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Société

Beatrice Kwizera : de la mendicité à l’élevage

Naguère mendiante, elle s’est désormais lancée dans l’élevage de chèvres et le commerce du charbon grâce à trois âmes charitables.

Beatrice ne mendie plus.

Beatrice ne mendie plus.

Touchés par l’article paru sur le site d’Iwacu le 26 janvier, trois Burundais résidant à l’étranger lui ont envoyé respectivement 100.000Fbu, 150.000 Fbu et 50.000Fbu.

Dès lors, sa routine a bien changé. Au lieu de passer ses journées à tendre les bras à tout passant, sous un soleil accablant, cette mère, 25 ans, de trois enfants (une fille et deux jumeaux) s’occupe désormais de l’élevage de deux chèvres et du commerce du charbon.

Habitant auparavant dans le « site Carama», un camp de réfugiés de la capitale, elle loue aujourd’hui une maisonnette à 12 000 Fbu le mois dans le quartier Rubirizi, non loin du site.

Elle est debout dès 6h. Après avoir allaité ses jumeaux, elle attache les chèvres et va vendre le charbon à quelques mètres de son domicile. Elle doit emporter ses enfants avec elle. Elle rentre vers midi pour les nourrir. C’est vers 16h qu’elle retourne travailler pour ne rentrer qu’à 18h.

« Les débuts sont souvent difficiles », nous raconte-t-elle. Avec ce petit commerce, Beatrice gagne environ 5000 Fbu par jour. Comme elle débute dans le commerce, elle affirme qu’elle n’a pas encore beaucoup de clients. « Mais j’arrive quand même à nourrir mes enfants », rassure-t-elle, souriante.

La passionnée de l’élevage

Beatrice voudrait élever le plus de chèvres possible, devenir une grande éleveuse. Elle aimerait également envoyer sa fille aînée de 5 ans à l’école. « Je rêve de voir ma fille sur le banc de l’école pour qu’elle ne mendie pas comme moi ! »

Avant le départ de son mari du domicile conjugal, elle vendait des légumes. Avec son conjoint, ils se débrouillaient pour faire vivre la famille. Son époux l’a abandonnée, il y a environ quatre mois, alors qu’elle venait de donner naissance aux jumeaux. « J’ai même failli me suicider », nous confie-t-elle au bord des larmes, avant de se ressaisir : « Mais je rends grâce à Dieu aujourd’hui ».

Beatrice Kwizera se veut reconnaissante envers ces âmes magnanimes. « De ma vie, je n’avais pas encore touché un billet de 10.000 Fbu! », dit-elle, toute joyeuse.

  6   Vos commentaires
  1. Merci

    Iwacu murakoze cane kuri iyi nkuru nziza. Nongeye kandi kubashimira kuko haraciye imisi site yanyu ihevye exposition y’amaraso gusa. Gushika aho site yanyu yari yabaye nk’ibagiro. C’était dégoutant.

    Mwari muri logique y’abica bene wabo hanyuma bakagaruka bagasimbira kw’isunzi ry’inzu ngo barahonye.Mwari mwaguye mu mutego w’abacuruza ba génocide n’ibiziga.
    Ico bikoze amakungu yatanguye gutegera, yatanguye gukenyura ikibi kibishe kiri muri ako karere. Birababaje kuniga mwene wanyu hanyuma ukikomesha induru. Imana irakunda Uburundi n’Abarundi kuko nimba iyo stratégie mbi yarashoboste hakurya ya Kanyaru, Imana irakingiye Uburundi.Abashaka kujabukana ico kibi i Burundi birabananiye kandi bizobananira.

  2. raba

    Mes félicitations et encouragements à Béatrice et au Journal IWACU. En tout cas si réellement elle gagne aujourd’hui 5000 FBU par jour, soit 150000 FBU par mois, elle va bien vivre avec ces petits métiers. Oui je reconnais qu’il y a des gens qui ne peuvent pas avoir du capital pour commencer, mais il y en a d’autres qui prennent des centaines de milliers de FBU et les donnent aux escrocs qui les trompent disant qu’ils vont leur trouver des emploies alors que ces montants pourraient leur servir de capital de départ pour les petits métiers.

  3. Inyankamugayo

    Bien fait Iwacu pour avoir plaider pour quelqu’une en besoin!

  4. KARABONA Simon

    Hommage et courage à cette brave femme. Félicitations également à ces personnes qui l’ont aidée à faire les débuts et je suis sur qu’elle y arrivera.

  5. Edouard B

    Très touché d’entendre que de petits gestes peuvent sauver des vies.
    Pour l’education de sa fille, je promets que je pourrai aussi l’aider dans les limites de mes possibilités.
    Oui, il faut rendre grâce à Dieu et elle aura beaucoup de bénédictions surtout au cours de cette année de miséricorde.

    Merci aussi à IWACU et surtout à l’auteure de l’article.

    Be blessed.

  6. MUSANIWABO

    Imana ibandanye imuja imbere Kandi ihezagire abo bamufashije,ntibagiwe na journal iwacu.

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