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Justice

Bob Rugurika : « Il peut être libre demain avant-midi »

17-02-2015

La défense du directeur de la RPA est sortie optimiste de l’audience à huis clos de la chambre de conseil de la Cour d’appel.

Bob Rugurika ©Iwacu

Bob Rugurika ©Iwacu

« Pour la première fois, le ministère public s’est prononcé favorablement sur la liberté provisoire du directeur de la RPA, même s’il l’a conditionnée au versement d’une caution de 20 millions de Fbu et à la production du criminel devant le parquet. » Ce sont les propos de Lambert Nigarura, un des trois avocats de la défense. Le criminel dont il est question est la personne qui a témoigné sur les ondes de la RPA avoir participé à l’exécution des trois sœurs. Sans fard, la personne a affirmé avoir égorgé de ses mains la troisième sœur.

La défense est persuadée d’avoir convaincu les juges que Bob Rugurika ne doit pas être poursuivi selon le Code pénal (à titre personnel), mais que si infraction il y avait, il devrait être jugé selon la loi sur la presse. Celle-ci dépénalise le délit de presse. L’argument massue de la défense : ce que Bob Rugurika a recueilli auprès du criminel autoproclamé a été diffusé sur les ondes de sa radio.

Au ministère public qui affirme détenir des preuves que Bob Rugurika cache le criminel, la défense a rappelé que le parquet a tous les pouvoirs de signer un mandat de perquisition du domicile du prévenu et du bâtiment abritant les bureaux et les studios de la RPA. Et de rappeler le principe du droit international qu’en matière pénale « la charge de la preuve incombe au demandeur. »

Signalons que l’ordonnance de la chambre de conseil de la Cour d’appel sera sans appel. Ou Bob Rugurika sera libre demain avant-midi ou il devra attendre étant en prison le jour où l’affaire sera fixée au Tribunal de Grande Instance pour des débats en audience publique. Bob Rugurika est poursuivi pour quatre infractions et encoure vingt ans de service pénal principal.

  14   Vos commentaires
  1. Vous libérez Bob c est bien.
    A quand la libération du fou de Kamenge.
    Monsieur le procureur, attendez vous une autre menace du parlement européen.
    Ewe Burundi, gihugu caaaaaaaaaaaaaaacu

  2. Furaha Ursule

    et puis on va nous parler de l’indépendance de la justice quand des puissance étrangère conditionnent l’aide au développement à la libération d’une personne qui a protégé un criminel

  3. Pioneer

    Pour reprendre la belle expression de Jean Paul Sartre, Bob est “condamné à être libre”. Le pouvoir n’a pas les moyens de son semblant de fermeté. Il en sera de même pour le 3eme mandat de Nkurunziza. Le Parlement europeen n’en veut pas. C’est ecrit noir sur blanc dans sa derniere resolution. Et les resolutions de l’UE, ca s’execute!

  4. Lead

    La justice va liberer Bob demain par contrainte. Les fonds de l’UE pour les elections sont gelés jusqu’a sa liberation. Le siege acculé exige une caution pour sauver la face.

    • Furaha Ursule

      vous avez raison Lead c’est une contrainte maintenant il peut se permettre de faire n’importe quoi car il sait qu’il a le soutien de l’UE
      quand j’ai vu une photo de Bob Rugurika à la plage avec une représentante de Human Right j’ ai tout compris

  5. Citoyen V

    Rekura Bob, nabishe barya Batamakazi baridegemvya. Gusa amaraso yabo n’aya barya bana bagandaguriwe mu Cibitoke (bamwe) ejo bundi nta mihezagiro bizozanira ababikoze hamwe n’igihugu cose kumbure. Rekura Iyo Ntama yigire, ubutungane sibwo buza imbere ku barundi benshi: Umukate plutot.

  6. Kabutura

    Je le redis encore:« Le SNR sait où se trouve le criminel !» Ils ne peuvent pas l’arrêter car cela supposerait qu’ils connaissent son nom et confirmerait qu’ils étaient au courant de ses révélations à propos des assassinats. Personne donc, ni à la POLICE, ni à la MAGISTRATURE ne peut prendre ce risque. Bob, en montrant où se trouve le criminel (qui est déjà très loin à l’heure qu’il est), réouvre le dossier qui était déjà classé sans suite à la manière CNDD-FDD !

  7. KAISER

    « La charge de la preuve incombe au demandeur », c’est un principe du droit (non seulement pénal) hérité des romains , édicté par le jureconsulte Paulus en ces termes: « Ei incumbit probatio qui dicit, non qui negat »; càd « la preuve incombe à celui qui accuse et non à celui qui est accusé (qui nie les faits) (Digeste, Livre XXII, 3.1). Or, dans les cas de Bob, ce principe ne s’applique pas, puisqu’il ne nie pas de connaitre le criminel, et il ne peut pas le nier ayant diffusé l’interview, car le fait n’est plus occulte, mais de notoriété publique. Ceux qui ont étudié le droit comprennent. Pour le reste, ce serait bien qu’il soit relaché, mais il doit comprendre qu’un criminel n’est pas une source à protéger; Bob pourrait etre accusé d’avoir un agent dont il se sert pour assassiner les étrangers. C’est dans son intéret s’il permet à la justice d’enlever cet homme de la circulation.

    • Carthage

      @ Kaiser
      C’est vrai ça? Et dans l’hypothèse que la justice fait comparaître les personnes citées dans cette affaire,est ce que ce témoin ne seras pas obligé de sortir de sa cachette pour les charger? Si il ne se montre pas,l’affaire sera il clos? Expliquez nous. Est ce que la justice peut donner un poids à un seul témoin à charge plus est accepte lui même qu’il est co auteur du crime? Si non l’affaire n’a plus lieu , ca aura été de la mascarade pour nous éloigner des vrais sujets qui préoccupent le pays.

      • KAISER

        @Carthage
        J’avoue de ne pas avoir bien compris votre demande. Mais dans la procédure judiciaire, un procès ne commence jamais s’il n’y a pas d’accusation ou de plainte devant le tribunal habilité. Une radio (RPA), n’est pas une instance judiciaire, et les personnes mises en cause sur le ondes ont le droit de porter plainte pour diffamation. Pour ce motif, croyez-moi, les journalistes en Europe ne racontent pas n’importe quoi, parce qu’ils le payent cher en argent et en autres sanctions. Dans la très tolérante Angleterre, le super magnat des médias Murdoch (patron de SKY) a été contraint de fermer son magazine hebdomadaire pour violation de la privacy des gens et à payer des millions en dommages et intérets. Retournant à notre cas, la personne qui a avoué d’avoir tué une religieuse a fait une confession publique de culpabilité, le Ministère Public (procureur) peut l’envoyer de vant les magistrats pour etre jugé. Ayant avoué, les témoins ne sont pas nécessaires pour son jugement. Les personnes qu’il qualifie de co-auteurs ? S’il a des preuves solides, il peut les entrainer avec lui dans sa condamnation, mais je doute que le témoignage d’un criminel ait beaucoup de poids. Pour résumer, la personne qui se cache ne peut pas etre qualifiée de témoin parce qu’il n’ya pas de procès; il n’y a pas de procès parce qu’il n’y a pas de plainte déposée; il n’y a pas de plainte déposée au tribunal parce que la personne qui l’aurait déposée se cache… le serpent qui se mord la queue !

        • Kabutura

          Là où tu sembles fermer les yeux (par partisanerie c’est sûr), c’est que Bob ne cache pas le criminel, mais son nom. Il est protégé en cela par la Loi de la Presse au Burundi, une loi qui n’est pas particulière au Burundi, mais qui est mondialement connu. C’est à la poursuite donc de prouver que Bob cache physiquement le prétendu criminel. Comme je l’ai écrit précédement, la Police, le SNR, la Magistrature, l’Éxécutif, tous, ils savent où se trouvent le criminel en ce moment. Ils ont juste pas envie de se retrouver dans la ligne de mire des commanditaires de ce criminel, à 4 mois des élections.

    • rwenyuza

      Même ceux qui n’ont pas fait le droit comprennent, toute liberté quelle qu’elle soit elle doit être exercée avec responsabilité.

  8. KADADA

    Ministere de la justice ou Minijustice??

    • Buhaga

      ca va se savoir!
      Quand la verite eclatera au grand jour,ils trambleront…

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