Au fond, le Burundi est un pays où la rébellion est presqu’un jeu

Image partielle des jeunes présentés par l’armée comme les rebelles capturés après les combats de ce weekend au nord du Burundi @DGisSERIOUS

Image partielle des jeunes présentés par l’armée comme les rebelles capturés après les combats de ce weekend au nord du Burundi @DGisSERIOUS

> Le taux de chômage chez les jeunes est très haut, les blessures de la vie multiples et profondes, les perspectives de s’en sortir minuscules : il existe donc une « main d’oeuvre » bon marché abondante.
La différence du #Burundi avec les autres pays africains, eux-aussi confrontés à la menace du chômage premier facteur d’instabilité sur le continent est que les jeunes du Burundi ont vu et voient toujours les fruits d’une rébellion : si on s’en sort vivant, ma foi, on peut gagner décemment sa vie (démobilisation, statut social, etc)

> Le recrutement effectué, la guerre commence après une formation au maniement des armes … Ici, il existe trois alternatives pour les « combattants » :

– si des combats éclatent et que vous tuez/blessez des agents de la FDN ou de la PNB, l’on va crier victoire à votre honneur : « La Lutte avance ! »
Les mêmes, heureux que des militaires burundais meurent sur le sol national, reviennent verser des larmes de compassion quand la FDN subit des pertes en Somalie. #ContradictionsAlaBurundaise

– si des combats éclatent et que vous êtes faits prisonniers, vous devenez un lâche. Un moins-que-rien. Il faut vous tourner en ridicule. Mystère : vous devenez en quelques clics un Imbonerakure. D’ailleurs, quelques heures après, pour vous enterrer définitivement de la très volatile mémoire de l’opinion burundaise, on exhibe la somme payée pour vous enrôler dans cette « mascarade », ce « jeu-du-dedans » par … le pouvoir (pourquoi un pouvoir entretiendrait une rébellion, mettant en danger ses militaires et son maigre trésor, alors qu’il s’efforce de prouver que la sécurité est bonne dans le pays … #ContradictionsAlaBurundaise)
D’ailleurs, on commence à se demander à haute voix pourquoi vous êtes encore vivant, sous-entendant que si vous étiez un « vrai rebelle », vous seriez déjà mort ! Même votre tenue signale que vous n’êtes pas un rebelle, pardi !

– si des combats éclatent et que vous n’êtes pas faits prisonniers, mais y perdez la vie, du Ciel, vous verrez alors la même opinion hurler au scandale d’exécutions inhumaines, les grands de ce monde vont s’émouvoir, la FDN votre ennemie sera sommée de s’expliquer, au risque de se faire couper vivres et munitions au nom des droits de l’homme.

Du coup, au final, le scandale de Cibitoke aidant, la FDN apprend à éviter des mises à mort gratuites.

Saluons grandement ce pas dans la protection des droits humains.

Mais aussi, rappelons trois petites choses :
– cela relève de l’irresponsabilité politique extrême que d’envoyer des jeunes, nos frères, avec une formation militaire de quelques semaines, contre des militaires qui ont affronté les kamikazes Shebaab et qui guerroient depuis 20 ans. A moins que le cynisme politique ne cherche justement une boucherie humaine.
– cela relève d’un angélisme politique malsain que de penser que des jeunes vont tenir le maquis juste parce qu’il y un mandat (de 5 ans) de trop.
Quand je lis des analyses qui tentent de comparer 2015 avec la prise d’armes en 1993 à Kamenge, cela me fait sourire de tristesse. Ceux qui ont pris les armes en 1993 avaient eu leurs oncles, pères, voisins tués au début des années 1960, puis en 1972, avaient connu les affres de la discrimination ethnique à l’école, … Il aura fallu plus de 30 ans d’injustice pour se résoudre à prendre des armes.
Parce que cela engage énormément de choses, dont le sacrifice de sa vie et des siens. Quand vous allez à Bukinanyana, à 25 ans, votre premier terrain de combat, et que vous y rencontrez un militaire burundais qui, dans une autre vie, a fait la première guerre africaine de 1996 à pieds, le résultat est …

Le maquis exige plus que de la colère. Kandi, ubuto burahenda.

Encore une fois, il est urgent de demander aux politiciens burundais de cesser d’instrumentaliser la jeunesse.
2015 n’est plus le temps de la guerre au Burundi.
Le chômage ne sera jamais résolu par la guerre. Ni cette question de mandat, ou des injustices d’une gouvernance malade.

A moins que le maquis, ce mandat, soient prétextes à une autre entreprise.

Dernier point : quand Nkurunziza, Niyombare, Evariste et consorts ont pris le maquis en venant de l’université, ils n’avaient pas de tenue militaire … Ils étaient habillés normalement, comme des jeunes. La seule tenue correcte d’un rebelle, c’est un corps prêt à se sacrifier à tout instant.

#NousSommesUnPaysMalade

Et mes condoléances à toutes les familles éprouvées par ce qui s’y passe.

Commentaires
  1. Guy Moquard

    Merci de votre analyse pour le moins objectif. On se souvient de cet adage qui dit que lorsque l’injustice devient……., la resistance est un devoir.Ce qui est sur, c’est que en l’obsence d’un journalisme d’investigation, dans un monde ou les media sont reduits au dilence, on ne pourrait que s’ accommoder a la misere. On a nos freres militaires sur terrain, la realite est bien connue. Le plus grand malheur qui vient de s’ abattre sur le pays est que l’armee vient de signer son deshonneur au pres de sa population.

  2. NDAYISHEMEZA Denis

    Je vous comprends bien mais nous autres profanes avons le droit de penser à haute voix. Alors, enquêtez pour nous comme vous le faites souvent et permettez-nous de comprendre ce qui se passe réellement. Je pense que vous me comprenez quand j’émets des doute sur la véracité indiscutable de la version officielle du porte-parole de la FDN. Merci

    • emballagen@gmail.com

      Denis, nimba ariwe wagize iyi commentaire, kuberiki wakoresheje izina rwawe kandi abandi bose bakoresheje ama surnom? Naho atakibi wavuze, harashobora kuba uwukwanka wiyibukije n’ubusa yobuguhora

  3. Carthage

    En tout cas cette chaos politique résulte plus du structurel que du conjoncturel. Le pays sombrant petit à petit dans une logique de pensée unique, des analystes essaient de montrer que la conjoncture actuelle( validation de la candidature de PN) est source d’une guerre imminente,mais si on y met un peu de jugeote on comprend mieux comment ces problèmes sont plus structurels qu’on le croit,il y a une multitude d’exemples dont:
    -Une population qui vit dans une véritable disette sans fin au niveau des villages de la paix,collines réculées,sans oublier la pauvrété et la précarité(chômage,promiscuité,manque de perspectives,etc) dans les quartiers populaires,qui sont de véritables pépinières pour recruter des éventuels candidats à la guerre. N’oublions pas que les autres font face au même profil mais cette fois ci pour les candidats au djihad
    -Aucun politicien ,une fois son mandat terminé ne réussit sa reconversion dans un autre sphère de la vie( à part quelques succès coe P Buyoya avec sa carrière de médiateur intl), ce qui explique l’intransigeance des uns et des autres de céder pour le bien de l’intérêt de la nation.Ceci n’encourage pas d’ailleurs les mandataires à l’alternance,le mandat politique étant la seule opportunité de vivre décemment.Le stéréotype d’un politicien burundais est donc d’avoir des qualité de pyromane et des fins talents de négociateur au cas ou le partage du gâteau devient la seule option.
    -Des acteurs de la société civile qui mènent une véritable guerre au gouvernement,profitant des technologies de la communication pour se transformer en lobbies pour des intérêts parfois discutables. Ils sont arrivés à décrédibiliser totalement le gouvernement notamment devant des partenaires stratégiques dont il a besoin pour maintenir à flot une population avec des compétences à la vie limitées en terme de capital social,d’épargne,d’éducation et d’auto développement.
    Avec une partie de la jeunesse et de la population qui n’a rien à perdre et qui est prêt à en de coudre ,une classe politique pyromane et une société civile lobbyste plus écoutée dans le jeu des relations internationales que la diplomatie du gouvernement, j’ai peur que le Burundi ne deviennent un état déchu,cette fois si pour de bon

    • Stan Siyomana

      @Carthage: « …le mandat politique etant la seule opportunite de vivre decemment… ».
      Dans un article consacre a la dictature du 3 e mandat presidential et a la recente tentative de coup militaire au Burundi, le journaliste ougandais Charles Onyango-Obbo ecrit presque la meme chose que vous :
      « Even a former African president might fail to get a job driving a cab in New York…
      All the fine arguments about lifting term limits, therefore, mask one reality. Most African presidents today are actually stranded in State Houses. Most have nowhere else to go or anything else better to do. »
      (Voir Charles Onyango-Obbo: « Looking again at the failed coup against Nkurunziza, it tells us a lot », http://www.nation.co.ke, 20 May 2015).

  4. burka

    Il y a trop d’amalgame dans ce que tu écris. Un mélange de tout, des retours dans les événements historiques anachroniques!!!

    • ntezahorigwa charles

      horrible ce k tu écris Roland, très léger, irréfléchi

      • Abi

        @ntazahorigwa

        Avec cette critique tu ne nous aide pas. Stp, donne ta version des faits. Critiquer c’est trop facile.!!!

        • soleil vugukuri

          Ce n’est pas une application critique mais une vérité engoissante qui est là…kuberiki abarundi mudakunda avavuga ukuri!!!

      • Burundi Cyprien

        Charles, j’aurai aimé que tu dises à Roland ce qui est faux dans ce qu’il a dit. se contenter de dire tout simplement horrible et léger…. est lâche. Trouve-tu plus horrible que d’envoyer les enfants des autres se faire tuer pour un mandat! Rappelle-toi et si tu n’est pas au courant que ceux qui ont fait la rébellion en 93 n’avaient aucune autre alternative: c’était une question de vie ou de mort, ce n’était pas une question de mandat reste à savoir s’ils connaissaient ce que ce mot veux dire! ils avaient juste besoin qu’on les laisse vivre en paix dans leur pays, qu’on les laisse aller à l’école. Rappelle-toi, pouvaient-ils manifester à l’époque? Ou-bien tu penses qu’ils n’avaient pas de raison de manifester! Ce problème de mandant pouvait être résolu sans recourir aux armes! Tout Burundais digne de ce nom devrait plutôt faire attention à ce Cher Voisin qui nous pousse vers la guerre et qui fait planer un esprit de génocide chez nous; il est le seul à en tirer profit. Aucun Burundais, qu’il soit Tutsi ou Hutu n’y gagnerait rien si ce n’est des larmes pour les siens morts se bien sur il a la chance de rester en vie.
        Notre pays est très pauvre!!!!! Cet argent qui est entrain d’être dépensé dans ces hostilités pouvait faire beaucoup de chose dans ce pays!

  5. Mopaya

    Je suis de la RDC voisin et tout ce que j’ai appris de la situation actuelle au Burundi c’est que les gens qui militent contre le 3ieme mandat n’admettent pas qu’il y ait des gens qui peuvent penser le contraire.
    Ça se voit ici dans les commentaires faits sur les articles de M.Rugero et les menaces qu’une ancienne collègue de reçoit quotidiennement parce qu’elle pense pas la même chose que ceux qui sont dans les rues ou dans la rébellion.. . Dans une discussion privée avec une copine Burundaise, j’ai eu la maladresse de plaider pour la paix et l’unité entre les Burundais, la résolution pacifique de nos différences et que la rue nous apporte plus des problèmes que ceux qu’on a déjà, etc…résultat… on a rompu…

    Chers amis, j’aimerais vous faire par du conseil que je ne cesse de prodiguer ce dernier temps: « La tolérance n’a jamais excité de guerre civile ; l’intolérance a couvert la terre de carnage. » votre destin vous appartient, le Burundi est à vous la guerre ne vas que vous détruire dans toute votre colère

    • Abi

      De tout coeur merci pour le conseil cher voisin congolais.

    • Burundi Cyprien

      Bien vu Mopaya! Je voulais ajouter à ce que tu as dit que chez nous au Burundi, que ce soit parmi les hutus ou parmi les tutsis, il y’en a qui veulent manger seuls et qui ne veulent pas entendre parler des autres!!Et chacun se prend pour innocent et c’est l’autre qui est coupable. Chaque groupe a une part de responsabilité qui lui revient dans cette crise et personne ne veut prendre sa part de responsabilité pour appeler l’autre et chercher une solution ensemble. ça fait mal à un pays extrêmement pauvre d’entendre ceux qui sont chargés de conduire sa destinée se lancer des mots du genre: »Attends, j’arrive, je vais te chasser par la force » et l’autre pour répondre: »Viens, je t’attends ». Et dans ce jeux de mots, ce sont les familles qui vont perdre leurs enfants alors que pour la plupart le mot « Mandat » ne change rien et ne changera rien dans leur vie de tout les jours!! Même si c’est un problème de ne pas respecter la constitution, si tel est le cas, personne ne devrait mourir pour ça! aucun parent ne devrait pas perdre son enfant, son cher enfant, pour si peu!!!!! Il y a d’autres moyens de résoudre un problème sans verser du sang!!!

  6. the winner

    La colère n’est pas une question de temps (des années d’injustice). Lorsque Museveni et Milton Obote ont renversé Idi Amin Dada ce qui s’est soldé par la prise du pouvoir par Obote, les 2 chefs rebelles ont eu des divergences d’opinion. Kaguta Museveni est entré en rébellion contre son compagnon de lutte. 5 ans plus tard, on n’a plus entendu parler de Milton obote.
    Mon opinion

    • Burundi Cyprien

      Bien dit the winner!! tu as cité Museveni et Obote!! Et un parent X qui a perdu son fils, tu te rappelles de son nom aussi? Si ce fils mort pouvait dans l’au-delà voir dans quelles conditions vivent ses parents en dépit de son sacrifice, tu es sur que s’il avait une chance de remonter le temps il ferait la même chose? Pose-toi la question sincèrement et honnêtement, tu verra que la haine et la violence ne nous font pas avancer! déjà que notre situation à nous Burundais est très très loin différent de celui de ces deux là! il faut qu’on cesse d’écouter ces politiciens qui sont entrain de nous faire croire que « LEURS ADVERSAIRES POLITIQUES » sont forcément nos « ENNEMIES » pour arriver à leurs fin!! Par ailleurs quand ils y arrivent ils mangent seuls!!!

  7. Kiki

    Merci Roland pr ton analyse.Ce que tu ns a écrit nous aide à réfléchir sur nos choix.Question de rébellion,mandat,maquis,irresponsabilité politique,cynisme politique,gouvernance malade,tout cela revient à la façon de vivre à la burundaise. »Ikiza kitaguhitanye kiraguhitaniza » On a pas mal d’exemples.Que les questions de mandat ne peuvent pas être résolues par le maquis,cela importe peu,ce qui est sûr est que, dans cette situation il y en a qui ont gagné des droits d’asile et d’autres des perdiems et d’autres encore sont en train de construire des villa à la faveur de cette crise.Là je ne parle pas des journalistes qui sont en vente permanente des info.Il n’est aucun mal dont ne naisse un bien.Celui qui s’entête a un prix à gagner tout comme celui qui jongle avec Arusha ou celui qui hurle scandale aux droits humains.Celui qui s’enrôle à tort ou à raison au maquis a également sa propre motivation autre que le mandat.Et le bas peuple gagne quoi? j’en passe.Mais on peut dire à voix basse que ceux-là qui gagnent viennent de ce peuple. La question reste de savoir quelle est la part de l’avenir dans cette histoire d’hypocrisie ou de gagne-pain malhonnête? Quelle finalité pour les générations à venir? Malheureux sera celui qui aura moins d’enfants à envoyer au front du ventriotisme? Nous sommes ds une situation où tout le monde trompe tout le monde.Alors, dis-moi qui a raison ou tort? c’est un cercle vicieux d’hypocrites auquel bcp assistent impuissamment. Quel fameux dialogue!Dialoguer oui,mais,les combats et les élections continuent tout comme au temps d’Arusha.Quelle ironie !!!!!!!!!!!!

  8. JC

    I don’t think that the writer, Roland Rugero, that I respect very much, will ever read my comments on this. It’s far from being worthy for a young journalist and writer to not look out of the box. The role of « Professional writers », not « sided writers » like the author of this article, is to « paint the society ». This is the reason why, basically, they don’t write to be loved or hated, to be paid or get favors. The society judges them immediately or at a later stage, but that doesn’t prevent them from painting the society, from both sides. Legitimating (if not advocating for) crimes and human rights violations perpetrated by one side and cursing/hanging the other side (victims because of any reason) should have never ever been your role, Mr. Rugero if you are a professional writer. This article reflects your opinions, Mr. Rugero, because it’s published under your name.
    Talking about the current case of Burundi, you talked about « jobless young people who are looking for survival means in being enrolled into rebel movements ». Well, it’s your opinion. But, my own opinion is that if you, Roland, didn’t enroll to a rebel movement to fight the famous FDN, as you say, from what I read in your article, be prepared, if not yet, to be enrolled in the Pierre Nkurunziza’s communication team. I’m not quite sure that it’s a « joblessness » that pushed to remain inside the box. However, I would be glad to be wrong, to be part of the presidential communication team, with a new mentor in the name of Nyamitwe Willy, is also one way of resolving joblessness issue.

    Best regards and Good luck in your new status/livelihood activity.

  9. Elisa

    Bravo Rugero,
    Nyamitwe a fait du bon boulot! Son laboratoire a réussi à former son successeur!
    Les Burundais ne sont pas dupes, ils ont déjà compris ton jeu de « ntaho negamiye… » wait and see! La vérité fini tjs par triompher!
    JC a tout dit sur toi! Comme Nyamitwe, tu ne tromperas pas les Burundais longtemps, la plupart d’entre eux savent déjà que tu es un DD qui bosse pour Nyamitwe!
    Question: Pourquoi n’as tu jamais posté ds ton blog, FB ou Tweeter, les drames des pauvres jeunes de différents quartiers assassinées injustement, des jeunes arrêtés, kidnappés et torturer injustement? Je serai intéressé de lire ton opinion là dessus? Je sais, je rêve….
    Si personne ne s’est jamais poser ces questions, commencez aujourd’hui!
    Vous constaterez que les manipulateurs de l’opinion sont parmis nous @Rugero @Nyamitwe

  10. independanj

    j’ai tjrs dit a rugero qu’on ne devient pas analyste du jour au lendemain! Tous ses analyses sont tjrs penchants!M.rugero quand on te lit,ton militantisme saute aux yeux et ce n’est pas bon pour un journaliste! Pour te reprendre  »ubuto burahenda » !Rindira ukure ngira uzohava ugire analyse impartial ou iri objective!Arretez la passion mu le militantisme! Iwacu ne merite vraiment pas ce genre d’analyse

  11. Col. Didier Nyambariza

    Mr Rolland, j’ai constaté que vous êtes nés en 1986 et que vous lizez beaucoup. Je vous conseille deux principes dans vos analyses:
    1. Faites un effort pour dinstinguer la réalité à la théorie propagande: ces prisonniers sont en réalité des jeux du pouvoir. Et les vrais combatants de la révolution proviènne de toutes factions armées des ex-FAB, des ex-FDD et ex-FNL. Donc votre théorie des combatants « pieds nus » est une fausse compréhension de la réalité d’autant plus que ces « pieds nus » n’ont jamais gagné aucune guerre au Burundi au vrai sens du terme militaire. Ils sont rentrés grâce aux pourparlers d’Arusha, ces accords mêmes qu’ils piètinnent aujourdh’hui.
    2. Vous êtes jeunes donc un des espoirs de l’avenir burundais. Quand vous invoquez les tueries du passé (69, 72, 93, etc.), sachez qu’un autre jeune peut invoquer les tueries de buta, bugendana, etc. Faites donc vos analyses dans un esprit constructif et non divisionniste ou propagandiste.
    Bref, le bilan du cndd fdd depuis 2005-2015 est tellement négatif que même, si vous voulez ethnisez le conflit, ce n’est pas le FNL Palipehutu de Rwasa Agathon qui vous soutiendrons. Analysez donc la fusion NDITIJE/RWASA et chercher le conflit ailleurs.
    Et si vous perseverez à soutenir les « pieds nus », cette rebellion vient d’être revandiqué à ce que nous savons par un ex « pied nu » du nom de Gén. Léonard N.
    Soyez donc réaliste et franc envers vos lecteurs.

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