Économie

Des restaurateurs ambulants

27-01-2016

Midi, une restauratrice propose des plats préparés aux commerçants du centre ville. Un commerce qui marche bien.

Une marchande ambulante de nourriture cuite en train de servir ses clients.

Une marchande ambulante de nourriture cuite en train de servir ses clients.

Plus besoin d’aller au restaurant pour les citadins travaillant au centre-ville. A 13h, une femme, la quarantaine, munie de trois grands paniers remplis de nourriture cuite, pénètre dans la Galerie du marché », en face de l’ancien marché central de Bujumbura. Elle s’installe dans un coin et les commerçants se précipitent vers elle.

« Assiette de riz, pâte de manioc… », crient à tue-tête ses clients. Ils sont tellement nombreux que la vendeuse n’arrive pas à saisir les commandes. « Un à un s’il vous plaît ! », s’impose-t-elle. Elle les sert sur ses assiettes. En un rien de temps, les trois paniers sont vides. Après une trentaine de minutes, les clients ramènent les assiettes puis lui paient. A ce moment-là un jeune garçon arrive avec un grand panier rempli de bananes mûres. « Pas de nourriture sans dessert ! », lance un commerçant qui en achète deux.

Un business rentable

Cette vendeuse assure pouvoir subvenir aux besoins de ses deux enfants. Elle affirme qu’elle gagne 50.000 voire 60.000 Fbu par jour. Un plat simple (riz+haricot ou petit pois+frites+sauce) se vend à 1000 Fbu. Avec un morceau de viande, le prix est de 2000 Fbu.

L’idée de vendre de la nourriture cuite lui est venue, il y a quelques mois, alors qu’elle venait de passer plusieurs années au chômage. Elle a commencé par ouvrir un petit restaurant au quartier Ruvumera, dans la zone Buyenzi. « Hélas, ça n’a pas marché! Les clients se faisaient très rares. » C’est ainsi qu’elle a décidé de devenir une restauratrice ambulante.

Tout n’est pas rose, cependant. « C’est rentable, mais mener un commerce sans endroit fixe n’est pas facile», se lamente une autre marchande ambulante de nourriture cuite rencontrée sur place.

Une grande facilité pour les clients

Les consommateurs s’en réjouissent. La plupart sont des hommes et femmes d’affaires qui travaillent aux alentours. Ils affirment gagner plus de temps. « Pas besoin de se déplacer à midi pour aller manger dans un restaurant. De surcroît, les prix sont bon marché », indique un informaticien de la « Galerie du marché ». Et d’insister : « Il n’y a pas d’assiette à 1000Fbu dans un restaurant. »

Question hygiène, les clients trouvent cette nourriture propre. Un homme d’affaires va jusqu’à dire qu’il a davantage confiance en ces casseroles ambulantes car « préparées à la maison. »

Quelques restaurateurs proches de cette galerie disent avoir vu leurs recettes chuter à cause de cette nouvelle concurrence des restaurateurs ambulants.

  11   Vos commentaires
  1. mafuta

    La plus part de vos commentaires sont à cote de la plaque. Le phénomène des vendeurs ambulant existe depuis très longtemps au Burundi. Je pense que vous connaissez les MAMANS NITILIYE? D’ailleurs, dans les autres pays comme la Tanzanie, Kenya, RDC, l’Afrique du Sud, la Cote d’Ivoire, Sénégal,Nigeria… Ce nom Maman Nitilye devient: Maki,Malewa, Yougousi… Ce sont souvent des femmes qui essayent de nourrir leur famille qui sont en manque de tout, c’est pour cela que la plus-parts des Etats Africains tolèrent ça.

  2. Munico

    Iyaba ce bougoules politiciens babareka bakigeragereza. Mugabo ngaha iwacu c’est sont ces mêmes bougnoules politiciens corrumpus jusqu’au moile d’os batwirukako gushika naho duta tukomoka! None wumva twokora gute? Hehe? Abarundi dusigaye tumeze nk’ingabo zitagira umutware! Vyemere ingorane si abanyagihugu ni système yageseye muri politique! Ico bita ubutegetsi bubi nakare barayamaze bati  » Umwera uva i bukuru ugakwira hose « . Camurondera rero mugihugu coooose hama mumbwire aho  » Umwera wova « . Nituvyemere ntaco tuba Karapinye!

  3. eric

    Ici a l’etranger bcp de petit activities sont fais par des diplomer, et vous burundais jeunes vous etez en retard , vous ne penser que etre ministre ou directeur.
    Savez vous que faire commerce pay bien que etre chef! laisser la politique ,burundais et congolais vous ne parler que politique.
    certains pays ne savent meme pas les noms de leurs ministres de ceci ou cela.!!THEY ARE BUSY

    • QASSIM

      bien dit Mr Eric, au Burundi surtout, tout le monde (surtout ceux qui sont allés à l’ecole) veut vivre de la politique comme si il n’y a pas d’autres voies pour mener la vie, c l’une des raisons de ces querelles politiques interminables!!! Ailleurs on va à l’ecole pour apprendre comment gagner sa vie sans se battre pour les places au gouvernement. C pourkoi on n ‘arrive nulle part dans le developpement de la nation, c domage!!!!

    • Marie claire

      Tout à fait d’accord avec toi Eric. Les burundais doivent laisser la politique et s’impliquer plus dans l’entreprenariat. Il n’ya rien de plus agreable que d’etre chef de soi meme!

    • Karundi

      J,aime cette photo, et le contenu de larticle aussi.
      oui, il faut se debrouiller dans la vie tout en respectant les autres.

    • mafuta

      La plus part de vos commentaires sont à cote de la plaque. Le phénomène des vendeurs ambulant existe depuis très longtemps au Burundi. Je pense que vous connaissez les MAMANS NITILIYE? D’ailleurs, dans les autres pays comme la Tanzanie, Kenya, RDC, l’Afrique du Sud, la Cote d’Ivoire, Sénégal,Nigeria… Ce nom Maman Nitilye devient: Maki,Malewa, Yougousi… Ce sont souvent des femmes qui essayent de nourrir leur famille qui sont en manque de tout, c’est pour cela que la plus-parts des Etats Africains tolèrent ça.

  4. nduwarugira roger

    c est dommage que tu encourages,le commerce ambulant,ces braves dames, ne paye ni la mairie,ni l obr,ni loyer,ne payes pas la regideso et d autres charges
    elles ne font qu une concurrence déloyale
    Sous d autres cieux,cette activitité est fortement combattu,pour proteger les honnetes commercants,donc madame c est une activité a ne pas glorifier
    merci
    rusamindengo

    • QASSIM

       »Sous d autres cieux,cette activitité est fortement combattu,pour proteger les honnetes commercants… » , pense que ce commerce ne doit pas etre combattu mais la mairie devrait orienter ces tetes inovatrices, les montrer ce qui doit etre fait pour etre legal. Avec cette mentalité quand est-ce que le Burundi va evoluer? Le commerce c la compétition, pour ces autres qui vendent la nourriture dans les restaurents c’est à eux de trouver d’autres voies pour interesser la clientelle…

    • kassy

      Si une personne ammene une creativité de mener sa vie honnetement why not support them et je pense que beaucoup d’autres devrais faire de meme. Meme utiliser des motos ou velos pour livraison dans les bureaux.

      • Baobab

        @kassy
        « Si une personne ammene une creativité de mener sa vie honnetement.. »
        Il faudrait préciser ce qu’on doit entendre par « gagner sa vie honnêtement »; car il arrive que même un dealer de cannabis prétende gagner sa vie honnêtement!

Publicité