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Burundi-ONU : least not last

Invité par l’ONU, notre collègue Antoine Kaburahe suit la conférence depuis Antalya (Turquie)

Au nom du Burundi, l'Honorable Edouard Nduwimana s'adresse aux milliers de délégués du monde entier : "J'invite les partenaires techniques et financiers du Burundi qui ont récemment pris la mesure de suspendre leur assistance au peuple burundais de se ressaisir pour revoir cette décision quasi unilatérale car la situation politique et sécuritaire qui aurait servi de motif à ladite décision s’est sensiblement améliorée sur tout le territoire national "

Au nom du Burundi, l’Honorable Edouard Nduwimana demande la reprise de  la Coopération « car la situation politique et sécuritaire qui aurait servi de motif à la suspension s’est sensiblement améliorée sur tout le territoire national « 

Ce vendredi s’est ouvert à Antalya l’ examen approfondi de haut niveau à mi-parcours de la mise en oeuvre du Programme d’action d’Istanbul en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020.

C’est en 2011 que la communauté internationale s’est réunie à Istanbul, Turquie, pour la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés (LDC-IV) et a adopté le Programme d’Action d’Istanbul (PAI) sur 10 ans.

Derrière ce sigle un peu barbare, PMA, ces pays classés par les Nations Unies comme « les moins avancés », regroupent plus de 900 millions de personnes vivant en Afrique, en Asie Pacifique et à Haïti dans l’hémisphère ouest.

Tous ces pays, à des degrés divers, ont en commun un développement humain très bas et font face à des défis économiques et structurels.Certains vivent également des problèmes de gouvernance.

En 2011 donc, la communuauté internationale a adopté un programme de soutien pour permettre aux PMA de surmonter leurs défis. Ce programme ambitieux visait l’éradication de la pauvreté et devait  « permettre à la moitié des PMA de sortir de cette catégorie avant 2020. »

A mi-parcours dans la mise en oeuvre de ce programme, la rencontré d’Antalya « veut dresser le bilan des succès, défis et leçons apprises. »

Pour cette rencontre, les autorités turques ont déployé les grands moyens et sont aux petits soins pour accueillir des milliers de délégués venus du monde entier et des centaines de journalistes.

Vendredi, au cours d’une séance plénière, tous les délégués ont eu l’occasion de s’exprimer. En cinq minutes chrono, chaque délégué devait brosser la situation et l’évolution de son pays par rapport aux objectifs. Exercice assez difficile.Le Burundi – qui a respecté le temps de parole imparti – a été représenté par l’honorable Edouard Nduwimana, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. L’Ambassadeur du Burundi à l’ONU, M. Shingiro, faisait également partie de la délégation.
M. Nduwimana a déclaré que le gouvernement burundais a élaboré en 2012 un document appelé Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP II) qui est le principal document de référence de politiques nationales mettant en lumière les facteurs économiques, sociaux, environnementaux et politiques qui ont un impact positif dans la mise en śuvre du Programme d’action d’Istanbul.

M. Nduwimana a par ailleurs reconnu l’importance de la mobilisation des ressources internes pour le financement de son développement, mais que les fonds mobilisés au Burundi restent insuffisants par rapport aux besoins de financement. D’après le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, «  au Burundi, la mobilisation des ressources et le civisme fiscal se sont renforcés ces dernières années »

Toutes les délégations ont réitéré leur engagement de sortir de ce club . Et selon les informations disponibles, quitter la catégorie des PMA n’est pas impossible.On note même une augmentation du nombre de pays qui répondent aux critères de sortie. Jusqu’en 2011, seuls trois pays – le Botswana, le Cap Vert et les Maldives – étaient sortis de la catégorie des PMA. Presque cinq ans après l’adoption du Programme d’Action d’Istanbul, 10 PMA additionnels ont atteint le seuil de sortie de la catégorie des PMA et se trouvent actuellement à différents stades du processus de sortie.

La conférence était également une occasion en or pour certaines délégations pour délivrer un message politique. Le délégué burundais a invité les partenaires techniques et financiers du Burundi qui ont récemment pris la mesure de suspendre leur assistance au peuple burundais de se ressaisir « pour revoir cette décision quasi unilatérale, car la situation politique et sécuritaire qui aurait servi de motif à ladite décision s’est sensiblement améliorée sur tout le territoire national. » M. Nduwimana a par ailleurs rappelé que la question de l’espace politique des Etats au niveau national doit être respectée. »

Permettre les PMA de sortir du « cercle vicieux de pauvreté, de précarité et d’inégalité  n’est pas seulement un impératif moral » comme l’a bien dit à Antalya Gyan Chandra Acharya le Secrétaire général adjoint et Haut-Représentant pour les pays les moins avancés (PMA), les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.

C’est dans l’intérêt de la communauté internationale. D’après lui, « les PMA représentent un potentiel énorme de ressources humaines et naturelles pour la croissance économique, le bien-être et la prospérité mondiale ». Générosité rime avec business. As usual.

  1   Vos commentaires
  1. Ntahitangiye

    Merci Monsieur pour l’information.
    Ivyo mbona vyo n’ukw’abo bantu bahotora amazosi y’ibihugu bitaratera imbere, hanyuma bakagira amanama yo kuraba kw’ivyo bihugu bigihema. Arko ninde yoba aciyumvira kw’abazungu bazodufasha gutera imbere ? Ntumuzi yuko duteye imbere vyoca bigenda nabi iwabu. Ninde yokwemera konona i we ngw’arikw’aratenza imbere abandi?
    Mbeg’ubujuju buzotuvamwo ryari ?

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