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Doubler la production du café, pari de Kahawatu Burundi

« L’objectif de départ de Kahawatu, c’est de doubler la production du café sur une durée de quatre ans. A seulement deux ans de nos interventions, notre objectif commence à devenir une réalité chez certains de nos producteurs », déclare Prime KABUKUNDI, agronome de Kahawatu, assistant les caféiculteurs en pleine cueillette dans la commune Gashikanwa.

Vue partielle des caféiculteurs en pleine cueillette.

Vue partielle des caféiculteurs en pleine cueillette.

Sur les collines, des vergers bien entretenus, et sur les caféiers, le rouge domine: c’est le moment de la récolte et la joie se lit sur tous les visages des caféiculteurs. Il est 10 h du matin sur la colline Ntaho, zone Mubuga, commune Ngozi, Stany KABURA est dans sa caféière en train de cueillir les cerises mûres une à une avec ses deux mains. Pas loin de Stany, son épouse, ainsi que ses voisins, les mêmes mouvements. « J’ai déjà fait la cueillette sept fois dans cette plantation mais je ne suis pas encore arrivé à la moitié », déclare-t-il. Fier, il précise qu’ils n’ont pas le droit de se reposer : « Nous devons travailler beaucoup pour cueillir le maximum de cerises matures avant qu’elles ne pourrissent. Le transport de ces cerises vers les centres de collecte jusqu’à la station de dépulpage-lavage doit aussi se faire dans les délais pour préserver la qualité de notre café ». Il glisse les notions de sauvegarde de la qualité du café avant de nous parler de sa production en quantité : « depuis que j’ai eu la formation sur la qualité de la part des agronomes de Kahawatu, je fais attention à chaque activité caféicole ».

Il affirme qu’il est déjà à 640 kg et espère qu’à la fin, il aura une production allant au-delà d’une tonne. Idem pour Anita UWIZEYE, une cultivatrice de la commune Gashikanwa, mère de deux enfants : « Notre production a augmenté de façon que nous devons engager des ouvriers pour cueillir et l’amener au centre de collecte », témoigne-t-elle. Ici, elle cite entre autres, l’encadrement par Kahawatu, l’application des bonnes pratiques agricoles dont la fertilisation mixte. « Depuis que nous produisons nous mêmes la fumure organique par compostage vulgarisé par Kahawatu, mélangé avec l’engrais minéral, les résultats sont nets », renchérit-elle.

« Les objectifs de Kahawatu sont sur une bonne lancée »

Vue partielle des personnes embauchées pour les activités manuelle à la station de dépulpage- lavage de Mubuga

Vue partielle des personnes embauchées pour les activités manuelle à la station de dépulpage- lavage de Mubuga

Jean RWASA, de la colline Gitanga, zone Gatobo, commune Gashikanwa, province de Ngozi, est cultivateur depuis plus de trente ans. Ce père de 12 enfants et président des caféiculteurs de cette province ne doute pas que Kahawatu va atteindre son but. « Doubler la production ; c’est facile pour celui qui a bien suivi et appliqué tout le paquet technique enseigné par Kahawatu », affirme-t-il, indiquant que lui, pour la précédente moisson, il a eu 700 kg pour arriver aujourd’hui à 1800 kg. Si Kahawatu continue son encadrement et ses différents appuis en matériel agricole et autres intrants, nul doute, les caféiculteurs pourront améliorer leur niveau de vie.

Sur les centres de collecte, les données sont parlantes : « En 2014, le centre de collecte de Gisha en commune Tangara a eu 18 tonnes alors qu’actuellement, la production est à 56 tonnes. Nous recevons entre 700 et 800 kg par jour alors qu’en pleine campagne on recevait 2.8 tonnes par jour », témoigne Athanase SINDAYIGAYA, responsable du centre.

Au centre de collecte de Cihonda, ils ont déjà enregistré 45 tonnes contre 24 tonnes l’année précédente indique Charles NDAYIZEYE, responsable du centre. Et d’ajouter que non seulement la production a augmenté mais aussi le café qu’on garde au centre après le triage manuel et la flottaison. Précisant que les centres de collecte gardent les bonnes cerises tandis que les mauvaises retournent chez les producteurs et sont dépulpées, manuellement.

Aux différentes stations de dépulpage-lavage, les mêmes résultats; à la station de dépulpage-lavage de la coopérative de Gashikanwa, 1000 tonnes sont déjà enregistrés pour cette année alors que l’année dernière, elle n’avait que 458 tonnes, précise la responsable de la station.

Ces résultats encouragent les agronomes de Kahawatu. « A deux années caféicole et d’encadrement sans relâche, nous nous réjouissons des résultats, que ce soit en quantité ou en qualité des cerises pour les producteurs appliqués », souligne Philippe Nyandwi, agronome de Kahawatu. Il précise en outre que la zone couverte par Kahawatu est minime par rapport à la zone caféicole du Burundi, mais qu’avec ces résultats la motivation est là.

L’augmentation de la production du café profite à plus d’un

Vue partielle des leaders caféiculteurs de Kahawatu en train d’échanger avec Madame Anna ILLY et Monsieur Denis SEDIEU.

Vue partielle des leaders caféiculteurs de Kahawatu en train d’échanger avec Madame Anna ILLY et Monsieur Denis SEDIEU.

Anésie SANANIYE, une mère de plus de 50 ans, n’a pas de caféiers mais elle a été embauchée à Gashikanwa Speciality coffee (GSCO) pour les activités manuelles à la station de dépulpage-lavage. « Avec ce travail, je me vêtis, je me procure du savon, de la nourriture et je parviens à satisfaire d’autres besoins », se réjouit-elle, affirmant qu’à la fin de la campagne, même sans caféiers, elle pourra aller à la messe bien habillée comme les caféiculteurs.

A la station de dépulpage-lavage de Mubuga, Donavine BIZIMANA était très fière de nous témoigner qu’en cette période de campagne café, elle est devenue salariée et a de quoi nourrir son enfant.

Selon Prosper Mérimée BIGIRINDAVYI, Directeur de Bugestal, une moyenne de 150 personnes est engagée par campagne sans discrimination : « Nous prenons toutes les personnes capables et il y a des activités où les femmes sont plus dynamiques que les hommes », révèle-t-il, ajoutant que pour le transport, on fait recours aux taxi-vélos. Ainsi, en moyenne 54 personnes sont embauchées par station pendant la campagne. Le Directeur de Bugestal fait remarquer que l’appui de Kahawatu commence à faire ses preuves mais qu’il y a encore du pain sur la planche. Il interpelle ce programme à continuer l’encadrement des producteurs et d’y mettre plus de moyens en vue de maintenir la même lancée.

Les réalisations de Kahawatu appréciées par l’Organisation Internationale du Café

En Mars 2013, Kahawatu a été approuvé par l’Organisation internationale du café (OIC). Au mois de Février 2015, une délégation composée de Madame Anna ILLY, membre du Conseil d’Administration de la Fondation Kahawatu et de Monsieur Denis SEDIEU, Economiste Principal de l’OIC, a effectué une mission de supervision pour évaluer les activités déjà réalisées par Kahawatu conformément à son objectif de départ. Après la visite des réalisations sur terrain et entretien avec différents partenaires de Kahawatu Burundi, Denis SEDIEU a marqué dans son rapport son appréciation des réalisations et a remercié le Gouvernent du Burundi pour le soutien apporté à ce projet.

Par Espérance NDAYIKENGURUKIYE

  1   Vos commentaires
  1. dester

    Les vrais hommes batissent, les autres detruisent parce qu’ils sont un echec pour la société

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