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Sécurité

Bujumbura Rural – Muyira : un étudiant et un membre du Cndd-Fdd abattus

Alexandre Mpawenimana (26 ans), mémorand en droit à l’Université du Burundi et Ferdinand Nimbona (30 ans), taxi-motocycliste, sont tombés dimanche 10 janvier aux environs de 18h30 sous les balles d’hommes non encore bien identifiés.

Le cortège funèbre de l’étudiant Alexandre Mpawenimana

Le cortège funèbre de l’étudiant Alexandre Mpawenimana

Le père, les proches parents et l’entourage de l’étudiant étaient encore sous le choc dans l’avant-midi de ce lundi 11 janvier. Inconsolable, sa fiancée ne pouvait balbutier un mot. Une foule de gens pleuraient le jeune Mpawenimana, l’aîné et le seul fils d’une fratrie de quatre enfants, un jeune non affilié à un parti politique mais qui, comme son père, s’occupait de petit business au centre-ville de Bujumbura.

Les gens rassemblés pour le deuil chez le père du défunt soupçonnent la police d’avoir perpétré « l’innommable ». La preuve : à la tombée de la nuit, la police tend une corde à travers la route « soi-disant pour contrôler la circulation de véhicules » dans cette localité nichée dans les hauteurs de Bujumbura, à environ 2 km du campus Vugizo. Eplorée, la vielle grand-mère du défunt n’y va pas avec le dos de la cuillère : elle exige qu’il n’y ait plus de policiers à l’endroit où son petit-fils a été froidement abattu.

Autre son de cloche

A environ cinquante mètres de là, d’autres gens font le deuil chez la famille du taxi-motocycliste, un membre du parti au pouvoir. Selon le témoignage d’un homme qui rentrait chez lui en sa compagnie, trois hommes les ont interceptés en route. Un seul était armé de fusil. C’est à ce moment que des crépitements d’armes se sont fait entendre. Un des trois hommes de la bande a crié : « Quelle erreur ! Vous venez de tuer un innocent. Nous tenons la personne que nous cherchions ! » Le témoin, lui aussi membre du parti Cndd-Fdd, dit que, de toutes ses forces, il a alors repoussé l’homme qui l’immobilisait. Il a pris ses jambes à son cou. Le taxi-motocycliste sera abattu par la suite.

La police indexe les « bandits armés »

Selon Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police, les deux victimes sont tombées sous les balles de trois bandits armés. Les malfaiteurs voulaient cambrioler une boutique de la localité. Un était en position avancé au moment où deux restés en retrait ont été surpris par une patrouille de policiers. Il y a eu échange de tirs. En battant retraite, les « bandits » ont tiré sur l’étudiant et le taxi-motocycliste. Ce lundi, l’armée et la police pourchassaient ces bandits dans les localités de Muha et Kiyenzi.

Signalons que, selon les témoignages des gens, dans cette localité très escarpée, il n’y a pas de positions de bandes armées. Mais, des fois, il s’observe des groupes de cinq ou trois hommes armés en mission d’approvisionnement. Ils déplorent quelques bavures de policiers « éméchés », mais saluent le comportement des militaires.

  4   Vos commentaires
  1. Quelles contraductions? De toutes les facons l’information que vous avez donnee hier vient d’etre legerement modifiee pour montrer que la Police est mauvaise et l’Armee appreciee. Il ne faut plus perdre votre temps car la majorite des Burundais est tres fiere du travail noble de notre police.

    • Yves

      Le « noble » travail de la police ? Comment peut-on conférer une quelconque noblesse à des exécutions extra-judiciaires ou à des viols ? De deux choses l’une : ou bien, comme je le pense, vous travaillez pour ce gouvernement, ou bien vous êtes sérieusement dérangé et il faudrait aller voir un psychiatre de toute urgence…

  2. prime Karikunzira

    Les premières victimes de la barbarie Nkurunziza et co sont ses propres supporteurs qui croient naivement en l’amour inconditionnel qu’il a envers eux. Aveuglés qu’ils sont, ces jeunes sont très souvent sacrifiés pour justifier le massacre des opposants et des civiles neutres. Entre temps, ses 6 enfants sont à l’abri, très loin du Burundi. probablement qu’ils partagent le thé et petit déjeuner avec les fils Rufyikiri, Busokoza, Onésime et d’autres enfants qui se trouvent loin de la cimétière Bujumbura ou des camps de déplacés de Kigali, Mwanza, etc…

  3. Malédiction- 1212Massacre

    Et pourtant le fameux porte parole Nkurikiye continue de dire que seuls 3 quartiers subissent les crimes du régime. Et ben voilà que meme à Muyira la police devient indésirable.

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