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Télécoms

Appels au Burundi : la fraude au « SIM-Box »

15-04-2014

Selon les techniciens de plusieurs sociétés de téléphonie, beaucoup d’appels entrants internationaux ne se font plus par les voies officielles. Ils dénoncent SG2 et la hausse du tarif des appels internationaux entrants, hausse tarifaire imposée par le régulateur. Cette explosion du coût encourage le « grey market » et la fraude par voie de « SIM-box » qui s’est répandue, causant une perte sensible de recettes en devises pour le pays.

C’est quoi le « grey market » et les SIM-Box » ?

« Grey market, c’est tout simplement l’acheminement des appels par des tiers qui ne sont pas des opérateurs agréés dans le pays destinataire. » explique sous anonymat un technicien. Localement, ça peut être un individu ou une société débrouillarde qui installe une parabole dissimulée dans un jardin et sollicite les appels entrants des opérateurs étrangers en offrant un coût inferieur au taux officiel.

Une SIM-Box, c’est une machine qui déguise l’appel reçu par l’exploitant de cette parabole pour faire en sorte qu’il apparaît comme un numéro local. Ainsi déguisé, il réussit à l’envoyer à l’opérateur local agréé comme si c’était un appel local (taxé à un taux bien inférieur), et ensuite, il encaisse la marge – payée directement dans un compte à l’étranger !
L’ARCT, même si elle le voulait, n’a aucun moyen pour dépister ce genre de fraude, au détriment bien sûr du secteur. Les opérateurs agréés réclament depuis l’arrivée de SG2, 75% du trafic international passant par les voies officielles s’est volatilisé.

Question : Qui exploite et bénéficie des recettes de ces SIM-Box et paraboles clandestines ? Dans le cercle des opérateurs, il se dit avec prudence que les coupables sont à chercher parmi « les mêmes individus qui ont promulgué les nouvelles règles, un cercle bien établi et protégé ».

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