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Editorial

Annus horribilis

Léandre Sikuyavuga

Léandre Sikuyavuga

25 avril 2015 à 13h30, Pascal Nyabenda, président du Cndd-Fdd, annonce que Pierre Nkurunziza vient d’être approuvé à 100% par le Congrès comme candidat du parti aux présidentielles. Depuis ce jour, le Burundi s’enlise dans une crise.

Certes, une année après, Iwacu ne prétend pas dans un seul numéro passer en revue tous les faits les plus marquants. Mais avec un décryptage des experts, nous allons revenir sur l’essentiel.

Ainsi, on ne peut oublier de mentionner sur le plan sécuritaire les manifestations contre le 3ème mandat du président Nkurunziza, les assassinats ciblés, l’exil de milliers de Burundais, le putsch manqué, les attaques des camps militaires, tensions au sein de l’armée.

Sur le plan politique, il est juste de s’interroger : que font les leaders de l’opposition radicale, ceux de la société civile ?

Avec la destruction des médias privés, la liberté d’expression et d’opinion a été mise à rude épreuve laissant une sorte de ’’pensée unique’’ gagner du terrain. Côté diplomatie, le Burundi a connu un ballet diplomatique très important avec moult délégations. Sanctions, embrouilles avec le Rwanda et la Belgique en sont suivies.

L’économie a été profondément affectée: le tourisme, l’hôtellerie, les banques, le commerce en général ont été frappés de plein fouet, le gel de l’appui budgétaire et de l’appui projet, les finances publiques touchées…

Malgré cette situation, le langage de nos autorités se veut rassurant. «Au Burundi, tout va bien, nous essayons de gérer la situation», dira la délégation burundaise au président tanzanien, aussi président en exercice de l’EAC. Allant même à demander à Dar es-Salaam de convaincre les réfugiés burundais de rentrer…

Une analyse critique, froide est indispensable pour trouver une solution appropriée. Une autre année dans la même situation qui se dégrade du jour au lendemain sera très dure , pour ne pas dire mortelle pour bien de citoyens burundais déjà très éprouvés sur le plan économique, sécuritaire, voire psychologique.

  11   Vos commentaires
  1. Karabadogomba

    J. Blatter lui avait proposé le poste d’ambassadeur de la Fifa, mais il a refusé. Or, il pouvait en même temps être sénateur à vie, un sage africain qu’on pourrait consulter dans la résolution pacifique des conflits. Et voilà le choix qu’il a préféré..Dommage.

  2. Theus Nahaga

    Ou Nkurunziza et sa clique n’ont pas voulu croire que des Burundais allaient leur résister et se sont trompé de calcul, ou ils savaient pertinement que des gens allaient leur refuser la soumission mais ils ont décidé de faire avec ayant un agenda dont nous aurons les tenants et les aboutissant dans cinq, vingt ans.
    Pour l’instant la situation est ce qu’elle est, Nkurunziza et sa clique n’ont rien à négocier, la solution de la crise actuelle doit déboucher sur un jugement de Nkurunziza et ses collaborateurs les plus proches: Le Nyamitwe, les Bunyoni et autres Nyabenda.

    • Mariya Budangwa

      @ Theus Nahaga

      Le jugement commencera par Simbananiye, Bagaza, Buyoya et compagnie , on doit combattre l’impunité qui a élu domicile au Burundi depuis l’indépendance.

      • Jamahaar

        Juger SE Colonel Bagaza, Major Buyoya et Ambassadeur Simbananiye et Cie!Continuer de rever.

      • Theus Nahaga

        @Mariya Budangwa
        je ne sais pourquoi vous lancer les Simbananiye et autre Bagaza dans la crise actuelle. Ces gens peuvent avoir commis des crimes, mais cela n’a rien à voir avec la crise qui nous concerne aujourd’hui. Vous ne pouvez pas vouloir faire croire que les crimes de Nkurunziza et sa clique sont une réponse aux crime de Simbananiye, Bagaza, Buyoya et cie, cela n’a aucun sens. Surtout vouloir faire croire que Nkurunziza et sa clique ont le droit de prendre tout le pays en otage à cause des crimes potentiels d’un Simbananiye, Bagaza et Buyoya alors que pendant les dix années où il a eu la responsabilité il n’a rien dit de ces crimes, c’est lui donner un alibi pour peu de chose. Si Nkurunziza et ses collaborateurs avaient des reproches à faire contre ces Simbananiye, Bagaza et Buyoya, ils ont eu dix ans pour le faire savoir et surtout pour demander que justice soit faite. Ils ont eu tout les moyens de l’Etat pour faire ce travail.

        • Cheriya

          Theus Nahaga, tous ces gens: Simbananiye, Bagaza, Buyoya & compagnie si la justice internationale ne les poursuit pas ces Criminels de renom, le Burundi n’aura jamais de paix.
          Ces criminels, ils ont conduit leur pays dans un goufre, c’est le resultat de la situation d’aujourd’hui.

          • Theus Nahaga

            @Cheriya
            Il ne faut pas tout lier sinon on ne s’en sortira jamais. La crise actuelle a ses origines qui n’ont rien à voir avec Simbananiye, Bagaza, Buyoya et tous les autres. Rien de ce que firent Simbananiye, Bagaza et Buyoya à leurs époques respectifs ne peut justifier la décision de Nkurunziza et sa clique de violer nos textes fondamentaux pour aller à un troisième mandat dans une illégalité opaque et que bien de Burundais ne voulaient. D’ailleurs Nkurunziza et sa clique n’évoquent jamais les crimes eventuels de Simbananiye, Bagaza et Buyoya, ett pour cause, on pourrait lui demander ce qu’il a fait dix ans durant pour que ces gens soient jugés s’ils le doivent.
            Si comme vous semblez le croire ces gens ont commis des crimes qu’on demande à un tribunal de les incriminer et qu’on nous laisse vivre en paix, nous n’avons rien à voir avec les crimes de Simbananiye, Bagaza et Buyoya. Chacun porte la responsabilité de ses actes.

            • Cheriya

              Theus Nahaga, tout crime doit être jugé selon les droits universels cela veut dire que tout crime doit être sanctionné hors au Burundi on a des crimes commis au passé qui n’ont pas été traduit en justice c’est pour cela qu’on ne peut commencer
              par Nkurunziza alors que ses predecesseurs Simbananiye & compagnie ont génocidé dans le passé, c’est clair n’est ce pas?

            • Meurlsaut

              Bravo Mr Theus Nahaga! Dommage tu t’adresses à des gens qui ont une logique courte.Les crimes de Bagaza,de Buyoya…(s,il y en a eus)ne justifient pas les crimes que Nkurunziza et sa clique font subir aux personnes innocentes au Burundi aujourd,hui et cela pour avoir osé appeler tout simplement au respect de la loi.Pour cheriya et Bidangwa,il ne faut rien dire ni voir des crimes de Nkurunziza et sa clique puisqu’il y a eu des crimes dans le passé.C’est une recherche d’équilibre en crime ce que fait Nkurunziza et sa bande!!! Bidangwa et Cheriya sont d’une logique aberrante et pathétique!

          • Kankuwunguka

            Pourquoi alors BAGAZA, SIMBANANIYE, BUYOYA et cie n’ont pas été arrêtés et jugés pendant les dix dernières années, au lieu de trouver l’alibi du troisième mandat illégal pour tuer les fils et les filles innocents de ce pays qui n’ont commis d’autre crime que refuser la violation de la conscience nationale. Peut-on alors prendre NKURU comme un champion des rancuniers hutus tenant à se vanger des atrocités des régimes passés? Le choix a été judicieux de leur part.

            • John

              C’etait fort triste que des burundais aient extermine et continuent d’exterminer d’autres burundais et meme des etrangers surtout rwandais dans les diverses crises que le pays a connu. Cela devrait server de lecons du « Plus jamais Ca ». Qu’est ce qu’on a gagne individuellement ou collectivement, en tant que communaute dite ethnique, pour avoir tue des femmes des enfants, des jeunes et vieillards pour seulement ce qu’ils sont? Reponse absolument riemn de positif(mais seulement du negative dont la haine entre citoyens d’une meme nation, la rupture du tissu social, la regression economique au niveau individual et national……etc Mais helas on dirait que l’histoire, surtout celle de nos souffrances n’a pas laisse de lecons. C’est dommage.

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