Politique

Cnared : Nyangoma éjecté malgré un bilan« positif »

Le Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit (Cnared) vient de renouveler son directoire. Toutefois, l’ancienne équipe n’a pas démérité.

Léonard Nyangoma : «Il y en a qui souhaitaient  ma destitution. » 

Léonard Nyangoma : «Il y en a qui souhaitaient ma destitution. »

Samedi le 23 avril. Le Cnared tient un congrès à Leuven, une ville néerlandophone tout près de Bruxelles. Léonce Ngendakumana, président du Frodebu, Léonidas Hatungimana (frondeur du Cndd-Fdd et président du PPD-Giriteka) et l’ancien président Domitien Ndayizeye participent pour la première fois au congrès. D’autres grandes figures de l’opposition, d’anciens dignitaires, pour la plupart, sont présentes. Il s’agit notamment de Dr Jean Minani, major Bernard Busokoza, Onésime Nduwimana, Alexis Sinduhije, Fréderic Bamvuginyumvira, Me François Nyamoya, Anicet Niyonkuru, Sylvestre Ntibantunganya, Jérémie Ngendakumana, Hussein Radjabu, Jérémie Minani, Gervais Rufyikiri, Alice Nzomukunda, Euphrasie Bigirimana et Chauvineau Mugwengezo.

Peu d’informations circulent, quant à l’ordre du jour de ce grand rendez-vous. Mais on apprendra par les réseaux sociaux que l’une des questions à traiter sera le renouvellement du directoire de la coalition « pour donner plus d’énergie et d’innovation au Conseil. »

Le congrès ne renouvellera pas sa confiance dans le président du Cnared, Léonard Nyangoma. Il lui préfère le Dr Jean Minani. Sur trente votants, le premier aura 6 voix contre 16 voix pour le second. Frédéric Bamvuginyumvira en glanera huit.

Des personnalités comme François Nyamoya, Alexis Sinduhije, Bernard Busokoza, Gervais Rufyikiri, Jérémie Minani, Frédéric Bamvuginyumvira, Pancrace Cimpaye resteront dans le directoire. Quelques personnalités feront leur entrée. C’est le cas d’Alice Nzomukunda, Léonce Ngendakumana, Joseph Ntidendereza, etc.

« Le bilan est positif » 

Pour Pancrace Cimpaye, porte-parole de la coalition, le bilan du comité exécutif sortant est positif au regard du pas franchi et de l’environnement politico-diplomatique qui n’était pas aisé.

« Aujourd’hui, l’objet du combat de la plate-forme Cnared-Giriteka est connu dans les quatre coins cardinaux. » Et de marteler : « C’est cette vulgarisation qui a valu au président du Cnared-Giriteka, à qui je rends un vibrant hommage, de monter sur la tribune à Entebbe en décembre 2015 au nom de l’opposition burundaise. »

L’on notera que Léonard Nyangoma est allé jusqu’au bout de son mandat de neuf mois. Il n’a pas connu de sérieux mouvement de contestation au sein du Cnared. Mais il révèle qu’il s’observait des divergences de vue notamment au sujet de la stratégie idoine pour faire amener Nkurunziza à la table du dialogue. « Le Cnared comprend 25 partis. Il était difficile d’avoir le consensus sur beaucoup de points, lors des débats. Il y en a qui souhaitaient ma destitution. Certains voulaient la mise sur pied d’un gouvernement en exil. D’autres cherchaient à se positionner pour des postes, surtout à l’approche des négociations. »

L’on signalera que pour bien des citoyens, notamment ceux des quartiers contestataires de Bujumbura, le bilan du Cnared est négatif : il n’a pas su convaincre la communauté internationale d’envoyer une force de protection des citoyens burundais.

  4   Vos commentaires
  1. Ndabizi

    Que quelques bienfaiteurs octroient à frère Nyangoma quelques vaches, et petit bétail et qu’il aille les garder sur sa colline natale à Songa. Peut être il sera à la hauteur de cette nouvelle occupation. La politique pour lui n’est pas de sa taille. Il sert toujours d’éclaireur de terrain pour être ejectéla par après. Quant aux autres, qu’ils sachent que le pouvoir ne se donne jamais en cadeau. Il passe toujours par les urnes après avoir convaincu l’électorat. Aussi longtment qu’il y aura boycott des urnes, hier c’était Adc-Ikibiri, aujourd’hui CNARED, et demain un autre monstre toujours en carton. Seulement, je pleure ces innocents citoyens qui paient toujours le prix de cette immaturité politique de certains de nos compatriotes.

  2. eric

    alexis sinduhije doit etre condammer par la community international des crimes contre l’humanity.
    les jeunes de son parti ont tuer une multitude de gens en les appelant imboneraure pour rien.
    Ce alexis sinduhije n’entrera au burundi .
    il a voulu vendre le burundi to rwanda comme si il est un enfant de kagame.
    le burundi apparteint au hutu-tutsi du burundi pas du rwanda et jamais on ne l’acceptera

    • Ngendanganya

      Tout burundais a droit de vivre dans son pays et plus encore où il veut. Personne n’a aucun droit de le lui refuser.

      • 2h

        Oui Mr. Ngenda….meme en prison du Bururndi c’est au Burundi…..

Publicité