Société

Ecofo Rwuzu : Au bord de sa fermeture

29/12/2017 Felix Haburiyakira 5

Les cas d’abandon scolaire à l’Ecofo Rwuzu inquiètent plus d’un. Le manque d’enseignants et la pauvreté en sont les principales causes.

Joseph Ndayishimiye : «L’Ecofo Rwuzu risque de fermer ses portes»

«Plus de 80 écoliers sur 300 inscrits ont déjà quitté le banc de l’école au cours du 1er trimestre de l’année scolaire 2017-2018 », déplore Joseph Ndayishimiye, directeur de l’école fondamentale (Ecofo) de Rwuzu en commune Murwi, province Cibitoke.

Il déplore ces cas d’abandon scolaire qui prennent une allure très inquiétante. La première année est la plus touchée. Elle comptait 120 écoliers au début de l’année mais à la veille des examens du premier trimestre, il ne restait que 72 écoliers.

«L’Ecofo Rwuzu risque de fermer ses portes », s’indigne le directeur Ndayishimiye. Et pour cause, le manque d’enseignants. «Avec six salles de classe dont trois empruntées à l’église catholique de la place, l’école n’a que trois enseignants».

La pauvreté et l’ignorance des parents quant au bien fondé de la scolarisation font aussi partie des causes, selon le directeur Ndayishimiye. «Beaucoup de parents préfèrent suspendre les études de leurs enfants pour les associer dans des activités procurant un peu de revenus».

Il soutient que certains parents n’ont pas compris jusqu’ici l’importance de l’école. D’après lui, l’école contribue à l’épanouissement de l’enfant.

Les inquiétudes du directeur sont aussi partagées par certains parents. Ces derniers évoquent aussi la pauvreté dans les ménages. Cette pauvreté tire son origine dans la diminution des récoltes due aux maladies qui ont attaqué certaines cultures surtout le manioc et le bananier.

Certains parents craignent le pire. «Désœuvrés, inoccupés, ces enfants risquent de s’adonner à la débauche», craint Pontien Ndabakunze. Jonathan Baziruwunguka, quant à lui, signale qu’il y a des enfants qui commencent à voler dans les champs.

Certains enfants qui ont abandonné l’école rencontrés dans les environs de l’école disent qu’ils sont fatigués de passer des journées sans étudier. «Je préfère aider mes parents dans les travaux champêtres », indique Eric Nduwayo. Avis partagé par son condisciple Donatien Niyonkuru : «Autant garder les vaches que de passer des journées sans rien faire ».

Des solutions sont envisagées

Jean Pierre Bintunimana, président du comité de gestion de l’école, propose de recourir aux bénévoles pour réduire ces cas d’abandon scolaire. « Nous allons demander une petite contribution aux parents pour encourager ces bénévoles».

Par ailleurs, il demande aux autorités administratives et éducatives de prendre en main cette question pour diminuer le nombre d’abandons scolaires. « Nous voulons que nos enfants bénéficient d’une meilleure éducation».

Nestor Niyonizeye, directeur communal de l’enseignement, rassure que la question sera réglée bientôt tout en précisant que les autorités hiérarchiques sont déjà au courant du problème. «Nous recommandons aux parents et aux écoliers d’être patients».

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Stan Siyomana

    @Kibwa
    Le Burundi votre pays appartient aux hutu, aux tutsi ET AUX TWA.

  2. Kibwa

    A mon ami Bakari je vous souhaite d’abord une heureuse année 2018. La santé surtout, le reste suivra.
    Quant à ma roue, elle a tourné dans le bon sens, dans le sens de la vérité, de l’amour des autres, de l’abnégation et surtout de la modestie. J’ai jamais exagéré rien y compris la bière, la nourriture et la femme. J’ai surtout gardé à l’esprit que le Burundi mon pays appartient aux hutu et aux tutsi, quelles qu’en seront les circonstances.
    Une chose m’a toujours chagriné : des dirigeants cupides et gloutons!!!
    Bonne année
    Kibwa

  3. Bakari

    @Kibwa
    “Du haut de 97 dans une semaine, j’ai déjà vu tout cela. Je verrai d’autres événements, je vous le jure”

    Vous êtes increvable! Donnez aux jeunes votre recette qui vous permet de continuer à vivre si vieux!
    A propos, la roue a tourné dans quel sens en ce qui vous concerne?

  4. Jesus

    Je contribue, Pour combien messieurs? Vivement une loi de contribution

  5. Kibwa

    Butore et ndakugarika ont déjà étudié pour ces jeunes de Cibitoke. A cette liste il faut ajouter tous les ressortissants de Bubanza aujourd’hui aux affaires. Pas besoin de pousser plus loin la scolarité. Simplement savoir lire approximativement le kirundi, compter de 0 à 10 . C’est assez pour un creseur d’or non???. Et puis dans quelques années, quand tout ce monde très haut descendra, il ira rassembler ces déshérités pour leur dire qu’ils ont manqué l’école à cause des Banyabururi!!! Ce discours plus un peu de chanvres feront l’affaire et op on recommencera de plus bel!!!!!
    C’est toujours comme ça que ça tourne la roue de l’histoire: à un un moment ça vous balance très haut et à un autre très bas
    Du haut de 97 dans une semaine, j’ai déjà vu tout cela. Je verrai d’autres événements, je vous le jure
    I Gihugu ntikiba ikirimbiro…….kuko beneco bagona bari maso
    Bonnes fêtes à tous
    KIBWA

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