Antoine KaburaheBienvenue sur mon blog. Je m’appelle Antoine Kaburahe, 47 ans, Burundais. Je suis journaliste depuis 19 ans, féru de presse écrite.  J’ai toujours eu envie d’écrire. Peut-être inconsciemment faire le métier de mon papa, Damien Kaburahe,  que je n’ai pas connu. Mon papa, Rédacteur en chef du premier journal burundais,Ndongozi,  est mort dans un accident de voiture quand j’avais 5 ans…

Après le lycée, faute d’école de journalisme, j’ai étudié la littérature française à l’Université du Burundi. Recruté par la radio nationale à la veille des premières élections en 93, je vais vivre en direct les premières élections démocratiques mais aussi, malheureusement, la tragédie d’octobre 1993 : l’assassinat du président élu et les massacres qui ont suivi. Des années dures sur le plan professionnel et humain. Mais je me sentais à l’étroit à la radio nationale. Je rêvais de liberté, de presse indépendante.

J’ai démissionné de la radio nationale et avec un groupe de journalistes, nous avons  lancé Panafrika, un hebdomadaire indépendant. Par la suite, j’ai participé à la création de la première radio indépendante, Radio Umwizero qui deviendra l’actuelle Radio Bonesha. Entre-temps le Burundi s’enfonce dans la guerre civile. Des amis, des confrères qui meurent, assassinés. D’autres qui prennent le chemin de l’exil. Fin 1997, Panafrika, notre journal qui se veut neutre, bat de l’aile.  Dans ce Burundi à feu et à sang, l’heure est aux titres radicaux.

1998, je suis contraint de partir. Je m’installe en Belgique. Ce pays deviendra, quelques années plus tard, mon pays d’adoption.  Là, j’ai mené une autre vie. C’est à Bruxelles que j’ai écrit « La mémoire blessée ». L’exil est une grande école de la vie. 2008, dix ans plus tard, je retourne dans mon pays. Dans mes bagages, une grande expérience de la vie, mais aussi l’envie de faire revivre la presse écrite : l’aventure Iwacu vient de commencer.