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Politique

52ème anniversaire de l’Uprona : « Notre parti a les nerfs solides pour sortir de la crise »

Le courant de réhabilitation regrette, à la célébration du 52e anniversaire de la victoire de l’Uprona, le mauvais climat politico-économique et la crise que traverse le parti. Son président se veut rassurant.

Evariste Ngayimpenda appelle "ceux qui, pour des raisons inavouées, ternissent l’image du parti, de changer de comportement" ©Iwacu

Evariste Ngayimpenda appelle « ceux qui, pour des raisons inavouées, ternissent l’image du parti, de changer de comportement » ©Iwacu

Le parti Uprona a célébré son 52ème anniversaire toujours divisé entre deux ailes rivales. Une aile dite « courant de réhabilitation du parti » et une autre qualifiée de « gouvernementale ».Au cours d’une conférence de presse tenue à la Maison de la presse ce 18 septembre, le président du courant de réhabilitation du parti, professeur Evariste Ngayimpenda a invité les militants à « resserrer les rangs et dire non à la mise au rancart de l’Uprona. »Il a regretté que cet anniversaire se célèbre au moment où le parti traverse une crise interne qui l’empêche « d’être le parti havre d’unité et de démocratie. » M. Ngayimpenda a demandé à ceux qui, pour des raisons inavouées d’intérêts égoïstes, ont pris « l’option de ternir l’image du parti, de changer de comportement. »

Malgré tout, il s’est dit confiant dans le dénouement de cette crise. Il a rappelé qu’en 52 ans d’existence, ce parti a déjà connu trois crises internes ( 1962-64, 1998 et celle qu’il traverse actuellement) . « L’Uprona a les nerfs solides pour sortir de la crise », a encore rassuré Evariste Ngayimpenda. Il a encouragé le groupe parlementaire de l’Uprona qui a dépassé les clivages internes de continuer à résoudre le conflit qui dure plus de trois ans.

Concernant le probable troisième mandat de Pierre Nkurunziza, M. Ngayimpenda s’étonne et s’indigne de la prise de position de l’Uprona gouvernemental qui nie l’évidence. « Le mandat du président actuel prendra fin au mois d’août 2015 comme le précise l’accord d’Arusha ainsi que la Constitution dans ses articles 7, 8, 103 et 302 ». Enfin, il n’a pas oublié de rendre un hommage aux illustres personnalités qui ont permis la victoire du 18 septembre lors des élections législatives en 1961 : le prince Louis Rwagasore et ses camarades.

  4   Vos commentaires
  1. bornto

    C’est bel et bien AbadaCIKAna, Abadasigana bo mbona bamwe barayovye.
    J’attendais à ce ce parti demande pardon pour tous les crimes sous son pouvoir dictatorial, sanguinaire depuis 1962-2005, parti dont les membres ont tué, massacré les burundais, pillé la République, spolié les autres citoyens, envoyé des burundais à l’exil. Ils ont torturé la République sous toutes les formes. Ils ne demandent pas PARDON au Peuple burundais, ils n’éprouvent aucun regret, et ils ont envie de revenir diriger. Quel cynisme ! Ils devraient raye l’UPRONA et adhérer dans d’autres partis, sinon on ne verra en eux que des Micombero et Simbananiye et les JRR des années noires du Burundi.

  2. Terimbere

    Je pense que si l’Uprona, comme les autres partis, avait décidé de ne pas participer dans les élections de 2010, le Cndd allait perdre toute sa légitimité et je pense que bcp de souffrances du peuple auraient été épargnées!
    Mais ce n’était pas la première fois que ce parti participe dans des coups qui représentent des intérêts contraires à ceux du peuple!
    C’est le même parti qui en 1992 a initié la politique d’unité et réconciliation, laquelle politique a abouti à la mort des centaines de milliers de nos compatriotes et des dizaines de milliers dispersés et certains d’entre eux jusqu’à nos jours!
    Et c’est le même parti qui a introduit la démocratisation au Burundi à plus d’une fois (1992 et 2002) et comme on peut s’en rendre compte, le niveau démocratique de nos institutions restent à désirer!
    Qui ne sait pas que la grande majorité de l’électorat uproniste est Tutsi?
    Ironie du sort, les critiques qu’ils reprochaient hier à leurs frères sont devenus une réalité pour eux aujourd’hui !
    Akari mu mpene …
    Pourquoi se laissent-ils manipuler jusqu’à ce point ?
    Personne, personne ne peut prétendre être capable démocratiser ce parti car c’est une organisation obscure et mafieuse dont les intérêts d’un petit groupe au sommet sont autres que politiques !
    Le salut de demain, si l’on doit en avoir un, n’est pas dans ce parti

  3. « La recréation a trop dure.Cap au renouveau et au ressaisissement pour reconquérir le pouvoir un jour ». Et hop, les mots sont écrits, il ne manque que la musique. Ça s’appelle de la science fiction pour se réaliser mon frère Jamaar avec les appétits de ces gloutons charognards de ce vieux parti. Fini les chicaneries d’hier, les échéances électorales approchent et vite… à table les convives

  4. Jamahaar

    Tous les partis politiques historiques traversent a une epoque de leur vie une crise interne et quelquefois disparaissent de la scene, une sorte de traversee du desert, pour revenir sous de nouvelles appellations.A force d’avoir trop servi, on finit par subir l’usure du pouvoir et court d’idees nouvelles porteuses d’espoir et de changement. Il n’y a rien de particulier pour le cas du Parti de l’Union pour le Progres National.Ses membres peuvent etre fiers qu’il ait pu traverser toutes les crises, coups d’Etat et le retour du multipartisme sans avoir ete balaye par les vent du changement comme cela s’est passé pour les autres partis dans les autres pays sur le continent et a travers le monde.Il n’y a rien qui empeche les deux courants a s’unir.Ils n’ont qu’a mettre de cote leurs egos et amorcer un dialogue constructif et sincere.Les membres et les militants sont fatigues de ces guguerres et dechirements inutiles internes au parti de l’independance.La recreation a trop dure.Cap au renouveau et au ressaisissement pour reconquerir le pouvoir un jour.C’est le but ultime de tout parti politique ou toute association ayant cette vocation.Le peuple n’aime pas les divisions et les hesitations.Il les sanctionne lorsque l’occasion se presente a lui lors des consultations nationales.

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