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Politique

Bugendana : les militants du MSD n’ont ni bu ni dansé

La province a interdit aux femmes de ce parti de célébrer la journée internationale de la femme, le 9 mars à Bugendana. Une mesure qui a piqué au vif les responsables de cette formation politique.

La police empêche le président du MSD (en costume) d'adresser la parole à ses sympathisants de Bugendana ©Iwacu

La police empêche le président du MSD (en costume) d’adresser la parole à ses sympathisants de Bugendana ©Iwacu

La lettre du conseiller socioculturel est catégorique : « La fête de la femme ne doit pas être l’affaire des partis politiques. » Réaction de Christine Habonimana, présidente de la ligue des femmes du parti MSD à Gitega : « Ils se sont arrogés tous les droits sur nous. On ne se laissera pas faire. »
Selon elle, l’interdiction de cette fête s’inspire de la mauvaise habitude des autorités de ce pays qui combattent tout ce qui n’est pas de la couleur du Cndd-Fdd.
Pour elle, l’administration devait dédommager le MSD suite à cette décision. Elle indique que la préparation de cette fête leur avait coûté énormément : « La perte est grande. Si la justice burundaise était impartiale, nous porterions plainte. »

« Les dés sont maintenant jetés, nous ne reculerons plus devant leurs menaces ! »

Le président du parti MSD à Gitega ne mâche pas ses mots. Selon Epitace Nshimirimana, ce nième refus des autorités à l’endroit des activités organisées par son parti montre que le Cndd-Fdd veut empêcher tout rassemblement de ses opposants politiques : « Nous avions respecté toutes les procédures pour les informer de la tenue de nos activités mais la réponse est toujours négative. » Il menace de ne rien dire à la prochaine fois. Il fera comme bon lui semble. Il indique qu’il se prépare à tout, même à l’emprisonnement.
Il se révolte : « Nous nous sommes toujours soumis espérant que quelque chose allait changer. Mais nous constatons avec amertume que nos adversaires optent pour la violence et l’intimidation. Les dés sont maintenant jetés, nous ne reculerons plus devant leurs menaces.»

Quant à Vincent Ndayisaba, conseiller socioculturel, signataire de la lettre, c’est aux responsables de cette organisation politique de revoir la manière de composer les correspondances. D’après lui, la lettre envoyée mentionnait une réunion à l’occasion de la célébration de la fête internationale de la femme.
Il fait savoir que les autres formations politiques exercent leurs activités sans être inquiétées. Avant de conclure : « Qu’ils apprennent à suivre les procédures légales comme les autres le font. Nous ne nous reprochons de rien parce que nous ne faisons qu’exécuter ce que la loi nous permet.»

  1   Vos commentaires
  1. YOOO Abahora bavuga ngo MSD niyabatutsi baratira agashambara baje bugendana barabe ahubwo usigaye arumugambze wa bahutu peeeeeeeee umuntu we apfina nakarya gahungu epithace arabura icafyina ko kweri kazobereka icarico kuko katanguye politique politiaue kera kandi wunvirije ingene kavuga karirukana aba dd ntagukeka mukuvuga nako nisinduhije araho kandi ntikiciye turakwiye twese kukaja inyuma.

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