http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/09/US-ADVERT-26-SEPT-O-7-OCT.pdf
Interviews

Aimé Nkurunziza : « Au Cndd-fdd, vous vous taisez ou vous partez ! »

Iwacu a rencontré Aimé Nkurunziza, député, ancien président de la commission chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures à l’Assemblée Nationale. Il raconte son parcours depuis son adhésion au CNDD-FDD, jusqu’à son exil. Un témoignage éclairant sur le système qui nous gouverne.

Iwacu a rencontré Aimé Nkurunziza, député, ancien président de la commission chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures à l’Assemblée Nationale. (Interview)

Aimé Nkurunziza, Bio express • Naissance : A Rugombo (Cibitoke) en 1970 • Formation : licence en Histoire (1996) • Journaliste de 1996-2007 (Agence Burundaise de Presse, Studio Ijambo, Radio Isanganiro, attaché en Communication chez RCN Justice et Démocratie. • Chef de Cabinet du ministre de l’Intérieur de 2007-2010 • Député de 2010 à juin 2015 (exil au Rwanda)

Comment êtes-vous entré au Cndd-Fdd ?

La volonté de changer les choses ! Je viens de Cibitoke, une province historiquement « oubliée ». Comme journaliste j’ai fait ce que j’ai pu.Ensuite, j’ai pensé que, comme acteur politique, je pouvais faire plus. En tant que député par exemple.

Le CNDD-FDD était un mouvement rebelle. Quand êtes-vous rentré ?

J’ai été recruté peu avant la signature du cessez le feu entre le CNDD-FDD et les FAB, quand j’allais couvrir les négociations comme journaliste. Des combattants hauts gradés originaires de ma province me disaient que le parti avait besoin d’intellectuels pour la lutte politique. Je suis d’ailleurs reconnaissant envers la personne que je considère comme mon parrain. J’espère qu’elle comprendra mon choix et ne m’en voudra pas.

L’envie de changer les choses vous a fait entrer dans le parti. Elu de Cibitoke, qu’avez-vous changé ?

J’ai pu changer le statut des terres dites « paysannats » dans ma province. Aujourd’hui, ils sont tous propriétaires alors qu’ils étaient des usufruitiers de l’Etat depuis l’époque coloniale, une révolution en quelque sorte.

Député,président de la commission chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures à l’Assemblée Nationale. Pourquoi s’exiler ?

C’est vrai j’ai fui, pas vers le Rwanda, parce que jusqu’ici je ne connais pas encore ma destination finale. J’ai fui la situation que tous les Burundais vivent. J’ai fui un pays où une presse libre et indépendante n’existe plus pratiquement. J’ai fui un pays où des jeunes gens se font tuer régulièrement par ceux-là mêmes qui étaient censés les protéger. J’ai fui un pays où les démons ethniques semblent refaire surface. J’ai fui aussi un pays tellement pauvre que la majorité des Burundais ne peuvent plus manger qu’une seule fois par jour, lorsqu’ils parviennent à trouver à manger. Bref, j’ai fui un pays où tout va mal, un pays où tous les ingrédients sont réunis pour que le pire arrive. S’il n’est pas déjà arrivé.

Votre fuite, un choix brusque ou une décision mûrement réfléchie ?

Il y a eu des raisons immédiates, mais il y aussi d’autres raisons liées à des situations vécues et observées au fil du temps. La cause immédiate est la mascarade, les tricheries pour le remplacement des deux commissaires qui ont démissionné à la CENI. J’ai vu venir le danger et les autres le verront bientôt.

Expliquez-nous davantage…

Apres le départ des deux dames commissaires de la CENI, il y a eu une session dite ordinaire de l’Assemblée Nationale convoquée par son président, dans des conditions que je juge irrégulières. Je me rappelle bien que lors de la clôture de la session d’avril, il avait été clairement dit que les travaux de la législature 2010-2015 venaient de prendre fin. Je pensais qu’on ne pouvait siéger que pour des sessions extraordinaires convoquées par le Chef de l’Etat. Ce qui n’a pas été le cas pour cette session dite de juin. Il y avait donc déjà un hic à ce niveau.C’est pour cela que je ne me suis pas présenté à l’ouverture de cette session.

C’est donc cette irrégularité qui vous a poussé à partir ?

Pas seulement. Je sais que peu après, des réunions ont été organisées dans un cadre informel par le groupe parlementaire Cndd-Fdd. Des modalités de remplacement des deux commissaires ont été discutées. J’ai alors compris ce qui allait se passer et j’ai interrogé ma conscience. Je savais pertinemment que ce ne serait pas des gens qui seront proposées par l’aile Nditije de Uprona qui est majoritaire à l’AN. Connaissant comment les choses se font chez nous, j’avais des doutes. Encore qu’il y avait ce débat sur la légalité des trois autres commissaires qui sont restés à la CENI, par rapport aux prescrits de la Constitution et du code électoral. En mon âme et conscience, j’ai alors décidé que je ne pouvais pas cautionner un vote qui demain risque de mener le pays vers une catastrophe. Alors, j’ai choisi carrément de m’exiler.

L’exil était vraiment votre seul choix ?

Chez nous, lorsque vous êtes contre une décision du patron ou du parti, ou vous vous taisez et vous courber l’échine ou vous prenez le large.

Vous avez dit que vous aviez des doutes, sachant comment les choses se passent chez vous. Comment se passent-elles ?

Dans le contexte actuel, il y a un problème très sérieux dans le parti, lié aux divergences sur la question du 3eme mandat de Nkurunziza. Il y a deux courants : un qui est pour ce mandat et un autre qui est contre parce qu’il le considère illégal et source des troubles dans le pays. Je suis de ce courant là.

Un courant connu, dit des frondeurs, s’est exprimé publiquement…

Oui, il y a eu des frondeurs, ceux qui ont signé la pétition mais, méfiez-vous, il y a d’autres encore, même autour du patron. Seulement, beaucoup ont préféré se taire par peur des représailles, des intimidations. Mais les mécontents, ceux qui sont contre ce mandat sont nombreux.

Avant votre fuite, aviez-vous déjà été l’objet de menaces directes ou indirectes ?

C’est relatif, mais des problèmes j’en ai eus. Ainsi, dans ma commission,au moment de l’analyse du projet de loi sur la nouvelle Constitution, j’ai eu de sérieuses difficultés parce qu’on m’a imputé l’échec de faire passer ce projet en plénière. Pourtant, à l’époque, j’avais dit à qui voulait m’entendre que le projet tel qu’il était venu du gouvernement n’avait aucune chance de passer à l’Assemblée Nationale. Ils ont voulu forcer le vote et le résultat a été un échec cuisant. Malheureusement, je sais que certains hauts gradés et des cadres du parti ont dit qu’ils ne s’attendaient à rien, vu que j’étais le président de la commission.

Vous étiez donc mal vu au sein même de votre parti…

Oui, les mêmes reproches m’ont été faits lors de l’analyse du projet de loi sur la presse. Toutes les initiatives et toutes les démarches que j’ai faites dans le sens de produire une bonne loi ont été bloquées en plénière. Pourtant, lorsque le projet est revenu dans ma commission après qu’un arrêt de la Cour constitutionnelle ait trouvé certaines dispositions anticonstitutionnelles, nous avons pris notre courage à deux mains pour que le texte soit amélioré dans le sens voulu par tous les partenaires. J’en profite d’ailleurs pour remercier mes collègues députés Festus Ntanyungu et Charles Nditije. Mais il y a eu des collègues qui n’ont pas été contents, au point qu’un député de Cankuzo m’a dit après le vote : « Honorable, tu viens de nous enterrer. » J’apprends malheureusement que cette loi n’a pas encore été promulguée et j’en ignore les raisons.

Apparemment, les rapports avec certains membres de votre formation se sont dégradés petit à petit ?

Oui, un autre exemple. J’ai aussi eu des difficultés en tant que membre du groupe des porte-parole du parti, quand j’ai pris tout mon courage pour aller dire à qui de droit, et en insistant, que le document qui avait été rendu public par un responsable du parti a Bubanza et dont le contenu était teinté d’un certain extrémisme ethnique, devait être dénoncé tout comme son auteur. On m’a répondu qu’il s’agissait d’une « stratégie politique pour galvaniser la population autour des idéaux du parti. »

Il y aeu également la fameuse tentative de limogeage du président de l’Assemblée Nationale. J’ai été approché plusieurs fois par des personnalités qui voulaient connaître ma position sur ce projet. Je leur ai dit que je ne pouvais pas cautionner que le président de l’AN soit limogé pour des raisons infondées.

Quelles étaient ces raisons ?

Il semble qu’il aurait, dans un cadre que j’ignore, manifesté des inquiétudes par rapport à la question du troisième mandat de Nkurunziza. Cela n’avait à mon sens aucun lien avec le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Le président du groupe parlementaire Cndd-Fdd m’a demandé s’il est vrai que j’étais contre ce limogeage. J’ai confirmé sans faux fuyant. Je me suis aussi inscrit en faux contre la création de la nouvelle province de Rumonge du fait que ce projet était en total contradiction avec la décentralisation. La commission que je présidais venait de réduire le nombre des communes de Bujumbura dans le sens de promouvoir justement cette décentralisation ! En fait, on nous demandait de faire une chose et son contraire !Bref, ce ne sont que quelques exemples de mon malaise avec des gens de mon parti.

On a souvent accusé l’Assemblée Nationale d’avoir une pensée unique.Critique fondée ?

C’est relatif parce que certaines lois qui ont été votées ont été le résultat d’un vaste consensus entre les groupes parlementaires. Cela pourrait être vrai pour des lois jugées trop sensibles, mais cela dépendait aussi des commissions. Il faut toutefois reconnaître qu’il y a des cas où le groupe parlementaire majoritaire le Cndd-Fdd, était obligé de s’imposer faute de consensus.

Pensez-vous être un« outsider » au sein de l’Assemblée Nationale ?

Mais je ne suis pas le seul ! Certes ce n’est pas tout le monde qui a le courage de dire non. Certains préfèrent se taire et je les comprends. Mais franchement, ils sont nombreux, et j’ai espoir qu’ils finiront par se rendre compte que les choses ne peuvent pas continuer comme elles sont.

Une guerre de clans couve donc au Cndd-Fdd ?

Il y a effectivement deux courants dans le parti, selon qu’on est pour ou contre le 3eme mandat de Nkurunziza.

Est-ce que c’est facile de connaître les deux courants ?

Si on fait une lecture simple, il se fait que les grands partisans de ce mandat se retrouvent parmi ceux qui ont fait le maquis, et d’autres qui suivent pour plusieurs raisons. L’autre tendance,on la retrouve essentiellement parmi les gens qui n’ont pas fait le maquis. Les choses ne sont pas aussi tranchées qu’on pourrait le croire. Mais globalement la situation se présente ainsi. A un certain moment, on disait que ce sont les gens qui ont des diplômes ou les double-nationalités, ceux qui « se la coulaient douce à l’étranger» quand les autres se faisaient lancer des bombes dans le maquis, qui ne comprennent pas que l’actuel patron doit avoir « son » 3eme mandat.

Pensez-vous que M.Nkurunziza puisse changer d’avis sur ce 3ème mandat ?

Malheureusement, je ne pense pas qu’il va lâcher. Mais on peut s’interroger sur la suite de cet entêtement. Car, outre les manifestations, il devra faire face à la communauté internationale qui a commencé à agir à travers les sanctions et la suspension des aides. Va-t-il gagner cette guerre ? J’en doute.

Un discours ethnique menace le Burundi

D’après l’exilé, le discours ethnique de la part de certains hauts responsables du pays et du parti est inquiétant. « Quand vous entendez dire que ce qui se passe aujourd’hui est une volonté des gens d’une ethnie de revenir au pouvoir, c’est très grave » dit Aimé Nkurunziza.Avec un tel discours, il craint que le pays risqueplonger dans un gouffre, mais espère que « les gens se ressaisiront à temps. »
Au sujet des manifestations en cours, il rappelle que la loi sur les manifestations est passée dans sa commission et, dit-il, il sait ce qui se trouve dedans. « Je suis donc étonné quand des gens demandent de manifester pacifiquement et qu’on ne leur donne pas l’autorisation. Maissi on pouvait tout au moins empêcher ces manifestations sans tirer sur des gens sans armes », regrette-t-il.D’après lui, certains veulent faire accepter ce mandat par force. Mais la stratégie ne serait pas payante. « Après les manifestations des jeunes, il faut s’attendre à des manifestations d’une autre forme, des grèves des fonctionnaires, le jour où ils n’auront plus leurs salaires et les militaires leurs soldes. Avec la suspension de l’aide des principaux bailleurs, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement. »

Un groupe restreint autour du président Nkurunziza le pousserait à rester…

Je n’ai jamais cru à cela. Qu’il y ait des hommes influents autour du chef, un entourage courtisan, c’est normal. Ce n’est pas une première en Afrique. Mais en définitive, c’est le chef qui décide et la responsabilité première lui revient.

On parle d’un groupe de quelques généraux qui font la pluie et le beau temps au Burundi ?

Je ne prétends pas avoir beaucoup de détails. Je sais qu’ils suivent tout ce qui se fait, au point qu’ils avaient toujours un œil sur toutes les lois sensibles que nous avons eu à analyser. Par un coup de fil, une petite discussion sous forme de recommandation…

Parmi les scenarii possibles, certains commencent à parler d’une possible rébellion. Qu’en pensez-vous ?

C’est sûrement exagéré, mais les manifestations en elles-mêmes sont une sorte de rébellion, mais pacifique. Mais le fait est qu’il y a des gens qui ne pourront pas accepter que les choses continuent telles qu’elles sont.

Vous ne figurez pas sur les listes électorales de votre circonscription pour 2015, cela a-t-il influencé votre décision ?

(Rires) Je savais depuis deux ans que je ne figurerai pas sur ces listes. Beaucoup savaient que j’étais en conflit avec certains desténors du système, de grands messieurs redoutables de ma province, des hauts gradés qui disaient haut et fort que j’étais« un type suspect », qui ne faisait pas profil bas devant eux. Mais malgré cela, j’avais des promesses, un grand milliardaire qui fait et défait tout dans ma province et dans le pays m’avait dit à plusieurs reprises qu’un poste d’ambassadeur m’attend après les élections de 2015 (rires). Et puis, ce que les gens oublient, c’est que quand j’ai pris ma décision de quitter le pays, j’ai laissé derrière moi plus de 10 millions de Fbu que je devais percevoir comme frais de fin de mandat. Mais ces millions et ces promesses ne valent rien quand on voit des gens mourir tous les jours. Je ne regrette pas mon choix.

/div>

  15   Vos commentaires
  1. Ingrid

    Komera mutama Hon.Aime twebwe turazi ivyo wadukoreye.Mbe murazi kumara imyaka mirere na mirere
    des generations et des generations muba mu matongo y,intizo?
    Coup de chapeau iki tuzokwama tukikwibukirako grace a vous nous avons aussi amatongo bwite, bwegu nkabandi barundi bose.
    Gira amahoro

  2. karundi

    « Au Cndd-fdd, vous vous taisez ou vous partez ! »
    No kwa Léonce, no kwa Agathon, no kwa Sinduhije, no kwa Minani, no kwa Concilie, no kwa etc. ni uko bimeze, bapfuye rumwe.
    Noneho no mu mihana yacu niko bimeze, umugabo avuze ntashaka ko umwana, umugore, umukozi, umusavyi w’indaro, etc. asubizayo. Mwagira biva he? ku ziko
    Nayo député nareke guta ubwoko apfe nk’umugabo

  3. Mumurabe neza uyo mudepité,iminwa irumye,amahera yakuye i burundi atanguye kumuherana,ubuhungiro ni bubi,ivyo bibi abibonye mandat ya cinq ans iheze,abahunga bose bahunga vers la fin,c’est génial!

    • Inyankamugayo

      Wa wundi yavuga ko bagumuka kubera batari ku ma listes y’ibit ibi canke biriya abeshe buhoro! Bariko bararondera ahandi ubwatsi bukiri bubisi kubera babonye muri CNDD FDD bwabaheranye. Barundi ntimuhendwe ngo mushorwe mu ntambara n’baharanira amaronko yabo. Rwaruka ikangure nimba udandaza udukaranga idandarize wironkere akajumbu ntukurikire ubwije.

      Imana niyo twebwe abanyagihugu tuzeyeko kumara kabiri naho abo banyapolitike benshi ni ay’inda.

    • aline

      None Liliane, wewe durant les cinq ans passés, les choses au Burundi étaient comme elles sont ces derniers jours ou mois? Soit réaliste!

      • karundi

        None ga Aline wewe aba bantu bashwabadutse kubera babakuye kuri listes électorales urabizeye kweli. Vous pensez qu’ils sont vraiment sincères?

  4. Iuvenis Mujeune

    Je pense que dans tout parti, c’est comme ça. Ce n’est pas le frodebu qui dirait le contraire avec Domitien et Ntiba.

  5. C est veaiment ridicule nos politiciens.je connais tres bien le Rwanda j ai meme des familles la bad.Voir honorable tenir de tels propos sur le sol rwandais alors qu avec le FPR c est 10 fois plus serre et ferme qu ici, j ai peur pour tous ce qui y vont.Une autre destination peut etre.

    • Inyankamugayo

      Kagame aragaba abo bagabo bazokwanduza ingeso y’ubugarariji abantu biwe nka kumwe les rwandais de 1959 babikoze mu Burundi.

      Kagame fais gaffe!

  6. bizowabizo bizos

    Pauvre honorable!!!!!!
    Tu as laissé dix millions mais tu as mis dans la poche 300 milles euros pour vendre le pays!!!!!!
    On connait comment et combien on a acheté ces gens qui ont fui et démissionné , c’était l’un des scenarii pour déstabiliser les institutions.
    Ubu vyose birazwi, reka kubesha abantu, haute trahison pour ton parti honorable!!!!!
    Il parait que tu ne dis jamais non devant l’argent, hahahahahahhahahahahaha, les burundais se connaissent
    Mais aussi le parti CNDD FDD doit maintenant faire attention, hari abawujemwo bafise intumbero yo kuwimba kandi bariko baramenyekana.

    • NM

      Iki n’ikinyoma kitagira izina. Chez-vous tout s’achete. Muratey’isoni.

    • aline

      Bizo, nimwe mukunze kuvuga no « kuvuga aya muhe », ivyo wanditse ni ayamuhe gusa. La réalité est que si les intérêts z’umugambwe zimaze gushirwa musi canke kunganishwa na intérêts z’umuntu umwe wo muwo mugambwe, bitegerezwa guca bigenda uko nyene biriko biragenda. Kuko burya mu mugambwe, umuntu ntiyarakwiye kwigungana ijambo, ngo noneho ategeke ivyo ashatse vyose, ace kandi ashaka ko abanyamugambwe bose bavyumva nkuko avyumva. Umugambwe ugizwe n’abantu benshi utegerezwa kubamwo ivyiyumviro bitandukanye, noneho na ntaryo hakaba guhana ijambo muba nyamugambwe bose, maze l’opinion de la majorité akaba ariyo bose bagenderako. Muri CNDDFDD rero siko bimeze, c’est l’opinion de la minorité puissante qui s’impose. Umugambwe uwariwo wose uzogira ngo :umugambwe ni naka uzoba ugiye akagirire. Nuko nyene cette minorité puissante au CNDD FDD yamaze gupanga la mascarade électorale, amajwi CNDD FDD nticobaye ikirenga

  7. Honorable; none uwogusubiza kuba chef de cabinet muri mininter ntiwosubira kurenganya abo ufiseko ububasha?
    Ariko naraguhariye Imana iguhindurire mubuhungiro;wihane usabe imbabazi.
    Ivyo Hon Aimé avuze vyose nimba ari ukuri igihugu cacu gikwiye abatabazi vuba na vuba.

  8. Gima

    Alain Jupin, ancien prenier ministre françaiis disait à un de ses ministres qui contestait la ligne du gouvernement: »ou tu te tais et tu marches ou tu fous le camp ». Le parti a une ligne à suivre. Le parlementaire Aimé a eu le gateau pour lequel il n’avait pas sué; quand la situation s’est compliquée, il s’est enfui. Pourrait-il défendre sa femme si un voleur entrait dans la maison?

  9. cumacindubaruba

    j’ai laissé derrière moi plus de 10 millions de Fbu que je devais percevoir comme frais de fin de mandat, au malin malin demie, 10 000 million uyashize mumanyarwanda nudufranga duke cane opposition ishobora kuguha atangorane kugira plan yabo ije imbere, muri politique rero nugutomboza ntiwaba wagize ibiharuro neza ntuzogaruka uri ambassaderi gusa ahubwo ministre des relations exterieures ahandi naho usigeyo agahanga kuko nduva bakwagiriza gusuma urusaku muri opposition à toi de choisir.

Publicité