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Editorial

Dialogue ou monologue ?

25-09-2015

Antoine KaburaheUn dialogue suppose au minimum deux parties. Pour le cas qui nous intéresse, il s’agirait d’un dialogue entre, bien sûr, le gouvernement et ceux qui, pour diverses raisons, se considèrent comme « opposants. »

Si nous étions sincères dans cette démarche, les différents protagonistes sont facilement identifiables. Mais, curieusement, le dialogue annoncé par le gouvernement ignore ceux-là même qui se présentent ouvertement comme l’opposition.

Nous risquons donc d’aboutir à un dialogue stérile, « cosmétique », pour la consommation extérieure.
Refuser le dialogue inclusif, que recommandent d’ailleurs les amis et partenaires du Burundi, ne peut que nourrir la frustration.

Dialogue ou monologue ? Le CNDD-FDD doit choisir et ne pas oublier que, lors des négociations d’Arusha, au début, les médiateurs (Nyerere et Mandela) ont commis l’erreur d’exclure une branche armée. Le pays a payé cher cette stratégie non inclusive.

Malheureusement, le gouvernement, apparemment amnésique, semble oublier que les mêmes causes produisent les mêmes effets…

  10   Vos commentaires
  1. Karikurubu

    @RUGAMBA RUTAGANZWA:« … NKURUNZIZA, qui a déjà passé 10 ans à mal gouverner le Burundi»

    Rugamba Rutaganzwa, peux-tu nous citer au moins un seul Président du Burundi qui aurait fait mieux que Nkurunziza?…
    Sous Micombero, les têtes des burundais tombaient comme des mouches! Sous Bagaza, les exactions et crimes ont poursuivis! Sous Buyoya, on ira même jusqu’à liquider le premier président burundais hutu élu démocratiquement, et tu parles de la mauvaise gouvernance de Nkurunziza?… Avoue tout simplement que les gouvernements burundais se suivent et se ressemblent parce que nous aussi, Peuple burundais, toutes ethnies confondues, leur prête le flanc à nous diaboliser vu que nous ne sommes pas unis ni solidaires entre nous mêmes. Et quand, il n’y a pas d’unité et encore moins de solidarité au sein d’un Peuple, comment aspirer à la Paix, la Démocratie, la Bonne Gouvernance et au Développement durables? Alors, le Peuple burundais devrait également s’asseoir ensemble pour remédier à cette mauvaise gouvernance des dirigeants qui cherchent toujours à diviser pour régner. Nibabona ko twese twipfuza kuba umwe, «umurundi» en premier, tukavavanura n’amacakubiri be n’ikinyoma mu barundi bonse rimwe, ils cesseront de nous nuire, nous diviser, nous écraser, nous pourchasser et nous emprisonner gratuitement!… J’ai l’impression, RUGAMBA RUTAGANZWA, que vous ne voulez pas lâcher le morceau et sachez qu’avec cette attitude, à la longue et à votre grande surprise, pourrait aggraver la situation. Et vous reviendrez dire que les burundais sont menacés du moment où on attise le feu, pas fameux ça!… Nibaje mu biganiro et à nous de contribuer à ce que cela aboutissent au meilleur de tous les concernés de la politique burundaise et simples citoyens également, ibindi nukuryanisha abanyagihugu pour envenimer un climat politique burundais déjà délétère! À bon entendeur, …

  2. Jereve

    Il n’y a pas de mal à organiser un dialogue entre copains, mais de grâce qu’on n’appelle pas cela un dialogue national.

  3. Vous perdez votre temps dans le bavardage. Il n’y a pas longtemps je vous ai dit, au sujet des relations entre le Burundi et le Rwanda, que je ne pouvais pas parler à la place des autorités des deux pays. La suite me donne raison:

    « Ishirahamwe mpuzamakungu ry’akarere k’ibiyaga binini CIRGL ryiyemeje kurungika umurwi uzoza kugenzura no kwihweza igituma hibonekeza ukutumvikana hagati y’igihugu c’Uburundi n’Urwanda.

    Iyo ngingo yafatiwe mu nama y’abashikiranganji bava mu bihugu bigize ishirahamwe mpuzamakungu ry’akarere k’ibiyaga binini CIRGL,yabereye mu gisagara ca New York ahari hakoraniye inama igira 70 y’ishirahamwe mpuzamakungu ONU.

    source: http://www.igihe.bi/cirgl-yiyemeje-kurungika-umurwi.html

  4. Kaaze

    Meme causes, meme effets? Je penses qu’ils vont etre chasses!!!

  5. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Les négociations s’imposeront d’elles mêmes quand NKURUNZIZA, qui a déjà passé 10 ans à mal gouverner le Burundi, se rendra compte que maintenant, avec son 3è mandat, on ne peut plus contesté, notre pays est purement et simplement ingouvernable. Let us wait and see and , I’m sure, time will tell, comme on dit en anglais.

  6. Karikurubu

    Mr. Kaburahe, 5 ans de gouvernance forgée par le Cndd-Fdd Nkurunziza, si myinshi cane uravye amabi ako atangana Uburundi bwaciyemwo kuva buramutswa Repubulika. Et on ne peut passer d’un cas extrême de gouvernance uproniste instable à un autre parfaitement stable, en brûlant la séquence de mutation obligatoire. Nkurunziza et son Cndd-Fdd fait toujours partie de cette phase de mutation comme on en a vu opérer le Frodebu et la transition Uprona-Frodebu. Maintenant que le désire de s’affranchir des régimes monopartites est palpable au Burundi, il est question d’orienter nos réflexions sur le comment d’y arriver, du moment où les burundais entre eux ne sont pas encore soudés ensemble. La mentalité et culture politique burundaise veut que chaque communauté ethnique soit absolument représentée à la tête du Pays par un président de leur ethnie, ce qui est impossible et engendre depuis belle lurette des confrontations, frustations et haines entre hutus et tutsis, principales ethnies du Burundi. Comment alors les hommes et les femmes politiques d’aujourd’hui, devraient s’y prendre pour faire tomber ce préjugé nocif qui nuit et occulte tout effort positif visant à reconstruire notre Pays sur des bases solides? Nkurunziza a fait son bout de chemin, certes, mais il ne peut régner éternellement comme président du Burundi!… Maintenant que tous les burundais sont conscients que la succession et alternative pacifiques à la présidence de la République sont possibles, quelle attitude devraient prendre nos politiciens et acteurs politiques, en vue de convaincre la Population burundaise qu’ils peuvent faire mieux que Nkurunziza et gagner leur confiance s’ils veulent s’assurer de leur collaboration franche en cas de prise de pouvoir? … Ce cheminement a du fond pour ceux qui aspirent ramener la stabilité au Burundi et rapatrier surtout en paix nos compatriotes, majoritairement tutsis, récemment réfugiés aux quatre coins du Monde … Si les burundais avaient la capacité de voir ce qui est au fond du cœur de l’autre, vous me donneriez raison sur cette pierre d’achoppement ethno-socio-politique burundais qui nous bloque en tout sauf évidemment dans le cynisme et l’hypocrisie! … Renversons la vapeur pour le meilleur de tout un chacun au Burundi et ailleurs!…

  7. Vous avez raison Tony.
    Mais vous prêchez dans le désert

  8. turagisangiye

    les cndd fdd sont les premier egoistes qui puissent exister sur la planète! ils ne veulent rien partager avec les autres jusq’à ne pas vouloir partager la parole avec les autres!ne vous fetes pas de soucis en pensant qu’un jour ils ils ouvriront la voix aux dialogues;il faut trouver d’autres moyens pour les convaincre

  9. Ndumiwe Jeannette

    Oui monsieur Kaburahe, malheureusement, force est de constater qu’au Burundi, comme dans la plupart des pays du tiers-monde, le pouvoir est au bout du canon! C’est la triste réalité! Regardez au Burkina Faso, la démocratie vient d’être sauvée parce que les militaires acquis à la démocratie ont dit non aux fauteurs de troubles. Tout est donc question de rapports de force.
    Au Burundi, ceux qui se réclament de l’opposition n’ont ni moyens militaires, ni moyens financiers pour faire fléchir le régime de Nkurunziza, n’en déplaise aux compatriotes dont les déclarations / affirmations parfois tonitruantes me font tout simplement pitié.
    Donc pour répondre à ta question, dans le cas du Burundi, il s’agit clairement d’un monologue organisé par Nkurunziza pour amuser la galerie et ainsi se moquer du monde entier! La vraie opposition ne sera jamais associée à ce soi-disant dialogue tant que le rapport de forces lui sera défavorable. Quand on regarde les gens qui entourent Nkurunziza ou ceux qu’il choisit dans « son opposition », on comprend sa stratégie. Ce sont des gens qui pour la plupart occupent des postes pour lesquels ils n’ont ni formation requise, ni compétences acquises par l’expérience. Donc, des gens qui sont là pour toucher indûment des salaires arrogamment élevés et acclamer leur chef …………….
    Notre pays est encore dans la galère, et pour longtemps!!!

  10. Jean Hicuburundi

    Vous écrivez: « Le CNDD-FDD doit choisir et ne pas oublier que, lors des négociations d’Arusha, au début, les médiateurs (Nyerere et Mandela) ont commis l’erreur d’exclure une branche armée. » . Là il s’agissait des négociations. Mais votre édito parle de « Dialogue » (et ou « Monologue »). Là vous nous donnez l’impression d’un amalgame. Il y a une différence énorme – pour ne pas dire nuance – entre négociation et dialogue.
    En plus, vous dites: « Pour le cas qui nous intéresse, il s’agirait d’un dialogue entre, bien sûr, le gouvernement et ceux qui, pour diverses raisons, se considèrent comme « opposants. » ». Justement, le gouvernement dit vouloir dialoguer avec l’opposition intérieur (je dis opposition intérieure pour ne pas dire les « opposants » comme vous l’écrivez.

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