Droits Humains

La CNIDH plaide pour les déplacés de Ruhororo

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNDIH) demande que cessent les arrestations de ces déplacés et promet de plaider pour eux et une assistance juridique.

La CNIDH demande que cessent les arrestations des déplacés du site de Ruhororo ©Iwacu

La CNIDH demande que cessent les arrestations des déplacés du site de Ruhororo ©Iwacu

La CNIDH demande que les déplacés du site de Ruhororo ne soient  plus arrêtés. Cette commission affirme qu’elle va plaider pour ceux qui sont emprisonnés. Elle avait envoyé, le 15 janvier dernier, une lettre au chef de l’Etat pour lui faire part des traitements inhumains qui sont commis à Ruhororo. Dans cette correspondance, la CNIDH précise sa position sur cette question des déplacés du site de Ruhororo, qui lui ont écrit le 24 décembre 2013 pour la mettre au courant de ce problème.
La commission encourage les membres de l’administration provinciale de Ngozi, et les membres de la commission ad hoc en charge de la recherche d’une solution durable à la problématique des déplacés du site de Ruhororo, à continuer leur initiative. Surtout en associant les représentants de ces déplacés.

La CNIDH exhorte la justice à toujours privilégier le principe que la liberté est la règle, et la détention l’exception dans les poursuites judiciaires. Cette commission s’engage à poursuivre de près l’évolution des poursuites en justice et à assurer l’assistance judiciaire des prévenus dans les différents dossiers de ces déplacés.

Le 30 décembre 2013, le député uproniste Bonaventure Niyoyankana a également saisi la CNIDH pour violation des droits des déplacés par le gouvernement. Sur les déplacés de Ruhororo, il indique que certains jeunes du site ont été arrêtés pour détention illégale d’armes à feu, d’autres pour révolte ou rébellion contre la police et l’administration lors de leur intrusion dans le site.

Des déplacés tantôt rebelles, tantôt victimes …

Pour le député uproniste, l’administration communale agit pour le compte du parti présidentiel, le Cndd-Fdd, en connivence avec le ministère de la Solidarité, pour des raisons politiques : « Il y a des services de justice et de police habilités pour effectuer des arrestations mais, en aucun cas, l’administration provinciale ne peut s’ingérer dans leur travail », indique Dieudonné Hiboneye, conseiller principal du gouverneur de Ngozi. Il reconnaît qu’il y a eu des exactions commises au site de Ruhororo, à cause de l’existence d’une administration parallèle qui a contraint la police à intervenir. Sinon, souligne M. Hiboneye, les déplacés vivent sans crainte, malgré une certaine solidarité négative et des enseignements de désobéissance. Car, selon lui, il a été établi que des organisations politiques manipulent ces déplacés. Raison pour laquelle, ajoute M. Hiboneye, le gouverneur de Ngozi, des parlementaires et des membres de la commission ad hoc susmentionné ont fait une descente sur ce site samedi 18 janvier dernier pour expliquer les conclusions du rapport de cette commission.

Cependant, M.Niyoyankana relève que les conclusions de ce rapport sont irréalisables : « C’est un plan permettant de chasser certains déplacés sans aucune garantie d’indemnité pour leurs maisons détruites pour viabilisation. Comme si on leur disait de partir et de revendiquer après. »

  3   Vos commentaires
  1. LeGénie Noir

    Je suis d’accord sur l’idée de traiter humainement la situation des habitants du site de Ruhororo. Mais il faut aussi tenir compte de leur façon de revendiquer. Dans notre pays chacun a droit à avoir un habitat , de posseder et jouir de ses biens dans la paix et sécurité. La question n’est pas facile et comporte beaucoup de pièges si vraiment les burundais n’acceptent pas  » que guerisse leur mémoire et surtout leur coeur: il y a qui a peur de sa sécurité et qui a trouvé refuge pendant les moment obscurs de notre histoire, il ya qui était propriétaire des terrains du site et qui a été contraint à fuir et qui voudrait retourner à jouir de ses biens( le terrain du site), il ya aussi qui profite de cette vie parce que le site est sur la voirie donc joignable facilement. De plus persone ne peut pas accepté de perdre ses terres. Une solution est pure et simple: chacun retourne dans ses biens vu que maintenant la sécurité est en gènéral bonne. saissons donc de nous chamailler inutilement et d’user politiquement ou tribalement une question qui regarde la justice.

    • DIRIZIO

      Tu es un « ignorant noire », avec la milice Imbonerakure ( Interahamwe version burundaise) qui actuellement s’attaque même aux militaires en congé, les déplacés sont en insécurité permanante et ne devraient pas regagner leurs collines d’origine.

      • borntomakelovenotwar

        Actuellement, j’ose croire que personne ne meurt à cause de son ethnie. La Communauté Internationale le sait. S’ils ne peuvent rentrer chez eux, comment cultivent-ils matin au soir ? Pour ceux qui sont né sur la place, c’est une pas une raison de rester là, ils connaissent d’où ils sont sortis. Même ceux qui sont partis en 72, certains connaissent et rentrent chez eux. On ne peut doit pas indéfiniment occuper sa terre et celle des autres. Celle de l’État, oui s’il ne peut garantir la sécurité à l’origine, parce que c’est elle qui est responsable de la sécurité de tous.

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