Politique

2020, le compte à rebours est lancé

10-07-2017

Le président de la République a appelé à une contribution volontaire pour financer les élections de 2020. Un pari plutôt compliqué.

Pierre Nkurunziza lance une levée d fonds pour 2020

L’image circule sur le net depuis la célébration du 55ème anniversaire de l’indépendance du Burundi. On y voit Pierre Nkurunziza, tiré à quatre épingles, un brin souriant. Il lance une levée de fonds pour les élections de 2020.

L’écriteau qu’il tient à la main affiche un numéro de compte ouvert à la Banque de la République du Burundi. Objectif montrer à la communauté internationale que les Burundais sont capables d’organiser « les élections crédibles, sans devoir faire la manche ». C’est du moins ce qu’a déclaré le chef de l’Etat, la veille de la fête de l’indépendance.

Pierre Nkurunziza prévient ses compatriotes : Ne tombez pas dans le piège de 2015. « Ils avaient promis de nous aider avant de se désister une semaine seulement avant les élections. »

« Ils » ce sont l’Union européenne et les Etats Unis qui ont décidé de geler les fonds pour les élections. Selon eux, ces dernières n’étaient ni crédibles ni indépendantes. Pas question donc de les financer.

Combien doit-on verser ?

Il faut au moins 40 millions de dollars. D’après le rapport général sur le processus électoral de 2015 de la Ceni, c’est la somme qui a couvert, de justesse, les élections de 2015.

Le Gouvernement avait contribué pour plus de 22 millions de dollars. Et il y a eu aussi ce basket fund par les partenaires techniques et financiers à hauteur de 15 millions de dollars. Enfin, la commission électorale nationale indépendante a encaissé des contributions hors basket fund à hauteur de moins d’1 millions de dollars.

Le gouvernement veut trouver approximativement 40 millions de dollars pour 2020. Problème ? Son financement. Il a prévu dans le budget général de l’Etat exercice 2017, quelques 6,2 milliards de nos francs, environ 3 millions de dollars. Jusqu’en 2020, le gouvernement versera près de cette somme chaque année. Il totalisera dans les 12 millions en 2020. D’où cette mobilisation citoyenne lancée par M. Nkurunziza. Pour demander à la population environ 22 millions de dollars.


>>Sur le même sujet : Résultats de l’élection présidentielle burundaise de 2015


>>Les réactions

Willy Nyamitwe : « Les contributions seront volontaires »

Pour le Conseiller principal à la présidence, appeler le peuple à contribuer 3 ans avant les élections est une bonne chose. En 2015, l’UE s’est retirée du basket fund, quelques semaines avant les élections. Selon lui, certains espéraient donc que le Burundi ne puisse pas organiser ses élections afin que le pays tombe dans un état de vide constitutionnel. « En quelques semaines, le peuple s’est mobilisé volontairement, et a pu contribuer à la réussite des élections. » L’ambassadeur Willy Nyamitwe indique que dans cette marche vers 2020, le Burundi doit compter sur lui-même pour organiser en toute indépendance ses élections. Les contributions seront volontaires et personne ne doit se saigner dans l’urgence. Mais comme petit à petit l’oiseau fait son nid, les Burundais pourraient petit à petit apporter leurs pierres à l’édifice pour organiser, dans la transparence et la paix, les consultations électorales de 2020 et même celles qui suivront.

Charles Nditije : «Un message de plus. »

Selon le président de la coalition de l’opposition Cnared, le président Pierre Nkurunziza continue sa marche forcée et obstinée vers l’amendement de la Constitution. « Cela pour briguer des mandats à l’infini et ainsi enterrer définitivement l’Accord d’Arusha et mettre un terme aux négociations sous la méditation de l’EAC. » Pour Charles Nditije, cette demande de levée des fonds constitue un message de plus pour dire à tout le monde: criez, parlez, menacez, moi je continue mon projet. Mais elle traduit aussi les difficultés financières auxquelles est confronté ce pouvoir. Il a besoin des liquidités pour pouvoir continuer à fonctionner. En temps normal on ne mobilise pas des fonds de campagne à trois ans des élections.

Pierre Claver Kazihise : « S’émanciper de l’Occident.»

Pour cet activiste de la société civile, les élections sont une affaire citoyenne, raison pour laquelle la population est appelée à contribution. « Ce qui est une très bonne chose. »Pour Pierre Claver Kazihise, ce sera un baromètre par rapport à la volonté des Burundais de s’émanciper de l’occident. « Cela permettra de jauger la volonté qu’ont les citoyens de choisir la démocratie et l’indépendance. »

Anschaire Nikoyagize : « Contribuer pour avoir la vie sauve. »

Cet activiste de la société civile en exil indique que c’est la dictature qui sévit dans le pays. D’après lui, plusieurs personnes vont contribuer par peur de représailles. Les sbires du président Nkurunziza vont s’assurer de la contribution de chacun. Et après, le parti au pouvoir va brandir les chiffres pour légitimer le quatrième mandat de Nkurunziza. « Si j’étais au pays, je contribuerais pour avoir la vie sauve. » Avec un rire désabusé, Anschaire Nikoyagize lâche : « Contribuez et gardez bien vos bordereaux de versement, on ne sait jamais… »


>>Décryptage

La cagnotte et le message

Avec l’affiche de la mobilisation des fonds, la campagne marketing ne fait aucun doute : elle aura à mobiliser les ‘Nkurunziziens’. Tous ceux qui se sentent redevables au président vont se sentir obligés de contribuer. On pourrait voir des campagnes de levée de fonds, comme celles qui se font dans des églises évangélistes qui pullulent dans nos quartiers. Un pasteur en sueur à la recherche des dons, haranguant la foule : « 5 millions, 10 millions qui dit mieux ? » Sur base volontaire, dit-on. Mais pour faire plaisir au maître, les gens pourraient se ruer à la BRB.

Mais là, on parle des nantis, parce qu’il y a les autres. Ceux qui subissent de plein fouet la crise que traverse le pays. Et ils sont à plus de 90% de la population burundaise. On se demande comment ils vont aligner dans leur maigre budget, la rubrique ‘élection’ pour garnir la cagnotte. Même animés de bonne foi. Déjà, ils arrivent à peine à lier les deux bouts du mois et se saignent à blanc aujourd’hui avec plus d’impôts.

Mais au-delà des finances, le président Nkurunziza lance un message politique fort : les affaires vont continuer sans l’Occident. La Constitution va être modifiée, le dialogue ‘inclusif’ n’aura pas lieu. Bujumbura veut faire autrement sans tenir compte des standards de l’Union européenne et de l’Accord de Cotonou. Comme pour dire à l’Occident qui a gelé ses aides directes : « Circulez, vous n’avez rien à voir ici. Nous, on avance…sans vous. »

  25   Vos commentaires
  1. roger crettol

    Ce fonds de financement des élections burundaises est une excellente chose ! Un grand pas vers l’autonomie et la souveraineté réelles !

    Si l’objectif est atteint, le Burundi pourra se dispenser d’inviter des observateurs extérieurs pour les élections de 2020. Débarrassées de ces ingérences aussi funestes qu’importunes, les prochaines élections burundaises seront enfin libres, justes et démocratiques, pleinement au goût et à la fantaisie du parti au pouvoir. Enfin ! On va pouvoir respirer, chez vous !

    Bonnes et joyeuses élections en 2020, amis Burundais ! Et que les querelles imbéciles de 2010 et 2015 ne se reproduisent pas ! L’ordre en sera certainement donné prochainement.

  2. Ntazizana

    La question est de savoir pourquoi pourquoi le chef de l’executif s’invite dans la danse? Cet argent serait pour élections présidentielles ou retraite?

  3. Profitia

    Ce phénomène croissant de ‘demander’ des contributions devient intenable pour le pauvre citoyen. Une contribution pour la construction d’une permanence du parti, une contribution pour la célébration de la fête du 01 mai, puis pour celle du 01 juillet, une contribution pour la contruction du stade communal, pour la construction du stade provincial, une contribution pour la sécurité, et j’en passe. Et maintenant s’annonce le gros lot qui va financer des élections dont les résultats sont connus!
    Cet ‘intererano’ n’a rien de volontaire! Gare à celui qui ne s’en aura pas acquitté!
    L’état est en faillite… pardon en boom économique.

    • Fofo

      @Profitia,
      Une contribution est un acte volontaire! Donner ou ne pas donner, c’est un choix. En 2015, il y a ceux qui ont contribué mais ceux qui n’ont pas contribué sont plus nombreux et n’ont jamais étaient condamnés. Mais à l’époque de « Effort de guerre » la contribution était obligatoire. Tout le monde a payé même les étrangers vivants au Burundi. Personne n’a osé commenter mais on demande une contribution volontaire, ceux qui ne contribuent jamais commencent à se lamenter pour manipuler l’opinion! Quelle malignité!!!

  4. Yves

    Et pendant que certains parlent des élections de 2020, des familles entières errent dans le pays dans le seul but de ne pas mourrir de faim. Question de priorités, j’imagine… les familles concernées apprécieront certainement que l’on pense à eux dans une optique de contribution financière pour ces prochaines élections 😉
    Le gouvernement semble atteint de la même maladie que celle qui frappe les pays occidentaux qui, sitôt les élections précédentes terminées, se projettent dans les suivantes. Pour des gens désireux de s’émanciper de l’Occident, cela fait tache.

  5. Stan Siyomana

    SEULEMENT SI LE CITOYEN BURUNDAIS LAMBDA A CONFIANCE DANS LE LEADERSHIP DU PAYS ET CROIT QUE CES ELECTIONS VONT AMELIORER SA VIE QUOTIDIENNE.
    « …citizens must forgo consumption today IN RETURN FOR HIGHER STANDARDS OF LIVING TOMORROW. This bargain will be accepted ONLY IF THE COUNTRY’S POLICY MAKERS COMMUNICATE A CREDIBLE VISION OF THE FUTURE AND A STRATEGY FOR GETTING THERE. They must be trusted as stewards of the economy and their promises of the future rewards must be believed… »
    (Voir Commission on Growth and Development, 2008: The growth report. Strategies for sustained growth and inclusive development. https://openknowlegde.worldbank.org, a la page 26).

  6. LANGA SOURCE

    Je suis prêt à contribuer 100,000USD à condition que Peter ne brigue pas un 4ieme mandat et ne modifie pas la constitution.C’est le prix à payer.

    • Banza

      @LANGA SOURCE
      Tu peux te mettre tes 100.000usd là où je pense. Mais je ne soutiens aucun 4e mandat. Même pas au Rwanda.

    • Caroline

      vous avez pas cette somme , on connaît me vantardisme des burundais

      • LANGA SOURCE

        @Banza &Caroline :Je suis parmi les compatriotes qui aiment le Burundi et genereux.Seulement,je deteste les gens qui veulent s’eterniser au pouvoir avec un bilan négatif après 15ans de règne sans partage et une nation burundaise divisée et où surgit de nouveau le discours ethnique.

  7. Jereve

    Cet appel a un double sens : le premier, qu’on veut nous faire croire, est que le Président nous appelle à contribuer financièrement aux élections générales 2020. Ce qui est un devoir patriotique pour chaque burundais. Le deuxième sens, où le doute est permis: c’est que le Président se présente déjà comme un candidat aux élections 2020 ; et dans cette affiche publicitaire électorale typique avec photo et slogans à l’appui, il nous demande une contribution volontaire pour financer sa campagne à lui. Avec cette confusion, on peut se demander s’il ne s’agit pas de financer une autre crise.

  8. Fofo

    Chère Agnès,
    [« Circulez, vous n’avez rien à voir ici. Nous, on avance…sans vous. »], certes oui. Les élections est une affaire nationale et ne devrait en aucun cas dépendre de l’étranger. Pourquoi les USA ne cessent d’accuser la Russie qu’elle aurait interférer dans leurs élections? C’est parce qu’ils savent que l’intérêt d’un étranger dans les élections n’est autre que de pouvoir influencer l’électorat en faveur d’un candidat qui lui est favorable. Imaginez alors si les USA avaient été fiancés par la Russie???
    Ce que je recommande au Président de la République et à toute la classe politique burundaise c’est de s’assoir, dans l’intérêt général du pays, et concevoir un mode d’élection plus ou moins crédible mais simplifié. Si on veut la paix, nous devons nous déchainer du joug de la servitude des étrangers. Or pour se déchainer, nous devons apprendre à coopérer avec les étrangers et non dépendre d’eux.

    • Karabona

      « Des élections plus ou moins crédibles »! Et bien, il y a du travail, les dernières élections personne n’y a cru! Quant à des élections « simplifiées », on ne peut pas vraiment faire plus simple qu’en 2015, un seul parti, les autres n’étant là que pour s’inventer une opposition, strictement AUCUN PROGRAMME, seulement quelques slogans, pas d’observateurs internationaux, aucune transparence, etc… Ah, si, une solution pour faire plus simple et moins cher: en 2020, ne se rendront aux urnes que ceux qui veulent voter contre le candidat éternel, les autres voix, par défaut sont portées au crédit dudit candidat éternel – ou bien encore plus simple, on reconduit le président par un vote à main levée au stade Rwagasore!

    • Akabanga

      @Fofo,
      Là je suis d’accord avec vous mais quelle politique avons nous mis en place pour ne pas dépendre d’eux?? Vous reconnaissez qu’il faut s’asseoir pour concevoir un mode d’election simplifié mais crédible. Est-ce le cas? Non. Et à mon humble avis ça ne se fera jamais. Dans ce cas je me demande si réellement ce sont les étrangers qui sont nos ennemis ou bien que c’est nous même les Burundais. Alpha Blondy chantait les ennemis de l’Afrique ce sont les africains, il n’avait pas tord. Si on se corrigeait et qu’on faisait ce qui est juste pensez vous que ces étrangers viendraient nous critiquer?? Le Botswana, la Namibie le Ghana et j’en pense, ça fait des années qu’ils organisent des élections mais je n’ai jamais entendu les européens critiquer leur mode électoral.
      Vous terminez par un phrase assez correcte « apprendre à coopérer et non à dépendre ». Je crains que le Burundi ait réellement coopérer mais au delà de cela nous continuons à crier qu’on veut être indépendant alors que c’est eux qui nous aident malgré tout.
      Que Dieu aide réellement les Burundais à se mettre ensemble et à trouver les solutions pour le bien de tous.

  9. Rurihose

    Ces choses ne se passent qu’en Afrique,
    Tenez la Corée du Sud a la taille du Rwanda +Burundi mais
    1) Il a un PNB supérieur à celui de l’Afrique entière
    2) Consomme 2× plus d’électricité que l’Afrique entière
    L’une des raisons de cette réussite:
    Un Etat de droit où il n’ya personne qui est au dessus des lois du pays.
    La 1ère munistre élue démocratiquement a été chassée parce qu’elle aurait couvert une amie corrompue.
    Simple vue d’esprit, est ce que dans nos républiques noires, y a t il une seule loi qui est au dessus de noals dirigeants? NON
    Pourquoi alors voulez vous que les dirigeants africains usent de bonne gouvernance s’ils sont au dessus des lois?
    Le président de la Guinnée équatoriale est multimilliardaire, mais aucun guinéen n’oserait demander d’où vient cet argent.
    On lui coupereait la tête.
    Regardez SVP mon doigt mais pas le soleil que je vise.
    Merci de publier mon commentaire

    • Rurihose

      Elections are useless when rigged,
      They are also useless, if justice is not independant , because elected people are not accountable, they know that they can cheat in following elections until the venue ofJesus christ.
      Simple examples: Zimbabwe,Uganda,Cameroun or Congo Brazzavile.
      Just follow my fingers

  10. MUGABARABONA

    Mais … »
    « est décevant, parce que c’est une question cruciale pour l’Afrique : le continent reçoit environ 46 milliards de dollars par an, mais en perd le double en flux financiers illicites », souligne auprès de l’AFP Friederike Röder, responsable de One pour les sommets du G7 et du G20 ».
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/10/a-hambourg-un-g20-moins-ambitieux-qu-espere-pour-l-afrique_5158526_3212.html#POILtIDwO2EF0tkb.99« 

  11. Biyago

    Le problème en soi ce n’est pas cette demande de contribution. Le problème c’est en effet celui de la légalité et de la légitimité de cette dernière. Si non cette initiative de levée de fonds est une initiative citoyenne constructrice à encourager.

    Réfléchissons: Partons de l’hypothèse suivante:
    Le Burundi est un pays en paix. Les dirigeants de ce pays ont été démocratiquement élus et s’acquittent de toutes leurs tâches, cela à la grande satisfaction des burundais.

    Arrivent alors le moment d’organiser de nouvelles élections. Les burundais, premiers acteurs dans le développement et l’autosuffisance de leur pays, sont au courant de la situation budgétaire des caisses de l’Etat et sont les premiers à œuvrer pour la bonne marche des affaires du pays qui est le leur, comme ils l’ont toujours fait en cas de besoin.
    Les burundais ont d’ailleurs toujours eu une totale confiance en leur dirigeant, ils n’ont aucun doute puisqu’ils savent très bien que leur contribution sera utilisé conformément à sa destination première.
    Un appel pareil serait alors dans ce cas une simple formalité, et chaque citoyen qui le peut ferait tout son possible pour répondre à cet appel.

    Faisons quelques calculs maintenant: Supposons que parmi les 9 000 000(estimation) de burundais, 4 000 000 sont capables de contribuer. Chacun verse à la BRB 300fbu/mois. On obtiendrai: 1 200 000 000 fbu/mois. D’ici 2020 on obtiendrai une somme totale de 43 200 000 000 fbu. Environ la moitié de la somme nécessaire.

    L’initiative en soi n’est donc pas mauvaise, la question est: Est ce que cet appel à contribution est légitime?

    • Stan Siyomana

      @Biyago
      Moi, je dirais que beacoup moins de 4 millions de burundais seraient capables de CONTRIBUER VOLONTAIREMENT A CES ELECTIONS (meme si l’on ne tient pas compte de l’extreme pauvrete de la population- voir la caricature d’en haut par Iwacu-burundi.org).
      1. En 2016, la population totale du pays etait estimee a 11.099.299.
      2. Supposons que seuls les citoyens qui ont atteint l’age de voter (disons 18 ans) vont pouvoir contribuer aux elections.
      5.062.375 ont un age compris entre 0 et 14 ans.
      2.128.119 ont un age compris entre 15 et 24 ans. Disons que un tier de ce nombre (donc ont un age entre 15 et 18 ans.
      Donc 11.099.299 – 5.062.375 – 709.373 = 5.957.551 ne vont pas contribuer car ils sont trop jeunes.
      Donc 11.099.299 – 5.957.551 = 5.141.748 peuvent contribuer.
      La question est de savoir, SI LES CONTRIBUTIONS SONT VRAIMENT VOLONTAIRES, QUEL POURCENTAGE DES 5.141.748 PERSONNES VA CONTRIBUER?

    • Stan Siyomana

      @Biyago: « Partons de l’hypothese suivante… »
      Ce qui se passe depuis la DICTATURE DU 3 EME MANDAT PRESIDENTIEL AU BURUNDI contredit presque tous les elements de votre hypothese (il y a toujours des milliers de deplaces internes, des centaines de milliers de refugies dans les pays limitrophes, des gens qui fuient a cause de la famine, le pays est classe parmi les plus pauvres du monde, le niveau de la corruption est tres eleve…BREF DANS VOTRE HYPOTHESE, LE BURUNDI EST UN PARADIS SUR TERRE).

  12. Doute

    Contribution volontaire? J’en doute.
    ‘Ikori ry’umutwe’ déguisé.

  13. NGANJI

    L’idée en soi n’est pas mauvaise. Les questions qu’il faut poser : les conditions sont-elles réunies pour les élections libres et indépendantes ? Ne faudrait-il pas également assainir le climat politique pour une participation d’autres candidats non affiliés au parti au pouvoir ? Pourquoi cette réticence pour ouvrir la sphère politique dans notre pays ? Pourtant tout était clair lors de la réunion de Kayanza.

  14. Abi

    « Mais au-delà des finances, le président Nkurunziza lance un message politique fort : les affaires vont continuer sans l’Occident. La Constitution va être modifiée, le dialogue ‘inclusif’ n’aura pas lieu. Bujumbura veut faire autrement sans tenir compte des standards de l’Union européenne et de l’Accord de Cotonou. Comme pour dire à l’Occident qui a gelé ses aides directes : « Circulez, vous n’avez rien à voir ici. Nous, on avance…sans vous. »

    En dehors des problemes politiques que nous avons, cette vision serait a encourager, moyennant une bonne gestion, une lutte contre la corruption et une vision claire sur le developpement du pays.
    Car en verite, je ne crois pas en la volonte de l’Occident de developper les pays pauvres. Que sommes nous pour eux? Aucun developpement durable ne vient de l’aide internationale conditionnee.

    • Arsène

      « Turabararitse muterere »: Ceci est un oxymore. A mon avis, Nkurunziza aurait bien pu assumer que cette cette collecte se veut être une obligation et non une contribution volontaire.
      Le sens de « kurarika » ne dit pas grand chose aux jeunes générations mais jusque dans les années 70, kurarika véhiculait une obligation dont on ne pouvait se soustraire. Exemple: lors de la désinsectisation des caféiers, l’acquittement de l’impôt (per capita), etc.
      Le sens de « guterera » n’a rien à voir avec l’obligation: c’est volontaire.
      Pouvons-nous dès lors comprendre le message de Nkurunziza comme: « Vous êtes obligés de contribuer volontairement ». Il me semble que c’est comme ça qu’il le veut. M. Nikoyagize me semble avoir bien résumé la situation.

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