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Bururi : recul du respect des droits humains

14 cas d’assassinats, 22 cas de violence basée sur le genre, 5 cas de torture. Telles sont les principales violations des droits de l’homme enregistrées par la ligue Iteka en province de Bururi au cours de ces six derniers mois.

Selon Fidèle Nkurunziza, représentant la ligue Iteka à Bururi et qui a présenté ce lundi le rapport sur la situation des droits de la personne humaine dans cette province, il y a eu recul du respect des droits humains au cours de ces six derniers mois. Il a indiqué qu’un cas d’exécution extrajudiciaire a été enregistré, ainsi que des cas graves de violence conjugale où des maris ont tué leurs épouses. 14 cas d’assassinats ont été relevés, contrairement à 5 enregistrés le semestre passé. Pour M. Nkurunziza, il y a eu regain de criminalité, dû surtout aux conflits fonciers, aux règlements de compte et à un banditisme armé.

« 22 cas de violences basées sur le genre »

Des violences basées sur le genre se sont multipliées ces six derniers mois, a-t-il ajouté, mais surtout des violences conjugales atroces et inhumaines. Le récent cas étant un enseignant de la colline de Kajondi, en commune de Rutovu, qui a tué son épouse pour insoumission. Le rapport a souligné cinq cas de tortures, le récent étant celui de la torture commise sur un caporal de la FDN, du nom de Fabien Twagiramungu, perpétrée par l’Administrateur communal de Rumonge et deux policiers qui assurent sa garde.

D’autres secteurs sont à suivre de près…

Soulignons que, selon ce rapport, la commune de Mugamba vient en première position dans le domaine de la Gouvernance, tandis que celle de Rumonge est en dernière position. Les indicateurs pris en compte pour faire cette classification étant le respect des droits humains, la bonne gestion du patrimoine communale, le niveau d’accès aux services de base par la population, le niveau de collaboration entre les autorités administratives et les responsables des partis de l’opposition; le niveau de collaboration entre l’administration et les services déconcentrés de la commune. Certains participants à cette réunion de présentation  de ce rapport ont demandé à la ligue Iteka de suivre de près  le climat de méfiance qui s’observe dans certaines localités entre les rapatriés et les résidents autour de la terre, certains résidents contestant les médiations rendues par la CNTB et préférant porter plainte devant les tribunaux. D’autres ont demandé à ce que la ligue Iteka puisse, en collaboration avec d’autres associations, suivre de près la corruption dans certains services publics tels que la police, l’éducation, la justice, la santé, ainsi que dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage.

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