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Au sommaire de l’édition de ce samedi 22 octobre 2016 du journal ’’Amakuru y’Iwacu’’, « Spéciale Jean Bigirimana »

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22/10/2016 Edition : La Rédaction 0
Le portrait géant de Jean dans les locaux du Groupe de presse Iwacu en hommage à notre collègue disparu.
Le portrait géant de Jean dans les locaux du Groupe de presse Iwacu en hommage à notre collègue disparu.

• Les enquêtes menées par le Groupe de Presse d’Iwacu font état de la disparition de notre confrère le 22 juillet en zone de Bugarama dans la province de Muramvya. La population sur place a indiqué que Jean aurait été embarqué à bord d’un véhicule du Service national de renseignements.

Les relevés téléphoniques font état d’un nommé Abel Ahishakiye, qui aurait attiré le journaliste dans un guet-apens. Abel Ayishakiye aurait lui aussi disparu.

Il y a aussi cette piste qui a conduit l’équipe d’Iwacu vers la rivière Mubarazi où deux corps en décomposition avancée ont été repêchés. Ils ont été enterrés en catimini par les autorités administratives de Muramvya sans que les tests ADN demandés par le Groupe de Presse Iwacu ainsi que la CNIDH ne soient fait.

Le Groupe de Presse Iwacu a rassemblé toutes les données de son enquête et a saisi la justice en déposant une plainte contre X.

• «Tant que je n’ai pas vu son corps, j’espère que Jean est toujours en vie», déclare Godeberthe Hakizimana, l’épouse de Jean Bigirimana. Assise devant une boutique qu’elle tient, elle fait savoir que depuis la disparition de son mari, elle et ses deux enfants Don Douglas et Timmy vivent dans des conditions difficiles.

«Je n’ai pas encore réglé le loyer depuis trois mois. Où vais-je trouver une somme de 120 mille francs par mois alors que je ne travaille pas ? Seul, Jean s’occupait de tout», raconte avec amertume Mme Jean. Elle indique que sa famille parvient à survivre grâce à l’assistance de bienfaiteurs.

Mme Hakizimana demande que la justice soit faite. «S’il a commis un délit, qu’il soit présenté devant la justice et qu’il soit puni conformément à la loi, mais que ces enfants puisse le voir», lance-t-elle.

• Antoine Kaburahe, directeur du groupe de presse Iwacu, réconforte la famille de Jean et ses confrères. «Nous ne pouvons pas faire notre deuil du moment que l’on garde un soupçon d’espoir et que son corps n’a pas été trouvé pour statuer sur sa mort et l’inhumer dignement comme cala se fait dans la culture burundaise», indique Kaburahe.

Il demande que justice soit faite «Les enquêtes menées par Iwacu ont lancé quelques pistes dont pourrait se servir la justice». Le directeur du groupe de presse Iwacu reste ferme : «Nous ferons tout ce qui est de possible pour que la vérité sur la disparition de notre ami éclate au grand jour».

• Alexandre Niyungeko, président de l’UBJ (Union Burundaise des Journalistes), indique qu’il est regrettable qu’une personne disparaisse et qu’on ne retrouve même pas son corps pour l’enterrer avec dignité. « Ce qui est encore plus regrettable c’est que plusieurs personnes ont subi le même sort».

UBJ demande à toute personne capable d’intervenir pour que a vérité éclate au grand jour : « Nous n’avons plus d’espoir, pour nous Jean est mort. Nous voulons que son corps soit retrouvé et qu’il soit inhumé dignement».

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