Culture

Andika Prize : le premier prix littéraire en anglais au Burundi est là. Participez !

Promouvoir l’écriture tout en établissant des ponts de dialogue avec le public anglophone, notamment dans le cadre de l’intégration dans l’Afrique de l’Est … Voilà les objectifs du nouveau prix littéraire lancé ce jeudi 25 juillet par le Groupe de presse Iwacu avec le soutien de l’Ambassade des États-Unis et de TradeMark EastAfrica.

Andika PrizeAmbiance feutrée, deux poètes, trois écrivains, des journalistes, deux ambassadeurs et deux ministres, celui en charge de l’Intégration dans la Communauté Est-Africaine et celui en charge de la Culture…
Voici le décor dans lequel, quatre ans après le lancement du Prix Michel Kayoya, francophone, Iwacu a remis à jour son travail de défrichage littéraire : « Notre groupe de presse est conscient que les Burundais peuvent être facilement bilingues. Nous avons déjà le français, et il n’est pas difficile d’acquérir l’anglais. Ce qui n’est pas le cas pour la majeure partie de voisins de l’Afrique de l’Est. Et cela est un grand atout ! »

Telle est l’idée motrice derrière le lancement de ce prix littéraire, selon Antoine Kaburahe. Car  » l’ouverture au monde qu’Iwacu défend passe aussi par l’apprentissage d’autres langues, ici l’anglais. » Et au directeur des publications du Groupe de presse Iwacu de souligner que l’Andika Prize « enrichira le panorama des auteurs burundais », « permettra à Iwacu de continuer le modeste travail d’édition des textes qui racontent nos temps », « participera au dialogue des peuples » …

L’ambassadeur des États-Unis, Mme Dawn Liberi, « heureuse de s’associer au projet », n’a pas manqué, quant à elle, de se réjouir de rencontrer dans quelques mois les participants et lauréats d’un prix qui s’inscrit dans la logique du programme de l’ambassade de promotion de la lecture et de l’émergence de nouveaux talents artistiques burundais : « Peut-être que les gagnants du prix se seront ressourcés dans notre centre d’information, ou dans les deux American Corners opérationnels à Bujumbura », ajoutera Mme Liberi.
« Une des meilleures façons d’apprendre une langue est de penser et de créer dans cette langue », aura souligné la diplomate américaine dans un discours de lancement officiel … rédigé et lu en français !

Le concours est ouvert à tous les Burundais résidents au pays, qui ont 18 ans et plus. Sans thème particulier, les dépôts des nouvelles (short stories) est ouvert jusqu’au 15 octobre courant. Les textes ne devront pas dépasser 3.000 mots et les gagnants devraient être récompensés en janvier 2014. Au menu des récompenses : la participation à un festival littéraire … Pour plus de détails, un coup d’oeil à la page dédiée à l’Andika Prize, ou un email à andika@iwacu-burundi.org

Anthe Vrijlandt, la directrice de TradeMark East Africa au Burundi n’a pas manqué elle aussi de revenir sur l’aspect « intégration régionale » que revêt « un projet plutôt en dehors d’habituels champs d’intervention de notre organisation », notamment le soutien dans la formation des fonctionnaires burundais à l’usage de l’anglais, la langue de travail dans l’EAC. « Mais l’esprit reste le même, puisque toutes ces actions permettent au Burundi afin d’améliorer sa position dans la communauté est-africaine. »

Lors du lancement de l’Andika Prize, un nom reviendra dans les discours des orateurs du jour : Roland Rugero. Initiateur de ce nouveau projet littéraire après avoir l’été pour le Prix Michel Kayoya, il se veut pragmatique avec l’aspect linguistique de la création littéraire au Burundi : « Le plus important est de comprendre qu’il n’y a pas de hiérarchie de valeur entre les langues. Mis à part la langue maternelle, qui revêt un caractère toujours spécial, toutes les autres n’ont de valeur que parce qu’elles jouent un rôle d’outils, en nous permettant de communiquer, d’étudier, d’aller vers l’autre, de comprendre le monde, etc. »
Et au lauréat du prestigieux programme international des écrivains de l’Iowa (États-Unis) de préciser : « Cet outillage change au grès des parcours de l’histoire des individus, des communautés, des nations. » Pour l’écrivain, « avoir des écrivains burundais anglophones à côté de nous autres francophones permettra au Burundi d’être potentiellement connu par des millions de lecteurs incapables de lire en ce jour nos textes en français, et de placer le nom de notre pays sur une carte littéraire mondiale dans laquelle il est actuellement impossible de faire l’impasse sur l’influence de l’anglais. »

  6   Vos commentaires
  1. Nsengiyumva Innocent

    However, don’t forget that we too are Burundians and still want to contribute to the emergence of that language of Shakespeare. If we could join the battle in competing with others or look for another test for those who are abroad just to see how we are doing in that language. No matter the prizes, but the honour to feel that we can also write in English and compete with those who were born the English speaking countries

  2. Nkundagihugu

    The main idea is to promote english language in Burundi, so those who are abroad can’t be included because some of them are already in english system and they have high language level which will drop burundians who are in Burundi with a lower level, but it will be good to include younger under 18.

    • Federation

      OK, I get your point dear @Nkundagihugu, same playing field in a sense !

  3. Federation

    D’accord sur toute la ligne. Que ce soit le point de vue exprimé par Mme l’Ambassadeur (Mme Dawn Liberi) , M. Kaburahe et surtout celui de directrice de TradeMark East Africa ! C’est essentiel pour notre intégration dans l’EAC !
    Merci pour ce magnifique papier Mme Diane Uwimana !
    Je pense par ailleurs que le Swahili (bien qu’il ne soit pas une langue à dimension internationale) aura son tour parce qu’il est élément essentiel pour nous forger une identité est-africaine et de ce point de vue, on aura un plus par rapport l’UE !
    PS : Je n’ai juste pas saisi l’importance des restrictions d’âge et de résidence pour pouvoir participé à ce prix. Ceci risque d’en exclure des candidats potentiels.
    « Le concours est ouvert à tous les Burundais résidents au pays, qui ont 18 ans et plus. »

    • Ndibazako abarundi twama dukenkera abana bato kandi uworaba neza yosanga hamwe iri higanwa jyoha ububasha umurundi wese numwana arimwo kuko nawe numurundi, haraho Andika price yotwagwa nuwo abateguye ihiganwa batari biteze. Ndabasavye muhindure critereria of selection if you can. Here again did you mean that those living outside Burundi are no longer Burundian????!!!!!!!!!!

      Ico cariciyumviro ciza mugabo nuko mbona umengo harimwo amacakubiri.

      • Federation

        You’re absolutely right dear @Kibuye Victor! Those outside the country should not be excluded. This will increase the competition and the output quality! Let’s hope that Iwacu will dare to consider this…
        The age criteria as well…

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