Justice

Affaire Agnès Dury : demande d’une confrontation

Me Rodrigue Majambere, avocat-conseil de Moise Bucumi, a annoncé, ce jeudi 26 février à l’hôtel Amahoro, lors d’un point de presse, que son client souhaite une confrontation avec Marguerite Barankitse devant les magistrats français.

Me Rodrigue Majambere : « La confrontation entre les deux personnes permettrait de lever toute équivoque, et ce pour le triomphe de la vérité.»  ©Iwacu

Me Rodrigue Majambere : « La confrontation entre les deux personnes permettrait de lever toute équivoque, et ce pour le triomphe de la vérité.» ©Iwacu

D’emblée, l’avocat a indiqué que depuis peu Marguerite Barankitse dit Maggy, présidente de la Maison Shalom, aurait fait une déposition chargeant Moise Bucumi dans les milieux associatifs et diplomatiques dans l’affaire Agnès Dury.
Selon lui, le Parquet Général de la République vient de l’informer que la commission rogatoire internationale française, en visite au Burundi à partir du mois de mars prochain, aimerait entendre son client. Et de préciser qu’il ne peut que s’en réjouir car son client sera disponible.

« Elle permettrait de faire la lumière »

Bien plus, fait savoir Me Majambere, la défense de Bucumi aimerait mettre à profit la présence de ces magistrats français au Burundi pour qu’ils organisent une séance de confrontation entre leur client et Margueritte Barankitse. « Pour que toute la lumière éclate et que les informations qui seraient propagées dans les milieux ci-haut cités puissent faire l’objet d’enquêtes approfondies faites par les magistrats français de la commission rogatoire internationale. »

Au cas où la déclaration incriminant Moise Bucumi aurait été faite, a-t-il insisté, la confrontation entre les deux personnes permettrait de lever toute équivoque, et ce pour le triomphe de la vérité.
Iwacu a contacté, sans succès, Margueritte Barankitse pour qu’elle s’exprime sur ces accusations et la demande de confrontation. Pour rappel, Agnès Dury, est une française tuée à Ruyigi le 31 décembre 2007. Elle travaillait pour l’ONG Action Contre la Faim. Depuis lors, des enquêtes ont été menées séparément par la justice burundaise et française. Mais l’affaire n’est pas encore élucidée.

  1   Vos commentaires
  1. JEAN PIERRE

    Mr. l’Avocat, vous réclamer déjà la confrontation alors que la Commision veut tout simplement entendre ton client? Donc vous savez déjà ce qu’ils vont vous demander?

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