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Si Ma Mémoire est Bonne

Éducation pour tous : des exclusions à l’inclusion

Du temps où les enfants héritaient le métier de leurs parents à nos jours, l’histoire du système éducatif burundais sera jalonnée par des exclusions de toute nature : ethnique, religieuse, régionale sans oublier la question du genre. Aujourd’hui, l’accès à l’éducation est un droit inaliénable mais la qualité de l’enseignement reste un grand défi à relever.

Yaga Mukama : les Pères Blancs posent avec leurs élèves ©dr

Yaga Mukama : les Pères Blancs posent avec leurs élèves ©dr

Il est 10 heures, la cloche vient de sonner à l’école primaire de Minago. De sa classe de la 6ème année, Pascal Irankunda, 15 ans, entraperçoit à travers les palmiers à huile le lac Tanganyika.
« Moi, j’aimerai être journaliste », projette-t-il gaillardement, confiant en l’avenir. Loin de lui toute idée de devenir pêcheur comme la plupart des membres de sa famille. Si aujourd’hui Pascal se permet de rêver, cela n’a pas été toujours le cas.

Parce que tout simplement, traditionnellement, les enfants étaient éduqués selon le statut de leurs familles respectives : « Un fils de forgeron était condamné à devenir aussi forgeron, celui de cultivateur ou d’éleveur, de même», fait savoir Augustin Nzojibwami, ancien enseignant. Quant à la fille, ajoute-t-il, son éducation était essentiellement basée sur les travaux ménagers. C’est sa mère qui s’occupait d’elle aidée dans cette tâche par la tante paternelle,’’Inasenge’’.

« Elle jouait un rôle incontournable parce que c’est elle qui pouvait évoquer des questions de sexualité avec ses nièces surtout quand elles approchaient la maturité avec le début des menstruations et le mariage », soutient Pr Joseph Ndayisaba, expert et psychologue.
L’objectif ultime des parents, insiste-t-il, étant de voir le jeune garçon ou la jeune fille, un jour devenir maîtres de leurs ménages et surtout pour le garçon, capable de défendre sa patrie.

La transmission des connaissances dans le Burundi ancien, révèle Joseph Ndayisaba, c’est à travers cette école du soir autour du feu : « A travers les contes et les fables, les enfants apprenaient ce qui est permis ou interdit de faire dans la société, les bonnes manières, etc. »
Quoiqu’informel, Pr. Ndayisaba estime que le mode traditionnel d’apprentissage était plus ou moins inclusif : « Tous les enfants gardaient quelque chose des parents ».

Les lauréats de la section agricole à Astrida ©dr

Les lauréats de la section agricole à Astrida ©dr

La christianisation laisse l’écriture et la lecture

Avec l’arrivée des missionnaires, des connaissances sont transmises d’une autre manière : à travers la catéchèse. « Ils ont d’abord construit des églises. Petit à petit, ils installeront des locaux destinés à l’enseignement de la catéchèse ou écoles dites ’’Yagamukama’’ », révèle Pr. Ndayisaba. Là, ceux qui ont accepté d’abandonner les anciennes pratiques rituelles comme ’’Ukubandwa’’ et la sorcellerie, apprendront à écrire et à lire : pour être un jour capable de prêcher la Bonne nouvelle à travers les Saintes écritures.

« Donner des connaissances aux peuples autochtones, ce n’était pas la préoccupation des missionnaires. Ils avaient comme mission, l’implantation du christianisme», fait remarquer Joseph Ndayisaba.

Pr. Ndayisaba ne mâche pas ses mots : « L’histoire des écoles est en quelque sorte l’exigence de la Société Des Nations (SDN). Il était inconcevable pour la SDN que des missionnaires ne laissent pas d’établissements scolaires, alors que c’est elle qui les avait mandatés. » Il fallait d’une manière ou d’une autre civiliser les peuples autochtones afin que ces missionnaires et plus tard les colons puissent avoir des interlocuteurs.

Pour Augustin Nzojibwami, cette époque marque le début de l’ère de la discrimination : « Les missionnaires viennent avec cet esprit de l’inégalité des races en vogue en Europe. Les belles écoles sont destinées aux enfants des privilégiés -les Tutsi- et les enfants issus des familles moins nanties –les hutu- sont destinés à la formation technique car le Blanc s’identifie au Tutsi. »

  16   Vos commentaires
  1. Theus Nahaga

    L’idée que l’on pu annoter les copies des examens des « U » et des « I » est une idée séduisante sur le plan de la propagande et de la désinformation mais qui n’a jamais eu les moyens matériels de se réaliser, comme le disait l’ex-ministre de l’éducation nationale du régime Bagaza. La question que l’on doit poser est la suivante: qui aurait pu inscrire ces « U » et ces « I » sur les copies?
    Les élèves eux-même? Sans blagues!
    Les enseignants? dans les années 80 la majorité des enseignants de l’école primaire était des Hutu (quelqu’un s’en plaint avec une régularité de métronome en avril de chaque année). Leur accorder la possibilité d’annoter les copies des examens de ces lettres aurait été leur donner le moyen le plus sûr de faire échouer le Tutsi.
    On doit débattre de l’exclusion dont les régimes Micombero, Bagaza, et Buyoya se sont rendu coupables, mais notre débat sera seulement valorisé par notre honnêteté intellectuelle, et la justesse de nos arguments.

  2. A voir le système éducatif actuel, cet article constituera la une au Burundi.est-ce une éducation qui exclue ou qui inscrit? des gens avérées sont nombres,des médiocres incompétents ne manquent pas.Peut-on dire dire que les premiers sont plus embauchés que les seconds?seraient-ils ces premiers qui occupent des places de choix dans ce pays?seraient-ils des décideurs ou des récipiendaires passif?Est- ce que la gestion des divers secteurs d’activités sont-ils confiés à ceux qui le méritent?ceux qui ont cette chance d’être embauchés perçoivent ce qui rentre en leur mérite?Quelle harcèlement que subissent des gens dignes de leurs places et fonctions!!!Este qu’on exclue pas pour inclure?Aurait-on en trait de renaitre le Yagamukama au Burundi où tant celui qui a fait le cycle court est celui qui est le mieux rémunérés?( confer les disparités salariales qui fait la une des enseignants) .La conduite des gens instruites ne serait-elle origines de leur précarité?ont-ils bien usé la formation subi tant qu’on voient toujours des universitaires emportés par des hommes politiques parmi lesquels se trouvent ceux de niveau inférieur au leur. Quels drôles actuels poilicimes comparativement à leur prédécesseurs de 2000 et d’avant?Comble de malheurs,après toutes ces bagarres,ces jeunes productifs retournent chez eux au village (à Muzwe par exemple) où ils s’accroupissent dans la misère sans précédent par manque d’emploi alors que leurs anciens dictateurs politique l’eau coule à flot dans les quartiers haut standing de Bujumbura. N’auraient-ils pas devenus pour eux des machines broyeuses?????? Que le Bon Dieu qui aime tout le monde entende les pleurs des enfants Burundais!!!!!!!!!

  3. Mugunza

    Ecole…éducation…quoi qu’il soit et quoi qu’on ait fait jusquà maintenant, les dirigeants du pays ne montreront réellement leur volontéde promouvoir l’acquisition de connaissances et le développement réel du pays que s’ils arrivent à rendre « obligatoire la scolarisation ». Quitte à trouver des amenagements spéciaux pour les enfants à problèmes particuliers qui ne sont pas capables de suivre l’école formelle. Le reste ne serait que rêves et/ou propagande.

  4. Karabagega

    Ivyo vyose ni amakosa ya Repubulika y’Imporona tutsi utanguriye kuri Micombero gushika kuri Buyoya. Le Frodebu ntiyobibazwa parce qu’il n’a pas eu le temps de se réaliser. Voilà que le Cndd-Fdd fait tout pour relever l’échec, mais on n’arrête pas de lui mettre les bâtons dans les roues, ati bande? Abo nyene ataco bakoze iyo myaka yose atarugupunguza effectif y’abanyeshure hutu n’abigisha babo par des massacres ciblés en vue de leur barrer l’accès aux postes de hauts fonctionnaires et surtout au siège de la magistrature Suprême. Et puis une autre chose, ça prend un remplacement urgent au poste ministériel de l’Éducation car il me semble que Rose Gahiru n’a plus le calibre qu’il faut pour porter sur soi la machine éducative devenue un peu plus pesante avec ses récentes restructurations et toutes les menaces de grèves des enseignants dans le décor.

  5. Mutu

    On aurait été colonisé par les anglais que notre histoire aurait été autre…en tout cas, ca n’aurait pas été ces pretendus serviteurs de Dieu qui nous auraient appris à lire et écrite.

  6. Tuzokira

    Je continue à vous remercier de ces articles bien éclairsissant sur l’origine de tous ces maux dont notre pays souffre. Les mettez-vous dans le journal que vous imprimez? Entout cas, je trouve que c’est cela qui nous tirera de ce goufre où nous sommes actuellement perdus: la haine ethnique qui est devenue trop politisée au point qu’elle rende insenssible aux fonctionnaires qui ont fait la corruption un « des dieux les plus adorés ». Enfait, la connaissance de la verité sur l’origine de ces conceptes de Hutu, Tutsi, et Twa; la réalisation de comment leurs inventeurs les ont enracinés dans les esprits des Barundi sans que nous l’ayons déviné, les conséquences que nous sommes entrain de subir et qui risquent de se prolonger à moins que nous osions prendre en main la responsabitlité de confronter notre histoire pour bien préparer l’avenir, sont les seuls éléménts fondamentaux qui nous mettront sur la bonne route. Aujord’hui, nous avons besoin de nous mettre sur la route pour entrer dans le developpment mondial, mais si nous y embarquons avec cet esprit de divisions, en nous identifiants comme des tutsi ou des hutu ou des twa (comme nos militaires l’ont manifesté en Somalie) avant d’etre des burundais, nous nous y perderons tout ce qui nous restait: cette fierté d’etre burundais. L’élite burundaise devrait former l’academie de la Langue Kirundi pour bien nous lancer sur le processus de l’unité. Cela permettrait à renforcer l’identité nationale car ça éviterait ces petites différences qui deviennnet des points de divisions régionales au lieu d’etre des sources d’enrichissement des uns et des autres.

  7. Stan Siyomana

    @Agronome: « Nta bottes babaha ku mashure pour les stages ou travaux durs sur terrain? »
    Il y a une belle photo de paysans rwandais de Gasange (Rwempasha Sector, Nyagatare District) en train de labourer un champ a la charrue, et tous les trois en bottes.
    (voir « Bulls replace hoes as Nyagatare farmers embrace new technique », http://www.newtimes.co,rw, ? September 2013).
    Merci.

    • Agronome

      @Stan Siyomana
      «… paysans rwandais de Gasange … en train de labourer un champ a la charrue, et tous les trois en bottes.»
      Oui, des paysans, en quelle année et assistés par qui? Mais moi, je parle des lauréats agronomes qui fréquentaient dans le temps amashure atwagwa par des directeurs blancs comme ce gars agronome qui s’apprête à embrasser une carrière des plus pénibles et exigeants sur terrain sans même une paire de chaussures dites ordinaires sur lui. Imagine alors akazi kaba karindiriye un agronome qui a été sur le banc de l’école uko kaba kangana et les longs trajets à parcourir à pieds au quotidien pour accéder aux multiples champs des banyagihugu persemés de buissons et cailloux aussi. Sinzi rero si ces blancs ont jamais songé à cela sinon un noir de cette époque était fait fort qu’il pouvait s’adapter à n’importe quelle situation rude sans rechigner.

  8. Stan Siyomana

    Quand le porte-parole du ministere de l’enseignement de Base et Secondaire, en la personne de Juma Edouard, ose dire: « Il n’existe aucun pays au monde ou la scolarisation est gratuite »
    1. A commencer par la venerable Constitution de la Republique du Burundi:
    Article 30
    …Les parents ont le droit naturel et le devoir d’eduquer et d’elever leurs enfants. Ils sont soutenus dans cette tache par l’Etat et les collectivites publiques….
    Article 53
    …Tout citoyen a droit a l’egal acces a l’instruction, a l’education et a la culture. L’etat a le devoir d’organiser l’enseignement public et d’en favoriser l’acces…
    (voir « Loi No.1/010 du 18 mars 2005 portant promulgation de la Constitution de la Republique du Burundi », http://www.assemblee.bi).
    2. Au niveau international, parmi les « Objectifs (du Millenaire de Developpement) a atteindre d’ici a l’ horizon 2015 » figure Objectif No.2: Atteindre l’education primaire universelle/Achieve universal primary education.
    S’assurer que toutes les filles et tous les garcons finissent le cycle complet de l’ecole primaire.
    Lors de la reunion pleniere au haut-niveau sur les Objectifs du Millenaire de Developpement (qui s’est tenue le 12 novembre 2010), la Table Ronde du Haut Niveau/High-Level Round Table a exhortait les gouvernements du monde entier a inscrire le droit a l’education dans leurs legislations nationales respectives:
    -S’assurer que le cadre legal et des politiques appropriees/legal and policy frameworks sont mis en place pour garantir le droit a l’education;
    -Renforcer la coherence des politiques des differents ministeres (du Gouvernement) (en matiere d’education?);
    -Impliquer certains ministeres/engage relevant ministries en dehors du secteur de l’education.
    (voir « High-level Plenary Meeting on the Millenium Development Goals », 12 November, 2010, http://www….).
    Merci.

  9. LeGénie Noir

    Ariko jewe nagomba kubaza uyo Ngabire Elise hamwe n’abo bajejwe ikinyamakuru Iwacu: aho mubona ivyo mwanditse ari ukuri? umenga ingorane zose zabaye kubera aba Misiyonari. Ahubwo murashima , mwame mushima ivyo bakoze be n’ivyo n’ubu babandanya bakora mu biraba amashure. Ni bo bayatanguye barayakomeza , barayateza imbere, kandi n’ubu abasaserdoti binvukira barabandanya gushira imbere ya vyose amashure  » pour une évangélization intégrale ». Nivyo nu ntango be no munyaka ya 1920-1930 higa bake kandi abo bacaguye ariko ni benshi tuzi iyo hataba aba vugabutumwa batapfa bize! Mbere amacakubiri akomeye yagiye kwaduka uburundi bumaze kwikukira: intara n’ubwoko vyasaze hatwara abarundi, amashure yose n’ayo aba vugabutumwa akontororwa na reta! Na  » i »-« u » naraziboneye kuko l’inspecteur yandiste la lettre circulaire, wo avuka mu ndamuzi yaranyigishije( pour le respect et l’éthique je ne donne pas son identité que je connais bien). Ariko ayo ni amakosa y’abatwara. None ga ndababaze: ubu dufise amashure angahe yubatse na reta akoraneza? Jewe nbona aho bagerageza ari « les écoles sous convention religio-chrétienne! N’i Bururi bavuga ngo bize gusunvya abandi bigira mu mashure y’ama EKKLESIA! Ntawucira ku nkoko yaririyemwo ahubwo ba mukengurukira abitanga kugira abana bige!

    • Tuzokira

      Si ukubavuga nabi. Aba bihebeye Imana batuzaniye amashure nivyo. Eka n’ubu ibikorwa bariko bakora turabibona ko badahengeshanya guteza imbere indero. Ariko kuvuga ko habaye uguterera mubijanye n’ingorane turimwo ubu ivyo si bibi kuko vyerekana iyo izo ngorane zavuye. Nawe @ Le Geant Noir_ntiwombarira ko abarundi bikukiye muri 62 hanyuma mu 68 bakaba bari bamaze kwigishwa ivyo bari bazi kumoko n’amacakubiri. Ni vyo, intwaro z’abarundi zashimangiye ivyatanguwe n’abandi bantu. Nico gituma kugirango tuvure iyo ndwara tugwaye dutegrezwa kurondera umuzi wayo. Aba missinari barayiterereyemwo kuko nibo bari bafise ayo mashure yakira bamwe agakumira abandi! Ico bikoze sibo bonyene, dutegerezwa kurondera ico natwe nyene twkoze hanyuma duheze turabe ingene twohindura ingene turabana ,tukaraba na kahise kacu, kugirango ntidusubire kw’iyita abo mu buraruko canke muburengero,canke abo mubuseruko canke mu bumanuko. Dutegerezwa kubona ko turi imbere ya vyose abarundi, gutyo duteze imbere igihugu catwibarutse!

  10. Agronome

    None iyo nsoresore lauréat agronome tubona miguru wazi/pieds nus, nta bottes babaha ku mashure pour les stages ou travaux durs sur terrain? Le minimum qu’on leur aurait garanti à la fin des études aurait été une bonne paire de bottes pour leur sécurité au travail na cane cane pour des jeunes issus des familles pauvres, hanyuma umu agronome adafise ikirato yambara en temps normal akaba arizo yifashisha ntakundi. Sinon ibindi c’était un passage obligé, surtout que lorsqu’on n’a pas ce qu’on aime on se contente de ce qu’on a, dit un proverbe français!

  11. Didicov

    Bon …moi je proposerais un systeme parallèle depuis la 3eme amee

  12. Mugamba

    Tandukanya ibintu! Les missionnaires ont comme rôle d’évangéliser et ce qui relève des écoles revient au colonisateur! S’ils l’ont fait, c’était par principe de subsidiarité!

  13. Nzoterimbere

    « Au concours national de la 6ème année donnant accès à la formation secondaire, il était marqué la lettre ’’u’’ devant le nom de l’écolier hutu et la lettre ’’i’’ devant celui d’un tutsi. » Impossible, déclare-t-il, qu’un élève hutu réussisse au concours.

    Cette phrase résume tout. J’espère que vous comprendrai pourquoi , les Hutu, en veulent aux Tutsi (surtout ceux qui sont encore vivants et qui ont une grande responsabilité dans ce système d’exclusion des Hutu).

  14. Anonyme

    Et à Juma Edouard de rétorquer: «Il n’existe aucun pays au monde où la scolarisation est gratuite. »
    Mbeshuze Juma.Akarorero muri Norway,la scolirisation est gratuite.Jewe mfise abana babiri muri primaire ntarufaranga narumwe ndigera ntaga,nta n’ikaye ndigera ngura.Ngura isakoshi gusa.Ntatubeshe rero Juma!Azobaze muri ambassade ya NORVEVE nimba mbeshe.Ariko ama gardiennes ararihwa,kandi arazimvye.Ariko si agahato gushira umwana muri gardienne,ariko primaire(arivyo mwita gushika 9 ko ari fondamentale iyo iwanyu, ino nigushika muri 10) ni obligatoire kandi ni gratuit!

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