle « boy ») qui, pour une raison quelconque a oublié de fermer la fenêtre du salon alors même qu’il fait un froid de canard dehors.
            Selon la classe sociale ou le statut social de l’employeur, le vocabulaire choisi pour donner l’ordre de fermer la fenêtre diffèrera.
            Ainsi, vous et moi, simple employeur de la classe moyenne, dirons: « Joseph – admettons que notre boy ait été baptisé ainsi – ‘ferme la fenêtre s’il te plaît’. »
            Peut-être qu’un autre utilisera un ton plus autoritaire en disant « Pourquoi as-tu laissé la fenêtre ouverte »? (« Kubera iki waretse idirisha ryuguruye »?, tutoiement obligatoire!) et probablement lui infligera une retenu de quelques centaines de francs.
            Un seigneur – Dieu merci on en a de moins en moins au Burundi – ne va pas utiliser ce langage « vulgaire ». Il dira quelque chose comme: « Cher Monsieur, vous ne pensez pas qu’il fait froid dehors? ». Alors, M. Gacece, ceci est-il une injonction à fermer la fenêtre?

            Donnons-nous quelques mois et retrouvons-nous quand des retenus sur salaire en vue des élections débuteront ou quand certains usagers de l’Administration se verront refuser certaines prestations faute de ne pas avoir « payé » cette fameuse contribution.

            Désolé pour la longueur de mon commentaire.

            • Gacece

              Arrêtons de prendre des détour inutiles! Vous voulez aller de A à B en prenant un détour par L, N, Z, … alors qu’il y a un chemin direct. On peut catégoriser les gens selons qu’ils vont répondre à ce kurarika dont vous parlez :

              Les gens qui sont nantis, proches du président et/ou de son parti : Ceux-là vont se sentir obligés de contribuer ;

              Les autres gens nantis qui ne sont proches ni du président, ni de son parti : Certains d’entre eux pourraient aussi se sentir obligés, s’il sentent avoir besoin de mousser leurs dossiers dans le futur ;

              Ceux qui vont donner sans rien attendre en retour, parce qu’ils défendent une cause ou, si vous préférez, il le pensent ainsi (ils ont le droit) : ceux-ci sont mes préférés ;

              – Il y a enfin ceux qui ne vont rien donner soit parce qu’ils ne veulent pas (ex : vous?), soit parce qu’ils n’ont rien à donner.

              Question : Vous, personnellement, pensez-vous qu’on pourrait réussir à vous forcer à contribuer si vous n’en avez pas l’envie?

              La différence entre « se sentir obligé » et « être obligé », c’est que pour le premier il y a un choix et que pour le deuxième, il n’y en a pas.

              Pour votre avant-dernier paragraphe, si cela arrive, ce sera une autre décision et non un appel aux dons. La responsabilité de la justifier incombera alors au gouvernement (il faut savoir distinguer), pas au président, ni à moi. C’est une spéculation que vous faites.

  11. SALIMA

    Si l’espace politique était ouvert, il aurait été utile d’impliquer les autres partis dans cette campagne de récolte de moyens pour les élections de 2020. Cependant, la réalité économique de la majorité des citoyens devrait pousser les instances gouvernementales à agir pour augmenter le niveau de vie de la population. La demande ignore-t-elle la réalité économique ?

    • Hicintuka .Ô. H.H

      Avez-vous demandé ça à son excellence : Micombero ;Bagaza ; Buyoya ! !!!!

      • Stan Siyomana

        @Hicintuka
        Le regime sous le president Petero Nkurunziza se definit comme INTWARO YITOREWE N’ABANYAGIHUGU/Regime issu des elections democratiques.
        Les regimes sous le general Michel Micombero, sous le colonel Jean-Baptiste Bagaza et sous le major Petero Buyoya ETAIENT DES DICTATURES MILITAIRES.

        • Gacece

          @Stan Siyomana
          Vous faites exprès ou c’est une erreur? C’était « capitaine » Michel Micombero…

          • Stan Siyomana

            @Gacece
            Merci de la correction, C’etait une erreur de ma part.
            Mais quand meme je l’ai vu au stade de Ngozi ou il avait accompagne le prince Charles Ndizeye (je ne sais plus si Charles Ndizeye etait deja devenu Ntare V. Nous avons assiste a un match de football entre l’equipe dans laquelle jouait Micombero et une autre equipe de Ngozi.

            • Stan Siyomana

              @Gacece
              1. Il y a une photo du dictateur Micombero en uniforme militaire avec description:
              « S. E. Le lieutenant general Michel Micombero
              Premier president de la Republique du Burundi
              Liberateur du peuple murundi »
              (Voir H.E. President Lt. Gen. M. Micombero, Idi Amin and H.E. Maj. Gen. Habyalimana. http://www.ekitibwakyabuganda.worldpress.com, April 4, 2013).
              2. Wikipedia.org (version anglaise) parle de General Micombero.

            • Gacece

              Haha! Votre blague, elle est bonne! Vous vous fiez sur tout ce que vous lisez ou sur ce que l’on sait?

            • John

              @Gacece,Micombero avait le grade militaire de Lieutenant General quand il a ete renverse par Bagaza

            • Stan Siyomana

              @Gacece
              1. J’ai l’impression que vous n’avez meme pas vu la photo dont je parle, sinon vous m’auriez confirme qu’elle est prefabriquee.
              2. Il est vrai que je vivais a des milliers de km du Burundi pendant les derniers cinq ans du pouvoir de Micombero, je ne pouvais pas capter la radio nationale La Voix de la Revolution ou lire Ndongozi ou autre journal burundais.
              J’espere quand meme qu’il y a un autre lecteur d’Iwacu-burundi.org qui est temoin (oculaire?) et qui peut affirmer si oui ou non Micombero etait general.
              3. Dans ce que je m’imagine est la nouvelle structure de l’armee burundaise, les insignes du grade de colonel sont 3 etoiles (arrangees en triangle renverse) et une barre en bas.
              Sur la photo du site http://www.ekitibwakyabuganda.com on a le meme arrangement de 3 etoiles plus deux barres en bas.
              POUR MOI, CECI POURRAIT BIEN ETRE LE GRADE DE LIEUTENANT GENERAL DANS L’ANCIENNE ARMEE BURUNDAISE.
              (Voir Burundi ranks and combat uniforms Burundi Army. http://www.armyrecognition.com, 11 October 2011).

            • Stan Siyomana

              @John
              Merci de clarifier les choses.

            • Gacece

              @John & @Stan Siyomana

              Sincèrement (et sérieusement), je croyais que c’était une blague. Ce n’était pas pour me moquer. Parce que le lien ne fonctionnait pas (du moins au moment où j’ai tenté d’y accéder).

              Mais à moins de me tromper, avant l’intégration des FDD dans l’actuelle armée, le grade le plus élevé connu était celui de colonel. Et si je me souviens bien encore, quelqu’un parmi les lecteurs d’Iwacu l’avait confirmé.

              Et de 1966 à 1976 (10 ans), je ne pense pas qu’il y ait assez de temps pour passer de « capitaine » à « Général »

              Encore, si je me fie à ce que je sais (pas nécessairement la vérité), entre capitaine et général de brigade, il y a au moins 4 grade intermédiaires : commandat, major, lieutenant-colonel, et colonel.

              S’il l’a réellement eu, ça doit être lui qui l’a inventé pour lui-même puisqu’il n’est mentionné nulle part que ce grade ait existé.

              Il faudrait faire des recherches plus poussées. Un devoir qu’on devrait confier à Iwacu.

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