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Justice

Coupables révélations

26-01-2015

Me Raphael Gahungu : « Les infractions contre Bob Rugurika : une aberration»

Iwacu a voulu comprendre si l’arrestation du journaliste était légale. L’avocat, qui a travaillé sur le projet de la loi sur la presse, démontre que les articles du Code pénal utilisés par le ministère public pour justifier l’emprisonnement du directeur de la RPA ne tiennent pas.

Raphaël GahunguBob Rugurika est accusé de complicité à l’assassinat des trois sœurs italiennes. Votre commentaire.

L’assassinat suppose un plan, une élimination physique préméditée. Il y a préméditation quand le dessein de réaliser l’homicide a été formé longtemps avant l’action –c’est cela le mot le plus important.

Pourriez-vous expliciter davantage ?

Bob Rugurika, ainsi que la radio RPA, pourraient être poursuivis en justice s’il a pris connaissance du criminel avant la commission du crime. S’il a pris connaissance après la commission de l’infraction, il ne peut pas être poursuivi pour un crime qui n’existait pas à l’époque. Ce serait quand même paradoxal que M. Rugurika soit criminel et en même temps utilise le même criminel (autrement son complice, son co-auteur) pour dénoncer le crime et, de surcroît, sur sa radio.

Que dire de la deuxième infraction, le manquement à la solidarité publique ?

Si le directeur a pris connaissance du criminel et que les faits lui ont été reportés, comment pouvait-il prévenir un fait déjà consommé ?

Mais dans l’article qui réprime le manquement à la solidarité publique, il est dit que chaque individu est tenu d’avertir les autorités publiques, chaque fois qu’’il a connaissance d’une infraction déjà tentée ou consommée pour en limiter les effets…

Il existe des infractions continuelles et des infractions instantanées. Dans le cas d’espèce, la tuerie des trois sœurs rentre dans la catégorie des infractions instantanées. Il n’y avait pas moyen que cette infraction continue.

Bob Rugirika avait-il raison de ne pas produire le criminel devant le ministère public, après lui avoir tendu le micro?

Le directeur de la RPA a le mérite d’avoir dénoncé le crime à la radio. Suivant le principe de protection des sources, il ne lui appartenait pas de le ramener à la police.

Le ministère public n’avait donc pas à s’en prendre à Bob Rugurika ?

Ce n’est pas lui le criminel. Il est plutôt une source d’information importante pour le ministère public.

Parlons de la troisième charge. Bob Rugurika aurait-il violé le secret d’instruction ?

J’ai eu la chance de travailler sur la loi de la presse. Avant qu’elle ne sorte, c’est moi qui ai proposé le projet. Cette infraction revient dans toutes les infractions pour lesquelles le ministère public poursuit les journalistes. Mais pour violer le secret de l’’instruction, cela suppose que Bob Rugurika soit impliqué dans l’instruction. Mais sinon, s’il diffuse des informations qu’il détient de par ailleurs, il n’est pas impliqué dans l’instruction. Il n’est pas supposé connaître ce qui est contenu dans le dossier du ministère public.

Un journaliste ne devrait donc plus être poursuivi pour cette infraction ?

Pour pouvoir accuser un journal d’avoir commis cette infraction, il faut que le ministère public puisse démontrer qu’il a volé le dossier. Or, en principe, la procédure pénale est secrète pendant la phase d’instruction. Cela pour dire qu’un journal a publié des éléments qui sont contenus dans son dossier, il faut qu’il y ait un magistrat qui ait livré le secret d’instruction. Donc c’est une infraction en principe pour laquelle on poursuit à tort les journalistes.

Que dire des multiples concertations entre le magistrat instructeur et le procureur de la République pendant l’audition des suspects?

C’est d’abord une marque intolérable d’incompétence du magistrat. Il est vrai que le ministère public est hiérarchisé. Tous les actes qui sont posés par le magistrat instructeur sont contrôlés par le procureur. C’est normal. Mais le magistrat instructeur ne doit pas à chaque fois demander ce qu’il doit faire au procureur. C’est-à-dire qu’il n’est pas indépendant. C’est donc la question éternelle de l’indépendance de la magistrature.
Qu’un magistrat ne puisse donner son avis, sans requérir l’avis du procureur, ça c’est une question simple : il traduit devant le justiciable son incompétence purement et simplement.

En quelle qualité devrait comparaître Bob Rugurika ? A titre individuel ou comme directeur de la RPA ?

Si j’étais le magistrat instructeur, moi je l’interrogerais à titre individuel et comme directeur de la radio. Comme individu, il a rencontré le criminel. Ensuite, il a diffusé son témoignage à la radio. Il comparaît donc en lieu et place de l’organe de presse.

Quel est le texte que le ministère public devait appliquer ?

Bob Rugurika est régi par la loi sur la presse. Il ne devait pas être interrogé suivant la procédure normale, mais il doit répondre de ses actes en vertu de la loi sur la presse.

Au regard de la loi, Bob Rugurika a fait son devoir …

Dans mon entendement, le métier de journaliste et le métier de magistrat sont différents. Le ministère public a le devoir de protéger la société et le journaliste celui d’informer. Du moment que M. Rugurika n’a pas gardé le secret sur lui et qu’il a diffuser l’information, moi je crois qu’il a fait son devoir en informant l’opinion nationale et internationale, y compris le ministère public lui-même. Au lieu de s’en prendre à Bob Rugurika, le ministère public devrait plutôt collaborer avec la radio RPA et son directeur.

Quelle conclusion tirez-vous par rapport aux infractions retenues contre Bob Rugurika?

Son arrestation est une aberration purement et simplement.

>>> « Le transfert de Bob Rugurika ne se justifie pas »

Le directeur de la RPA est admis à la prison de Muramvya, ce jeudi 22 janvier à 10h35. Pierre Claver Mbonimpa s’inscrit en faux contre ce transfert.

Pour le président de l’Aprodh, le ministère public veut faire souffrir le prévenu Bob Rugurika. « Il est admis dans un cellule sombre. Personne n’est autorisé à le rencontrer. »

Pour lui, pendant une période n’excédant pas 15 jours, le magistrat instructeur peut décider le transfert d’une personne qu’il a inculpée pour éviter d’éventuelles concertations entre coaccusés.

Sur ce, M. Mbonimpa trouve surréaliste que Bob Rugurika se concerte avec le Christian Butoyi, le « déficient mental » que le ministère public présente comme auteur de l’assassinat des trois sœurs italiennes.

Un détenu peut aussi être transféré pour cause d’indiscipline ou quand il est condamné à de lourdes peines. Cela n’est pas non plus le cas pour Bob Rugurika, constate encore M. Mbonimpa.

Par contre, les textes légaux militent pour une détention à Bujumbura. D’abord, il serait tout proche du Tribunal de Grande Instance qui devra statuer sur sa détention préventive dans 13 jours au plus. Ensuite, il serait tout proche de sa famille et de ses amis car tout détenu a le droit de visite.

Interrogé sur la raison du transfert de Bob Rugurika à Muramvya, Valentin Bagorikunda, procureur général de la République, répond qu’il n’est pas disponible.
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Iwacu retrace les dernières heures avant l’arrestation de Bob Rugurika

Bob Rugurika dans le pick-up le conduisant à la prison de Mpimba ©Iwacu

Bob Rugurika dans le pick-up le conduisant à la prison de Mpimba ©Iwacu

Mardi 20 janvier. 9h 30. Le directeur de la radio publique africaine arrive au parquet de la République en mairie de Bujumbura. A peine a-t-il salué quelques journalistes, les militants des droits de l’homme, les quelques diplomates présents sur les lieux qu’il entre dans les enceintes du parquet, flanqué de deux de ses avocats.

Il répondait à une convocation signée par le magistrat Emmanuel Nkurikiye. Bob Rugurika est sommé de fournir des éclaircissements sur le dossier en rapport avec l’assassinat des trois sœurs italiennes à Kamenge le 7 septembre 2014. Le magistrat l’enjoignait aussi de « produire devant le ministère public l’assassin à sa disposition »
En effet, dans une enquête, la RPA avait fait parler un homme qui a affirmé avoir fait partie de l’équipe qui a égorgé les trois missionnaires italiennes.

La source citée par la RPA accusait, entre autres, l’ancien patron des services de renseignement, d’avoir assisté à la réunion préparatoire de l’exécution.

Dans l’avant-midi, rien d’anormal à signaler. En attente, journalistes, militants des droits de l’Homme, diplomates, patientent devant le parquet.

De l’intérieur du bâtiment quelques informations filtrent. On apprend notamment, que Nkurikiye Emmanuel, un jeune magistrat, interrompt l’audience par moment, pour aller prendre des instructions auprès du procureur de la République en mairie de Bujumbura Arcade Nimubona.

11h 45. Le commissaire municipal de police entre au parquet. Cette arrivée inquiète les journalistes.
12h40. Le commissaire régional lui aussi s’arrêtera au niveau du parquet. « Cela ne présage rien de bon », lance un journaliste.

15 h. La tension monte après l’entrée des pick-up de la police dans les enceintes du parquet. Tout le monde est nerveux. Un agent d’une société de gardiennage va l’apprendre à ses dépens. Il lance que c’est bon que « le journaliste Bob Rugurika soit écroué ». La foule se jette sur lui, prête à le rosser. La police intervient et l’évacue.

Quelques temps après, c’est l’ancien patron des services de renseignements, le général Adolphe Nshimirimana, qui passe à bord d’un véhicule banalisé, un minibus aux verres fumés. Il est conspué par la foule.

Des supporters de Bob Rugurika et de la radio RPA se mobilisent et enchaînent des chansons ainsi que des slogans critiques envers le système judiciaire et le pouvoir de Bujumbura.

16h 50, sous bonne escorte de pick-up roulant à tombeau ouvert, le directeur de la RPA est conduit à la prison de Mpimba.
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La RPA tient le coup

Iwacu a visité la Radio publique africaine le lendemain de l’arrestation de son directeur.

Le travail continue à la RPA au lendemain de l'emprisonnement du directeur de la station ©Iwacu

Le travail continue à la RPA au lendemain de l’emprisonnement du directeur de la station ©Iwacu

Un calme extraordinaire, peu de va-et-vient dans les couloirs. Dans les studios, des journalistes, visages tristes mais bien concentrés, s’activent devant les micros et les mixeurs.

C’est l’ambiance qui régnait au siège de la radio publique africaine dans l’avant-midi de mercredi 21 janvier. « Même les bâtiments semblent porter le deuil du directeur emprisonné », commente un visiteur qui attendait à l’entrée de la radio.

Josiane Muzaneza, une journaliste dit que le personnel se remet progressivement du choc causé par l’emprisonnement de leur directeur. « Nous ne nous attendions pas à cela », lance-t-elle, impuissante. Mais aussitôt de rebondir : « Notre directeur est écroué. Mais ce n’est pas pour autant que nous allons laisser tomber le dossier. Sinon, son travail aurait était vain »

Même son de cloche chez Léonce Niyongabo. Le rédacteur en chef adjoint martèle que la radio RPA ne cédera jamais à l’abattement : « On doit continuer avec nos enquêtes. On doit continuer avec d’autres révélations. » Et d’annoncer : « Nous avons d’autres dossiers à traiter qui vont aussi faire du bruit ».

  28   Vos commentaires
  1. Kuva nokaba aha mu Burundi ,c`est toute la premiere fois haboneka umuntu yiyemerere wenyene ko yishi umuntu akanavyemeza kuri radio RPA. ivyo yavuze biteye amakenga kandi jewe mbonamwo igipfungu cinshi: ubwo ko RPA isanzwe ikorana na Alexis Sinduhije n`ikibiri,mbrer na societe civil urupfu gwa barya babikiri ntaco baruziko?ntiboba bari mubabiteguye ngo bambike ibara Leta ,nabandi.Igihe Mbonimpa avuze ngo Ikiriba hariyo Imbonerakure, kandi azi neza ko ari urwaruka rwarungitswe kwiga kugwana ,haciye imisi rwaciye rutera mu ntara ya Cibitoke, basenze rwatumwe n`ikibiri ,uwuza kwisonga akaba Alexis sinduhije.Emwe Birateye amakenga.
    Ikindi nuko hariho abipfuza koNkurunziza acanamwo na Adolpfe na Bunyoni, ngo ni bazoshikira ubutegesti. Abarundi bakunda igihugu muragabe muragabe. Umuzo wa CNDD_FDD hari abatawuryohererwe.

  2. Jules MWAMBA

    Je salue le Courage de Bob RUGURIKA particulièrement et de la RPA en général. Les gens qui cherchent la Vérité qui ose la dire sont ceux-là qui sauvent le peuple de la Nation. Je crois consciencieusement Bob se sent heureux du travail qu’il a fait. Avoir osé parler fait trembler les cœurs des sots. C’est bien la réussite de la RPA, la réussite de Bob, la Réussite de ceux qui cherche la lumière, la Vérité. La Vérité blesse le méchant. Quoi qu’il en soit la Vérité gagne. Jésus aussi a vaincu en enterrant le mensonge dans le sépulcre.
    Bob tu sortira, le mensonge des sots sera enterré dans cette isolement où on t’a casé. COURAGE.

  3. Abi

    La saga autour des revelations de la Radio RPA est vraiment tres interessante et pousse a reflechir.
    Il y a quand meme une question intriguante que je me pose:

    Est il possible qu’un journaliste utilise le privilege de la loi sur la protection de ses sources d’information pour ne pas reveler l’identite d’un criminel auto-proclame? Et si ce criminel reste un danger pour la societe et qu’il frappe encore? Le journaliste nous aura t il rendu service ou non? Reflehissons y un peu! Ca donne quand meme la chair de poule de savoir qu’un tueur a gages reste dans les parages….

    Autre chose: Est ce vraiment respecter la deontologie du journalisme lorqu’on diffuse le temoignage d’une personne sans que d’autres sources d’information viennent corroborer les faits?

    Enfin, vu le contexte pre-electoral dans lequel le Burundi se trouve, n’y a t il pas un danger que la RPA tombe dans le piege des manipulations et des jeux politiques si elle ne fait pas attention?

    La necessite d’equilibrer l’information et la mesure de prudence sont la guarantie de protection des journalistes. A bon entendeur salut!

  4. Musambanyangona

    Selon vos interventions, tous les journalistes qui ont interviewé Oussama Bin Laden et tous les autres grands fugitifs de notre époque sont à condamner?!

    Sérieusement… Vous êtes tous vautrés dans vos fauteuils en train de profiter des indemnités de réfugié en Europe et au Canada, vous respectez toutes les lois qui font de ces contrées des paradis et vous soulez que la barbarie continue de primer chez vous en Afrique?!

  5. kibuti

    Ikintu citwa presomption d’innocence n’ikintu gikomeye cane twari dukwiye kumenya. Nta muntu mumenyeshamakuru n’umwe afise uburenganzira bwo guhindura iradiyo canke ikimenyeshamakuru isentare. Hari ibikwiriye kuvugwa ku ma radio n’ibindi bidakwiriye kuhavugirwa. Kwambika ibara abantu ku ma radiyo wisunze gusa temoignage y’umuntu umwe ata kindi cemezo ufise ntibiha iteka abamenyeshamakuru. None nk’ubu bishitse ugasanga wihenze uyo muntu wakoreye inteba ishushe uzomwuhagira gute? Banyamakuru mwari mukwiye kumenya ko iradiyo atari ikintu co gufyinako kuko yumvirizwa n’abantu benshi kandi mu kirundi barayamaze ngo irirenze umunwa riba rirenze impinga.

  6. Mpebentwenge

    Si Bob est emprisonné pour complicité d assassinat, c est que le fou de Kamenge n a tué personne. Ils ne peuvent pas être en prison en même temps (Élémentaire, mon cher Watson!!!!)
    None ntimwobaza le porte parole de la Police igituma yabesheye urya musazi.
    Et quid de ceux qui ont recruté l assassin pour la sale besogne et n ont même pas payé amahera bumvikanye (Sous d autres cieux, un exécutant est moins coupable que le planificateur d un crime).
    Pourquoi le gouvernement et sa justice d opérette ne condamnent ils Bob (et RPA) de diffuser de fausses infos$, cela aurait au moins un sens.
    Car autrement la police, la justice ont menti ou au mieux on fait preuve d une criminelle incompétence en emprisonnant l innocent fou de Kamenge.
    A ce que je sache, le dossier de l assassinat des sœurs de Kamenge, était déjà clos.

    Ils sont fous ces Barundi (Comme dirait Asterix ou Obelix).

  7. Mshaidi

    Bien tenter mais non.qu’il donne le criminel et il sortira.pas de liberté de presse lorsqu’il y a mort d’homme c’est quoi votre problème??

  8. Nahimana

    Si le pouvoir était véritablement convaincu de la culpabilité de Bob Rugurika dans cette affaire, il eut été facile et régulier de fournir assistance à toute personne citée pour qu’elle dépose plainte auprès des juridictions habilités. La justice aurait ainsi eu le temps d’écouter toutes les deux parties en confrontant les arguments et preuves des deux parties. Et pour qu’ils soient à armes égales, Bob ne devrait pas être en prison avant que sa culpabilité ne soit démontrée. A ce stade aux d,une justice impartiale, la bonne foi devrait être présumée pour tous !

  9. Prosper

    Demostrating that the original colour of milk is red does not make the fresh milk , milked from the cow right away red. Being a fake lawyer , trying to demonstrate what is lawful and unlawful , everybody can do that … u do not need education to demostrate the undemostratable … burnt child dreads the fire … !!!

  10. Mutima

    @Nzobandora

    Si tu veux réellement savoir ce que je pense, c’est que je n’ai jamais cru un mot de ce qu’a raconté cet autoproclamé meurtrier. Même après un vol, on ne se dénonce pas!…
    Un meurtrier ne pense jamais comme un informateur! Parce qu’une conscience, il n’en a pas! Et par conséquent, il ne peut pas avoir de pensée rationnelle.

    Ce qui nous amène à décider si on doit garder Bob Rugurika en prison pour avoir diffusé des mensonges ou pour avoir gardé ou protégé un criminel qui n’en serait pas un.

    De mon point de vue, Guillaume et tous les autres devraient poursuivre en diffamation la RPA dans les instances judiciaires appropriées. Et Bob Rugurika devrait être libéré… Par contre il devrait aussi livrer son protégé ou trouver une façon de permettre à la justice de prendre ses dépositions (dans une ambassade peut-être). Juste pour s’assurer qu’on n’est pas en train de protéger un meurtrier.

    C’est cela ma pensée! Et qui sait? Bob Rugurika et la RPA pourraient aussi être tombés dans un piège!… N’est-ce pas possible?… Cependant, cela ne devrait pas excuser la diffusion de propos mensonger!…

    • Mutima,
       »’Même après un vol, on ne se dénonce pas!… »
      Tu as tord mon ami car comme il l’a révélé lui-même, quand tes chefs planifient ton élimination physique pour effacer toute trace tu peux être amené à revoir tes plans en fonction du contexte car tout et humain voir même animal lutte pour sa survie et je ne pense pas te l’apprendre maintenant.
      Je suis à 1000% pour que ce criminel soit lourdement et exemplairement sanctionné et là où je suis d’accord avec toi et qu’il devrait être momentanément placé dans un endroit sure pendant son interrogatoire et durée des enquêtes mais strictement dans les mains de notre police ou justice.
      Simple logique au vue des expériences antérieures.
      Je ne nie pas que la RPA soit tombée dans un piège voire même intox volontaire mais de réelles enquêtes devraient nous mener à la vérité pas celle nous amenant à Claude Butoyi et comme on doit cette réouverture de ce dossier à Bob il ne devrait pas se trouver en prison.

      • Je corrige le dernier paragraphe:
        Je ne nie pas que la RPA peut avoir été piégé voire peut-être avoir agit volontaire et sciemment mais toujours est-il que de réelles enquêtes devraient nous mener à la vérité pas celle nous menant à Claude Butoyi; et vu qu’on on doit cette réouverture de ce dossier à Bob alors que les coupables n’étaient en aucun cas inquiétés (et pas nécessairement ceux-là cités)avec un innocent en prison, Bob est à féliciter et à encourager car il a montré d’autre pistes plus crédibles que celui menant à Claude et par ce fait, il ne devrait pas se trouver en prison.

  11. MOI

    Uyo mugabo yizehe , umenye uwishe yamaze kwica ntumuvuge canke ukamunyegeza sicaha hahaha

    • Musambanyangona

      Ahubwo wewe wibagira ko n’abamenyeshamakuru bafise amategeko abagenga kandi abaha uburenganzira, ubigira expres kuko yavuze ibitakunezera canke ni ubujuju naturel usanganywe?!

  12. Ngendakumana

    Nukuri urya muntu yavugiye ku maradiyo yemera ko ariwe yishe barya babikira arakwiye kurenguka imbere y’ubutungane; gutyo tukamenya n’abamutumye. Bob, nareke kumukingira ikibaba namwerekane.

  13. J.Pierre

    L’état actuel de la Justice burundaise est pitoyable: les magistrats ne sauent plus lire la Loi ou le font exprès…

  14. duciryaninukuri

    La RPA a gagné contre le pouvoir, la vérité et contre la justice .
    Elle nous a obligé d’oublier les vrais assaillants de cibitoke et en même temps elle a crée un doute pour désorienter les enquêtes: quelle exploit!!!
    Le mal au Burundi est plus puissant que les forces œuvrant pour un Burundi nouveau où les ethnies ne priment pas. Pourquoi nous nous laissons endormir par ces savants bons parleurs et- je crois -moins crédibles .
    Qui saura les vrais chefs de l’attaque de cibitoke!

  15. leGe'nie Noir

    Les amis, vous badinez Avec la vie! Au nom de quelle loi on est autorise’ a’ faire parler tranquillement un qui affirme etre crimine? Abanyamakuru bamwe bamwe ni ibijuju. Mbega Ko patiri amenya mu cemerezo inkozi z’ikibi agahora kuko ubutumwa butamurekurira kuvuga Ico yunvise? Vyumve muhore! !!! Ne faites Pas les connaisseurs! !!! Ahubwo na ses avvocats bashireyo! !!!

    • Rupande

      Ruriye abandi rutakwibagiye.

      Nimba Adolf n’abicanyi biwe bishe ababikira ubu naho bakaba bageze kuri Bob, Mkombozi n’abandi babahiga buhongo, umenye ko ejo ari wewe.
      Naho mwoba mukorana ejo bazokwigarama bakwice kuko «ntampera y’umurozi.»

      Ikijuju ntabwo ari abamenyeshamakuru bashira ahabona ko Adolf yamaze abantu, ahubwo wewe umukingira ikibaba ukanka kubivuga ni wewe uri ikijuju. Kandi naho wigira ikijuju ejo azokwica.

      Nayo ivyo uriko urabesha ngo abicanyi barirega kwa Padiri, ni ikinyoma. Iyaba Adolf yarireze kwa Padiri; Bob, RPA n’abandi ntibari kumufata ariko arica ababikira.

  16. borntomakelovenotwar

    États-Unis: 5 ans de prison pour le journaliste Barrett Brown, lié au groupe Anonymous – http://m.huffpost.com/qc/entry/6526794?utm_hp_ref=tw

  17. borntomakelovenotwar

    Protection des sources ou des criminels ?! Abarundi twapfuye uruki/uruhe ?

  18. Gerard

    Le monde va mal.
    Je pense que même l’église catholique devrait faire comparaître la radio RPA, devant la justice, qui cache un meurtrier qui a sarcastiquement avoué avoir égorgé l’une des trois sœurs.
    Birateye isoni nimba ibinyamakuru bikora ukuraho tugowe tukiriko. Uravye ikibi cakozwe ntawokwubahutse gusasira indava umwicanyi nk’urya bakamureka akagenda amarembe.

    Abantu basigaye baryoherwa n’ikibi. Arya si amakuru wovuga ngo uriko urabwira abantu maze ukareka umwicanyi ngo yidegemvye. Ahubwo bariko baramufasha kwishuza agahembo yakoreye mu kwica.

  19. Mutima

    Comment commettre un meurtre au Burundi et s’en tirer sans être inquiété :

    1. Participez, seul ou en groupe, à un ou des meurtres ;
    2.Attendez quelques temps en cachette ;
    3. Contactez une station de radio pour parler à un journaliste ;
    4. Impliquez le plus de personnes possibles, incluant des innocents et des gens de pouvoir ;
    5. Exigez que le journaliste ne révèle jamais où vous êtes ;
    6. Retournez rester tranquille dans votre cachette (ou une autre) ;
    7. Au besoin, un exploit optionnel : vivre grassement aux frais des financiers de la station de radio.

    Voilà! Le tour est joué!…

    Pour le reste, les médias locaux et internationaux, les organisations internationales et la société civile, les responsables des partis d’opposition, les ambassadeurs et toutes les chancelleries accréditées à Bujumbura et les élus de leurs pays respectifs, les internautes, des specialistes de tout accabit triés sur le volet, se chargeront de vous défendre!…

    Non mais!…. Qu’est-ce qu’on ne verra pas dans ce bas monde?!…

    Il y a quand même une question que je n’arrive pas à sortir de ma tête!… Un simple informateur, quelqu’un qui n’a trempé dans rien, mais qui a été témoin d’un meurtre; et un autre informateur qui avoue avoir pris part au même meurtre; devraient-ils être considérés sur le même pied d’égalité… et protégé par le « principe de la protection des sources d’information »?

    La réinvention du meurtre parfait?… ou du meurtrier imaginaire parfait?!!!…

    Cela ne se passe qu’au Burundi!

    • Mutima
      Et ben si les témoins clés dans la majorité des crimes surtout celle annexées à de rocambolesques montages n’étaient tout simplement éliminés physiquement et en toute impunité je pense que ce criminel serait déjà transmis à la justice. Pure logique
      Sa comparution devrait sous garantie de sa sécurité car il a le doit d’être entendu et de se défendre comme tout présumé coupable car de part l’expérience passée (Nzarabu, Mkono, ceux qui ont participés dans les assassinats de Manirumva, probablement aussi ceux de Muyinga, Gatumba, etc.) il y a de fortes chances qu’il soit aussitôt éliminé physiquement avec une justice téléguidée de loin comme la notre.

      Pour moi il répondra (et pour moi il devrait écoper de la peine maximale) mais avec de sérieuses mesures accompagnatrices n’en déplaise à ceux qui souhaiteraient sa mise sous silence définitivement
      Fais-tu parti de ce groupe?

    • rwenyuza

      Je pose une question simple, pourquoi dans ce brouhaha « pseudo » journalistes aucun journalistes ne donnent la parôle au monsieur dont le nom a été donné en pâture comme co-organisateur du crime (N’eut été la prise de position du citoyen- Journaliste Rugero). Une presse digne de ce nom qui fait avancer la démocratie(du moins si cela est ce que les journalistes burundais cherchent) doit être équilibrée dans l’organisation du débat publique.
      Sinon, cela devient purement et simplement une propagande.

    • kubwayo

      Je suis entièrement d’accord. Mais la solution n’est pas d’emprisonner les journalistes. La justice pourrait leur faire payer la somme équivalent à la faute professionnelle commise. 350 000 FBI peuvent construire un centre de santé à Kamenge. Oui…c’est rien pour la RPA! Mais cela leur permettrait de vérifier leurs comptes banquaires avant de diffuser des bobards.

      • kubwayo

        Je suis entièrement d’accord. Mais la solution n’est pas d’emprisonner les journalistes. La justice pourrait leur faire payer la somme équivalent à la faute professionnelle commise. 350 000 000 FBI peuvent construire un centre de santé à Kamenge. Oui…c’est rien pour la RPA! Mais cela leur permettrait de vérifier leurs comptes banquaires avant de diffuser des bobards.

        • kubwayo,
          Si nos dictionnaires donnent la même signification, Les bobords ont plutôt été diffusé par la Police avec Claude Butoyi comme auteur du crime. D’autres d’ailleurs sont actuellement diffusés par le même corps notamment à titre d’exemple, le porte-parole de la Police qui défend bec et ongle en se portant comme témoin d’un civil comme toi et moi, la PAFE qui se contredise elle-même et en un temps record.
          Cette maladresse signifie beaucoup mais dans un avenir proche, elle ne devrait plus cacher beaucoup des choses

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