Culture

Au coin du feu avec Daniel Kabuto

17/11/2018 Antoine Kaburahe Commentaires fermés sur Au coin du feu avec Daniel Kabuto
Au coin du feu avec Daniel Kabuto

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cśur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Daniel Kabuto.

Ma qualité principale ?

Dire ce que je pense et agir en âme et conscience.

Mon défaut principal ?

Je suis souvent désordonné et j’ai une approche abrupte dans mes échanges comme un disciple de Cicéron!

La qualité que vous préférez chez les autres ?

La fidélité en amour et en amitié. Je pense au récit des martyrs de Buta, ces adolescents à la fleur de l’âge, qui ont refusé de se séparer de leurs camarades et ont payé de leur vie l’attachement à leur foi en la fraternité des enfants de Dieu. Je pense également à tous les Justes, héros inconnus de l’histoire burundaise, qui ont protégé (au péril de leur vie ou dans l’indifférence ici louable, des dividendes qu’ils pouvaient tirer de la compromission) des amis ou des voisins lors des massacres cycliques que le Burundi a connus.

Le défaut que vous ne supportez pas ?

Il y en particulièrement deux. La mauvaise foi et le cynisme. Hélas, la crise de 2015 m’a fait comprendre que ces vieux démons ne dorment que d’un oeil dans bien des coeurs des Burundais toutes ethnies confondues! Le régime criait cyniquement à la violation de la souveraineté tandis que les insurgés juraient de n’effectuer que des manifestations pacifiques!

La femme que vous admirez le plus ?

Ma mère, la très regrettée Odile Nibigira. Elle m’a donné la vie plus d’une fois. C’est pourquoi ma fille porte le prénom d’Odile.

L’homme que vous admirez le plus ?

Abraham Lincoln qui a lutté contre la ségrégation des Noirs. C’est pourquoi j’ai donné à mon fils le prénom de Lincoln. Sinon, j’admire bien des hommes visionnaires qui, comme le prince Louis Rwagasore, Paul Mirerekano, Melchior Ndadaye ont tenté d’opérer des révolutions pacifiques en sachant très bien qu’ils risquaient fort d’y laisser leur peau.

Votre plus beau souvenir ?

Il y en a beaucoup. En 1981, lorsque mon père Charles Kabura commerçant nous a réunis en famille pour dire qu’on était devenu des millionnaires en francs rwandais! Il était si fier et si heureux qu’il en pleurait en nous recommandant de travailler dur et de gagner honnêtement à l’école et plus tard dans la vie professionnelle, de haïr la voie de la facilité et les cadeaux empoisonnés.

J’ai un bon souvenir de mon obtention du diplôme des humanités, car ce fut un exploit quasi herculéen étant donné que j’avais été renvoyé du séminaire pendant deux semaines pour complicité d’indiscipline en ma qualité de délégué général des séminaristes, alors qu’il ne restait qu’un mois et demi pour les examens de fin d’année et l’examen du ministère donnant droit au fameux sésame!

J’ai un bon souvenir de l’année où j’ai su que je ne souffrais plus de la maladie des reins, en 1998. Pour la petite histoire, j’ai connu une enfance très marquée par des problèmes de santé. A des intervalles réguliers, je frôlais la mort et il m’était interdit de manger du sel. Ce qui fait que j’avais mon assiette! Maladif et un tantinet téméraire, je subtilisais du sel pour mettre dans mon assiette! Et je tombais malade.
Ma mère devait alors abandonner son travail d’enseignante à l’école primaire de Rukomo pour m’amener à l’hôpital à Kigali. Lors d’une de ces hospitalisations qui duraient entre deux et trois semaines, j’avais presque 9 ans, le médecin blanc qui me traitait a confié à ma mère qu’elle ne devrait plus perdre son temps et des sommes d’argent à me faire soigner, car de toute façon, disait-il et foi de médecin, je n’allais pas atteindre l’âge de 21 ans! Et ma mère de rétorquer avec sa fierté de femme Muhanza: » Mon beau Monsieur, cet enfant est la prunelle de mes yeux. Tant que je serai en vie, je me battrai pour lui! » Et cette année-là, ce fut le bébé que ma mère allaitait qui attrapa une maladie nosocomiale et mourut quelques jours après notre retour à la maison. L’enfant s’appelait Nyandwi. Je n’ai pas culpabilisé. Je crois depuis lors en un destin spécial.

Votre plus triste souvenir ?

C’est la mort de la mère dans la nuit du 14 au 15 avril 1989 alors qu’elle donnait la vie à son onzième enfant! Les deux sont morts entre les mains de médecins démunis.

Quel serait votre plus grand malheur ?

De ne pas pouvoir m’occuper de mes enfants ou d’enterrer un rejeton au lieu que ce soient mes enfants qui me conduisent soit au cimetière ou au crématorium!

Le plus haut fait de l’histoire burundaise ?

La résistance de Mwezi Gisabo aux Allemands.
La plus belle date de l’histoire burundaise?
L’accession à l’indépendance ou du moins le droit reconnu au peuple burundais de disposer de lui-même.

La plus terrible ?

Le génocide de 1972. « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, le monde aurait changé de face »! Je suis d’avis que s’il n’y avait pas eu l’apocalypse 1972, les plaies du peuple burundais n’auraient été ni incurables ni un piège sans fin comme c’est le cas. Sous un angle typiquement personnel, je reste convaincu que mon tempérament aurait été tout autre si j’avais grandi au Burundi avec mes deux parents biologiques, sans traumatismes de l’exil et les épreuves qui rappellent celles de mon patronyme des écrits bibliques pour ne pas nommer le prophète Daniel!

Le métier que vous auriez aimé faire ?

A défaut d’être historien, je suis devenu historiographe, car la plupart de mes publications sont faites de chroniques romancées de mon époque ou des péripéties de ma vie.

Votre passe-temps préféré ?

La lecture, l’écriture et les voyages.

Votre lieu préféré au Burundi ?

Mon père biologique vient de Nyangwa dans la commune Ryansoro, ma mère vient de Rubamvye dans la commune Bisoro et le père que j’ai connu vient de Vyanda. Mon vallon d’enfance se trouve à Rukomo au Nord du Rwanda, là où j’ai grandi. Le Burundi, je l’aime comme un monstre sacré!

Le pays où vous aimeriez vivre ?

Je suis revenu aux Pays-Bas et c’est mon point d’appui pour soulever le monde. C’est mon pays d’adoption et mon port d’attache.

Le voyage que vous aimeriez faire ?

J’ai été un privilégié durant la parenthèse que j’ai eu à servir comme haut cadre de l’Etat. J’ai pu voyager à travers les continents. Je reste reconnaissant aux personnes qui m’ont fait confiance. J’aime voyager et découvrir le monde et les secrets de réussite des peuples. Je compte me rendre au Canada l’an prochain s’il plaît à Dieu, et plus tard, vers d’autres coins du monde.

Votre rêve du bonheur ?

Je connais des moments de bonheur en famille, avec mon épouse, nos deux enfants ou lors des partages amicaux en riant à gorge déployée autour d’une rivière de boissons alcoolisées et d’un casse-croûte sur les traces de Pantagruel. Mon bonheur, c’est pouvoir vivre et agir librement sans être ni un hors-la-loi, ni un parasite, ni une vache à lait pour quelque faux mendiant!

Daniel Kabuto

Votre plat préféré ?

J’ai grandi en mangeant avec appétit tout ce que ma mère préparait. Puis à l’internat, on mangeait beaucoup de riz, de haricot et des pommes de terre. Certains dimanches, on avait des oeufs bouillis au petit déjeuner et de la viande au déjeuner avec de la bière de sorgho, Ikigage en Kinyarwanda! C’était la fête au séminaire! Ceux des classes supérieures pouvaient continuer à ingurgiter l’Ikigage après la prière qui signait normalement la fin des repas! Disons que j’aime me régaler d’un repas fait de grillades et sans sauces de préférence. Du poisson, du porc ou de la chèvre grillés accompagnés de pommes de terre grillées également ou cuites au four!

Votre chanson préférée ?

Cela dépend des moments. Pour me relaxer, tuer le temps ou assis dans un train, j’écoute en vrac la musique burundaise, rwandaise, française. J’aime danser au rythme du Soukous, du Ndombolo ya solo.

Quelle radio écoutez-vous?

Dans ma voiture, j’écoute Sky Radio d’ici aux Pays-Bas, ou RTL Belgique. A la maison, j’écoute de temps en temps BBC Gahuzamiryango, RFI, et la plupart des radios sur le Net qui donnent des nouvelles du Burundi notamment Inzamba et Humura Burundi. Dommage que ce soit essentiellement des décomptes de morts ou des cris d’alarme ou de détresse!

Avez-vous une devise ?

Je n’en ai pas une. J’essaie de vivre en ayant à coeur l’ambition d’agir en âme et conscience, peu importe le prix à payer!

Votre souvenir du 1er juin 1993 ?

J’étais à Kigali, jeune étudiant en droit. J’avais pu visionner certaines images des meetings du FRODEBU sur cassettes vidéo lors des réunions organisées par feu Léonidas Ndikumwami ancien DG de la SOSUMO ou lors de mes passages au bar situé au quartier de Biryogo du côté de Nyamirambo où je rencontrais et discutais de politique burundaise avec des militants du FRODEBU dont l’ancien président de la République Domitien Ndayizeye. La victoire de Melchior Ndadaye a réveillé en moi une certaine fierté d’être Burundais et ce fut l’euphorie au bar situé à Gikondo-Segem appartenant à un certain Etienne de Kayanza où nous nous sommes retrouvés avec beaucoup de voisins rwandais pour arroser jusqu’à une heure tardive de la nuit! Et en août 1993, j’effectuais une visite clandestine au Burundi qui m’a permis de voir Bujumbura pour la première fois, de dormir à Gitega et de rencontrer mes deux grand-mères à Ngaruzwa et à Rubamvye.

Votre définition de l’indépendance ?

Prendre son destin, jouir de ses droits et assumer ses devoirs de citoyen. Pour un Etat, c’est protéger ses citoyens et pourvoir à leurs besoins tout en jouant son rôle dans un monde où l’interdépendance et la mondialisation deviennent la norme incontournable.

Votre définition de la justice ?

Dignité pour tous, égalité des chances et défense de l’intérêt général par des magistrats indépendants et intègres. En parlant de justice, je souffre de voir que le Burundi s’est enfoncé dans le bourbier que lui ont préparé les nochers des enfers qui ont prévalu depuis le coup d’Etat de Michel Micombero et que le CNDD-FDD a ajouté sa touche particulière de gangstérisme d’Etat! Ce dont le Burundi a besoin aujourd’hui, ce n’est pas un bon Samaritain mais un justicier du calibre de Lucius Quinctius Cincinnatus.

Si aujourd’hui vous étiez ministre des Affaires étrangères… ?

Je déclinerais ce poste pour ne pas cautionner les exactions du régime de Nkurunziza, voire de tout le système CNDD-FDD. C’est très dommage que les diplomates burundais se comportent de la même façon que la troupe « apparemment sans cervelle » des Imbonerakure, si l’on analyse leur langage grossier et leur insolence urbi et orbi.

Si vous étiez ministre de l’Information ?

Comme pour le poste précédent, c’est non, merci! Et j’en profite pour révéler qu’en mai 2015, après le limogeage des frondeurs, il m’a été proposé le poste de secrétaire exécutif du CNC en remplacement de Papien Ruhotora. J’ai décliné l’offre. Mais la décision de rester en exil a été des plus difficiles!

Croyez-vous en la bonté humaine?

Oui! Car beaucoup de contemporains ont posé un regard bienveillant et généreux sur ma personne. Lors du génocide rwandais, en mai 1994, j’ai vu à Gitarama, à la paroisse où mon oncle Juvénal Bamboneyeho était alors curé, des militaires débarquer avec mission de l’abattre sur fond d’accusations de trahison à la cause hutue! Mon oncle protégeait des Tutsis et les déplaçait de cachette en cachette. Encerclé comme Jésus Christ au Jardin des Oliviers, mon oncle s’est présenté devant ses bourreaux et leur a dit calmement que sa mission était de marcher sur les traces de son Seigneur et qu’il était prêt à donner sa vie! Le plus haut gradé de la cohorte a demandé à lui parler à huis clos. Il lui a confié qu’ils n’approuvaient pas la traque des Tutsis. Il lui a recommandé d’être plus prudent! Et les militaires sont partis, non sans avoir serré la main du curé comme pour le féliciter!

Pensez-vous à la mort

Avec tout ce que j’ai vécu, le contraire aurait été une anomalie! Dans le Psaume 91, il est écrit entre autres: « Celui qui s’abrite sous la protection du Très Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » Lors d’un voyage de Gitega vers Bujumbura en 1995, notre bus a été stoppé à un barrage de l’armée du côté de Rutegama. Les militaires ont ordonné à tous les Hutus de descendre du bus. Je suis resté assis. Un militaire s’est avancé vers moi et m’a demandé si je n’étais pas un Hutu. J’ai fait Non de la tête. Le reste des passagers m’a dévisagé. Un passager au nez typiquement tutsi selon les critères établis par les anciens colons belges a pris ma défense. La portière s’est refermée et le minibus a repris sa route. J’ai appris plus tard que tous les passagers qui étaient descendus avaient été abattus et jetés dans une fosse commune! Entre 2008 et 2012, j’ai vécu tellement de menaces de mort que j’avais un jour écrit que s’il advenait que je sois tué, ma dernière volonté était d’être enterré à Gitega et non au cimetière de Mpanda! Même revenu aux Pays-Bas, je pense à la mort, car elle est une porte offerte à tous les mortels! J’ai beaucoup aimé la chanson de l’artiste rwandais Kizito Mihigo « Igisobanuro cy’urupfu ». A travers la mort, j’espère découvrir une vie qui ne soit plus illusoire!

Si vous comparaissez devant Dieu que lui direz-vous ?

Comme Albert Einstein, je crois que le Bon Dieu est astucieux et jamais malveillant. Une fois en face du Bon Dieu, je ferai comme l’éducation burundaise et rwandaise le recommande: saluer avec respect et attendre qu’Il me tende le premier la main et m’invite à entrer dans son royaume du bonheur permanent!

Propos recueillis par Antoine Kaburahe

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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Bio express

Je suis né à Bujumbura probablement à la clinique Prince Louis Rwagasore le 17/10/1971 et j'ai passé les premiers mois de mon existence au quartier OCAF à Ngagara jusqu'en mai 1972, année la plus terrible de l'histoire. Après la disparition de mon père et d'un essaim de membres de la famille aussi bien du côté mon père que du côté ma mère, j'ai grandi au camp des réfugiés de Rilima au Rwanda de juin 1972 à octobre 1974.

Ma mère et celui que j'ai connu, aimé et respecté comme un père, Charles Kabura, nous avons quitté le camp des réfugiés pour chercher un logement et du travail à Kigali.

En 1976, nous avons quitté Kigali pour le paysannat du Mutara sur la frontière avec l'Ouganda où le gouvernement de Habyarimana de connivence avec le régime de Micombero venait d'installer les réfugiés burundais, dans une jungle pour animaux sauvages. J'y ai fait mes armes de garçon de l'école buissonnière, puis de l'école primaire de Rukomo avant d'intégrer en septembre 1986, le Petit Séminaire de Rwesero aux abords du lac Muhazi.

A la sortie du séminaire avec mon diplôme des humanités latin-lettres modernes, je me suis orienté vers la faculté de droit de l'Université Nationale du Rwanda. En mai 1994, miraculeusement, j'ai pu sortir de l'apocalypse rwandaise et pu regagner le Burundi jusqu'au quartier de Kamenge alors fief de la rébellion naissante des combattants dits du peuple.

En octobre 1994, je me suis fait inscrire à la faculté des lettres et sciences humaines, département des langues et culture françaises de l'Université du Burundi. Après une tentative d'élimination fin avril 1995 à l'intérieur du campus de Mutanga, j'ai dû fuir après le massacre des étudiants hutus survenu le 11 juin 1995.

J'ai entamé alors un autre chemin de croix qui m'a mené à Mvugo en commune Nyanza-Lac, puis à Uvira en RDC avant de m'arrêter au camp des réfugiés de Kanganiro à côté de Kamanyola.

En septembre 1995, je suis revenu à Bujumbura et en février 1996, j'ai pu partir étudier à l'Université de Yaoundé II. Grâce à une aide de la coopération belge, j'ai pu reprendre mes études de droit.

Après une licence en droit public, j'ai entamé les cours de maîtrise, mais j'ai abandonné pour tenter l'aventure de l'Europe.

En août 2000, j'ai atterri à Paris sans passeport ni visa, comme un clandestin, à bord de l'avion de la compagnie camerounaise. Une fois libéré de la prison par le juge du tribunal de Bobigny, j'ai préféré quitter la France pour les Pays-Bas.

Avec mon statut de réfugié politique, j’ai pu commencer les cours de néerlandais en vue de l'intégration et afin de reprendre les études universitaires. Un financement accordé par une organisation d'assistance aux réfugiés (UAF) en juin 2003 m'a permis de suivre une formation en sciences de l'éducation à la Haute Ecole d'Arnhem et Nimègue (HAN).

Cette même année 2003, avec une poignée de compatriotes réfugiés ou demandeurs d'asile aux Pays-Bas, nous avons lancé une cellule du parti CNDD-FDD et un site Internet pour appuyer la lutte des déshérités pour la restauration de la démocratie et de la dignité pour tous. J'ai ici une pensée et salue la mémoire de feu Ahmad Hassan emporté, voilà une décennie, par le cancer du foie. Paix à son âme!

En 2007, j'ai décroché un diplôme de professeur de français et suis allé enseigner à un collège de Zutphen. Parallèlement à mes études, j'ai donné libre cours à ma passion pour la littérature et j'ai publié deux petits romans, un récit et un essai.

En décembre 2007, j'ai quitté les Pays-Bas pour rentrer au Burundi dans l'espoir que la moisson du CNDD-FDD en termes de dividendes de la paix et de justice sociale allait tenir la promesse des fleurs offertes par le peuple lors des élections de 2005. Hélas, nous sommes tombés dans ce que je qualifie de "tragi-comédie des rois Nsoro" qui est le titre du dernier livre que j'ai publié en octobre 2016 aux Editions du Pangolin en Belgique.

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