Le blog d'Antoine Kaburahe

Un blog de la rédaction d'IWACU

Categorie: Mes éditos

De la sincérité du président des Imbonerakure

 

Prenons au mots les paroles du président de la jeunesse Imbonerakure . Dénis Karera invite au calme  les  jeunes de tous les partis. Il leur fait remarquer qu’ils sont  les  futurs responsables de la vie du Burundi : « c’est nous qui avons encore beaucoup d’années devant nous, c’est nous qui devons préparer notre avenir. » Il faut qu’il soit sincère.  On a tellement envie de le croire.  Antoine KaburaheCar  malheureusement des éléments objectifs sur les exactions des Imbonerakure existent. Tous les  partis politiques de l’opposition dénoncent les intimidations, les violences commises par cette jeunesse.

La justice, de son côté, doit sanctionner les dérives des plus radicaux parmi cette jeunesse. Ceci mettra fin à la globalisation-toute aussi condamnable- car tous les Imbonerakure ne sont pas dans cette logique de violence.

La violence n’a jamais été une solution. Toutes les milices mènent les pays  au chaos. L’histoire récente est là pour nous le rappeler.   Pour le moment prenons au mot la déclaration du président de la ligue Imbonerakure. Au moins, on sait qu’il contôle cette jeunesse. Ceci pourra être rappelé devant un tribunal, non pas burundais, mais étranger. A La Haye par exemple…

Du pain et des jeux

Iwacu« Signe de népotisme et de favoritisme », « personnification du pouvoir »  « déviation vers la dictature », plusieurs voix  ont tiré à boulets rouges  sur la remise d’une décoration à madame Nkurunziza par son époux, en même temps chef de l’Etat, M. Pierre Nkurunziza

L’opposition est irritée et l’exprime, au sein du parti au pouvoir on trouve qu’il n’ y a rien de plus normal…Mais la réaction la plus instructive, à mon sens, c’est cette indifférence, teintée de fatalisme de nombreux de Burundais.

En effet, ces décorations ne changent rien, mais strictement rien dans la vie quotidienne de millions de nos compatriotes. Les vrais enjeux ne sont pas autour de ces médailles. Ce qui hante la population aujourd’hui, c’est la flambée du coût de la vie, les hausses des taxes, bref, cette misère galopante.

Je suis sûr que si les Burundais étaient dans de meilleures conditions économiques, ces médailles, ils s’en amuseraient même un peu…

Dans la Rome antique, des empereurs proposaient du pain et des jeux au peuple. Et tout le monde était content. Au Burundi, on a le cirque mais pas le pain…

 

Ma rencontre avec la veuve de Ngandandumwe

Dans mon travail de journaliste, j’ai été marqué  par ma rencontre avec la veuve de l’ancien premier ministre assassiné Pierre Ngandandumwe.

Témoignage poignant. Suivez (en kirundi)