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Politique

CEPI : au-delà des chiffres

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’est exprimée, ce vendredi 14 novembre, sur la question controversée des origines des 163 membres des Commissions Electorales Provinciales Indépendantes (CEPI).

Les membres de la CENI ©Iwacu

Les membres de la CENI ©Iwacu

Sur 95 places attribuées en fonction de la provenance politique, les partis Cndd-Fdd, Frodebu-Nyakuri et Uprona se taillent la part du lion avec respectivement 17, 17 et 16 places. Aux partis FNL (de Jacque Bigirimana), Frodebu, Upd (de Zed Feruzi), MSD et Cndd échoient respectivement 8, 7, 6,4 et 2 places. 17 autres partis glanent chacun une place.

L’administration, les confessions religieuses, les organisations de la société civile ont respectivement obtenus 17, 18 et 29 places.

4 « non classés ». Raison : ils ont été conjointement proposés par les partis politiques, par la société civile et par l’administration.

« C’est donc une répartition où il n’y a pas de majorité des membres d’une même famille de provenance », ont martelé les commissaires lors d’une « rencontre d’échange et d’information » avec les partenaires électoraux sur l’enrôlement des électeurs.

Des politiques, seul Pascal Nyabenda se félicite de l’« exercice combien difficile » qu’a fait la CENI. Argument : « Tous les partis politiques, toutes les confessions religieuses et le millier des organisations de la société civile ne peuvent avoir de place dans les CEPI ».

Des insatisfactions tous azimuts

Pourtant accusée par certains militants du parti Uprona de rouler pour le parti au pouvoir, Concilie Nibigira dira que la répartition des places s’est faite en faveur du parti au pouvoir et au grand dam de son parti. « Aux 17 membres proposés par le parti de Nkurunziza, il faut ajouter les 17 représentants de l’administation. Ils sont tous gagnés à la cause du Cndd-Fdd », lâche Mme Nibigira.

Pour elle, « le parti de Rwagasore reste auréolé du prestige d’antan et devrait donc être logé à la même enseigne que le parti de Nkurunziza ».

Sous un ton résigné, Gaspard Kobako (Kaze Fdd) et Jean de Dieu Mutabazi (Radebu et président de la coalition pour les élections participatives) exprimeront publiquement leur insatisfaction consécutive à leur « quasi non représentation de leurs partis ».

Le représentant du Parena est allé jusqu’à blâmer la CENI qui n’a carrément pas exclu les candidats proposés par les partis politiques. «Un membre issu d’un parti politique est de ce fait dépendant de ce parti. On est donc loin des commissions électorales provinciales réellement indépendantes », affirme-t-il.

  8   Vos commentaires
  1. Nahimana

     » les partis Cndd-Fdd, Frodebu-Nyakuri et Uprona se taillent la part du lion avec respectivement 17, 17 et 16 places. » Il s’agit ici du cndd-fdd+ Minani+ Concilie Niragira. Je vois certains tiquer, mais je parle bien de Minani, avec son Nyakuri qui constitue subtilement la cinquième colonne de ce trio. On sait que ce trio est en réalité un seul bloc, auquel il convient d’ajouter les pseudo membres de la société civile.
    Aussi, la CENI n’a d’indépendance que de nom. L’opposition ne doit pas se laisser distraire. Il faut des stratégies appropriées à l’instar de celles adopté ailleurs sous des régimes dictatoriaux. Il faut éviter de se faire encore une fois volé la victoire. Je suggère ici quelques pistes : 1. Exiger dès le départ des garanties de transparence en passant par la mission de l’observation des Nations-Unies dont les membre viennent d’être nommés; 2. Exiger la transparence dans le processus clé de la constitution en cours du fichier électoral afin d’y déceler à temps les tricheries; 3. Exiger un bulletin unique comme cela avait été convenu. Mais bien évidemment, les leaders politiques en exil doivent pouvoir rentrer au pays et leurs membres en prison doivent être libérés sans délais. Ce dernier devrait constituer un préalable à la caution de l’opposition.

  2. Je pense la CENI devrait être félicité, car même les partis qui n’ont pas les membres ont été accommodés. Mais les pleurs continuent malheureusement. Jusque quand Seigneur? Que Dieu pardonne le Burundi et le protège car imigambi y’ababi ntizotsinda.

  3. kayoba

    Ce president de la CENI n’est que la pour sastisfaire le Parti au pouvoir poin trait! Une seule chose, demander son replacement.

    • Ruhwa rwa Makwa

      @kayoba
      « Ce president de la CENI n’est que la pour sastisfaire le Parti au pouvoir poin trait! Une seule chose, demander son replacement. »
      Si tu as envie de le remplacer ma voix t’est destinée d’avance!!!

    • Amédé

      Erega n’uko icabazanye ari ukwicira ifaranga, nayo ubundiho, nibo bokwisabiye kusubirizwa. Un arbitre se doit d’être accepté 100% par les deux équipes.

    • duciryaninukuri

      Mais nous sommes vraiment bizarres! Pourquoi une telle affirmation? De ce qui est présenté où trouvons-nous qu’ils ont favorisé le parti au pouvoir? La seule chose est que le parti FNL aurait pu en avoir plus, vu son score en 2010 plus même que l’UPRONA.
      Par ex Uprona 12, FRODEBU NYAKURI 12, FNL 13. Mais là encore , les deux FRODEBU seraient plus
      privilégiés par rapport aux autres vu qu’ils ont des idées proches à part quelques divergences.

      D’où finalement je trouve que la CENI selon moi a fait un travail remarquable. Le reste est de la pure spéculation politique et c’est normal. Que cette CENI aille de l’avant je commençais à croire qu’elle avait été réellement manipulée mais cette sortie médiatique et cet article dévoilent la vérité à retenir pour qui est de bonne foi.

      • mugisha

        Il est temp que les burundais se revoltes contre la ceni ,qui est la pour satisfaire les dd..merci

        • Firmin

          merci pour vos efforts mais le Burundais n’a pas seulement besoin de mauvaises nouvelles. dis kmm qlq chose de bon de votre pays sinon vous risquerez de nous convaicre que Dieu est en conge pour notre pays

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