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Éducation

Les bienfaits de l’école fondamentale : la ministre Rose Gahiru tire la dernière salve

La ministre en charge du programme de l’école fondamentale rassure quant à son bien fondé et ses avantages, en réponse aux nombreuses critiques dont il fait l’objet. Avec des arguments peu convaincants.

Pour la ministre Rose Gahiru, il ne s’agit nullement de la réduction de la qualité de l’enseignement, comme certains le prétendent ©Iwacu

Pour la ministre Rose Gahiru, il ne s’agit nullement de la réduction de la qualité de l’enseignement, comme certains le prétendent ©Iwacu

« A 72h de la rentrée scolaire, nous avons jugé important de donner des précisions sur l’école fondamentale qui fait couler beaucoup d’encre et de salive ces derniers temps. » Cette entrée en matière est de la ministre de l’enseignement de base et secondaire, de l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation. Rose Gahiru a animé une conférence de presse ce jeudi 11 septembre, dans les enceintes du BER, pour lever les équivoques sur l’école fondamentale.

Elle a tenu à préciser que l’école fondamentale est une planification qui se réfère au contexte international et régional qui prônent l’introduction de l’enseignement de base jusqu’à 9 ans. « Notamment la conférence de Jakarta et celle de Kigali. Le Burundi ne peut pas s’exclure du monde et du contexte régional. »

Et, pour rassurer les parents et les partenaires de l’éducation, la ministre a indiqué que le processus d’élaboration des programmes est passé par des experts internationaux et nationaux. Pour elle, ces programmes ont donc eu une vérification suffisante pour en douter, mais des commentaires constructifs sont les bienvenus pour y être ajoutés. Quoi qu’il en soit, a insisté Mme Gahiru, il ne s’agit nullement de la réduction de la qualité de l’enseignement, comme certains le prétendent.

Elle a aussi rassuré quant au nouveau programme d’entreprenariat (l’une des six branches de l’enseignement, avec les Maths, les Langues, les Sciences et Techniques, les Sciences Humaines et l’Art) qui semble poser plus de problèmes. Sans qu’il soit volumineux, il y est prévu beaucoup de choses, de l’agriculture et l’élevage moderne aux notions d’entreprenariat, en passant par le code foncier, avant d’en arriver aux métiers. En outre, chaque enseignant de la 7ème année de l’école fondamentale aura son livre pour le domaine dont il sera l’animateur principal.

Quelques chiffres sur la mise en place du programme : le budget d’impression des manuels pour le nouveau système s’élève à un peu plus d’un milliard de Fbu. L’État a aussi dépensé 2 milliards de Fbu dans la formation des enseignants, et vingt milliards de Fbu dans la construction d’infrastructure. Un peu plus de 141.000 élèves sont attendus dans les classes de 7ème cette année, chacun payant 2.000 Fbu pour les livres et laboratoires.

Un programme meilleur que l’ancien, qui était archaïque

Pour la ministre, ce nouveau programme a le mérite de contenir l’essentiel, puisqu’on en a retiré tout ce qui est périphérique. Sans oublier qu’il répond aux recommandations de l’Unesco : « Le programme pour l’éducation de base en Afrique vise à aider les pays africains à améliorer leur politique d’enseignement selon une démarche globale. Il préconise un minimum de neuf années d’éducation de base privilégiant l’acquisition des aptitudes et compétences nécessaires pour la vie professionnelle. »

Les questions des journalistes ont surtout porté sur l’insuffisance des locaux et des enseignants, et le refus de certains établissements privés d’adopter ce programme, qui risque d’encourager la culture de la médiocrité. D’après la ministre, certaines écoles ne sont pas effectivement encore prêtes, mais ce sont des exceptions. Ce qui ne pas bloquer un programme d’intérêt national. Le gouvernement répartira les enseignants disponibles et, si cela s’avère nécessaire, a ajouté Mme Gahiro,il en recrutera d’autres. Quant aux établissements soit disant récalcitrants, c’est à cause des problèmes d’organisations qui leur sont propres, et non le rejet du programme. Selon la ministre Gahiro, les programmes ont été élaborés de telle sorte que les élèves soient plus compétents qu’avant, avec des évaluations périodiques : « Ils ne risquent pas d’être médiocres ; ce sera la même chose que pour la primaire d’avant, sauf qu’on y ajoute trois ans, et qu’on apprend seulement l’essentiel. »

  6   Vos commentaires
  1. Niyoyankunze Sandrine

    Abantu bose batinya kwiga nuguca ubwenge bavuga ngo ecole fondamentale ni mbi. Aabanyarwanda baga muri iyo systeme abarundi tubarushije iki? Bamwe muri twebwe ko twayizemwo wibaza ko hari ubwenga abatyizemwo baturusha? Wibaza ko abarundi barusha ubwenge ibihugu vyose bivuga icongereza ko systeme yimyaka icenda ariyo bakoresha? Abatubesha bose nibirekere systeme yimyaka icenda ni nziza cane ituma abana bataja mubintazi bakiri bato

    • MWARO

      Et si l’école fondamentale est bien pour le pays, demandez à Dr Gahiru d’y envoyer ses enfants et je sais biens qu’elle en a. Elle n’acceptera pas je vous le jure.

      Et toi Sandrine, auriez vous au moins eu l’occasion d’analyser le contenu du dit programme !
      Si tu ne mens pas vraiment hamwe warize fondamental nkiyo abacu bagiye kwiga ukaba wubahuka kuyishigikira nyemerera nkwite Honarable Philosophe de culte de Médiocrité

  2. kibwa jean

    En dehors de toute polémique, je vais poser une et une seule simple question à tout burundais épris de paix. La question est la suivante.
    « Qu’attendez-vous de bien d’une réforme initiée dans la précipitation par ceux-là même qu’elle ne concerne nullement? ».
    Tout ce bon monde à commencer par la ministre Gahiro, son oncle Hakiza et tous les hauts DD ont des enfants en dehors du Burundi. Les tutsi aisés ont déjà compris que le pays est entre les mains de la piraterie et je vois leurs rejetons partout en Europe. Il reste le petit hutu et le petit tutsi qu’on a toujours trompé hier comme aujourd’hui. Gahiru fait son boulot, elle sera payé et enverra ses enfants en Europe. Elle prendra congé de temps en temps et ira les visiter sur les taxes d’un hutu qui aura vendu son régime de banane……. Le monde marche comme ça mes chers amis!!! En attendant en 2015, on viendra me raconter que le hutu a libéré l’autre.

  3. Jabwe

    Abo bose batera amashurwe Ecole fondamentale nibavugishe ukuri: na bo nyene barabona ko ari uguta mu rudubi abana b’igihugu; banka kubivugira hejuru kuko ngo ari umugambi w’Umukuru w’Igihugu. N’amavoka yari umugambi wiwe: na yo murazi ko mu myaka itanu amaze ayavuga ubu ata wovuga ivyayo aho bigeze. Aho simvuze ivya Tolérance zéro. Uwo mugambi rero uzokwica igihugu nk’uko amavoka yagitekeje.
    Erega gihindura inyigisho birashoboka mugabo bakabikora bavyitondeye kandi bavyiteguriye. Mbe mwodusigurira gute ingene ubumenyi buzotera imbere kandi abahora bigisha muri iyo myaka bari abafise ubumenyi buruta ubw’abagiye kuyigishamwo? Ni kuki banka ko icigwa cigishwa n’abakinonosoye? Ikindi, mbe ko ata cours y’igiswahiri iri muri écoles pédagogiques, akaba ata section yaco iri muri Université, twibwire ko abazocigisha bazotanga ibikorotse biva mu kirere?

  4. Abanyabwenge turi benshi kandi iki nico gituma Abarundi ataco twimarira. Tuzi kugaya no kwiyemera, umuntu yiguriye Ikodoka ngo uyo aguze Mbwa zose, ugasanga uwubivuze ntafise aharara.
    None wewe uvuga ivyo ni bangahe batwara ama Companies uzi bakora ivyo bize, President Jacob Zuma afise Amashure angahe ntatwara Igihugu giteye imbere. Reka kwama muri Negatif mugaya, mukengera abantu, ngira wewe boguha kurongora Amashure wobidukorera.

  5. Kabizi

    Uwo muganga agiye yakora ikintu kizomukurikirana muri Kazoza!
    Ni bareke guta mu rudubi ibintu!

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