Culture

Big Fizzo lance son label ’’Bantu Bwoy’’ pour promouvoir la musique burundaise

22/03/2018 Abbas Mbazumutima 3
Big Fizzo lance son label ’’Bantu Bwoy’’ pour promouvoir la musique burundaise
Big Fizzo dans son studio flambant neuf

Cette marque de ce chanteur burundais a été officialisée mercredi 21 mars. Son initiateur, Désiré Mugani de son vrai nom, se dit engagé à mettre en place un programme de mentoring pour les jeunes artistes.

’’Bantu Bwoy’’, c’est avant tout un studio d’enregistrement mais c’est également une maison de production audiovisuelle décidée à se lancer dans le show-biz.

Ce musicien, connu pour son dernier tube qui cartonne, ’’Konzi ya King Kong’’, s’est entouré d’autres artistes pour réaliser son rêve : «J’ai toujours voulu avoir un studio pour promouvoir les artistes burundais souvent maltraités et traités de tous les noms à tort». Maintenant, mon rêve est devenu réalité».

Selon lui, les musiciens ne sont pas en général appréciés à leur juste valeur. Pour en arriver là, confie Fizzo, j’ai dû batailler, j’ai connu des brimades, des frustrations, des faux rendez-vous avec les producteurs.

Quand vous entrez au studio, révèle-t-il, c’est souvent pour faire des choses à la hâte et au finish, le produit n’est pas tout à fait conforme à ce que vous vous attendiez.
«J’ai connu tout ça. Et ce studio, c’est pour donner un coup de pouce aux jeunes talents souvent méconnus afin qu’ils puissent émerger. Il s’agit de ces artistes appelés dans notre jargon ’’underground’’. Bien sûr je ne peux pas aider tout le monde», tranche ce chanteur devant deux claviers de synthétiseurs Yamaha reliés à des enceintes acoustiques dernier cri, le tout baignant dans une lumière bleutée.

Dans ce studio, deux producteurs audio connus dans le milieu musical burundais : Ansèlme Bigirimana alias Big Bass et Amani Minani dit Imani, il est également claviériste. Dans le hall principal trône DJ Alida avec un matériel flambant neuf. «Maintenant, mon rêve est devenu réalité», lâche Big Fizzo.

Une autre bataille à gagner

Mais ce n’est pas tout comme tracas, l’initiateur du label ’’Bantu Bwoy’’ appelle les journalistes culturels à promouvoir la musique burundaise en faisant passer les chansons des artistes burundais. «On dirait qu’il faut les soudoyer pour que tel tube soit programmé et diffusé ».

Selon lui, ’’nos radios’’ ont tendance à ne privilégier que des chanteurs étrangers et surtout de la sous-région au détriment des musiciens locaux. Pourtant, fait-il remarquer, la qualité de la musique burundaise a évolué, il y a des talents. «Nos voisins, consomment local. Vous passez des semaines entières sans entendre ou voir une chanson d’un artiste burundais sur leurs chaînes. Ce n’est pas le cas chez nous».

Tout ce qui reste, insiste Fizzo, c’est que nos chansons soient protégées pour que le musicien puisse vivre plus ou moins de ses œuvres. «Et là il y a encore un long chemin à faire».

Forum des lecteurs d'Iwacu

3 réactions
  1. Tanganyika Albert

    Monsieur Eric, votre réflexion prouve que vous ne connaissez rien du tout du monde de la musique. Un artiste est un poète, il y a des fois qu’il parle sous forme imagée, et seuls les les gens avec qui il partage la philosophie comprennent le message.
    Si Vous connaissez le film king-kong, vous comprenez déjà que l’Artiste se considère comme un géant, un grand artiste et que ses oeuvres sont des coups de poings qu’il donne à ses adversaires pour les faire taire car c’est lui le champion.
    Ce genre de texte on les trouve partout chez grand musiciens aux USA, en France, même en Afrique.
    Côté mélodie, vous prouvez que vous ne connaissez pas le RAP. Vous êtes adeptes des chansons style “mama wararaye”. La Preuve est que Charly na Nina en demandant un ft avec FIZZO elles reconnaissent sa grandeur et sa force de King-kong en musique. Elles ont voulu profiter de son expertise. A Kigali Fizzo est grandement respecté par les personnes que vous avez cités pcq eux savent ce qu’est de la vraie musique.
    Ne mélangez pas les choses.

  2. Eric

    Aimer la musique burundaise c´est une bonne chose, mais nous vraiement décus par vos compostions et mélodies, par exemple c´est quoi “konzi ya king kong” ? quelle message? quelle mélodie ??
    Qui sont les artistes Burundais qu´on peut aimer au même titre que charlie &Nina, Kitoko, Meddy, The Ben, King James etc. etc.

  3. buburu

    l’idée est genial!Mais faut viser loin,ce label d’un grand artiste comme big furious est ce qu’il vient pour concurrencer les autres grand label de la sous-région,donc s’inserer une place dans les grandes maisons de productions??!!!!!

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