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Sports

Buyenzi : ça se chamaille dur au sujet d’un terrain de football

Le président de l’association de football de Ntahangwa accuse l’administrateur communal de Buyenzi de vendre illégalement une partie du terrain de loisir situé à la 7e avenue. Pour cet élu local, ce ne sont que des aberrations.

À droite, le terrain qui fait objet de conflit et à gauche, les maisons qui seraient construites illégalement ©Iwacu

À droite, le terrain qui fait objet de conflit et à gauche, les maisons qui seraient construites illégalement ©Iwacu

Ce terrain, sur lequel on y joue le football, se situe le long de la rivière Ntahangwa. Entre les deux, une distance d’environ 150 m, des maisons y sont construites. C’est cela le nœud du problème. Jamal Nsabimana, président de l’association de football de Ntahangwa, reproche à l’administrateur communal de Buyenzi de permettre à des particuliers d’y ériger leurs maisons moyennant une somme d’argent. Il demande la démolition de toutes ces maisons. « Il grignote sur notre terrain, nous avions installé des bornes mais, elles ont été enlevées, explique-t-il. C’est le seul lieu de loisir qui nous reste. La piscine de l’école du Bassin a été condamnée, une clôture a été érigé sur le terrain de football de l’église St Augustin,… »

« Nous formons plusieurs joueurs talentueux »

Il parle également d’un projet d’aménager un terrain de football qui répond aux normes exigées : « l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sport nous a promis un don de 200 sacs de ciment. Mais, d’autres veulent la vente de cet espace », regrette Jamal. Grâce à ce terrain, poursuit-il, nous formons beaucoup de joueurs talentueux, nous organisons un à deux championnats le mois, d’où la nécessité de le garder et de bien le gérer. Jamal Nsabimana précise qu’une vingtaine d’équipes (jeunes garçons de la 2e, 3e et 4e division) jouent sur ce terrain. Les weekends, c’est le tour des vétérans. Ce 21 septembre, c’est la finale du tournoi en l’honneur de l’honorable Révérien, président de l’équipe Aigle noir FC. Il leur a promis un appui financier.

Des accusations sans fondement

« Je n’ai aucun droit d’attribuer une parcelle. C’est absurde puisqu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance », se défend Idi Kabano, administrateur de la commune de Buyenzi. Il affirme qu’il ne permettra jamais que ce terrain soit morcelé ou vendu. Quant aux maisons construites le long de la rivière, M. Idi Kabano note qu’elles ont été bâties il y a belle lurette.

Le chef de cellule de cette localité, Venant Nduwayo, confirme les dires de l’administrateur. Toutefois, il reconnaît qu’une partie a été grignotée sur le terrain mais, que cela ne pose aucun problème. Pour lui, les propriétaires des maisons sont dans leur droit : « Ils possèdent des attestations de vente et d’appartenance ainsi qu’un écrit des membres de la famille qui a vendu la parcelle. » Il raconte que les anciens propriétaires y cultivaient du riz, du haricot, du maïs,… et c’est le président Jean-Baptiste Bagaza qui leur avait octroyé cet espace. Plutôt, accuse un des propriétaires d’une des maisons, c’est Jamal Nsabimana qui voulait vendre une parcelle illégalement mais, il n’y est pas parvenu. D’où toutes ces accusations qu’il répand.
Suite à une correspondance du ministère de l’environnement, la Mairie de Bujumbura devra mettre en place une commission et voir s’il y aurait des irrégularités. Iwacu a contacté, sans succès, les ministères de l’Environnement et de l’Urbanisme.

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