Littérature

Buta, leçons d’une vraie fraternité

30-04-2014

Le 30 avril 1997, quarante jeunes élèves sont tués à Buta. Unis, face aux rebelles qui leur ordonnaient de se séparer entre Hutu et Tutsi. Le témoignage de leur recteur, recueilli par Iwacu en 2012.

Les tombes des quarante élèves tués à Buta ©Iwacu

Les tombes des quarante élèves tués à Buta ©Iwacu

« Frères à la vie, à la mort », sous-titre le père Zacharie Bukuru, quand il publie chez Karthala, en 2004, Les quarante jeunes martyrs de Buta. Pourtant, l’auteur continue de dire, quinze ans après les faits, que « ce qui s’est passé ce 30 avril 1997 entre 5h30 et 10h reste un mystère ».
Contextualisons : le pays est en pleine guerre, depuis 1993, avec l’assassinat du premier président démocratiquement élu. Sur les collines, passent, siègent et règnent les militaires des Forces armées burundaises, ou les rebelles. Dans les ménages, la peur a élu domicile. Dans les cœurs, l’ethnisme a creusé de profonds sillons. Le Burundais n’est plus un : soit il est Hutu, soit il est Tutsi.

Pour conjurer ce brouillard qui enveloppe désormais tout le pays, le père Zacharie tente de créer un îlot exempt de haine ethnique : le séminaire de Buta. Nous sommes à Bururi, au sud du Burundi. Discussions à bâtons rompus, mouvements associatifs, sport, théâtre, danses, études, prière, etc; tout est bon pour installer « des échanges qui soulagent, des moments de détente qui mêlent les élèves sans distinction ethnique », écrit le père Zacharie. Tout est urgent pour créer et préserver l’unité dans ces jeunes cœurs, blessés à travers la mémoire des leurs et surtout, par leurs expériences diverses. Car tous ont connu, et ont été affectés par 1993 et l’après.

Entre le 20 et le 24 avril, l’établissement organise ainsi une retraite dans les bâtiments du centre pastoral de Giheta. Quand les élèves quittent les quatre jours de recueillement, « en eux, tout a changé : ils parlent de paix, de justice, d’amour, de vocation sacerdotale, … avec un vocabulaire inhabituel », se rappelle le recteur de Buta d’alors. Un signe.

Le 29 avril 1997 au matin, très tôt le matin, les trois cents et plus d’âmes au séminaire entendent des tirs très nourris.

Puis, le 30 avril, « dans une matinée triste et sombre, c’est l’attaque… » Le recteur se réfugie dans un vaste magasin, alors que des rebelles du Cndd (Conseil national pour la défense de la démocratie) se dirigent vers les dortoirs des élèves. « Sortez du dessous des lits et rangez-vous, les Hutus ici et les Tutsi là ! » leur crie-t-on. Les élèves refusent d’obéir. Fusils en bandoulières, machettes non loin de là, les rebelles alignent les séminaristes le long d’un mur. L’ordre de séparation est répétée. Le refus réitéré. Une rafale part, puis une grenade, le sang gicle. « L’horreur… Dix, quinze garçons, peut-être même plus, meurent sur le champ », raconte le père Zacharie. Les autres seront achevés sous les lits, ou dans les environs.

L’abbé Zacharie Bukuru est né à Bururi, une province du sud du Burundi, en 1954. Il entre à 14 ans au séminaire de Buta, qui venait d’être ouvert trois ans auparavant, en 1968. Ordonné prêtre en 1984, il prend la tête du séminaire deux ans après, avant que l’établissement, confisqué par la 2ème République de Jean-Baptiste Bagaza, ne devienne un collège d’État. En 1988, la 3ème République de Pierre Buyoya, arrivé à la tête du Burundi par un coup d’État, rétrocède Buta à l’Église. L’abbé Bukuru restera à la tête du séminaire jusqu’en janvier 2000, avant de démissionner pour se consacrer à une vieille passion : la vie monastique, toujours près du séminaire.

« Ce qui m’a profondément touché pendant ces moments de malheur, c’est la façon dont les élèves s’entraidaient sans distinction d’ethnie tout en sachant les dangers qu’on courait à se lever pour aller secourir les blessés », racontera plus tard Jolique Rusimbamigera, le doyen de Buta. « Car beaucoup parmi les jeunes gens assassinés auraient pu avoir la vie sauve s’ils avaient décliné leur appartenance ethnique », reconnaît le père Zacharie. Deux mois après l’attaque, qui fera quarante morts et une soixantaine de blessés, l’établissement fonctionnait de nouveau…

Un ouvrage à retrouver à la Librairie Saint Paul. Coût : 25.000 Fbu

Un ouvrage à retrouver à la Librairie Saint Paul. Coût : 25.000 Fbu

En ce mois d’avril tant chargé dans l’histoire du Burundi (l’assassinat du roi Ntare V, le génocide de 1972, la mort du président burundais au Rwanda en 1994), lire Les quarante jeunes martyrs de Buta trouble, et repose. L’ouvrage nous rappelle avec gravité et grandeur la beauté, le mystère de la fraternité.
De nos jours, affirment ceux qui vivent aux alentours du mémorial dédié aux victimes de la tragédie, catholiques ou pas, Burundais ou non, toutes ethnies confondues, tous passent au séminaire de Buta pour se recueillir…
Tenter de sonder ce que l’humain a de plus beau : le don de soi conscient, face à l’effroi d’une mort atroce. C’est une leçon d’humanité, et pour l’humanité. « A Rome, on veut béatifier les quarante élèves », rappelle le père Zacharie.

  28   Vos commentaires
  1. Jewe iyo numvuriza abantu ashavu tuvugana iyo tuvuga bintera isoni!!Mbega ko benshi dutonda mumasengro kuja gukorayiki.Muribuka Igisabisho DAWE WA TWESE,abandi DATA WA TWESE UDUHARIRE IVYAHA NKUKO NATWE TUBIHARIRA ABATUGIRIYE,none iyo nzigo yinzikira yacu abarundi izotugezahe?Rabimbere mugiriranire imbabazi muhambemwese akabi kahise kuko murimwese ntanumwe yera.Uwiciwe akaja kwihora ntiyera kuko Imana niyo iduhorera ,abaturenganije,abatwiciye na batwishe.Ehe turabimbere twese kuva hejuru gushikahasi twibagire ivyo bidusamaza vyinzigo nubwicanyi ivyo niko gafuni kabagara yamabi yose atubabaza mumitima.
    Abo hejuru nibakore neza,abohasi nkuko nyene duhurize hagati nahagati duheze dusobanye rugume kuburyo nuwinyuma bizomugora kutumenramwo abarundi twese.Kwihaya ubwoko bimaziki?Ese iyo wokwihaya IGIHUGU cakuramuye!Ubwicanyi,guhohotera,kankunzi randura!!Amoko,Intara,imigambwe tubihambe vyarashaje kandi murabona ahobitugejeje.

  2. kabizi

    A ne pas oublier que c’est pas le CNDD-FDD qui a massacré ses innocents de buta mais bel et bien le CNDD de Léonard Nyangoma qu’on le veille ou pas c’est connu de tout le monde

  3. kundane

    abo bavuga ko yinyegeje bo bari kugira le contraire ???njanye nawe atariwe yabicishije nk’abandi ba directeurs bo mu kibimba n’ahandi .

  4. biragaruye

    ew cndd-fdd ikibi canyu!umuntu w,Imana araho ati bazopfa bayerera nka gahini!

    • Job

      Ew Uprona ikibi canyu!umuntu w’Imana araho ati bazopha bayerera nka gahini!

  5. nkuba

    Svp comparez la longuer de cet article ou 40 vie ont disparues et larticle de Mr renovat ndabashinze ou des milliers et des millier ont ete genocides par un gouvernement. Iwacu vous etes honteux, et haineux.

    • Cher lecteur / Chère lectrice,
      Si l’impartialité se mesurait à la longueur des articles, on en serait quitte avec cette confrontation des mémoires à laquelle vous tenez tant.
      Tenez : sur 1972, Iwacu n’a pas écrit un long article. Mais tout un dossier.
      Avant de condamner, prenez le temps de le lire, sur http://www.iwacu-burundi.org/1972-le-dossier-diwacu/.
      Il est bien mis en évidence en plus, sur notre site web. Pour qui tient à être informé, bien sûr.

      Merci.

  6. Busyuwundiburoroha

    Quand je lis les commentaires ,je suis pris par des vertiges! Combien d’intellectuels hutu massacrés par les Tutsi sans aucune suite!!!!! Les années 65, 68, 72 , 88, 93 et j,en passe! Quand cela arrive aux sacrés Tutsi, ça devient une nouvelle à la une tant natianale qu’internationale! Des monuments sont construites en mémoire de quelques dieux tués, mais des centaines de milliers de hutus sont insignifiants!!!Leurs veuves et enfants sont pleines de larmes dans leurs ventres, ils ne savent pas à quel saint se vouer au moment où les leurs sont empaquetés sous l’aeroport de Bujumbura et sous plusieurs bâtiment gouvernementaux!!!Le jour arrivera où le sang de ces martyrs vous maudiront et les pleurs et la douleur eternel de ces coeurs meurtris vous hanteront! On n’efface pas l’histoire!!!!!!!!!!!!

  7. NDAYISHIMIYE Serges

    Monsieur BIMENYIMANA, avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi quand même de vous faire savoir que l’assassin n’a pas d’ethnie.
    N’oubliez pas que « Abahoze kurugamba » se justifient par les cycles de violences qui ont endeuillé le Burundi jusqu’à en 1993.
    Seulement, il devient absurde de corriger une erreur par une autre. Les Burundais devraient plutôt enterrer définitivement la hache de guerre. « INTAMBARA NI MBI »,point!!!

  8. Bimenyimana

    Iyo mwumvise bahayagiza abahoze ku rugamba ba mwibuka les massacres des innocents comme ceux de Buta, Teza, Butezi, Bugendana et autres. Les héros de cette guerre pour la défense de la démocratie sont surtout ceux qui ont massacré en quelque heures plus de 600 veuves et orphelins Tutsi dans le camp des déplacés de Bugendana. Les assallants étaient armes de fusils d’ assaut et de grenades offensives, les victimes étaient armées de mottes de terre. La démocratie a été ainsi défendue et restaurée.

    • bandyatuyaga

      Ntawukubujije kuvuga ibivyabaye. Ariko n’uko nawe wirengagiza abahutu mwamariye kw’icumu aho nyene muri iyo nkambi no mu micungararo y’aho. Nagomba nkubwire ko nabaye hafi y’ikambi ntavuz izina, amarorerwa bakoze ntazopfa yibagiwe. ikitavuzwe ni abahoneye ku ma Positions y’abasoda. Mugenzi, vuga vyose udahengamye. Gira amahoro.

  9. PCE

    On peut pardonner je voulais dire , pas d’ excuses

  10. PCE

    Les innocents enfants de Buta furent tués par les rebelles du CNDD , ce parti portera toujours ce crime sur la conscience . Ce crime n’est pas acceptable comme d’autres d’ailleurs . L’attaque du CNDD aurait été logique s’ elle était dirigée contre les militaires . Eh non son objectif fut de faucher les innocents , on peut excuser le geste mais on n’ a pas le droit d’ oublier .

    • greg

      Aah bon ? Parce que certains crimes sont acceptables ? ? ? ? Mana. Aucun crime n’est acceptable, AUCUN. C’est pour cela qu’on les nomes » crimes »

      • Kat

        Greg,

        Soma igifaransa neza n’umutwe wose canke wihangane usubire kwishule.

  11. Plus Jamais

    Je salue le courage et l’humanité des élèves Hutu de Buta. Ils se sont sacrifiés pour leurs compagnons de route, les Tutsi. Je me demande et je doute si les Tutsi pouvaient faire le même sacrifice pour leurs compagnons de route les Hutu.
    Quant à l’abbé Zacharie, c’est une honte, il s’est caché au moment où les enfants dont ils avaient la charge été en train d’être tués. C’est dommage. Peut-être s’il avait intervenu que les enfants ne seraient pas massacrés. C’est criminel de ne pas porter secours à une personne en danger. En jour il devrait comparaitre devant la justice comme ceux qui ont massacrés ces innocents.

    • upros

      wewe wiyise ` »Plus jamais », nagira ndakubwire ivyobintu ubifute mumutwe, uwomutima wamacakubiri siwe twe twari dufise mwiseminari, jewe ndi umu recapé wi buta, notre Recteur yari umuvyeyi wacu kandi turazi koyatubereye umuvyeyi, turazi ingene yatabaje nibindi, turazi isaha twaryamye ce soir avec umuhezagiro yaduhaye ce soir, hama abahutu nabatutsi barafashanije, abakomeretse urazi ingene muruwomwanya bafashanije… urambabaje caane numvise ikintu kiduze mbonye tes commentaires, mais ico nokubwira nkuko aba martyrs babivuze bariko barapfa, Imana nikubabarire

      • Courage Upros,
        Des personnes pareilles baracariho ,umutwe n’amaraso vyabo vyuzuyemwo amacakubiri.
        N’ukubafata uko kandi iciza n’uko uko iminsi igenda iyo mvugo igenda ita uburemere mu barundikandi nabone bagenda barahinduka.
        Que l’Union de vous séminaristes de Buta serve d’exemple à tous les burundais surtout ubu havugwa vyinshi bidahumuriza

        • upros

          urakoze nzobandora, x inyongera, kundane, tureke dukuze, naha na tuvugukuri, jewe ndumva kohariho abazanye ama comentaires bashaka amacakubiri gusa ntaco jewe numva nobishura, hama kuvuga ngo recteur ntiyadutabaye murabanza mushike i buta, hama muzorabe ahantu yaba ingene baharash bamurondera bakamubura, ayomategeko uwo paix yize nibaza koyoreka kuturuhisha avuga ivyo, ivyo twabonye twarabibonye sinshaka rero kotuza guharirira aha kuri internet, muraza tuzoduge i buta hama tubivuganireho, umukama abagirir neza, kandi wewe witwa paix nabandi biyumvira nkawe nababarire

      • Paix

        Upros,
        Tu ne répons pas à l’inquiétude de Plus jamais. Je ne partage pas sa pensée toutefois je me pose la question de savoir un seul cas où des Tutsi se seraient sacrifiés pour les Hutu.
        Je sais que devant le danger tout le monde sauve sa vie mais quand on est responsable des enfants comme l’était à l’époque l’abbé Zacharie, il devrait être présent pour défendre les enfants. Sous d’autres cieux où la justice existe, il devrait dire où il était au moment des faits. Sa bénédiction n’est pas une explication suffisante. Sa bénédiction peut même signifier sauve qui peut ce qui ne se fait pas quand on est responsable. Je ne l’accuse pas mais je m’interroge comme Mr/Mme Plus jamais. J’espère que nos enfants là, où ils sont verront la justice faite où leurs assassins condamnés mais aussi où on demandera à abbé Zacharie ce qu’il a fait après avoir donné la bénédiction aux enfants. Je suis juriste de formation, ce sont les faits et l’établissement des responsabilités qui comptent et non l’émotionnel.

        • x-inyongera

          Malheureusement mon commentaire ne sera pas affiche, je ns sais pas pourquoi. Tu viens de dire que tu es juriste de formation, peux-tu mentionner dans quelle branche du droit figure un principe du droit qui obligeait l’abbe a se presenter devant des milliers de criminels cndd-fdd? De quelle responsabilite parles-tu devant une catastrophe? Il ne suffit pas d’apprendre le droit il faut savoir l’appliquer au cas par cas.

      • kundane

        n’importe quoi? au moins lui, il s’est caché il ne les a pas tué comme les autres directeurs des écoles comme celui de Kibimba etc—

    • Isema

      @ Plus jamais: Comme ton nom l’ indique, plus jamais tes commentaires aussi poubelles que cancérigènes…

    • TURERE DUKUZE

      @Plus jamais
      En filigrane de ton message on y lit une vérité : « Les CNDD FDD étaient des génocidaires » qui voulaient tuer les enfants tutsis parce qu’ils étaient nés tutsis. Pour vous les seuls martyrs sont les hutus parce qu’ils se sont mélangés avec les tutsis qu’il fallait fusiller. Les CNDD FDD ( qu’on voit dans les voitures derniers cris actuellement) au lieu de rentrer sans tuer, ils ont préféré tuer même leurs frères d’ethnie dans le lot.
      Aussi selon vous, le Recteur Tutsi aurait pu aider à convaincre les anciens assaillants du CNDD FDD à ne pas tuer les séminaristes. Probablement que vous étiez parmi les « défenseurs de la démocratie » qui ont éxecuté l’opération du 30/4/1997 à Buta. On comprend pourquoi les anciens rebelles précurseurs des Imbonerakure ont voté leurs  » commission vérité renonciation ».

      • naha

        Bimenyimana,le mieux est que tu te taise, parce que les innocents ne sont pas du tout des tutsi seulement.Les tueries de l’université du burundi , des lycées de gitega, matana, rubanga, les hutu qui ont été tues en essayant d’ aller a Bujumbura pour chercher la vie ou retourner pour saluer la famille, les tueries de kamenge, Ets……pour toi toutes ces tueries étaient légaux sauf le cas des tutsi? qui vs a dit que vs des petits dieux intouchables qui vs a donne le droit de tuer sans justification?je voulais de dire d’ouvrir tes yeux fermes pdt longtemps que tous ce que avez fait n y pensez jamais que vs le ferriez un jour encore si non vs risquerez d être effacer complétement et je te dis en 1993 vs croyaient tuer les hutu comme vs l avez fait en 1972 et personne ne vs touche, voila sachez bien que 1993 a été l’ avant gout.Essayer encore de semer la haine vs allez voir la réaction.

      • Ukuri gushirira mukuyaga

        Naho mumusimbirako uwo Plus jamais, je me demande aussi si les Tutsi auraient fait la même chose : se sacrifier pour sauver leurs frères Hutu. J’ai des doutes, car en 1993 plusieurs personnes auraient pu être sauvé quand les sans échecs s’adonner à leur sale besogne yi Boro

        • Tu peux toujours te poser cette question si tu veux mais ca dépend de ce que toi et l’autre PLUS JAMAIS avez envie de croire. Je te confirme qu’il ya des hutus qui ont été sauvé par des tutsi. Puisque tu te poses des questions combien de tutsi ont été sauvé par des hutus durant le génocide par machette de 1993?
          Durant toutes les crises qu’a connu le Burundi, peu de personnes ont sacrifié leur vie pour sauver des personnes de l’autre ethnie, le plus important est qu’il y en a eu et nous devrions être très reconnaissant envers eux au lieu de compter combien ont fait ceci combien ont fait cela.

    • Tuvugukuri

      A @Paix et @Plus jamai
      Moi je comprend pa ce que vous voulez dire en demandant ou le Recteur etait!Comment d apres vous il aurait proteger la mort a ses enfants?avait-il une arme?si oui allait il se defendre contre une bataillon d assaillant genocidaire asoifE de sang?come on guys!!Je sui sure et certain que ses assaillant si jamai il aurait vu il aurait ete le premier a etre executer devant ses eleves meme..Donc ce que vous avancez n a pa de sens..On dirai ahubwo k vs etiez la et vous l avez chercher muramubura ngo mumwice nawe!

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